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F. STUBBE, résidant à VLOTHO/Weser (Allemagne).
SEMELLE DE GARNITURE.
On a déjà proposé de nombreuses réalisations de semelles de garni- tureo Très souvent,il s9agissait uniquement de procurer au pied une surface dappui douceo Dautres réalisations visaient à tenir le pied au chaud ou à assurer l'aération de celui-cio Les semelles de garniture connues à ce jour accusent 1* inconvénient commun que la matière employée pour leur fabrication ne présente pas des propriétés suffisamment neutreso On emploie souvent des matières contenant des substances qui se dégagent soit à la suite de l'échauf- fement, soit sous effet d'une absorption dhumidité par la semelle,
et qui sont préjudiciables au piedo Dune manière généraleles matières proposées à ce jour accusent la propriété préjudiciable d'absorber et d'emmagasiner l'humidité qui se dégage du pied et les substances qui se trouvent en solu- tion dans celle-ci, propriété qui risque de favoriser la transmission de ma- ladies par exemple.
Un grand nombre de matières présente en outre l'inconvé- nient de ne pas être exemptes d9odeurs et de ne pas posséder les propriétés physiques requises en ce qui concerne la souplesse et la résistance vis-à-vis des contraintes auxquelles-ellessont soumises Linvention vise à écarter essentiellement ces inconvénients et propose9 à cette fin9 détablir la se- melle de garniture sous la forme d'une pièce moulée en polyéthylèneo Le polyé- thylène est souple et non cassant ;
possède néanmoins une résistance méca- nique et une rigidité suffisantes; il est exempt de constituants solubles et exeudables; en particulier il ne contient pas de substances nuisibles à la santéoLe polyéthy lène n'absorbe pas de substances étrangèreso Il n'est pas hygroscopique et se comporte d'une manière neutre vis-à-vis d'acides, de sels et de graisses.De plus9 le polyéthylène est inodore et peut être ai- sément nettoyé à l'aide deau et de savono
La semelle selon l'invention peut être munie,
9 comme il est connu en soi de proéminences prévues par exemple d'un côté seulement et constituées
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par des nervures, uvules ou analogues,ces proéminences visant, lorsqu'elles sont dirigées vers le bas,à déterminer un espace d'air entre la semelle de garniture et la semelle dite "première" et,lorsqu'elles sont tournées vers le haut, à exercer un effet de massage. Le fait de munir une semelle de gar- niture de nervures ou analogues,d'un seul côté,est connu en soi.
Toutefois, dans le cas d'une semelle de garniture en polyéthylène, une telle disposition présente une importance particulière,étant donné que les proéminences per- mettent d'employer la semelle sur les deux faces, sans nuire à sa fonction en tant qu'élément d'appuie Cette faculté est basée sur le fait que, d'une part, le polyéthylène est, il est vrai, suffisamment rigide pour servir de surface d'appui, mais que, d'autre part, il possède une souplesse suffisante pour que les proéminences puissent agir comme organes de massage sans blesser le pied ni l'irriter en y provoquant des plaies dues au frottement.
Une autre particularité de l'invention consiste à munir la pièce moulée formant la semelle d'orifices répartis à la manière de ceux d'un tamis qui se situent entre les proéminences susmentionnées. Le fait de pratiquer des perforations est également connu en soi dans les semelles de garniture.
Cependant, lorsque la matière utilisée est constituée par le polyéthylène, cette perforation offre une importance particulière,'étant donné qu'en raison de l'absence du pouvoir d'absorption du polyéthylène, la réalisation d'un aérage intense est conditionnée par la prévision de perforations serrées dans la semelle.
On a constaté qu'il était avantageux d'employer, pour-l'exécution de semelles de garniture munies de proéminences sur un seul coté, un poyé- thylène ayant une dureté Shore de 95 et un poids moléculaire minimum de 16.000 cette matière se distinguant par un rapport particulièrement favorable entre l'élasticité et la résistance à la compression des proéminences, ces derniè- res ne risquant pas de casser sous l'effet du mouvement glissant du pied.
Selon une autre caractéristique de l'invention, la ventilation réa- lisée en munissant la semelle de garniture de proéminences et de perforations peut encore être améliorée grâce à la prévision, sur le coté lisse de la se- melle, d'un coussin en mousse de matière synthétique. On peut utiliser à cette fin diverses matières synthétiques, en particulier aussi celles qui ne con- viennent pas pour la confection de la semelle proprement dite. Il importe dans ce cas que la mousse de matière synthétique soit exempte de constituants so- lubles et exsudables et,en particulier,de toute substance nuisible à la san- té. Il importe en outre que la mousse de matière synthétique ne soit pas hy- groscopique et qu'elle se comporte vis-à-vis des acides, des sels et des grais- ses d'une manière aussi neutre que le polyéthylène..
