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Usines BREPOLS S.A., résidant à TURNHOUT.
PROCEDE POUR LA FABRICATION D'UN PAPIER DE SECURITE.
Le présent brevet a pour objet la' fabrication d'un nouveau papier de sécurité, rendant tout essai d'éradication d'une écriture ou d'une impres- sionà l'encre,effectué par voie mécanique ou chimique immédiatement visible d'une manière permanente. Ce papier convient en particulier à l'impression de chèques, lettres de crédit, notes, et un grand nombre d'autres documents nécessitant une protection contre la falsification.
Le nouveau procédé, faisant l'objet du présent brevet, est carac- térisé par l'application sur un papier de base d'une ou de plusieurs couleurs poreuseshydrophiles et réactives de teinte préférablement différente du pa- pier de base, les deux composantes - papier de base, et/ou couleur hydrophi- le - contenant des agents à effet chimique ou autre qui révèlent d'une façon permanente tout effort d'éradication d'une écriture ou tout effort en vue d'enlever les agents sur lesquels repose l'effet protectif de ce papier de sécurité
Le papier de base est choisi en teinte différente et plus foncée que la teinte de la couleur hydrophile, couvrant le papier.
Par ce moyen tout essai d'éradication par voie mécanique, par exemple au moyen d'un canif ou d'un abrasif devient immédiatement visible par l'enlèvement de la couche hydrophile appliquée sur le papier portant l'écriture, l'impression, etco La teinte du papier de base est au moins partiellement réalisée avec des matiè- res coloriées, qui ne se laissent pas blanchir avec des produits d'oxydation ou de réduction, ou enlever par des produits chimiques susceptibles de dis- soudre ou de blanchir, par exemple une encre d'écriture, ou un des agents à effet protectifo Comme exemple de ces produits chimiques, nous mentionnons l'eau de Javelle, le permanganate de potassium, le chlorure d'étain, le bi- sulfite de Sodium, l'acide oxalique et ses sels, le vinaigre, l'alcool, le benzène, l'éthylène glycol,
le diéthylène glycole et leurs dérivés et d'au- tres solvants organiques.
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La couleur hydrophile et poreuse peut être appliquée sur le papier au moyen de machines se trouvant dans le commerce, de fagon à couvrir entiè- rement le papier de base sur toute la surface du papier, sur un ou deux cotes Alternativement la couleur peut aussi être appliquée de façon à ce qu'elle couvre la surface du papier partiellement au moyen d'un des nombreux procédés de l'industrie graphique, par exemple au moyen du procédé d'impression off- set, d'impression typographique, d'impression héliogravure ou autre.
Les deux procédés d'application partiel ou intégral peuvent en plus être combinés de manière à présenter des avantages nouveaux au point de vue protection contre les falsifications. Lencre d'impression et la couleur de recouvrement peu- vent ainsi contenir des moyens de protection différents, exerçant chacun une fonction déterminée de protection.
Afin d'indiquer d'une manière efficace et simple une tentative de falsification, le papier fabriqué suivant le présent brevet, présente les ca- ractéristiques suivantes constituant les éléments nouveaux du nouveau procé- dé :
1. La couleur poreuse et hydrophile est caractérisée par le fait qu'elle absorbe facilement toute solution aqueuse, cette solution pouvant être de l'encre d'écriture usuelle,ou bien un produit chimique réagissant avec l'encre ou d'autres ingrédients du papier ou de la couleur appliquée.
L'utilisation d'une couleur hydrophile ou poreuse en tant que re- couvrement intégral ou/et partiel du papier de base, a comme effet de déclen- cher rapidement les différentes réactions chimiques inhérentes au présent procédé de fabrication d'un papier de sécurité et de faciliter la fixation et la pénétration de l'encre d'écriture dans le papier fabriqué d'après le présent procédéo
L'encre d'écriture pénètre essentiellement à travers la couche poreuse, de façon à ce que l'éradication mécanique n'est pas réalisable sans révélation de la couleur indélébile du papier de base.
