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BAMFORDS LIMITED, résidant à UTTOXETER (Grande-Bretagne).
PERFECTIONNEMENTS A DES MACHINES A RECOLTER DES CULTURESo
La présente invention a trait à des machines à récolter des cul- tures, de l'espèce comprenant un ou plusieurs organes porte-dents, une ou plu- sieurs dents, destinées à venir en prise avec les plantes, étant montées sur chacun de ces organes.
Par exemple, la machine peut consister en un retourneur de fau- chée et/ou une faucheuse comportant un ou plusieurs organes porte-dents ayant la forme d'une tête de râtelage ou de têtes de râtelage dont chacune porte un certain nombre de dents,ces têtes étant mises en rotation par une transmis- sion actionnée par le mouvement avant des roues routières ou par un dispositif moteur, comme, par exemple, par l'arbre de prise de force motrice d'un trac- teur.
Une forme particulière d'une telle machine est décrite dans le Brevet britannique n 651.995 de la demanderesse.
Dans une variante, la machine peut par exemple comprendre un râ- teau à sortie latérale et/ou un retourneur de fauchée ou une faneuse, compor- tant un châssis supporté par des roues en contact avec le sol ou par les châs- sis d'un tracteur, un tel châssis de machine portant deux ou plusieurs bobines ou disques portant un certain nombre d'organes porte-dents ayant la forme de barres à dents.
De telles bobines ou de tels disques portant des barres à dents peuvent être actionnés par le mouvement avant des roues routières ou par l'ar- bre de prise de force motrice du tracteur, ou par un autre dispositif moteur.
Dans toutes les machines décrites ci-dessus aussi bien que dans les autres machines du type susindiqué, la dent comporte habituellement une bu- tée d'une pièce avec elle en un endroit proche du point de liaison de la dent avec l'organe porte-dents, par exemple la tête ou l'applique rotative ou une
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autre pièce portée par elleou la barre à dents, une telle butée étant formée en refoulant le métal de la tige au-dessus, en-dessous ou d'un coté de l'axe voisin de tigecomme par exemple en façonnant la tige en cet endroit de ma- nière qu'elle comporte une boucle ou une ondulation,
la butée ainsi formée étant prévue dans le but d'empêcher les plantes de remonter le long de la dent et de s'enrouler autour des coussinets ou d'autres pièces de la machine où cet enrou- lement gênerait le fonctionnement correct de la machine. Dans une variante, dans certaines formes particulières de machines du type susmentionné, la butée peut prendre la forme d'un enroulement en boudin formé dans la dent près de son point de liaison avec l'organe qui la porte,un tel agencement étant commu- nément adopté dans le cas où la machine est un rateau à sortie latérale et/ou un retourneur de fauchée ou une faneuse comportant des barres à dents comme il est dit ci-dessus;
un tel enroulement, présent dans chaque dent, constitue alors la liaison élastique entre la tige de dent qui vient en prise avec les plantes et la barre à dents.
La présence de l'enroulement en boudin, de la boucle de l'ondula- tion ou d'une autre butée ainsi formée dans les dents a pour effet que les tEn- sions et les déformations sont absorbées par cette partie particulière et, de ce fait, il arrive très souvent que si une dent se rompt en cours de travail, la rupture se produit au point où cet enroulement en boudin, boucle,ondulation ou autre butée est située.
En outre, dans le cas ou la dent ne comporte pas une butée d'une pièce avec elle dans le but décrit ci-dessus, dans le cas par exemple où elle est pourvue dans le même but d'une butée rapportée,, attachée à la dent près de son point de liaison à l'organe porte-dents, si la dent est soumise à une ten- sion anormalement élevée, elle est toujours susceptible de se détacher, en se brisant, de l'organe porte-dents à son point de liaison avec ce dernier.
Il s'ensuit que si la rupture susdite de la dent se produit, une telle rupture est susceptible d'avoir lieu au point de liaison avec l'organe porte-dents ou près de ce point, c'est-à-dire loin de l'extrémité libre de la dent
Si une dent se rompt de cette manière, la partie rompue se perd invariablement dans les plantes et si les plantes sont subséquemment mises en balles dans le champ par une ramasseuse-emballeuse,la dent rompue est ramassée et peut provoquer des dommages sérieux au mécanisme de l'emballeuse.
