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LOHMANN KOMMANDITGESELLSCHAFT, résidant à FAHR s/Rhin (Allemagne).
PANSEMENT POUR DOIGTS, PRET A L'EMPLOI.
Comme de graves blessures de doigts, telles que des écrasements, coupures profondes et analogues, sont très douloureuses, l'application et l'enlèvement d'un pansement au doigt nécessite des précautions particulières.
En outre, le doigt blessé par suite de sa grande sensibilité à la douleur, particulièrement à la pointe doit être préservé contre des pressions.
Pour cette raison et parce que les doigts voisins rendent la ma- nipulation difficile, de même qu'en tenant compte de la forme particulière du membre blessé; on a déjà préparé des pansements de doigts désignés comme prêts à l'emploi, qui consistent par exemple en une enveloppe dé protection en cuir pouvant également être garnie d'une compresse. En outre, on connaît des coupes spéciales en compresses'de mousseline de même que des porte-doigts.
Ces derniers pansements ne conviennent cependant pas pour éviter une pression du doigt blessé occasionnant la douleur. En outre, l'application et l'enlève- ment des pansements est diff icile. Ils se laissent également à peine fixer de fagon sûre quand on se sert de la main. Dés dispositifs auxiliaires connus, par exemple du genre dé pinces à étrésillons, pouvant être enlevés après l'ap- plication du pansement, ne peuvent non plus écarter cet inconvénient.
On a par conséquent déjà proposé de fixer un pansement de doigt appliqué de façon ordinaire au moyen d'une enveloppe qu'on serre dans la suite autour de la compresse de mousseline du pansement. Toutefois, ces pan- sements de doigts nécessitent une manipulation particulièrement difficile parce que les dimensions varient quand le pansement se resserre. En outre par exemple en cas de fracture du doigt,un guide doit être apposé comme sup- plément.
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En revanche,l'invention est relative à un pansement pour doigts dont la forme nouvelle consiste en ce qu'une enveloppe adaptée environ à la grandeur du doigt, raidie, recouverte de couches d'ouate entourées de mousse- line, comprend des pièces de forme environ semi-cylindriques pouvant être ra- battues autour du doigt de manière à s'appuyer l'une contre l'autre.
L'enveloppe consiste de préférence en deux coquilles de forme en- viron semi-cylindrique disposées l'une contre l'autre suivant le même axe, et réunies chacune sur une des faces étroites à la manière d'une charnière.
La liaison à charnière peut également consister elle-même en parties d'enve- loppes entaillées et repliées de façon correspondante.
Des pièces d'enveloppes de ce genre peuvent également être raccor- dées à la manière d'une charnière le long d'une arête longitudinale de maniè- re qu'on puisse les replier l'une sur l'autre latéralement. Une des pièces de l'enveloppe peut également dépasser la longueur du doigt et avoir la forme d'un cylindre plein dans la partie prolongée.,Celle-ci reçoit alors une gar- niture en matière élastique et sert à protéger la pointe du doigt.
Suivant la forme de réalisation, les pièces des coquilles formant l'enveloppe de protection après leur repliage sont munies de bandes de ferme- ture ainsi que d'autres moyens de fixation du pansement à la main.
Le dessin représente l'objet de l'invention suivant quelques exem- ples de réalisation.
La fig. 1 représente une coquille continue, de forme semi-cylin- drique, pouvant être entaillée dans le sens transversal à la manière d'une charnière pour former ainsi un pansement en forme de cylindre qui est repré- senté en perspective sur la fig. 3 montrant une vue latérale prise en regar- dant du côté de l'introduction; les figs 2 et 4 reproduisent de façon correspondante aux figs 1 et 3 un pansement muni d'une liaison en forme de charnière disposée sur une arête longitudinale.
On désigne par 10 et 11 les moitiés du pansement de doigt de for- me semi-cylindrique, reliées suivant leurs faces étroites à la manière de charnières. Les pièces 10,11 sont garnies sur toute leur longueur d'une cou- che d'ouate 12 pouvant être munie d'une couverture de mousseline. Les pièces d'enveloppe en forme de coquilles 10,11 ont des dimensions telles que leurs bords, par exemple 13,14 ainsi que 15,16 s'appuient les uns sur les autres quand on les rabat. Il se forme ainsi une enveloppe de forme environ cylin- drique conforme à la fig. 3, raidie par elle-même. Les pièces 10,11 peuvent être maintenues en place après le rabattement au moyen d'une bande 17 ou d'au- tre fagon plus commode.
La liaison en forme de charnière suivant les faces étroites, peut être construite de fagon quelconque. Il est toutefois recommandé de fixer le diamètre de l'enveloppe cylindrique d'après la distance entre les deux faces étroites voisines Ceci s'effectue de préférence en entaillant aux endroits correspondants 18,19 les pièces d'enveloppe 10,11 faisant tout d'abord corps l'une avec l'autre et en découpant la partie de coquille plus grande sous une forme appropriée par exemple en 20,21.
