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RUBAN-ALLUMEUR ET SON ETUI.
La présente invention se rapporte à un ruban allumeur visant à un ruban allumeur visant à remplacer avantageusement les allumettes univer- sellement employées.
L'allumeur selon l'invention consiste essentiellement en un ruban de papier approprié ou de quelque autre matière convenable, pourvu, en certains emplacements équidistants les uns des autres, de zones d'inflammation consti- tuées par une substance inflammable par friction.
Ce ruban est destiné de préférence à être placé dans un étui du- quel on puisse extraire successivement des bouts comportant chacun une zone d'inflammation, laquelle, légèrement frottée avec une pointe métallique ou simplement avec un ongle, s'enflamme, produisant au bout libre du ruban une flamme qui brûle pendant un temps plus que suffisant pour allumer une cigarette ou quelqu'autre objet pour lequel on emploie habituellement une allumette ; afin de produire une flamme plus grande et plus durable, la matière du ruban peut être traitée chimiquement,soitpar oxygénation,soit par imprégnation ou revêtement avec une substance cireuse, comme, par exemple, la paraffine, soit par quelqu'autre traitement visant le même but.
Le ruban,à nombre quelconque de zones ou points d'inflammation, pourra avoir, à une distance convenable des points d'inflammation, des pi- qûres, perforations ou incisions transversales, dont le but sera indiqué par la suite, et être réalisé de plusieurs manières différentes. Ainsi, par exemple, des rubans portant un ou plusieurs points d'inflammation pourraient être reliés et épinglés les uns aux autres pour être détachés et allumés, un bout à la fois, mais le demandeur pense qu'il est plus pratique d'enrouler en spirale un ruban à grand nombre de points d'inflammation., la bobine ainsi formée étant placée dans un étui approprié.
Le bout du ruban, dans ce
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cas, apparaîtra dans une fente de l'étui, à travers laquelle, simplement par tirage ou par quelqu'autre moyen actionné par un doigt, il sera extrait une partie portant un point d'inflammation. Cette partie pourra être détachée pour être enflammée, ce qui sera facilité par les dites piqûres ou perforations transversales ; ou, de préférence, surtout pour allumer des cigarettes ou des cigares, être rabattue sur une face de l'étui et puis frottée avec un bâtonnet métallique ou simplement avec un ongle, le bout enflammé brûlant jusqu'à la zone rendue fragile par les piqûres ou perforations.
L'étui qui contient le ruban., et qui est pourvu d'une nouvelle bobine quand la précédente est consommée, avec ou sans dispositif extracteur, et le dispositif extracteur, s'il existe, peuvent être de modèles, types et matières les plus variés. Ils peuvent même être combinés avec un dispositif de secours à plus longue durée de fonctionnement, comme, par exemple, une tige avec une mèche, une chandelle, ou quelque autre source de combustible solide ou liquide contenu dans l'étui.
Un ruban selon l'invention, dont la largeur est de 8 mm, enroulé sur une bobine de 35 mm de diamètre et pesant 5 à 6 g, y compris 1 g représenté par la substance inflammable, peut comporter au moins deux cents points d' inflammation espacés de telle façon que la flamme dure un temps plus que suffisant pour allumer une cigarette ; cette bobine et un bâtonnet métallique pour frotter sur les points d'inflammation tiennent dans un étui dont les dimensions ne dépassent pas celles d'une boite à allumettes ordinaire, laquelle contient en moyenne 40 allumettes, ce qui veut dire que,sous un volume plus faible, ou tout au plus égal à celui d'une boîte d'allumettes ordinaire, l'allumeur selon 1-'invention a une capacité au moins cinq fois plus grande.
Il y a lieu de considérer, en outre, le coût du ruban allumeur qui est beaucoup plus bas, ainsi que le fait d'éliminer le bois, matière qui devient de plus en plus précieuse, et dont la consommation dans l'industrie mondiale des allumettes atteint des quantités énormes. Il faut encore mentionner que les espaces compris entre les points d'inflammation peuvent être utilisés pour la publicité imprimée.
A titre nullement limitatif, on a représenté au dessin annexé un exemple de réalisation d'un allumeur selon l'invention. Dans ce dessin les fig. 1 et 2 représentent deux modèles de ruban allumeur ; les fig. 3, 4 et 5 représentent un étui contenant une bobine de ruban, vu respectivement en élévation latérale, en élévation-coupe et en plan-coupe, ouvert ; la fig. 6 est une vue en perspective pour montrer comment on procède pour enflammer le ruban.
