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PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX MOISSONNEUSES-BATTEUSES.
L'invention est relative à une moissonneuse-batteuse avec un mécanisme de coupe qui est monté sur la machine et par lequel les matières à battre sont introduites, dans le sens de la largeur ou transversalement, dans la batteuse dans laquelle ces matières avancent dans le même sens. Les moissonneuses-batteuses de ce genre ont divers avantages. Elles ont toutefois, même quand le mécanisme de coupe est relevé et quand le tourniquet rabatteur est démonté, un largeur très grande dans le sens transversal par rapport à la direction d'avancement, de sorte qu'elles conviennent très peu au transport sur des routes ou chaussées et sur les chemins de campagne étroits.
L'invention a pour but, surtout., d'éviter cet inconvénient et elle consiste, principalement, à monter la moissonneuse-batteuse sur un châssis de véhicule par l'intermédiaire d'une plaque tournante qui permet d'orienter, à volonté, la machine, pour le travail, dans le sens transversal par rapport à la direction de marche du véhicule et, pour le transport, dans le sens longitudinal par rapport à cette direction.
Un mode de réalisation avantageux de l'invention consiste à faire comporter au véhicule, qui supporte la moissonneuse-batteuse, un essieu unique et à constituer la plaque tournante par une couronne de roulement reposant sur des billes.
Un mode de réalisation perfectionné de l'invention consiste à faire comporter à la moissonneuse-batteuse un organe de verrouillage qui relie la partie tournante au châssis du véhicule qui la supporte, cet organe étant propre à maintenir la machine à sa position de travail ou à sa position de transport.
Les moissonneuses-batteuses établies selon l'invention, constituent tout particulièrement des machines qui ont des dimensions réduites et qui peuvent être commandées par le moteur, ayant une puissance relativement
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réduite, du tracteur sans l'intervention d'un moteur auxiliaire.
A cet effet, il suffit que le tracteur ait un moteur dont la puissance atteigne jusqu'à 25 CV comme ceux dont on se sert actuellement pour les petites exploitations agricoleso Pour actionner la moissonneuse-batteuse par le tracteur, pendant le travail, on se sert d'un arbre entraîneur intermédiaire, connu en soi, qui est porté par le châssis du véhicule supportant la machines
La moissonneuse-batteuse peut, en outre, être perfectionnée et adaptée plus-spécialement aux nécessités d'une petite exploitation agricole, lorsqu9on supporte la batteuse de manière qu'elle puisse être montée et des- cendue, dans un guide, par rapport au châssis du véhicule qui la supporte, la batteuse étant reliée à un appareil de levage, faisant partie de la machine, pour modifier la position en hauteur de la batteuse.
L'appareil de leva- ge peut servir, en outre, à conserver la position horizontale de la batteuse sur un terrain incline.
A l'aide d'une machine, ainsi constituée, on peut moissonner des champs en pente et circuler sur des chemins étroits et irréguliers. Des petits champs inclinés sont souvent la caractéristique de petites exploitations agri- coles.
Une autre amélioration de la moissonneuse-batteuse, dans le but sus-indiqué, peut être obtenue par l'intervention d'un secoueur particuliè- rement efficace. A cet effet, on fait comporter à la moissonneuse-batteuse, supportée par le plateau tournant, un secoueur à dents, dont les dents sont disposées excentriquement par rapport à l'axe de l'arbre portant les dents du secoueur.et dans un plan qui se trouve au-dessus de cet arbre de manière telle que les dents, quand elles sont à leur point mort inférieur, forment avec l'axe du plateau tournant un angle inférieur à 90 , de sorte que les dents, quand elles occupent cette position, sont inclinées vers le bas.
D'autres détails et avantages de l'objet de l'invention apparai- tront au cours de la description d'un mode de réalisation donné à titre d'exemple et montré sur les dessins ci-annexés.
Les figs. 1 et 2 montrent, respectivement en élévation et en plan, une moissonneuse-batteuse, établie selon l'invention, à sa position de travail.
La fige 3 montre, semblablement à la fig. 1, la moissonneusebatteuse à la position montrée sur la fig. 1 mais avec plus de détails pour le véhiculeo
La figo 4 montre, en plan, la moissonneuse-batteuse selon les figso 1 à 3, le véhicule et la moissonneuse-batteuse occupant leur position de transport.
