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P. REICHARDT, résidant à BRUXELLESo APPAREIL PORTATIF DETECTEUR ET LOCALISATEUR DE BRUITS.
L'invention a pour objet un appareil portatif détecteur et loca- lisateur de bruits qui convient particulièrement au contrôle des bruits d' organes mécaniques ou de feuilles en mouvement et au repérage et 9. la loca- lisation de bruits anormaux.
Il permet ainsi de vérifier le fonctionnement d'installations dont les élé- ments ne sont pas directement apparents.
L'appareil selon l'invention se compose essentiellement d'un corps de métal d'un seul bloc en forme de poignée avec extrémité destinée à former le fond d'une cavité de résonance,, d'un disque de fermeture for- mant soupapelimitant vers l'extérieur la cavité de résonance, d'une ron- delle d'obturation portée par le corps métallique et coopérant avec la pé- riphérie de la soupape, d'un organe de réglage disposé du-côté opposé à la soupape pour déplacer une tige axiale portant cette soupape, de façon à l'ouvrir au delà.
en 1'amenant de la rondelle d'obturation et à la fermer en la rapprochant du fond de la cavité et en faisant varier le volume de celle-ci jusqu'à l'ap- pui de la soupape contre ce tond pour la transmission des bruits, et enfin d9 écouteurs reliés par des tuyaux acoustiques à la cavité de résonance.
La soupape est avantageusement munie vers l'extérieur d'une touche d'auscultation destinée à être mise en contact avec les organes à tra- vers lesquels on veut étudier les bruits provenant d'éléments dont le fonc- tionnement doit être contrôlé.
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L'extrémité de l'appareil du côté de la cavité de résonance et de la soupape. pour recevoir une cloche, de préférence en matière isolante moulée pour former une sorte de caisse sonore quand les bruits à étudier doivent être écoutés par l'intermédiaire de l'atmosphère extérieure.
Cette cloche peut être prolongée par une tubulure démontable
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en une seule partie ou en plusieurs parties télescopiques, notamment pour la recherche de fuites de gaz.
La cloche peut recevoir aussi une tige conductrice de contact avec pointe à l'intérieur de la cloche en regard de la pointe de la touche' d'auscultation de la soupape, si l'appareil doit être utilisé pour le contrô- le de charges électriques ou de tensions d'étincelles par'écoute du bruit fait parties étincelles électriques qui s'établissent entre la tige de con- tact et la touche d'auscultation de la soupape pour certaines positions de réglage de cette soupape.
On a représenté un exemple d'exécution de l'invention au des- sin annexé qui est une coupe axiale de l'appareil sans les écouteurs d' oreilles qui sont d'un type connu quelconque.
Le corps de l'appareil est constitué par une pièce en métal d'un seul bloc 1. en forme générale de poignée et pouvant comporter exté- rieurement dans sa partie centrale une surface moletée 2 pour faciliter la préhension.
- Ce corps 1 comporte intérieurement un logement axial 3 pour le passage de la commande de réglage et deux conduits longitudinaux 4-5 qui' aboutissent à des ouvertures taraudées 6-7 prévues à une extrémité'du corps l'et destinées à recevoir des embout tubulaires 8-9 sur lesquels peuvent s' emmancher des tuyaux acoustiques souples 10-11 aboutissant à deux écouteurs non représentés du type des écouteurs de stéthoscope.
Pour simplifier l'exposé, on supposera ci-après que le côté de l'appareil portant les embouts 8-9 est le coté supérieur, bien que l'appareil puisse évidemment être orienté dans diverses directions.
Du côté inférieur, le corps 1 se termine par un fond légèrement concave 12 percé de deux trous formant les orifices des conduits 4-5.Autour de ce fond 12, le corps 1 est prolongé par une collerette annulaire 13-dans laquelle est encastrée intérieurement une rondelle d'obturation 14 en matiè- re élastique (caoutchouc naturel ou synthétique) présentant par exemple la section fréquentée au dessin.
Cette rondelle d'obturation est destinée à coopérer avec la périphérie d'un disque métallique 15 formant soupape et porté par l'extrémité filetée d'une tige axiale 16 qui passe dans le loge- ment 3 en traversant une pièce inférieure de guidage 17, par exemple en caout- chouc, et une pièce supérieure de guidage 18 qui peut être aussi en caoutchouc; la pièce 18 est retenue en place dans le corps 1 par un bouchon tubulaire 19 qui se visse à l'extrémité supérieure du logement 3. La tige 16 se prolonge vers le haut en traversant une rondelle de caoutchouc 20, puis une pièce en matière moulée 21 formant coussinet pour un bouton de commande rotatif 22 qui se visse sur la partie supérieure filetée 23 de la tige 16.
L'extrémité 24 de cette tige 16 peut porter une graduation et pénétrer plus ou moins dans un logement correspondant 25 du bouton 22.
L'intervalle compris entre le fond 12 et la soupape 15 forme une cavité de résonance 26 et l'extrémité inférieure de la tige 16 peut traverser la soupape 15 pour constituer une touche d'auscultation termi- née par une platine 27. Entre la pièce 18 et une chape 28 portée par la tige 16 dans le logement 3. est monté un ressort de compression 29 enrou- lé autour de la tige et tendant constamment à la pousser vers le bas.
A l'intérieur de la collerette 13 peut s'embotter ou se vis- ser une cloche 30, par exemple en matière moulée isolante, présentant à son extrémité une ouverture taraudée 31 qui peut recevoir différents accessoires.
Dans l'exemple représenté au dessin, on a supposé que la cloche reçoit une tige métallique 32 terminée vers le haut par une pointe 33 venant, à l'intérieur de la cloche, en regard de la pointe 27 à un
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écartement variable suivant la position de réglage du bouton 22.