Dans l'exemple représenté au dessin, un ruban 2 comporte, imprimés ou appliqués par tout autre procédé convenable; à des intervalles égaux, des points ou zones d'inflammation 3 de contour circulaire, ou d'autre forme, constitués par une substance qui s'enflamme par friction, soit en étant frottée par un petit bâton métallique, ou simplement un ongle, de manière à produire une flamme qui consume la portion de ruban exposée à l'air. Entre chaque couple de points d'inflammation et, de préférence, bien en avant de chacun d'eux.\) le ruban peut être percé transversalement d'orifices 4, piqûres, incisions eu autre moyen qui réduit sa détection, dans le but déjà indiqué cidessus.
Le ruban ainsi constituée enroulé en spirale, constitue une bobine 5 qui est mise dans un étui fermé, pour pouvoir être porté dans la poche, étui qui est constitué par un boîtier 6 à couvercle latéral 7 pivotant autour d'une charnière inférieure 8. Sur la partie supérieure du couvercle, au bord adjacent au boîtier, est prévue une entaille, laquelle, lorsque le couvercle est fermé, constitue, avec la partie opposée du boîtier inclinée et saillante vers l'intérieur, une fente inclinée 9 par laquelle sort le ruban dans une direction déjà inclinée sur la face supérieure du boîtier.
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Dans la partie supérieure du boîtier, est disposé, près de l'ou- verture, un galet 10 monté sur un axe transversal 11; et, dans la partie supérieure du couvercle, est prévu un rouleau 12 monté sur un axe 13 paral- lèle à l'axe 11.
Les extrémités tournées de l'axe 11 du galet 10 sont élargies quand cet axe est mis en place, de façon à former deux cavités 14 dans les- quelles peuvent venir se loger des saillies intérieures correspondantes de deux oreilles latérales 15 du couvercle, lequel est, par ce moyen, immobi- lisé contre le boîtier. Le rouleau 12, qui fait légèrement saillie hors du couvercle à travers une ouverture rectangulaire 16, est moleté sur sa péri- phérie ou rendu rugueux par tout autre moyen. Il est immobilisé de façon pré- caire par une petite sphère 17 qui se loge partiellement dans une dépression ménagée sur la périphérie du rouleau, et partiellement dans un logement d'une partie 18 du couvercle en saillie à l'intérieur. Dans ce logement est prévu un ressort 19 qui maintient la sphère appuyée contre le rouleau 12.
La face latérale du boîtier, opposée à celle du couvercle, est percée d'un évidement dans lequel se loge la tête 20 d'un bâtonnet métal- lique 21 constitué de deux lames latérales plates accolées à leurs extré- mités et bombées extérieurement dans leur partie médiane ; ce bâtonnet est introduit dans le boîtier par une ouverture rectangulaire centrale 22 commu- niquant avec ledit évidement et qui s'élargit vers l'intérieur du boîtier, de façon que, le bâtonnet étant légèrement forcé à travers l'ouverture, ses deux lames latérales, après avoir franchi celle-ci, s'arquent de nouveau et maintiennent le bâtonnet immobilisé dans le boîtier.
Après avoir placé la bobine de ruban dans le boîtier et fait apparaître son extrémité dans la fente supérieure, après l'avoir fait pas- ser sur le galet 10, on ferme le couvercle, de sorte que le ruban reste pris entre le galet 10 et le rouleau 12. Le périmètre du cercle de section de ce dernier étant égal à la distance comprise entre deux points d'inflammation et entre deux perforations ou piqûres transversales du ruban, il suffit, en prenant l'étui dans une main, et en exerçant un léger effort avec le pouce, de débloquer le galet 12 en délogeant la bille 17 de la cavité du rouleau 12, et de faire faire à celui-ci un tour complet, pour que, le rouleau se bloquant à nouveau, apparaisse hors de l'étui un bout du ruban, comme repré- senté à la fig.
6, un point d'inflammation subsistant à sa partie antérieure, et les perforations ou piqûres qui précèdent le deuxième point d'inflammation apparaissant dans la région de la fente 9. En sortant alors le bâtonnet mé- tallique, on frotte sur le point d'inflammation exposé du ruban appuyé sur le boîtier, en direction de la flèche comme indiqué sur la fig. 6. Le bout de ruban se sépare du boîtier, après avoir brûlé jusqu'à la fente 9 où la flamme s'éteint d'elle-même du fait qu'elle ne trouve plus suffisamment d'air pour la combustion ni assez de matière combustible, en raison des perforations du ruban. Après qu'une bobine de ruban a été consommée, on met en place une deuxième bobine, et ainsi de suite.
Bien entendu, l'invention n'est nullement limitée aux détails de réalisation représentés ou décrits, lesquels n'ont été donnés qu'à titre d' e xemple.
REVENDICATIONS
1.- Ruban-allumeur caractérisé en ce qu'il est constitué par un ruban de papier ou d'autre matière combustible sur lequel sont imprimés ou appliqués par un autre procédé, en certains emplacements équidistants les uns des autres, des points ou zones d'inflammation de contour circulaire ou d'une autre forme quelconque, et constitués d'une substance, ou composé chimique, inflammable par friction.