Les figs. 5 et 6 montrent, respectivement en élévation et en plan, les détails d'un appareil de levage pour la moissonneuse-batteuseo
Les figs. 7 et 8 montrent, respectivement en coupe verticale et en plan, l'agencement intérieur de la batteuse pour autant que cela est nécessaire pour montrer le secoueur.
Les céréales sont coupées à l'aide du mécanisme de coupe 1 et sont posées, à l'aide du tourniquet rabatteur 14, sur le tablier 2 de la plateforme qui les amène aux tabliers 3 et 4 de l'élévateuro Ces tabliers 3 et 4 amènent les céréales au tambour débiteur 5 qui les amène au batteur 6 et au contre-batteur 7. La paille est projetée, à partir de cet endroit, contre le panneau basculant 15 et tombe sur le secoueur 8 qui remue la pail- le et l'amène vers la sortie 10 pour la paille. A l'extrémité 10 de la bat- teuse on peut monter à volonté, une presse à paille ou une lieuse de gerbes.
Ces détails sont connus en soi et ne font pas partie de l'invention.
Pour l'invention il est essentiel que l'ensemble formé par la moissonneuse-batteuse repose sur le châssis du véhicule par l'intermédiaire d'une plaque tournante.
Pour l'exemple montré on a recours à un véhicule avec essieu 27
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qui prend appui sur les deux roues 27a et 27bo La moissonneuse-batteuse est fixée rigidement, par son châssis 18, à la partie supérieure 19 d'une couronne tournante avec billes. -Le cran d'arrêt 20 permet d'établir une liaison rigide entre cette partie supérieure 19 et la partie inférieure 19a de ladite couronne à billeso Le pivot 22 est relié rigidement à l'essieu 27 et empêche le déplacement axial de cet essieu 27 par rapport au châssis 21 (fig. 4). Par ailleurs, on guide l'essieu par des jambes de force 24 munies de fentes de guidage.
La moissonneuse-batteuse est soulevée et abaissée à l'aide des tiges filetées 25 et du mécanisme de commande 26 c'est-à-dire que la machine peut être réglée pour toute longueur voulue des chaumeso
En travaillant sur un terrain en pente on peut, à l'aide du même mécanisme de commande et comme montré à plus grande échelle sur les figs. 5 et 6, régler la position de la machine à volonté et pendant le travail de ma- nière telle que l'on puisse travailler impeccablement et sans être gêné. Egalement pendant le travail sur un terrain en-pente., la moissonneuse-batteuse elle-même doit conserver sa position horizontale. Le mécanisme de coupe 1, par contres peut tourner autour d'une articulation 28 pendant ce travail sur un terrain en pente.
Le réglage en hauteur de la moissonneuse-batteuse a lieu, comme déjà dit, à l'aide des deux tiges filetées 25 qui peuvent être entraînées en rotation par les pignons coniques 26 et les arbres 41 et 42.
Pour faire monter ou descendre la machine, on refoule le volant 40 avec le guide 38 et l'arbre 43 suffisamment vers les crabots 34 pour que le cran d'arrêt 39, monté sur le bâti de la moissonneuse-batteuse, tombe dans la gorge 46. De cette manière on obtient une liaison rigide entre les crabots 37, le pignon à chaîne 3 6 et les crabots 34. L'arbre 41 est relié à l'arbre 42 par l'intermédiaire de la chaîne 44 et du pignon à chaîne correspondant 36 et 36a.
En faisant tourner le volant 40 dans le sens indirect ou dans le sens direct on obtient le soulèvement ou l'abaissement de la machine.
Si l'on veut obtenir que la machine occupe une position horizontale, pour un travail sur un terrain incliné,ce qui se produit surtout pendant le travail sur un terrain en pente, on déplace le volant 40 dans le sens axial et avec une amplitude telle que le cran d'arrêt 39 pénètre dans la gorge 45.De cette manière on obtient un déplacement par coulissement entre les crabots 37, qui sont calés sur l'arbre 43, et le pignon 36 ainsi que les crabots correspondants. La chaîne 44 transmet le mouvement de rotation à l'arbre 41 et fait tourner ainsi la tige correspondant à l'arbre 41, de sorte que l'on obtient ainsi le réglage voulu en hauteur d'un côté seulement de la machine.
