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M. COLOCOLOFF et L. COLOCOLOFF née STEWART, résidantà BRUXELLES.
CONTROLE DU FONCTIONNEMENT DES FREINS HYDRAULIQUES DES AUTOMOBILES.
-Jusqu'à présent, la vérification du niveau du liquide dans le réservoir du maître-cylindre des freins hydrauliques de voitures automobiles se fait d'habitude au cours d'un graissage général de celles-ci, c.à.d. dans le meilleur cas, tous les 1000 Km,; et, plus couramment, tous les 1500 Kms.
Cependant, la tuyauterie (conduites) est exposée en de nombreux points à être endommagée de diverses manières s soit par cailloux, etc. pro- jetés (par des véhicules qui précèdent, ou par ses propres pneus) soit en étant progressivement sciées par frottement, par exemple,d'une aile légère- ment lâchée ou par n'importe quel organe se trouvant fortuitement pressé contre la tuyauterie, tels que tringles, câbles, blindage, etc.
Les uns comme les autres, ces dommages provoquent une fuite du liquide de l'Installation des freins hydrauliques. D'autre part, une fuite peut résulter d'un relâchement d'un des nombreux raccords., de ladéfectuosité d'un joint, d'une rayure dans le cylindre de frein d'une roue, ou simplement par usure d'une des nombreuses coupelles.
Quelle qu'en soit la cause, une telle fuite, lente ou rapide, du liquide de freins, présente pour l'automobiliste un danger mortel: en ef- fet, tant qu'il y a suffisamment de liquide dans le réservoir du maître-cy- lindre, le conducteur ne peut pas se rendre compte de l'approche du moment où 11 n'aura plus de freins. Seulement lorsque le niveau du liquide baissera à tel point que le piston enverra un peu d'air dans la tuyauterie, et que cet air, se comprimant au coup de frein, absorbera la pression qui aurait dû nor- malement s'exercer sur les patins de freins, le conducteur s'apercevra, mais trop tard pour pouvoir parer à l'accident, que son frein ne répond plus.
La présente Invention a pour objet de contrôler la quantité de liquide dans le système hydraulique des freins .'L'appareil se caractérise par un flotteur, soit métallique, ou revêtu de métal, soit comportant une par- tie métallique,(susceptible de transmettre un courant électrique) qui flotte sur le niveau du liquide du réservoir du maître-cylindre, mais est enfermé dais
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un tube spécialement construit et monté sur le couvercle ou bouchon de remplis- sage du dit rës&rvoir.
Lors d'une baisse insolite de ce niveau pour une raison quelcon- que, le flotteur descendant fait allumer une lampe de contrôle, en reliant le plot par lequel se termine le fil de masse de cette dernière, et le corps mé- tallique de l'appareil, qui est à la masse. Lorsque le niveau est normal, le flotteur quitte cette position-relais, et, flottant librement dans l'espace plus grand que son diamètre, ne peut toucher à la fois le plot et le corps de l'appareil précités, et la lampe de contrôle séteint..
En se référant aux dessins annexés à la présente description, qui montrent à titre d'exemple diverses formes de réalisation et variations de détails de construction l'on voit qu'il est possible de réaliser l'objet de l'invention de façon à ce que, non seulement la lampe de contrôle s'allume en cas de baisse du niveau par suite d'une perte insolite du liquide de freins, mais aussi la dite lampe s'allume, (si les détails de réalisation et le réglage sont prévus ainsi) lors de la hausse minime momentanée qui se produit à chaque coup de frein. Dans cette dernière forme de réalisation, et avec le réglage précité, l'état de la lampe de contrôle elle-même est vérifié automatiquement à chaque coup de frein.
Il est bien entendu que les modes d'exécution représen- tés dans les dessins annexés et décrits ci-après ne sont donnés qu'à titre d' exemple,.l'invention n'y étant nullement limitée.
Dans la planche n I de dessin, Fig. 1 représente une coupe ver- ticale d'une forme de réalisation du dispositif, avec le flotteur métallique I flottant à la surface du niveau normal Q du liquide de freins dans le réservoir du maître-cylindre J.
Le cylindre A, dans la forme de réalisation montrée à titre d' exemple dans la planche I, est métallique, et est à la masse. Dans le couvercle ou bouchon de remplissage K du réservoir du maître-cylindre J, un trou est pra- tiqué, et le cylindre A, passant à travers celui-ci, est fixé au couvercle ou bouchon (selon le modèle) de remplissage précité par des écrous L et M, (munis au besoin de joints, non représentés) en le serrant de part et d'autre. Le cylindre A étant fileté vers son milieu afin de recevoir les écrous L et M, le dispositif peut être fixé à différentes hauteurs, selon le modèle du maître- cylindre .
