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IGNITRON.
La présente invention concerne les igniteurs et spécialement les igniteurs utilisés dans les ignitrons à bain de mercure.
On connait de façon générale deux types d'ignitrons, l'un sans noyau, l'autre avec un noyau qui descend bien en-dessous de la surface du mercure. L'igniteur est plongé dans le bain de mercure, et, quand le niveau du bain varie, à cause de l'évaporation du mercure en cours de fonctionnement, par exemple, ou quand on incline l'ignitron, la résistance le long de l'igniteur sans noyau est variable. En munissant un igniteur d'un noyau, on cherche à éviter cette variation de la résistance dans le sens longitudinal suivant les différentes conditions d'utilisation et la perte d'énergie correspondante au-dessus de la surface du mercure.
Un igniteur avec noyau à l'inconvénient d'avoir une densité de courant uniforme le long de toute la partie immergée de l'igniteur, au lieu d'avoir le courant concentré à la surface du mercure ou à hauteur du ménisque. On dépense, de ce fait, plus de courant, et il faut un courant plus fort pour amorcer l'arc..
La présente invention a pour but principal de procurer un igniteur perfectionné qui, tout en gardant les avantages de l'igniteur à noyau, permette de toujours obtenir une concentration du courant à la surface du mer- cureo
Dans les dessins annexés, où les mêmes références désignent, sur les différentes figures, les mêmes éléments:
La Fige 1 est une coupe verticale d'un ignitron montrant, en élévation, l'igniteur perfectionnée
La Fige 2 est une coupe longitudinale de l'igniteur de la Fig. 1, et
Les Figso 3 et 4 sont des coupes longitudinales semblables de for-
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mes variantes de l'igniteur de 1-'invention.
La Figo 1 représente un boîtier cylindrique 10 en acier ou autre matière solide, avec un fond 12 faisant corps et un capot 13 scellé au bord supérieur du boîtiers de manière à constituer une enveloppe fermée pouvant être mise sous video
Le capot est pourvu de scellement 14, 15 pour les fils de connexion 16, 17 respectivement de l'anode 18 et de l'igniteur 19 se trouvant à l'intérieur du boitier.
Chacun des scellements comprend un manchon 20 en verre ou en une autre matière isolante, par lequel les fils de connexion sont électriquement isolés entre eux et par rapport au boîtiers L'anode 18 se trouve dans le haut du bottier, bien au-dessus de la paroi de fond 12, alors que l'8igniteur 19 se trouve sous l'anode et est dirigé vers le fond, s'arrêtant près de celui-ci, sans le touchero Un bain de mercure ou d'une autre matière cathodique reconstituable 21 est versé dans le fond du récipient ;
saprofondeur normale est suffisante pour que l'igniteur soit toujours partiel- lement immergéo Le niveau de mercure n'est pas constant cependant pour l'igniteur à cause de différentes raisons et, dans le passé, cette variation de niveau était très gênante avec les igniteurs résistifs, parce qu'elle changeait les caractéristiques d'allumage de l'ignitron, provoquant fréquemment des arcs et des ratés d'allumage? ce qui signifie une consommation supplémentaire d'appareillageo Des essais ont été faits pour obvier à ce défaut des igniteurs résistifs, en utilisant un noyau conducteur, mais ces essais n'ont pas été concluants à cause de l'éparpillement du courant entre le bain de mercure et le noyau de l'igniteur,
Dans son aspect large,
la présente invention procure un noyau conducteur 22 pour l'igniteur, le noyau étant logé coaxialement avec une paroi à l'intérieur du corps résistif 23, cette paroi et la surface extérieure du corps résistif étant inclinées l'une par rapport à l'autre de façon que la distance radiale entre surface et paroi soit de plus en plus grande, quand on prend des sections transversales de plus en plus proches de l'extrémité inférieure du noyau, sous le niveau normal du bain. Cette augmentation progressive de l'épaisseur radiale résistive entourant le noyau conducteur peut être obtenue de différentes façons.
Sur les figures 1 et 2 elle est réalisée par un noyau à extrémité inférieure effilée, comme en 24, allant en diminuant d'un diamètre normal de noyau au niveau de la surface cathodique environ, à une pointe se trouvant à une certaine distance du fond de l'igniteur, mais bien en-dessous du niveau normal de la surface cathodique. La paroi extérieure opposée ou correspondante du corps d'igniteur peut être cylindrique, comme représenté aux figures 1 et 2, ce qui augmente le parcours radial du courant du corps au noyau, au fur et à mesure que l'on descend. Il est évident que quelle que soit la position du niveau du mercure, entre ses limites normales de variation, le courant aura toujours comme chemin le plus court, la distance de la surface du mercure ou ménisque ou noyau.
La densité du courant est donc maximum à la surface du mercure, quel que soit son niveau mo- mentanée
Si la Fig. 1 montre que les différences de distance radiale sont obtenues en utilisant un noyau effilée lemême effet peut être obtenu en utilisant un noyau cylindrique et en évasant le corps d'igniteur vers le bas.
Cette forme d9 exécution est représentée à la Figo 3 ; le noyau 22a est cylindrique et le corps d'igniteur 23a est évasé vers le bas, dans la matière cathodique 210
L'effet de variation des distances radiales peut être plus prononcé en utilisant un noyau effilé vers le bas à l'intérieur d'un corps d'igni- teur évasé vers le baso C'est le cas de la Figo 4.
Le corps d'igniteur peut être faiten toute matière ou mélange habituel ou approprié, comme le bore, le carbure et le nitrure de bore. Le corps est prolongé à sa partie supérieure par une tête convenable 25 en graphite ou autre matière, à laquelle la connexion d'entrée 17 peut être fixée.
La tête 25 est conductrice et fait bon contact électrique avec le noyau et la connexion d'entrée.
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Dans toutes les formes d'exécution représentées, l'évasement ou rétrécissement destiné à augmenter le parcours radial du courante commence, au plus bas, au niveau le plus élevé de la surface du mercure et s'étend au moins jusqu'au niveau le plus bas que le mercure peut atteindre. En outre, la distance entre le bas du noyau et le bas du corps d'igniteur est au moins égale à la distance radiale entre le bord inférieur du noyau et la paroi extérieure du corps d'igniteur, de façon qu'entre les limites, en fonctionnement, du niveau du mercure, le parcours minimum du courant soit toujours la distance radiale entre la surface du mercure et le noyau.