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RUBAN POUR LE CERCLAGE DES COLIS, ET PROCEDE DE FABRICATION DE CE RUBAN.
Il est déjà connu d'utiliser .'-pour ligaturer les paquets, les cais- ses, les ballots et objets analogues, des cerclages en fil métallique ou en ruban. Dans le cas de cerclages n fil métallique) on fait passer autour du colis un fil métallique unique, puis on le tend au moyen d'un appareil spécial, et on le torsade aux extrémités. Dans le cas de cerclages en ruban, on utilise un ruban métallique qu'on tend également, après l'avoir fait pas- ser autour du colis, au moyen d'un appareil spécial et qu'on fixe aux extrémi- tés par l'utilisation d'organes spéciaux de fermeture du ruban.
Or, les cerclages connus en fil métallique ont l'inconvénient qu'ils ne conviennent, en raison de leur résistance relativement faible, que pour des colis relativement petits.
En revanche; les cerclages en ruban, qui ont, il est vrai, une ré- sistance sensiblement plus grande, sont toutefois sensiblement plus coûteux, car les rubans métalliques entraînent par eux-mêmes, du fait de leur fabrication sensiblement plus difficile que celle du fil, des frais de fabrication plus élevés.
Or, la présenten invention remédie à ces inconvénients, étant donné que sa caractéristique principale consiste en ce qu'elle prévoit un ruban de cerclage qui est constitué de deux ou de plusieurs fils métalliques parallèles, qui sont maintenus à des distances déterminées, égales de préférence, les uns des auxtres au moyen d'un enrobage en papier ou en une matière analogue, collé sur les fils lorsque ces derniers sont soumis à une tension préalable.
Ces rubans de cerclage se fabriquant d'une manière relativement peu coûteuse par voie automatique, par exemple par le fait qu'on déroule les fils métalliques sous tension et à la distance réciproque voulue, par exemple de bobines qui en contiennent'une certaine provision, que l'on freine, par le fait qu'on applique sur les fils tendus de cette façon une bande de papier ou d'une
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matière analogue, d'une largeur correspondante, munie au préalable d'un revêtement d'une matière adhésive, dont on replie les bords longitudinaux autour des filsà la suite de quoi on fait finalement passer les fils enrobés de préférence à travers un appareil de séchage.
Le ruban de cerclage suivant la présente invention offre, par rapport au ruban plein, des avantages sensibles, car, par suite des fils individuels tendus, il permet pour des sections égales des résistances plus grandes, en même temps qu'on met à profit la circonstance que de petites sections peuvent être sollicitées davantage par unité de surface, comme le montre l'expérience, que des sections plus grandes. En outre, le ruban est meilleur marché qu'un ruban métallique plein, car la fabrication par le procédé automatique entraîne des dépenses sensiblement moindres, et d'autre part le fil métallique est toutjours considérablement meilleur marché que le ruban métallique ou le feuillard d'acier, qu'il ait été fabriqué par le procédé de laminage è chaud ou par étirage à froid.
Cela est dû, entre autres, à ce que les machines nécessaires au tréfilage qui servent à la fabrication ra- tionnelle du fil métallique ne sont, de loin, pas aussi coûteuses que celles qu'il faut pour le ruban métallique ou le feuillard d'acier.
Il est vrai qu'il est déjà connu de renforcer du papier d'emballa- ge par des armatures en fils textiles ou en fils métalliques fins (parallèles ou croisés), mais on a pour but, dans ce cas, tout d'abord de fournir plus de résistance au papier à l'égard du perçage et de la déchirure. En revanche, dans l'objet de la présente invention, il s'agit, ainsi que cela a déjà été exposé ci-dessus, de réaliser un cerclage en fil métallique multiple où l'enrobage en papier n'a, au fond, pour tâche que de fixer les fils métalliques dans la position réciproque correcte et de tenir en même temps à sa valeur la tension initiale communiquée aux fils métalliques.
La présente invention a, en outre, pour objet des mesures individuelles particulièrement avantageuses dans le cadre du procédé de fabrication.
D'autres détails de @ présente invention vont ressortir de la description suivante qui expose d'une manière encore plus détaillée la présente invention en regard du dessin annexé, dans lequel : ...,..la figure 1 représente en perspective un morceau de ruban de cerclage - la figure 2 étant une représentation schématique de l'agencement d'ensemble ou dispositif de fabrication du ruben de cerclage ; - la figure 5 une coupe en travers selon la ligne III-III de la figure 2 ; - la figure ¯, une coupe en travers selon la ligne IV-IV de la figure 2., et - la figure 5 une coupe en travers selon la ligne V-V de la figure 2.
