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MEASUREMENT LIMITER résidant à LONDRES.
PERFECTIONNEMENTS AUX RELAIS ELECTRIQUES SENSIBLES.
La présente invention concerne les relais électriques sensi- bles et, plus spécialement mais non exclusivement, ceux utilisés comme détecteurs dans les circuits en pont à auto-équilibrage.
Les défauts des relais sensibles connus sont que (1) le courant varie lentement dans les bobines de relais et provoque une fermeture très lente des contacts de relais, ces contacts pouvant brûler et peut-être même se souder, entravant ainsi très sérieusement le bon fonctionnement "des appareils utilisant des relais de ce genre, (2) l'amplitude du cou- rant d'excitation du relais peut être assez faible pour ne donner qu'une très faible pression de contact, ce qui rend difficile l'obtention d'une résistance de contact faible et constante.
L'invention a pour but de procurer des relais sensibles dans lesquels les inconvénients ci-dessus sont réduits ou supprimés, sans de- voir recourir à des appareils électroniques.
L'invention consiste en un relais électrique sensible dont la rapidité de fermeture et d'ouverture des contacts est indépendante de 1' intensité du courant et de sa vitesse de variation dans l'enroulement du relais.
L'invention consiste aussi en un relais électrique sensible, comme défini dans le paragraphe précédent, dont l'armature mobile com- porte une partie en fer qui, dans la condition-normale du relais, se trouve en équilibre (à cause d'une légère force de gravité de centrage) à mi-chemin entre deux pôles fixes d'aimants permanents de la même pola- rité et entre deux pièces en fer pouvant être aimantées avec la dite partie en fer par une bobine fixe d'un électro-aimant de manière à avoir une polarité commune, cette bobine fixe pouvant être excitée sous la commande de l'un ou l'autre de deux contacts fixes et de l'un ou l'autre
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d'une paire de contacts solidaires de l'armature mobile et de la bobine.
L'invention consiste aussi en un relais électrique sensible, comme décrit dans le paragraphe précédent, caractérisé en ce que les con- tacts mobiles sont portés par une lame de ressort solidaire de l'armature mobile.
L'invention consiste encore en un relais électrique sensible, comme décrit dans l'un ou l'autre des deux paragraphes précédents, com- prenant un moyen de régler la position des pelés fixes des aiments per- manents par rapport à la position médiane de la dite partie en fer.
L'invention consiste aussi en un système de pont à auto-équi- librage, comprenant un relais comme décrit dans l'un quelconque des quatre -paragraphes précédents, associé à d'autres relais et à un servo-moteur permettant, quand une résistance varie dans un bras du pont et déséqui- libre celui-ci, de ramener le pont en équilibre.
L'invention consiste encore en un procédé de production d'im- pulsions de courant périodiques par lequel l'amplitude des impulsions de courant appliqués à la dite bobine fixe par l'intervention d'un relais comme décrit dans l'un quelconque.des paragraphes précédents, est réglée de façon appropriée.
L'invention consiste aussi en un relais sensible en substance comme décrit ci-après et comme représenté à la Fig. 1 des dessins annexés.
La Fig. 1 représente un relais conforme à la présente invention.
La Fig. 2 représente un détail du relais de la Fig. 1, et
La Fig. 3 est un schéma montrant une application d'un relais conforme à l'invention à un système de pont à auto-équilibrage.
Dans la forme d'exécution de l'invention représentée à la Fig. 1, un aimant permanent 1 contient un cadre mobile à pivots la pourvu de connexions en fil d'argent souple de type courant. Un bras 11 se prolongeant en-dessous du cadre mobile, porte, à son extrémité, une pièce en fer 2. Celle-ci passe à travers une bobine 3 maintenue par des montants en fer 4 fixés par vis et espacés d'une plaque en fer 6 par des rondelles 5 en matière non magnétique.De petites équerres en laiton 7, montées avantageusement sur les montants, portent des vis de réglage 8 servant à régler la position de deux bras en fer 9o Ces deux bras sont attachés par pivot à une extrémité d'un petit aimant permanent, de fa- çon que les deux bras aient la même polarité magnétique.
Un ressort 10 tend à écarter les deux bras l'un de l'autre et leurs extrémités poussent ainsi contre les deux vis de réglage, de façon qu'elles soient réglables.
Le bras du cadre mobile porte aussi un prolongement en matière élastique 11a isolé du bras de l'appareil à cadre mobile et relié à une borne 12 par un fil d'argent souple 12a
Le prolongement 11a porte, sur chaque côté, des contacts 13 as- sociés à des contacts 14 montés sur des vis de réglage 14a vissés dans des montantsen laiton 14b fixés à une plaque en matière isolante (non représentée). La plaoue de fer 6 sert d'écran magnétique entre les deux extrémités du relais.