L'enduit utilisé pour le recouvrement du papier de base, suivant le présent procédé, est composé essentiellement d'un pigment réactif et d'un liant
La réactivité du pigment consiste dans la solubilité dans la plu- part des acides utilisés pour l'éradication des encres; par exemple, l'acide chlorhydrique, nitrique, sulfurique, citrique, oxalique, acétique, etco Le pigment soluble aux acides est additionné en quantité telle, que sa dissolu- tion par les acides révèle la teinte généralement différente ou plus foncée du papier de base
Comme pigment réactif on utilise par exemple un oxyde, un carbo- nate, ou autre composé d'un métal approprié, présentant en plus de la solubi- lité aux acides et éventuellement aux alcalis une insolubilité à l'eau, par exemple le carbonate de zinc, de magnésie, de calcium, de strontium, de nickel,
etco l'oxyde de zinc, de magnésie,de cadmium, le ferrocyanure de man- ganèse, de nickel,, d'aluminium,, le borate de zinc, de manganèse.
Ces pigments peuvent être utilisés en mélange entre eux ou avec d'autres pigments, par exemple, le sulfate de baryum, le talc, etc. pigments d'un usage courant dans l'industrie du papier.
Le liant peut être fabriqué à base d'amidon? d'un albumine, d'une protéine, de colle animales, à base de carboxymethylcellulose, de métbylcellu- loses dun latex synthétique ou d'un autre aglutinant approprié, capable de fixer le pigment sur le papier tout en maintenant la porosité de la couche I1 existe un grand nombre d'autres aglutinants qui peuvent convenir et qui S'emploient seuls ou en mélange entre euxo
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Toutefois Inexpérience a démontré que, dans certains cas, cette ' disparition de la couche n'est ni assez rapide, ni suffisamment complète pour rendre impossible une réparation de l'apparence originale de la couche, après une tentative d'altération.
En particulier une couche à base de carbonate de chaux, comme pig- ment soluble aux acides, est particulièrement peu active en cas d'utilisation d'un éradicateur, très répandu dans le commerce,à base de permanganate de potasse et de bisulfite de sodium.
Ceci probablement à cause de l'insolubilité du sulfate de calcium formé par l'action des sulfates contenus dans le bisulfite ou par l'action du bisulfite sur le bioxyde de manganèse.Cet inconvénient peut être évité en utilisant, suivant le présent brevet, une couche active basée sur l'emploi dun pigment soluble à l'acide sulfurique, en proportions appropriées.
2. La couche, l'encre d'impression ou les deux contiennent au moins un réactif chimique donnant avec l'hypochlorite de sodium ou d'autres oxydants au chlore ou ses dérivés (chlorite, chlore, etc. ) une coloration permanente. De cette fagon l'application d'éradicateurs de ce genre est ré- vélé aussi dans le cas, où le faussaire aura évité l'emploi d'acides.
Comme produits réactifs au chlore et éventuellement à d'autres oxydants nous men- tionnons : la p-p' diamino-diphenyle, ses sulfates, phosphates, ou d'autres dérivés, par exemple les dérivés chlorés ou halogènes le sulfate ou le ferrocyanure de manganèse ou d'autres sels solubles ou insolubles de la manganèse, du nickel, du cobalt, du cerium, etco des dérivés du vanadium le 4-4' Diaminodinaphtyl (1-1 SI) et ses dérivés la S-N-ortho-phenylène-i so-thio-ur ée et ses dérivés appropriés la primuline la diphenyl-guanidine et ses dérivés et un grand nombre d'autres substances chimiques.
De préférence on utilise ceux de ces corps chimiques, donnant avec l'eau de Javelle, etc. une coloration qui ne peut être plus au moins enlevée que par l'intervention d'un agent chimique, possédant une réaction acide. Lors d'une tentative de restauration de l'aspect initial du papier de sécurité on est ainsi amené à déclencher la réaction du pigment soluble à l'aide mentionné sous 1, de détruire en conséquence la couche couvrante et de révéler la couleur du papier de base.
3o La couche, l'encre d'impression ou les deux contiennent au moins un produit fluorescent aux rayons invisibles, par exemple à la lumière ultra- violette.Il s'agit par exemple de produits du type désignés comme produits de blanchiment optique, dérivés du point de vue chimique des umbelliferones, de la triazine, de la stilbène et d'autres corps.
Les produits de blanchiment optique se vendent sous la dénomina- tion de Tinopal, Leucophor, Blancophor, Uvitex, Tinofene, Optical White, etc.
Au lieu de ces matières ou simultanément on peut utiliser aussi des colorants fluorescents, par exemple l'eosine, la Sulfoflavine Brillante FF, la Rhoda- mine et d'autres, ou des produits fluorescents à la lumière du jour.