Le cylindre A du dispositif est muni d'un couvercle B. Dans celui- ci est pratiqué un trou, fermé par une vis C, par lequel le liquide de freins peut être versé sans démonter l'appareil. D'autre part, le couvercle B est trans- percé de façon excentrique par une tige métallique D. Munie à son extrémité su- périeure d'une fiche femelle P, cette tige D est filetée sur une certaine lon- gueur de son extrémité inférieure, et ainsi se visse dans le plot E, lequel est fixé par sa base, au moyen d'une vis H, à une rondelle Isolante F, qui lui sert de guide. Etant excentrique, la tige filetée D, munie d'un fourreau en matière non-conducteur G,en -vissant ou dévissant, entraîne le plot E à la hauteur pré- cise désirée.
De cette façon, il y a double réglage de la hauteur du dispositif: en premier lieu, celui par lequel la hauteur de l'ensemble est réglée par rap- port au réservoir du maître-cylindre, au moyen des écrous L et M; ce réglage ci, une fois fait, peut être considéré comme plus ou moins définitif. En second lieu, il y a le réglage plus précis, et instantanément changeable à volonté, de la hauteur du plot E, en vissant ou dévissant la tige filetée D. Par les réglages précités il est aisé de disposer l'appareil de façon très précise, pour qu'il décèle., selon les besoins Individuels, même le début d'une minime perte de liquide de freins.
Dans la planche I, le plot E est montré à titre d'exemple en four- che, cette forme permettant le réglage déjà mentionnés, au moyen duquel la lampe de contrôle s'allume à chaque coup de frein. Si un mode d'exécution est désiré ou seule une baisse insolite du niveau du liquide de freins est indiquée par la lampe de contrôle, la partie supérieure du plot E peut être supprimée, et celui- ci, au lieu d'être en fourche, peut ne comporter que la partie inférieure du
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plot E montré dans le dessin.
Le cylindre A présente dans sa partie inférieure un nombre de trous N qui permettent la libre entrée du liquide de freins à l'intérieur du dispositif. Mais pour une forme de réalisation dans laquelle la lampe de con- trôle s'allume à chaque coup de frein, étant donné que la hausse momentanée du liquide à ce moment est très minime, il est préférable d'amplifier celle- ci au moyen du montage,sur le bas du cylindre A, d'une jupe-entonnoir X suf- fisamment souple pour permettre son passage dans un orifice plus petit que son propre diamètre le plus grand, et, dans ce cas,il convient de supprimer les trous multiples N précitéspour ne garder qu'un seul grand orifice dans le fond W du cylindre A.
Dans les Figs. 1 et II de la planche 1, la partie supérieure d'une telle jupe-entonnoir X est indiquée schématiquement en li- gnes pointillées, montée, à titre d'exemple, à l'extérieur du bas du cylin- dre A.
La Fig. II de la planche 1 représente une coupe verticale de la même forme de réalisation que la Fig. I, et montre d'une part, par suite d'une baisse du niveau Q 2 du liquide de freins, le flotteur I ne flottant plus.
Dans cette position-relais, le flotteur I touche à la fois la partie Inférieu- re du plot E et la paroi métallique du cylindre A, qui est à la masse, ainsi faisant allumer la lampe de contrôle. Fig. II montre d'autre part, (en poin- tillés) la hausse minime momentanée du niveau Q I du liquide de freins lors d'un coup de frein, et la position du flotteur I, (également en pointillés) qui, poussé contre la partie supérieure du plot E, touche en même temps la paroi métallique du cylindre A., ainsi faisant allumer la lampe, de contrôle, dont un des plots reçoit le courant en permanence, tandis que l'autre, isolé du corps de la lampe, est relié par un fil à une fiche mâle amovible 0, qui se place dans la fiche femelle P.
Fig. III de la planche n I est une coupe transversale du disposi- tif, faite au niveau III - III de la Figo 1, dans laquelle l'on voit la paroi du cylindre A, la tige D placée excentriquement par rapport au dit cylindre A, et isolée de celui-ci par une gaine ou fourreau G en matière isolante.
Fig. IV de la planche I est une coupe transversale du dispositif, faite au niveau IV - IV de la Fig. I, dans laquelle l'on voit la paroi du cylindre A, percée de trous N, permettant le passage à l'intérieur du dit cy- lindre A du liquide de freins; la tige filetée D, vissée excentriquement dans le plot métallique E, qui est fixé à la rondelle Isolante F (servant de guide), laquelle est d'un diamètre légèrement inférieur à celui de L'intérieur du cy- lindre A, et permet au plot E et sa rondelle-guide F de coulisser librement sous l'action de la dite tige.