11. s'ensuit que le but de la présente invention est de présenter un dispositif destiné à empêcher la dent rompue de se perdre dans les plantes.
Selon la présente invention, la tige de chaque dent est reliée, en un endroit Intermédiaire entre l'extrémité libre de la tige et la point de liaison de la dent à l'organe porte-dents ou en un endroit intermédiaire entre l'extrémité libre de la tige et cette butée d'une pièce avec la dent, dans le cas où une telle butée est prévue, a son organe porte-dents ou à une autre piè- ce portée par ce dernier, telle qu'une dent voisine, par un dispositif de liai- son de construction non rigide, agencé de manière à permettre que la dent, dans l'éventualité où elle se brise, soit retenue sur l'organe porte-dents ou une pièce portée par ce dernier, au lieu de tomber dans les plantes.
En donnant au dispositif de liaison susdit une construction non rigide, on rend la dent susceptible de se déplacer dans toutes les directions sans que le dispositif de liaison soit soumis à des tensions substantielles comme ce serait le cas si on prévoyait une liaison rigide entre la dent et l' organe porte-dents ou la pièce portée par ce dernier, tension substantielle qui peut mener à la rupture de l'organe de liaison lui-mime et à la chute complète hors de la machine de la partie brisée de la dent.
En pratique, la partie brisée tombe suivant la pesanteur hors de sa position active, dans une position où la rupture est bien apparente au pré- posé qui peut alors arrêter la machine s'il le désire et remplacer la dent bri- sée.
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L'invention est représentée par le dessin annexé.
Les figures 1 et 2 sont respectivement des vues latérales et en plan d'une réalisation de l'invention.
La figure 3 est une élévation latérale en section de la même construction.
Les figures 4 et 5 sont des vues de détail de deux variantes.
Dans la construction représentée figure 1 à 3, l'invention est illustrée par son application à une machine à retourner la fauchée et/ou à une faucheuse selon la description du brevet britannique N 651.995 dans laquelle deux dents 10 sont portées à partir de chaque applique de support 11, cette dernière étant montée de la manière connue sur une broche appartenant à 'un cer- tain nombre de broches portées par la tête à dents.
Chacune des dents comporte à une extrémité une oreille 12 dis- posée dans le même plan que la tige 13 de la dent; par ces deux oreilles pas- se un boulon 14 portant un écrou 15 pour fixer les deux dents en place sur chaque applique.
L'écrou de fixation 15 n'est pas vissé serré, de manière que chaque dent soit individuellement libre d'exécuter un mouvement limité ascen- dant et descendant sur l'axe du boulon de fixation, des fentes 16 étant for- mées à cet effet dans l'extrémité arrière de l'applique.
A une courte distance de l'extrémité de l'applique à dents, la tige de la dent comporte une butée qui, comme le montre le dessin, consiste en une boucle 17, cette boucle se trouvant de préférence dans le plan de la tige de la dent, la dent étant continuée en une courbe vers le sol.
Immédiatement en-dessous de la boucle 17, c'est-à-dire en un endroit intermédiaire entre la boucle 17 et l'extrémité libre de la dent, une pince à ressort 18 est fixée à la tige de dent 13 par une vis 19, passant par les oreilles 20 d'une pièce avec la pince.
Dans les oreilles de pince 20, se trouve un trou 21 dans lequel est passée l'extrémité en forme de boucle d'une tringle de liaison de fil mé- tallique 22, l'autre extrémité de cette tringle de fil métallique comportant également une" boucle, ces deux dernières boucles des deux fils, dont chaque dent en comporte un, étant passées dans un trou commun 23 prévu dans la par- tie lamellaire de l'applique à dent, entre les fentes verticales 16 susdites.
Les boucles situées à chaque extrémité de ces tringles de fil métallique passent librement dans les trous des pinces et de l'applique, selon le cas, c'est-à-dire que la liaison entre chaque extrémité de chaque tringle et la pince ou l'applique, selon le cas, est une liaison pivotante, de façon que si la dent se rompt comme il est décrit ci-dessus, de manière à garder la pince y associée attachée à la partie séparée par la rupture, cette dernière peut tomber suivant la pesanteur dans sa position inactive dans laquelle elle est toujours attachée à la tête à dents.