Ces produits confèrent à la couche non seulement une fluorescence caractéristique, mais toute application d'un agent susceptible de blanchir une encre d'écriture détruit le produit fluorescent, faisant apparaître une tache nettement visible à la lumière de Wood. L'emploi des produits de blan- chiment optique assure, au point de vue sécurité, à la fois un moyen garan-
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tissant l'authenticité du papier et révélant toute tentative d'éradication chimique ou même mécanique.Le dernier point constitue un avantage particu- lier inhérent au présent breveto
Les produits fluorescents facilitent grandement la détection d'une tentative de restauration par l'application d'une couche d'une autre composition sur une partie du papier,
altéré par un moyen quelconque.Même en cas de restauration par la couche recouvrant le papier de sécurité, la détection de cette opération est rendue plus aiséeo
Les produits de blanchiment optique peuvent en plus être utilisés dans le papier de base. Celui-ci peut être fabriqué à l'exemple du papier chiné, permettant une identification du papier par la coloration de fibres individuelles, visible à l'ultra-violet.
D'autres moyens connus pour la vérification de l'authenticité du papier de base peuvent être combinés avec le présent procédé, par exemple l'emploi de filigranes, l'addition de fibres coloriées en soie artificielle, etc.
4. La couche, l'encre d'impression ou les deux, contiennent au moins un colorant changeant sa teinte avec les substances capables de déco- lorier le colorant des encres d'écriture, etc. Ce colorant remplit en premier lieu la fonction de donner à la couche une teinte voulue,disparaissant lors de Inapplication d'une substance capable de faire disparaître la coloration d'une encre d'écriture La tache ainsi formée sur le papier de sécurité faci= lite la détection d'une tentative de falsification. Une restauration de la teinte originale, par exemple par sur-coloration au moyen d'un colorant, est particulièrement difficile à réaliser à cause de la forte absorption, mani- festée par la couche poreuse, suivant le présent procédé.
D'une fagon similaire une addition d'un colorant du genre décrit à l'encre de sécurité, notamment pour l'impression du fond de sécurité, aug- mente les difficultés de restauration de l'impressiono Celle-ci est bien plus difficile à réaliser sur le papier couché, fabriqué suivant le présent procé- dé, par rapport à un papier non couché, imprimé avec les mêmes encres de sé- curitéLes colorants permettent en plus de déceler aussi une tentative de falsification par exemple au moyen d'une solution de permanganate de potasse, suivi d'un traitement au bisulphite de sodium ou au moyen d'un blanchiment par les rayons solaires ou d'autres.
Un grand nombre de colorants, dérivés du goudron de la houille et d'autres, peuvent être utilisés peur la coloration décrite de la couche ou de l'encre d'impression, par exemple l'éosine, l'orange II, le ponceau, des colorants directs, acides, des colorants basiques, des colorants de la série de la triphenyl-methane, des extraits de bois tinctoriaux, etc. le colorant pour chèques AS et d'autres
Au lieu d'additionner ces colorants à l'enduit sous forme de solu- tion ou de dispersion aqueuse, il y a moyen de les additionner à la couleur de couchage ou à l'encre d'impression sous forme de laque, pour augmenter par exemple la résistance à l'eau du papier de sécurité fabriqué suivant le pré- sent procédé.
Un autre résultat nouveau de l'application décrite des colorants, suivant le présent brevet, réside dans le fait que le choix des colorants peut être effectué de telle sorte, qu'une utilisation de l'acide oxalique ou d'acides similaires, peut intensifier la teinte du papier de sécurité. Ceci est particulièrement avantageux du point de vue sécurité. En effet, il est bien connu que cet acide peut être utilisé pour enlever certaines écritures à l'encre. Le papier de sécurité suivant la présente invention est donc assu- ré aussi contre une éradication au moyen de cet acide dans le cas que le pig- ment réactif ne présente pas une solubilité suffisante à l'acide oxalique.
5. La couche, l'encre d'impression ou les deux contiennent au moins un produit changeant sa teinte sous l'action d'un bisulfite, par exemple le bisulfite de sodium ou le métabisulfite de potassium. Les bisulfites forment
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un groupe de produits chimiques qui sont fréquemment utilisés par les faus-= saires, notamment en combinaison avec les permanganates pour enlever une en- cre d'écriture sur un document, par exemple un chèque, etco Parfois leur ap- plication seule permet d'enlever certaines encres d'écriture . o Comme produit réactif aux bisulfites nous citons la fuchsine,le vert malachite et leurs dérivés sulfonés, le Bleu Helvetie I, des colorants de la série des authra quinones, des colorants directs,
le bleu Indanthrène et un grand nombre d'au- très produits chimique s
Du point de vue sécurité contre les falsifications d'une écriture etc. les produits en question assurent des avantages semblables à ceux cités sous 4.