Dans la figure 1 est représenté un ruban de cerclage qui se compose par exemple de quatre fils métalliques parallèles 1 maintenus à des distances réciproques déterminées, de préférence égales, sur toute la longueur du ruban par un enrobage 2, appliqué par collage, en papier ou en une matière analogue. Il va de soi qu'au lieu de quatre fils, on peut aussi en utiliser moins, par exemple seulement deux ou trois, ou encore davantage, pour constituer par leur ensemble un ruban de cerclage. pans ces conditions,, il va être exposé ci-après, à l'aide d'un dispositif représenté, de façon seulement schématique, dans les figures 2 à 5, de quelle manière, par exemple, on peut procéder à l'application de l'enrobage 2 sur les fils 1, fabrication au cours de laquelle il s'agit de produire, par exemple-, le ruban représenté dans la figure 1.
Selon la figure 2, on déroule les fils 1, au moyen d'une paire 3 de cylindres commandés de trans-
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port, d'une ou de plusieurs bobines 4 qui en contiennent une provision, tout en maintenant une distance réciproque déterminée, les bobines étant freinées d'une manière correspondante par des moyens appropriés, en vue de l'obtention d'une mise sous tension préalable régulière de tous les fils. On peut utiliser, à cet effet, par exemple, des freins à friction ou organes analogues prévus d'une manière connue en soi sur les bobines.
La tension préalable régulière des fils présente de l'importance pour l'uti- lisation ultérieure du ruban de cerclage, étant donné qu'elle a pour but que, lors du serrage ou cerclage du colis formé par le ruban, par exemple à l'aide d'un appareil,d'emballage, tous les fils soient sollicités de la même façon.
Pour la fabrication de l'enrobage des fils, on déroule d'une bobine 5 qui en contient une réserve, et au moyen des cylindres 6, une bande d'une largeur correspondante en papier ou en une matière analogue. Cette bande passe alors par dessus un galet 7 au moyen duquel on applique contre la face inférieure du ruban 2 un adhésif approprié, par exemple de la colle d'amidon synthétique, de la colle constituée par une résine synthétique ou une matière analogue provenant du récipient 8. Ensuite, la bande de papir arrive sur les fils 1, tandis qu'au moyen des culindres profilés 9 et 10 (voir également la figure 3), on replie vers le bas les bords latéraux 2a du ruban.
A la suite de ce dispositif, le ruban 2 passe avec les fils 1 entre les cylindres profilés 11 et 12 (figure 4) au moyen desquels on relève les bords 2a de la bande contre la face inférieure des fils métalliques.
Ensuite, les cylindres profilés 13 et 1-il(figure 5) appliquent l'enrobage avec force sur les fils 1, en même temps qu'on a la possibilité d'enfoncer l'enrobage entre les fils en rainurant d'une manière correspondante les cylindres 13 et 14.
Si, pour la fixation de l'enrobage, on utilise des adhésifs auxquels il faut un temps de séchagerelativement long, on peut diriger le ruban de cerclage, après qu'il a quitté les cylindres 13 et 14,vers un dispositif de séchage 15 dans lequel on détermine un séchage définitif de l'adhésif d'une manière en soi connue, par exemple au moyen de corps de chauffe électriques, de radiateurs de séchage, de radiateurs à rayons infra-rouges ou de dispositifs analogues.
Pour obtenir une adhérence aussi bonne que possible de l' enroba- ge de papier 2 sur les fils 1, on peut rendre ces derniers rugueux par un traitement chimique, par exemple par décapage ou phosphatage, ou par un traitement mécanique, par exemple par le moletage ou par un procédé analogue.
Dans le même but (qui est l'accroissement de la surface des fils ou de la surface de collage), on peut aussi aplatir les fils par laminage avant l'application de l'enrobage en papier. Ceci peut être assuré d'une manière avantageuse immédiatement avant l'application des enrobages en papier, par exemple à l'aide des cylindres d'aplatissement 16 par compression.
Il existe, en outre, la possibilité d'imprimer sur la bande de papier avant l'application sur les fils ou en même temps que cette application, un texte correspondant de publicité.
La présente invention ne se limite pas, bien entendu, à l'exécution du dispositif qui est représenté sur le dessin. C'est ainsi, par exemple, que les organes pour l'application de l'adhésif ou les organes pour plier et rabattre l'enrobage peuvent être exécutés de n'importe quelle autre manière.
EMI3.1
R E V E N D 1 C A T 1 C N S
1. Ruban de cerclage pour les colis, caractérisé par le fait qu'il se compose de deux ou plusieurs fils métalliques parallèles qui sont maintenus à des distances réciproques déterminées, de préférence égales, par un enrobage en papier ou en une matière analogue, collé sur les fils lorsque ces derniers sont soumis à une tension préalable.