Figure 4, se trouve représentée une variante de la construction précédente, variante dans laquelle au lieu de relier les deux dents de chaque paire à leur applique de support commune, les deux dents sont reliées, en un endroit situé Immédiatement en-dessous de leurs boucles respectives, l'une à l'autre en reliant entre elles les pinces susdites 18 par le moyen d'une liai- son souple qui, dans le présent cas, à la forme d'une courte chaîne, indiquée de nouveau par la référence 22 dans le dessin.
Cette construction est basée sur la supposition qu'en pratique, il est très Improbable que les deux dents de chaque paire de dents se rompent simultanément de la manière décrite ci-dessus et il s'ensuit qu'on peut s'at- tendre à ce que si une des deux dents se rompt à l'endroit de la boucle 17, sa liaison à l'autre dent retient la partie détachée sur la tête ou sur l'au- tre organe porte-dents, la liaison souple permettant que la partie brisée de la dent tombe vers le bas, vers une position Inactive, sans se séparer entière- ment de la machine.
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Dans chacune des constructions ci-dessus, au.lieu de former une boucle dans chaque dent, la surface peut être ondulée ou la surface symétrique peut être rompue de quelque autre manière, de manière à assurer l'existence de la butée susdite afin d'empêcher les plantes de remonter le long de la dent et de s'enrouler autour des coussinets portant la tête à dents.
Figure 5, l'Invention est décrite dans son application à un râ- teau à sortie latérale et/ou à un retourneur de fauchée ou à une faneuse pour- vue d'une barre porte-dents 24, dans laquelle la dent comporte, près de l'en- droit où elle est attachée à la barre à dents, un enroulement en boudin 25 qui constitue la liaison élastique entre la tige de la dent et la barre à dents et,en mêlas temps., empêche les plantes de remonter le long de la dent vers la barre à dents et de s'enrouler autour de la barre à dents ; c'est dire que cet enroulement en boudin constitue la butée susmentionnée.
Dans une telle construction l'enroulement en boudin 25 tend à absorber les tensions et les déformations imposées à la dent et est donc parti- culièrement susceptible de se briser en ce point; il s'ensuit que la partie de la dent située sous l'enroulement en boudin est reliée, par l'intermédiaire d' une pince 18 et d'une liaison souple ayant la forme d'une chaîne 22, à la barre à dents 24 d'une manière semblable à celle des constructions précédentes.
Dans le cas où les dents ne comportent pas une boucle, un enrou- lement en boudin ou une autre butée d'une pièce avec elles comme il est dit ci-dessus, mais sont pourvues de butées rapportées, telles que des oreilles séparées soudées ou autrement fixées aux dents dans le but -d'empêcher les plan- tes de remonter trop haut le long des dents, la rupture de la dent, si elle a lieu, se produit avec le plus de probabilité au point de liaison des dents et de l'organe porte-dents, tel que la barre 24, par exemple, dans le cas d'un râteau à sortie latérale, d'un retourneur de fauchée ou d'une faneuse;la liai- son souple est alors prévue de la manière déjà décrite en un endroit situé près du point de liaison susdit, c'est-à-dire entre celle-ci et l'extrémité libre de la dent.
En prévoyant une liaison souple entre chaque tige de dent et la tête ou barre y associée ou la dent voisine comme il est dit ci-dessus, si la rupture d'une dent se produit de la manière susindiquée, la souplesse de la liaison assure que cette dernière ne sera pas soumise à des efforts fonctionnels, comme ce serait le cas si la liaison était rigide, de sorte qu'il est Invraisem- blable que la liaison elle-même se rompe, et ce lorsque la liaison doit suppor- ter la partie brisée de la tige d'une dent; il s'ensuit que cette liaison peut avoir une construction légère et peu massive, d'une robustesse simplement suf- fisante pour porter le poids de la partie brisée de la tige.
REVENDICATIONS.
1. Machine à récolter des cultures de l'espèce comprenant un ou plusieurs organes porte-dents, une ou plusieurs dents étant montées sur chacun de ces organes, caractérisée en ce que la tige de chaque dent est reliée, en un endroit intermédiaire entre l'extrémité libre de la dent et son point de li- aison à l'organe porte-dents, à son organe porte-dents ou à une autre pièce portée par ce dernier, telle qu'une dent voisine, par un dispositif de liaison de construction non rigide, agencé de manière à permettre que la dent, dans l' éventualité ou elle se brise, soit retenue sur l'organe porte-dents ou une piè- ce portée par ce dernier au lieu de tomber dans les plantes.