En plus, on peut ajouter au papier de base des produits solubles ou changeant la teinte avec les bisulfites. Lors de l'application des bisul= fites sur le papier, ces produits sont solutionnés et percent dans la couche du papier de sécurité, lui conférant une autre teinte. La fuchsine, ses déri- vés ou laques conviennent pour cet usage ainsi que d'autres produits, par exemple l'hématéine.
Par ces moyens, une opération d'altération et de restauration amè- ne finalement une destruction de la couche de recouvrement, une apparition de la couleur du papier de base et par conséquent une révélation pratiquement irréparable d'une tentative de falsification.
60 D'une manière similaire à celle exposée sous 4 et 5 on ajoute au papier de base, à la couche ou/et à l'encre d'impression des produits pro- voquant un changement de teinte sous l'influence de corps à réaction alcali- ne ou acide, en particulier des érasifs chimiques.
Des indicateurs utilisés. en titrimètrie conviennent pour cet usage, de même qu'un grand nombre d'au- tres produits ou de colorants, par exemple le jaune methanile, le jaune bril- lant, les colorants basiques et d'autres, la fluorescéine, etco Leur applica- tion judicieuse oblige le faussaire, lors d'une tentative d'enlèvement d'une encre d'écriture appliquée sur le papier de sécurité ainsi fabriqué, à recou- rir à des produits ayant une réaction alcaline ou acide, déclenchant fatale- ment une ou plusieurs des réactions citées sous 1 à 5 et contribuant ainsi à dénoncer cette tentative d'une manière pratiquement irréparable.
Pour déceler l'emploi d'acides ou d'alcalis, il n'est pas absolu- ment nécessaire d'utiliser des produits changeant la teinte en milieu acide ou alcalin. L'emploi judicieux de produits du type décrits sous 1, 2, 3, 4 et 5 peut endéans les modalités de mise en pratique du présent brevet.suffire à cette fin.
C'est ainsi que l'application par exemple d'un acide suffit pour produire la formation d'une tache sur le papier de sécurité suivant le pré- sent procédé, par exemple par dissolution. La teinte du colorant en cause est dans ce cas simplement renforcée, probablement par concentration dans la surface du papier
Les produits fluorescents décrit sous 3 donnent déjà, par exemple avec une solution à 3% d'acide acétique ou à 2% d'ammoniaque, une tache nette=- ment visible aux rayons ultra-violettes et très distincte d'une tache prove- nant par exemple d'une goutte d'eauo
7. La couche, l'encre d'impression, le papier de base ou les trois contiennent au moins un produit colorié soluble dans les solvants organiques.
Comme solvants organiques qui entrent en ligne de compte, nous citons les al- cools aliphatiques, les esters/et éthers, les hydrocarbures, par exemple l'al- cool éthylique, l'acétate d'éthyle, le benzène, le naphte, la dichlorethane et un grand nombre d'autres produits chimiques, désignés généralement comme solvants organiques dans l'industrie des peintures et verniso
Un grand nombre de produits coloriés sont connus qui se dissolvent dans certains ou dans tous les solvants organiques en proportion variable.
Nous citons les colorants basiques et pigmentaires du type Rhodamine, Soudan, les colorants solubles à l'alcool, la nigrosine, les bases des colorants ba
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siques et certains de leurs sels., par exemple le stearate de la base du bleu Vectoria ou du bleu Méthylène et d'autres, le bleu Acronol, la fuchsine, etc.
Des essais nombreux ont permis d'établir que certains des produits cités sous 2, 3, 4, 5 et 6 peuvent être enlevés d'un papier de sécurité, con- tenant ces produits, au moyen de solvants organiques. On réussit de cette fa- gon à éliminer et rendre inefficaces les produits garantissant une détection facile d'une tentative d'altération d'une écriture, ou la vérification de l'au- thenticité du papier en causeoCeci est souvent possible sans changer l'aspect ou la teinte du papier de sécurité
Il a été trouvé que 1''emploi des produits coloriés solubles dans les solvants organiques selon le présent brevet, permet de minimiser ou de rendre impossible 1-'enlèvement des substances actives ou leurs produits de réaction avec les éradicateurs chimiques sans laisser une trace nettement vi= sible.