Le ressort 35 écarte, pendant cette manoeuvre, le pignon à chaine 36 avec ses crabots, des crabots entraîneurs 34 qui sont reliés rigidement à l'arbre 42, de sorte que cet arbre 42 et la tige filetée 25 qui correspond à cet arbre 42 ne sont pas déplacés dans ce cas.
Pour éviter le basculement de l'ensemble de la moissonneuse-batteuse quand on coupe la récolte versée ainsi que cela se faisant jusqu'ici, on monte le mécanisme de coupe 1 de manière telle qu'il puisse pivoter par rapport au châssis de la plateforme.
Le mécanisme de coupe 1, le châssis de la plate-forme et le tablier entraîneur peuvent pivoter autour de l'axe 280 Ce pivotement du mécanisme de coupe sert à adapter, pendant le travail sur un terrain en pente et quand la moissonneuse-bàtteuse est horizontale, la position du couteau à l'inclinaison du terrain.
On peut remplacer la commande par pignons et chaînes de l'appareil de levage par d'autres organes de transmission, par exemple par une transmission hydraulique.
Pour les moissonneuses batteuses connues jusqu'ici, un travail sur un terrain en pente n'était possible que dans certaines conditions et
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même dans ce cas on devait utiliser des tamis agencés de manière particulière et avoir recours à des angles d'écoulement particulièrement grands pour les matières à battre, afin que l'on soit certain-.
que la moissonneuse-batteuse fonctionne impeccablemento Ce dispositif particulier auxiliaire obligeait également à donner à la machine une hauteur totale considérableo Le dispositif selon l'invention a, par contre, cet avantage que la moissonneuse-batteuse peut fonctionner même quand le terrain est fortement incliné et qu'elle peut comporter les tamis et les angles d'écoulement usuels sans que la hauteur totale nécessaire soit augmentéeo
L'agencement intérieur de la moissonneuse-batteuse, montré sur les figs. 7 et 8, se présente de la manière suivante. Le canal de la batteuse, formé par les deux parois latérales 101, sert de logement, dans la partie fermée qui se trouve à l'avant, à un batteur 102 et un contre-batteur 103.
En dessous de cet ensemble est établie une table 104, qui est suspendue d'une manière pendulaire et qui peut se déplacer suivant un mouvement de va-et-vient au cours du travail de la machine dans les sens des flèches 105 et 106. Le plateau 107 de la table est incliné vers son extrémité 108. Audelà de 108 la table est prolongée par un tamis à talons 109 qui a une inclinaison dans le sens opposé par rapport au plateau 107 vers la sortie 110 du canal de la batteuse.
La table 104 est suspendue de la manière connue par des ressorts de suspension 111 et 112 au bâti de la machine, les ressorts arrière 111 étant reliés rigidement à l'arbre 113 du secoueur à dents de sorte que, pendant l'oscillation de la table 104, l'arbre 113 qui est supporté par le cadre 114 de la table en 115 (fig. 8) exécute des mouvements angulaires vers la droite et la gauche.
Sur l'arbre 113 est monté un nombre suffisant de dents élastiques 116 par l'intermédiaire du support 117 (fig;7) de sorte que les mouvements angulaires de l'arbre 113 sont transmis aux dents du secoueur de manière telle que les extrémités libres de ces dernières puissent se déplacer suivant un mouvement de va-et-vient dans le sens des flèches 118 et 119, ces extrémités libres étant orientées vers la sortie du canal de la batteuse. Au-dessus de l'arbre 113, portant les dents du secoueur, est éta- blie'une plaque de guidage 120 dont l'extrémité libre se trouve en dessous de la table 121 établie à la sortie du contre-batteur 103, de sorte que les courtes-pailles obtenues au cours du battage sont dirigées sans être gênées vers les dents 116.
Cette plaque de guidage 120 participe, bien entendu, aux oscillations des dents 116 comme décrit mais l'extrémité libre de cette plaque 120 monte quand les extrémités des dents descendent pour la raison que la plaque de guidage se trouve du côté opposé par rapport à l'axe de l'arbre 113.
Les dents 116 du secoueur, qui sont montées excentriquement sur l'arbre 113 qui les supporte, sont établies à une hauteur suffisante au-dessus de la table 104 pour qu'elles ne dépassent pas l'horizontale en étant relevées jusqu'à leur point mort supérieur alors qu'elles sont inclinées vers la sortie 110 du canal de battage quand elles occupent leur point mort inférieur. Il en résulte que la paille se dirige, pratiquement, sur un plan incliné vers la sortie 110 dudit canal.