Dans la forme de réalisation suivant les figures 2 et 4, les piè- ces d'enveloppes 10911 s'appuient de la même'façon que dans la forme de réa- lisation déjà décrite. Toutefois dans ce cas, une 'liaison en forme de char- nière est disposée par exemple suivant l'arête 30, représentée en traits mix- tes en 31. Dans cette forme de réalisation, la pièce 11 se prolonge au delà de la pointe imaginaire du doigt. La pièce correspondante 32 présente égale- ment un remplissage en matière élastique comme en 12, pouvant avoir la forme d'une coupole servant de coussin, qui dépasse de façon correspondante l'enve- loppe 10,11. Les moyens de fixation peuvent être prévus sous la forme d'un ruban 17 ou de façon analogue.
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Pour l'application du pansement, on opère de manière que le doigt blessé soit par exemple appuyé dans la coquille 11 ou respectivement dans l'é- videment 40 de la couche d'ouate 12 ou bien de manière que la coquille 11 soit rabattue sur le doigt. On rabat ensuite la partie de coquille 10 en la repli- ant suivant les lignes'entaillées d'avance 18,19 contre la coquille 11 de ma- nière que les bords 14,16 arrivent à s'appuyer sur les pièces de bordure 13,15.
Le doigt est alors entièrement entouré par l'enveloppe creuse et est fixé dans l'évidement 40 par les coquilles raidies 10,11 le long des arêtes longi- tudinales tandis que la pointe du doigt est fixée dans la partie entaillée
20,21 en traversant la partie 22 de l'enveloppe de protection.
Le ruban de fixation 17 maintient alors le pansement en position repliée; il peut également être allongé de manière à servir en même temps à fixer le pansement du doigt à la main.
Pour enlever le pansement après avoir détaché le ruban de fixation, on écarte simplement les parties de coquille l'une de l'autre.
La manutention du pansement suivant les figs 2 et 4 s'effectue de la'même manière, avec cette seule différence que le rabattement des pièces 10,11 ne s'effectue pas suivant la face étroite mais le long de l'arête 30.
Les pièces de coquille raidies peuvent consister en carton; feuil- les métalliques, matières artificielles ou autre substance appropriée, de so- lidité suffisante, de forme stable en soi et permettant la formation de co- quilles d'appui de position stable.
Les deux formes de réalisation ne représentent que des exemples d'un pansement de doigt s'appuyant de fagon indépendante sur lui-même. De même que pour des buts spéciaux, on peut par exemple choisir trois pièces d'une paroi de cylindre démontables de plusieurs cotés, il est également possible de ne pas diviser en deux la partie cylindrique mais d'appuyer le doigt malade sur une partie de coquille plus grande qu'un demi cercle, fixée alors par un clapet de forme correspondante formant couvercle.
La forme de réalisation suivant la fig. 1 permet la préparation des pièces d'appui du bandage sous forme de bandes courantes de section semi- cylindrique qui sont alors munies de la garniture 12 et sont chaque fois dé- coupées aux longueurs voulues. L'entaillage préalable en 18,19 et le repliage peuvent alors s'effectuer suivant le but désiré. A l'état étiré, le bandage peut être aisément emballé de fagon compacte. Ses pièces se rattachent l'une à. l'autre de façon à ne pas pouvoir être perdues.
Conformément à l'invention, il est créé suivant un mode nouveau un bandage pour doigts dont les pièces peuvent facilement être appliquées sans qu'il soit nécessaire de les glisser au dessus des doigts. Le membre blessé n'est pas soumis à une pression indésirable pendant que d'autre part la compresse de mousseline peut s'adapter aisément à la surface du doigt.
En position fermée, les pièces du pansement s'appuient l'une contre l'autre de manière que toute pression en direction axiale ou radiale soit absorbée par l'autre enveloppe elle-même et soit en tout cas maintenue écartée de la blessure. L'enveloppe extérieure de forme stable offre des points d'attache sûrs pour des lacets de serrage, bandes de collage pour maintenir les éléments en place. Les pièces peuvent également se rattacher aisément l'une contre l'autre de façon à ne pas pouvoir les perdre, au moyen d'un ruban collant qui sert en meme temps de liaison à charnière. Lors de l'enlèvement du pan- sement, le doigt tout entier est libéré après avoir rabattu en arrière une partie de l'enveloppe et on évite ainsi une manipulation occasionnant des douleurs.
En plus de pansement pour doigts, le dispositif conforme à l'in- vention peut sinon être également utilisé à d'autres buts de pansements ou de protection, par exemple comme pansement pour les orteils.