Il est alors difficile ou impossible de faire disparaître cette tache sans détruire la couche et/ou le fond de sécuritéo Toute tentative d'altéra= tion d'une écriture ou d'une impression, par exemple les numéros d'un chèque, au moyen d'un dissolvant organique est ainsi révélée par la coloration qui se produit par suite de la dissolution, la répartition et l'absorption dans la couche des produits coloriés et solubles dans les solvants organiqueso
8. La couche, l'encre d'impression ou les deux contiennent au moins un produit insolubilisant l'aglutinant, qui est utilisé pour la fabrication de ces enduits.
Le but de l'addition de ces produits d'insolubilisation est de rendre la couche plus ou moins insensible à l'eau ou même aux alcalis.Par cette action il devient très difficile d'enlever la couche au moyen de l'eau ou même d'un alcali (par exemple une solution diluée d'ammoniaque) afin de s'en servir pour la restauration d'une partie abîmée de la surface du papier de sécurité, fabriqué diaprés le présent nouveau procédéo
Les produits d'insolubilisation et leur application sont bien con- nus dans l'art de la fabrication du papier couché.A titre d'exemple, ne li- mitant en rien la portée du présent brevet, nous citons les aldéhydes, par exemple la formaldéhyde et ses dérivés, le glyoxal, des sels du chromé, de l'aluminium et d'autres produits connus.
Le papier de sécurité ainsi fabriqué convient pour les pays tro- picaux par suite de sa résistance à l'humidité.
L'invention n'est pas limitée aux agents indiqués sous 1-8, car bien d'autres produits ou d'autres substances peuvent être ajoutés à la cou- che ou à l'encre d'impression, permettant d'obtenir le même résultat au point de vue sécurité contre les falsifications.
Les qualités du papier de sécurité fabriqué selon la présente in- vention et définies sous 1 à 8 peuvent souvent être réalisées par l'utilisa- tion de produits qui présentent individuellement plusieurs des qualités énu- mérées sous 1-8. Cest ainsi que la fuchsine, par exemple, présente simulta- nément une bonne solubilité aux solvants organiques, aux bisulfites et une grande réactivité par rapport aux éradicateurs dencre, aux acides et aux al- caliso
De même il n'est pas indispensable que le papier de sécurité, sui= vant le présent brevet, présente toutes les caractéristiques énumérées sous 2-8.Un excellent degré de sécurité contre la falsification est obtenable sans que le papier réunisse toutes ces qualités à la fois.
Suivant les besoins, un choix judicieux peut être opéré,
Le papier de sécurité fabriqué suivant le présent brevet, permet en plus d'assurer d'une manière particulièrement efficace une protection con- tre une élévation de la valeur inscrite sur un chèque par simple sur-écritu- re ou des falsifications similaires. Cette falsification peut être effectuée sans altération d'une écriture originale, par exemple, par simple addition d'une écriture fausse à une écriture originale.,On pourrait ainsi modifier une somme originale de 1.000 Frs.à 4o 000 FrsoEn posant le numéro 9 devant une somme originale de 750 Frs. on pourrait la transformer par simple ad-
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dition dune écriture appropriée à 94o750 Frs.
Un système de numéros imprimés sur un document (chèques etc.) et disposés de telle manière qu'une limitation de la valeur originalement ins- crite devient possiblepar exemple en biffant les numéros dépassant le chif- fre original au moyen d'une écriture à l'encre est souvent utilisé à cette fin.
Il résulte de ce qui précède que ce système et ses modifications, appliquées sur le papier de sécurité selon la présente invention permettent d'obtenir une protection nettement supérieure contre les falsifications par sur-écriture. Elles deviennent ainsi pratiquement irréalisables.
Le papier de sécurité décrit et fabriqué suivant le nouveau pro- cédé faisant l'objet du présent brevet, permet d'obtenir un degré inconnu jusqu'à ce jour de réactivité envers les produits chimiques capables de faire disparaître une encre d'écriture ou d'impression et les moyens de restaura- tion de rendre la constatation de toute manipulation effectuée en vue d'une altération des dites inscriptions sur ce papier, détectable d'une façon plus simple, plus complète et plus efficace que chez les papiers de sécurité con- nus.