Fig. V de la planche I est une coupe transversale du bas de l' appareil, dans laquelle l'on voit la paroi du cylindre A, avec les trous N, et le bas de la tige filetée D.
Sans se départir des points essentiels de l'invention, il peut y avoir des variations dans les détails de certaines parties ci-dessus décrites.
Par exemple, au lieu de ce que la tige filetée D soit munie d'un fourreau en matière non-conducteur G, une cloche ou cylindre en matière isolante peut être fixée au plot E, de façon à se déplacer en même temps que celui-ci, et à délimiter la course du flotteur, tout en l'isolant de la tige D. Les plan- ches n s II et III montrent à titre d'exemple quelques autres variations de réalisation.
Figo 1 de la planche II montre une coupe verticale d'une forme de réalisation du dispositif dans laquelle le flotteur, composé d'une partie non- conducteur I 1, et une partie métallique I 2, coulisse librement sur une tige- guide métallique R. La tige R est munie dans sa partie supérieure d'une fiche femelle S ; la fiche mâle T qui s'y fixe est à la masse. Un trou dans la ron- delle isolante F, (qui sert de guide au plot E) permet le passage de la tige R. Le flotteur flotte sur la surface Q du liquide.
Fige II de la planche II montre une coupe verticale de la partie inférieure du dispositif dans la forme de réalisation montrée dans la Fig, I,
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avec la partie métallique 1 2 du flotteur en contact avec le plot E, lorsqu' une baisse du. niveau. Q 2 a fait descendre le flotteur le long de la tige-guide R. Par sa forma spéciale la partie métallique 1 2 du flotteur, ainsi que l' on voit dans la Fig. II, lorsqu'il y a baisse suffisante du niveau Q 2,-en descendante établit le contact entre le plot E et la tige-guide R, qui est re- liée à la masse.Il est à remarquer que le cylindre A, dans cette .forme de réalisation;, peut être soit en métal, soit en matière non-conducteur.
Fig. III de la planche II montre une coupe verticale d'une partie du dispositif dans la forme de réalisation selon laquelle le cylindre A, au lieu d'être en métal, est exécuté en matière non-conducteur. Dans ce cas, la masse n'étant plus donnée par le corps même du cylindre A, une lamelle métal- lique V est appliquée contre la paroi intérieure du dit cylindre, du coté op- posé à celui de l'emplacement de la tige D. Une fiche femelle S est montée dans le couvercle B, et la lamelle V y est fixée, soit par soudure, soit par un écrou U. La fiche femelle S, étant creusesert avantageusement pour le remplissage du réservoir, et dans ce cas, la fiche mâle T, reliée à la masse, remplace la vis C (Figs. I et, planche I, Figs. III et IV, planche III).
Fig. I de la planche III montre une coupe verticale d'une forme de réalisation du dispositif similaire à celle des Figs, I et II de la plan- che II, en ce que le flotteur coulisse sue une tige-guide métallique R. Mais, au lieu d'être conçu pour ne déceler qu'une baisse du niveau Q - Q 2, le dis- positif est conçu en outre pour faire allumer la lampe de contrôle au coup de frein. A cet effet, le plot E est en fourche comme dans les Figs. I et II de la planche I mais est fixé par sa partie supérieure, au moyen d'une vis H, à la rondelle isolante F qui lui sert de guide. Il est à noter que la dite rondelle peut se trouver indifféremment au-dessus ou en-dessous du plot E.
Le flotteur comporte la partie non-conducteur I 1 et la partie métallique 1 2,telle que montrées dans la Fig. I et Figo II de la planche II, et en outre, une seconde partie métallique 1 3, solidaire de 1 2 ou non,
Fig. II de la planche III montre une coupe verticale de la partie inférieure du dispositif dans la forme de réalisation montrée dans la Fig. 1, avec le flotteur en position-relais par suite de la hausse momentanée (lors du coup de frein) du niveau Q 1 du liquide. Dans cette position, la partie métallique 1 3 du flotteur est en contact avec la partie supérieure de la fourche du plot E, ainsi reliant ce dernier à la masse, par la tige R.
La deuxième position du flotteur, en cas de baisse du niveau Q 2, est montrée dans la même Fig, II, en traits pointillés plus effacéso Dans ce cas, c'est la par- tie métallique 1 2 du flotteur qui entre en contact avec la partie inférieure de la fourche du plot E.