Par ailleurs, comme les dents 116 du secoueur occupent une position élevée par rapport au plateau 107 de la table 104, elles facilitent le passage de la paille sur les gradins transporteurs 122 ou sur le secoueur à ergots, établi à la place de ces gradins, ces dispositifs étant montés à une hauteur suffisante au-dessus du tamis à talons 109 pour que les longues pailles, qui ont été séparées par les dents du secoueur des courtes pailles et des grains, ne viennent plus en contact avec ces courtes pailles et avec les grains.
Pendant que les grains traversent le tamis à talons 109 et tombent sur le plateau collecteur 123, les courtes pailles avancent, sur le tamis 109 et dans le sens de la flèche 124 jusqu'au-delà de la table 104.
Le secoueur à dents présente les avantages suivants. Comme les dents sont établies excentriquement par rapport à l'axe de l'arbre qui les supporte, il est possible que les dents oscillantes, même si elles occupent leur position la plus élevée, présentent constamment une inclinaison vers leurs extrémités libres et vers la sortie du canal de battage. De cette ma-
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nière, il est évident que,, pendant l'oscillation des dents 116 de pair avec le mouvement de va-et-vient de la table 104, la paille avance facilement vers la sortie 110.
De même il est possible de donner aux dents une longueur suffisante pour qu'elles pénètrent dans la zone de travail des gradins transporteurs ou du secoueur à ergots et pour que, pendant la montée et la descente des dents, la paille battue vienne se poser d'abord sur les gradins transporteurs et soit soulevée ensuite par les dents de sorte que la paille subit des chocs secoueurs particulièrement intenses par lesquels les grains, entraînés par la paille battue, sont séparés d'une manière particulièrement efficace de la pailleo Il est évidemment important que la paille battue pas- se, d'une manière impeccable, sur le secoueur à dents élastiques ce qui est obtenu par le fait que la plaque de guidage 120, qui se trouve au-dessus de l'arbre des dents et qui oscille avec les dents,
se trouve avec son extrémité libre en dessous de la plaque 121 qui est établie à la sortie du contrebatteur 103, car si la plus grande partie de la paille battue est projetée de la manière indiquée contre le panneau basculant 15 supporté par la paroi supérieure du canal de battage, il peut arriver que les courtes pailles et meme les longues pailles tombent directement sur le plateau 107 de la table 104, à la sortie de la plaque 121 du contre-batteur 103, ce qui pourrait obturer le passage entre le contre-batteur et l'ensemble formé par le secoueur à dents.
Les emplacements excentrés des doigts 116 du secoueur et de la plaque de guidage 120 ont encore, par ailleurs, un effet favorable pour la raison que pendant le mouvement vers l'arrière de la table 104, les doigts se- , coueurs 116 et la plaque de guidage 120 font des mouvements dans des directions opposées d'où résulte un glissement de la paille battue vers la sortie 110 de la paille.
Un autre avantage de l'invention réside dans le fait que les longues pailles ne viennent pratiquement pas en contact avec le plateau 107 de la table mais sont dirigées sur la plaque de guidage 120, sur les dents 116 du secoueur et sur les gradins transporteurs 122 vers l'extérieur alors que seul le mélange grains-courtes pailles coule le long du plateau 107 de la table vers le tamis à talons 109. Comme la moissonneuse-batteuse doit travailler souvent sur un terrain irrégulier ou même sur un terrain à forte pente, ces effets obtenus par le secoueur à dents sont particulièrement importants.
REVENDICATIONS.
1.- Moissonneuse-batteuse comprenant un mécanisme de coupe qui est monté sur la machine et par lequel les matières à battre sont introduites, dans le sens de la largeur ou transversalement, dans la batteuse dans laquelle ces matières avancent dans le même sens, caractérisée par le fait que l'on monte la moissonneuse-batteuse sur le châssis de véhicule par l'intermédiaire d'une plaque tournante qui permet d'orientera à volonté, la machine, pour le travail, dans le sens transversal par rapport à la direction de marche du véhicule et, pour le transport, dans le sens longitudinal par rapport à cette direction.