Bien que certains des principes de fabrication énumérés soient bien connus dans l'art de la fabrication des papiers de sécurité, il est évident que leur application, telle qu'elle est décrite dans le présent bre- vet, présente de nombreuses caractéristiques distinctives et nouvelles du point de vue de la réalisation de ce papier de sécurité perfectionnée Ces nouvelles caractéristiques confèrent à ce papier de sécurité un degré de protection contre les falsifications de loin supérieur aux papiers de sécu- rité actuellement connus.
Il résulte de ce qui précède qu'il est impossible de décrire tou- tes les variantes possibles de mise en pratique de la présente invention.
Nous donnons ici un exemple de mise en application qui ne limite cependant en rien la portée du présent brevet.
EMI7.1
Exemple d9,np13cationo
Un papier de base est fabriqué de la manière bien connue dans l'in- dustrie du papier et colorié dans la masse au moyen de rose indanthrène, d'un bleu de phtalocyanine ou d'un noir de vigne.En plus il peut contenir un pour- centage variable de fuchsine ou de rouge Soudan R.
Ce papier est recouvert d'un côté ou des deux côtés d'une couleur préparée comme suit :
50 Kgo de carbonate de zinc en poudre
15 Kgo ferrocyanure de manganèse
5 kg. de carbonate de nickel en poudre
2 kg. Phosphate de dichloro-benzidine
20 Kgo China clay en poudre sont mouillés avec 60 litres d'eau,
A cette pâte on ajoute une solution de
0,400 Kg.de Tinopal BV
0,200 kg. de Vert Malachite 0,030 Kgo de Jaune de methanile
0,020 Kgo de Bleu Méthylène 0,020 Kgo de Nigrosine ainsi qu'une solution de
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2 kg.de Gélatine
5 kg. de protéine de soya dans
40 kg. d'eau et
1 kg. d'ammoniaque à 20%
Après malaxage de cette couleur on additionne en plus 0,500 kg.
de formaldéhyde titrant 35%
La couleur ainsi préparée est appliquée sur le papier de base au moyen de machines industrielles bien connues. Après séchage, ce papier est calandre.La couche peut aussi être imprimée sous forme d'une trame.
La couche ainsi appliquée présente une teinte différente de la teinte du papier de base et une grande porosité. Les proportions des matiè- res employées pour la préparation de la couche, garantissent une écriture facile au moyen d'une encre commerciale ou d'un crayon, de même qu'une bon- ne impressiono
Le papier fabriqué de cette manière peut être imprimé par un fond de sécurité, de préférence par un dessin, par exemple un texte, se répartis- sant d'une fagon régulière sur la surface du papier.
Comme encre d'impression du fond de sécurité on peut par exemple se servir de la composition suivante :
5 kg. de glycérine de 28 Baumé sont mélangés et au besoin broyés avec
2 kg.de Triacetine et
30 grfuchsine
3 gro d'alizarine,,
Par la suite le papier peut être imprimé par d'autres encres d'im- pression du type couramment employé dans l'impression de chèques et d'autres documents commerciaux.
Le papier de sécurité fabriqué d'après la formule indiquée, donne un changement de teinte avec tous les produits capables d'effacer une encre d'écriture ou permettant une restauration de l'aspect initial du papiero Il est pratiquement impossible de faire disparaître ces changements par exemple par voie chimique,sans provoquer une destruction de la couche et une appa- rition de la teinte du papier de basée Une restauration de 1 aspect initial du papier de sécurité est extrêmement difficile à réaliser, même au moyen de Inaction blanchissante des rayons solaires ou ultra-violettes.
En particulier, ce papier donne un changement pratiquement irré- parable avec 1 eau de Javelle, 1 acide sulfurique, acétique, oxalique, l'ammo- niaque, le bisulfite de soude, l'alcool, le naphte, et d'autres solvants or- ganiques.Des changements se remarquent aussi à la lumière ultra-violette,
Une éradication mécanique occasionne une tache dont la réparation
EMI8.1
est pratiquement irréalisable"
Le fond de sécurité éventuellement imprimé sur le papier de la ma- nière décrite, est particulièrement difficile à réparer, toute encre d'impres- sion mise en contact avec le papier tendant à s'étendre dans la couche, et laissant une trace bien visible.
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