Fig. III de la planche III montre une coupe verticale d'une forme de réalisation du dispositif dans laquelle le flotteur, comportant une partie non-conducteur I 1, et deux parties métalliques 1 2 et 1 3', solidaires, don- rant le contact,est axé au point R sur le plot E dans lequel se visse la tige- guide D. La rondelle isolante F à laquelle est fixé le plot E au moyen d'une vis H, est montrée au-dessus du flotteur, mais, selon le modèle de ce dernier, peut être éventuellement fixée en dessous.
Fig. IV de la planche III montre une coupe verticale de la partie inférieure du dispositif dans la forme de réalisation montrée dans la Fig.III, avec la partie métallique 1 3 du flotteur en contact avec la paroi métallique du cylindre A (ainsi donnant la masse), par suite de la hausse momentanée (lors du coup de frein) du niveau Q 1 du liquide. La deuxième position du flotteur, basculant sur son axe R en cas de baisse du niveau Q 2, est montrée dans la même Fig. IV en traits pointillés. Dans ce cas, c'est la partie métallique r 2 du flotteur qui touche la paroi métallique du cylindre A, ainsi donnant la masse.
Les Figs. de la planche III montre une jupe-entonnoir X montée dans le bas du cylindre A, avec un sel trou N à travers son fond W,
Il est bien entendu que dans toutes les formes de réalisation du dispositif, quelles qu'elle soient, pour éviter qu'un vide ne se crée, un trou
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de dimension minime (non représenté dans les dessins) doit se trouver quelque part dans le haut du cylindre A, ou dans son couvercle B, ou dans là vis C, pour permettre l'accès de la pression atmosphérique à 1. il intérieur du cylindre
A.
Dans le cas où le dispositif n'est pas construit et réglé 'de fa- gon à ce que la lampe de contrôle s'allume à chaque coup de frein, comme, par sa destination, cette lampe ne sera pas appelée à s'allumer souvent, il y a toujours le danger que la lampe elle-même ait une défaillance Pour cette raison, il est préférable que la lampe de contrôle soit du modèle amovible', en forme de fiche, telle qu'elle est décrite dans le Brevet de Perfectionne- ment n 518.217, déposé en Belgique le 6 mars 1953. Pans ce cas, son état peut facilement être contrôlé.
Cependant, pour éviter au conducteur de deyoir se rappeler de faire vérifier fréquemment l'état de la lampe de contrôle, une forme de réalisation particulièrement avantageuse cumule dans la dite lampe de contrôle des freins et celui de la ou des portières de la voiture.
La planche IV montre à titre d'exemple, schématiquement, la lampe de contrôle C reliée d'une part au dispositif B objet de l'invention, et d' autre part, en même temps, reliée aux quatre portières K I, 2, 3, 4 de la voiture, selon la variation sus-mentionnée.
Dans la Fig. I, le plot M de la lampe de contrôle C reçoit en per- manence le courant de la source A,dont un pôle està la masse D. L'autre plot L est relié au dispositif B objet de l'invention, et en même temps est relié aux poussoirs F 1, 2,3,4, équipant les quatre portières K 1,2,3,4. Le poussoir F, de modèle connu, est encastré dans le chambranle de chacune des portières K. Le plot H 1 des poussoirs est à la masse I. Le plot H 2 des poussoirs et relié au fil de masse de la lampe de contrôle C. Les portières étant fermées, maintiennent les plaquettes G des poussoirs F écartées des plots H 1 et H 2, et ainsi, la masse ne lui étant pas donnée,la lampe de contrôle n'est pas al- lumée.
Dans la Fig. II, la portière K 1 étant ouverte,la plaquette G du poussoir F 1, sous l'action de son ressort E, vient s'appliquer aux plots H 1 et H 2, et la lampe de contrôle C s'allume. Aussitôt la portière ainsi équipée fermée convenablement, le poussoir, étant repoussé sous l'action de la portière, cesse de donner la masse à la lampe de contrôle, qui donc s'éteint.
L'installation complémentaire ci-dessus décrite, tout en ayant pour but principal la vérification la plus pratique,automatique et fréquente possi- ble de l'état de la lampe de contrôle du fonctionnement des freins, offre inci- demment l'avantage de permettre à l'automobiliste de savoir automatiquement si sa ou ses portières sont bien fermées. Ceci présente une sécurité d'autant plus importante dans le cas des portières s'ouvrant vers l'avant, puisqu'il est bien connu que celles-ci, imparfaitement fermées, ont souvent été à l'origine d'accidents graves.
Par la combinaison ci-dessus décrite, le conducteur peut, en voyant la lampe de contrôle rester allumée ou s'allumer en cours de route, vérifier d'abord si sa ou ses portières sont bien ferméeso Ensuite, si néanmoins la lampe de contrôle reste toujours allumée, le conducteur saura qu'il s'agit bien d'une anomalie dans son système de freins.