D'après la description qui précède, on comprend que, sous l'ac- tion du ressort 29, la tige 16 et la soupape 15 sont poussées vers le bas, tandis que le bouton 22 est appliqué contre la pièce 21, elle-même serrée contre la rondelle 20. Quand on tourne le bouton 22 dans le sens provoquant son dévissage sur l'extrémité filetée 23,on permet à la tige 16 de descen- dre davantage sous Inaction du ressort 29 et la soupape 15 s'écarte du fond
12. tandis que l'extrémité graduée 24 s'enfonce à l'intérieur du logement 25. La manoeuvre inverse permet de rapprocher au contraire la soupape 15 du fond 12.
Chacune des positions de la soupape peut être repérée sur la division de l'extrémité graduée 24 qui apparaît juste au-dessus du bouton
22 en dehors du logement 25.La soupape 15 est ainsi destinée à être dé- placée entre une position extrême inférieure, pour laquelle elle n'est plus en contact avec la rondelle d'obturation 14 et fait par conséquent communiquer l'extérieur avec la cavité de résonance 26, et une position extrême supérieure pour laquelle elle prend directement appui contre le fond 12, par exemple tout le long de sa périphérie.
Pour les positions hautes de la soupape., sa périphérie est en contact avec la rondelle d'ob- turation 14. de sorte que les conduits 4-5 ne communiquent pas par l'air avec l'atmosphère extérieure et ne sont pas influencés par les bruits at- mopshériques extérieurs.
L'appareil peut recevoir de très nombreuses applications.
Si on n'utilise pas la cloche 30 et qu'on met le corps de l'appareil ou la pointe d'auscultation 27 en contact avec des organes à travers lesquels peuvent être transmis les bruits à étudier, la soupape 15 étant en position de fermeture, ces bruits sont transmis par l'intermédiaire du corps métallique de la soupape 15 et du corps 1 de l'appareil et se trouvent amplifiés dans la cavité de résonance 26 dont le volume est réglable par manoeuvre du bouton 22 pour adaptation de cette cavité aux fréquences des sons à percevoir.-En déplaçant plus ou moins ce bouton dans un sens ou dans l'autre, on peut augmenter ou diminuer le volume de la cavité de résonance 26 tout en maintenant la soupape 15 fermée et on observe que,
pour une ou plusieurs positions du bouton 22 ou de la soupa- pe 15. on obtient une amplification maximum des bruits selon la fréquence des sons qui composent ces bruits. Si la soupape 15 est appliquée en con- tact direct contre le fond 12. l'ensemble forme en quelque sorte un bloc rigide et tout se passe comme si l'appareil prolongeait la masse de l'or- gane avec lequel il est en contact; il semble qu'il n'y ait pas alors de vibrations véritables de la soupape, mais que les bruits sont transmis par des déplacements indécelables des particules de la matière, ce qui permet l'écoute des bruits comme s'ils étaient entendus à travers une masse en une seule pièce.
Si, par la manoeuvre du bouton 22, on écarte davantage la soupape 15 du fond 12 jusqu'à ouvrir cette soupape, on fait alors communi- quer les conduits 4-5 avec l'atmosphère extérieure et on peut écouter les bruits transmis par cette atmosphère et en particulier des bruits très faibles, tels que ceux produits par des fuites d'air ou de gaz.Si l'ap- pareil est alors équipé de la cloche 30 et si celle-ci est prolongée par une tubulure qu'on déplace au voisinage des appareils à contrôler, on peut déceler avec l'appareil des fuites d'air ou de gaz et les localiser avec une très grande précision, car le bruit entendu passe par un maximum très net au moment où la tubulure est exactement en regard de la fuite.
Si au lieu de recevoir une tubulure, la cloche 30 reçoit la tige conductrice 32 représentée au dessin et que le corps 1 est re- lié à une masse ou à une prise de terre, l'appareil permet d'étudier des charges ou tensions électriques en écoutant le bruit des étincelles de décharge produites entre les pointes 27 et 33; en effet, le déplace- ment du bouton 22 renseignera sur l'écartement des pointes 27-33 lorsque
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les étincelles se produisent et par conséquent sur le voltage qui les pro- voque.
Si par exemple l'appareil ainsi équipé est mis en contact avec les bougies d'un moteur à explosions, tandis que le corps 1 de l'appareil est re- lié électriquement à la masse du moteur, on pourra vérifier si les diffé- rentes bougies fonctionnent de la même façon, c'est-à-dire si elles pro- duisent des étincelles entre les pointes 27 et 33 pour une même position du bouton 22. S'il n'est est pas ainsi, on pourra repérer la bougie pré- sentant un fonctionnement anormal.
On comprendra que l'exemple de réalisation, plus particuliè- rement décrit ci-dessus et représenté au dessin annexé, n'a aucun carac- tère limitatif et qu'on pourrait prévoir diverses adjonctions ou modifica- tions constructives sans s'écarter du cadre de l'invention.
REVMDICATICNS.
1. Appareil portatif détecteur et localisateur de bruits com- posé d'un corps de métal d'un seul bloc en forme de poignée avec extrémité destinée à former le fond d'une cavité de résonance, d'un disque de fer- meture formant soupape, limitant vers l'extérieur la cavité de résonance, d'une rondelle d'obturation portée par le corps -métallique et coopérant avec la périphérie de la soupape, d'un organe de réglage disposé du côté opposé à la soupape pour déplacer une tige axiale portant cette soupape, de façon à l'ouvrir en l'amenant au delà de la rondelle d'obturation et à la fermer en la rapprochant du fond de la cavité et en faisant varier le volume de celle-ci jusqu'à l'appui de la soupape contre ce fond pour la transmission des bruits,
et enfin d'écouteurs reliés par des tuyaux acoustiques à la cavité de résonance.