Finalement, la mousse de matière synthétique doit se comporter de la même façon que le polyéthylène en ce qui concerne l'absence d'odeurs et la lavabilité..
Un coussin en mousse de matière synthétique, appliqué sur la se- melle, offre - lorsque la semelle est placée, dans la chaussure dans le sens voulu - une surface d'appui souple pour le pied. Pendant la marche, ce coussin est soumis constamment à des alternances de compression et de détente. Pen- dant la compression du coussin,l'air contenu dans celui-ci doit s'échapper par les perforations en direction du fond de la chaussure,tandis que l'air qui pénètre dans le coussin lors de la décompression et de la détente de ce- lui-ci, arrive essentiellement à travers les perforations, venant du fond de la chaussureo Il s'établit ainsi une circulation d'air particulièrement inten- se à l'intérieur de la chaussure, circulation qui assure une aération favora- ble, tout en emportant rapidement les substances qui se dégagent du pied.
Par conséquent ce coussin exerce un effet de pompage, qui favorise l'aération assurée grace aux perforations et au fait que la semelle est munie de proé- minences sur une face seulementBien entenduon ne peut pas empêcher que les substances qui se dégagent du pied ne pénètrent d'abord dans le coussin.
Toutefois, ce phénomène,indésirable en lui-même,ne peut pas avoir un effet préjudiciable, étant donné que ces dernières substancesaprès avoir été ab- sorbées par le coussin,sont entraînées par l'air qui s échappe de celui-ci en raison des compressions et des détentes répétées,subies par ce coussin.
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Par oonséqr @nt, 9 le coussin est soumis à un balayage intérieur efficace ,qui empêche lésai ces substances de se déposer d'une manière permanente dans le- dit coussin.,
On a constaté qu'il était avantageux de prolonger les perforations à travers le coussin et de faciliter ainsi la circulation de 1-'air dans la chaussure. On a en outre trouvé qu'il était avantageux d'appliquer un revê- tement protecteur sur le coussin établi en mousse de matière synthétique, ce revêtement pouvant consister en une mince couche d'étoffe. Cette dernière couche ne doit pas être absorbante.
L'objet de l'invention est représenté dans les dessins annexés, dans lesquels s
La Figo 1 est une vue en plan d'une semelle de garniture.
La Fige 2 est une vue latérale de la semelle selon la Fig. 1.
La Fig. 3 est une vue partielle en coupe de la semelle suivant la ligne AB de la Fig. 1.
La Fig. 4 est une vue partielle en coupe selon la ligne CD de la Figo 1.
La Fig. 5 est une vue partielle en coupe correspondant à la Fig.
3.
La Fig. 6 est une vue partielle en coupe correspondant à la Fig.
4 et montrant une semelle munie d'un coussin.
La semelle 1 représentée dans ces dessins est établie en polyéthy- lène pouvant présenter une épaisseur d'environ 1,5 mm. La semelle est munie sur une de ses faces de proéminences qui, dans la région du talon et comme montré dans les Figs. 1 et 4 consistent en uvules d'une épaisseur de 1,5 à 2 mm. Dans la région de l'éminence métatarsienne, voir Figs. 1 et 3, les saillies sont constituées par des nervures 3. On obtient ainsi, entre les uvules 2 ou les nervures 3, un grand nombre d'espaces vides 4, qui maintien- nent le pied à létat sec et assurent son aération.
Dans les creux 4 débou- chent les nombreux trous 5,qui se situent entre les proéminences et qui tra- versent la semelle de part en part, contribuant ainsi essentiellement à une aération efficace du pied. La semelle est munie de bourrelets de soutien dans la région de la voûte plantaire. I1 va de soi que la forme de la semelle peut être adaptée dans une plus grande mesure encore à celle du pied.
La semelle selon l'invention peut être utilisée sur les deux faces.
Lorsqu'il s'agit simplement de maintenir le pied à sec et d'ass rer son aération, il est recommandé de placer la semelle dans la chaussure de telle fagon que les proéminences 2 ou 3 soient tournées vers la première, la surface lisse de la semelle étant alors tournée vers le pied. Lorsqu'on place la semelle dans la chaussure dans le sens opposé et que, par conséquent, les proéminences 2 ou 3 sont tournées vers la plante du pied, on réalise, en plus d'une circulation d'air, un effet de massage qui favorise la circulation du sang dans le piedo
Dans les Figs. 5 et 6, le côté de la semelle 1, opposé aux uvules ou aux nervures 3, est muni d'une couche 7 formant coussin.
Ge coussin est constitué par une couche de matière synthétique et est muni d'un revêtement protecteur 8 en un tissu exempt de fibres.Les perforations 5 traversent le coussin 7 et le revêtement protecteur 8 de part en part. Le moltoprène s'est montré particulièrement avantageux comme mousse synthétique.
REVENDICATIONS.