En fonctionnement, par exemple, dans un circuit en pont comme décrit ci-après, le ralais utilise son cadre mobile comme indicateur d'équi- libre du pont, de sorte qu'un petit écart de la position normale d'équilibre provoque le passage d'un faible courant dans l'enroulement de cadre mobile la , ce qui fait déplacer légèrement le cadre dans l'une ou l'autre direc- tion suivant le sens du courant , Quand le cadre s'écarte suffisamment de sa position médiane, la lame 2 est attirée par le bras 9 le plus pro-
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che, à cause du champ de l'aimant permanent. Le système mobile entier est brusquement dévié et établit un contact très net entre les contacts 13 et 14 du coté voulu.
Par le circuit de relais associé, la bobine 3 reçoit, une frac- tion de seconde plus tard, une impulsion de courant, ce qui aimante simul- tanément, avec la même polarité, les deux montants 4 et la lame 2 situés à l'intérieur de la bobine. La répulsion qui en résulte entre la lame et le montant 4 le plus proche est faite plus forte que l'attraction entre la lame 2 et le bras 9, de sorte que la lame 2 est ramenée dans sa position médiane, coupant brusquement les contacts 13 et 14,
On obtient ainsi un relais dont la vitesse d'ouverture et de ferme- ture des contacts et la pression des contacts fermés ont une valeur minimum importante indépendante de la valeur et de la vitesse de variation du cou- rant d'excitation.
Cette opération rapide et la pression suffisante des contacts évitent les brûlures et soudures de contacts et autres difficultés de fonc- tionnement, tout en gardant, une haute sensibilité aux faibles courants d'un circuit en pont.
Le circuit en pont de la Fig. 3 se compose de quatre bras à résistance ohmique chacun, deux sommets du pont étant reliés par le cadre mobile la du relais décrit ci-dessus. Les deux bras a et b du pont, d'un côté de ces sommets, comprennent chacun des résistances, de 3000 ohms par exemple, le bras .2. , de l'autre coté des sommets, comprenant une ré- sistance ohmique de 4000 ohms, tandis que le quatrième bras contient deux rhéostats d e circulaires de valeur maximum 3000 ohms, le rhéostat e se trouvant à une station de réception, près du pont, et le rhéostat d se trou- vant à une station d'émission loin de la station de réception.
La station de réception comprend aussi un servo-moteur f entraî- nant le curseur du rhéostat e.
Des contacts fixes 14, 14 sont connectés respectivement à deux bobines de relais..!!., h de type "P.T.T.". Ces relais ont des contapts i, j, respectivement, qui commandent le servo-moteur f assurant l'auto-équili- brage du circuit en pont.
Les realis g et h ont aussi des contacts k et m normalement fermés qui maintiennent un autre relais n - aussi type "P.T.T."- norma- lement enclenché. Les contacts ouverts 0 sont en série avec la bobine 3 du relais de la Fig. 1. Quand la bobine de relais la répondit-un courant de désiquilibrage et ferme un de ses contacts 14 le relais g ou h inter- vient et coupe l'excitation du relais n de manière à faire marcher le servo-moteur f dans le sens voulu.
Le relais n reste encore enclenché pendant un court moment à cause de la charge accumulée dans le condensateur 12 ( 8 mfd ). Quand le relais n déclenche, ses contacts o se fermentet envoient du courant dans la bobine 3 qui elle-même écarte le contact 13 des deux contacts 4. Le relais ± ou h s'ouvre alors, les contacts k et m se ferment et réexcitent le relais n dont les contestc o se rouvrent et déconnectent la bobine 3.
Le contact 13 reste donc en contact avec un des contacts 14 dans une situation de quasi-équilibre pendant un moment dont la durée est déterminée par le circuit à retard associé au relais n, ce réglage étant réalisépar un rhéostat ± de 10.000 ohms en série avec le condensa- teur p. Un rhéostat semblable r sert à régler lintensité du courant d'impulsion d'ouverture dans la bobine 3.
Les relais sensibles à cadre mobile de la présente invention peuvent être utilisés comme générateurs d'impulsions puisque, en réglant les impulsions de courant d'ouverture dans la bobine 3 à une valeur con-
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venable, le relais produira des impulsions régulières (dérivées de ses contacts 13 et 14) par exemple dans un sens correspondant au sens d'un courant de désiquilibre d'un pont et dans de larges limites de courant de déséquilibre.
REVENDICATIONS
1. Relais électrique sensible caractérisé en ce que la rapidité de fermeture et d'ouverture des contacts obtenue est indépendante de l'in- tensité du courant et de sa vitesse de variation dans l'enroulement du relais.