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KWIKFORM LIMITED, résidant à BIRMINGHAM (Gde Bretagne).
PERFECTIONNEMENTS APPORTES AUX ECHAFAUDAGES ET AUTRES EIEMENTS DE
CONSTRUCTION.
L'invention est relative à des échafaudages et autres éléments de construction du genre ayant une forme allongée et dont les dimensions hors- tout sont telles, dans le sens perpendiculaire à leur longueur, qu'ils aient, essentiellement, l'aspect de poutres, d'entretoises, d'arc-boutants ou de fermes.
Ces éléments sont généralement utilisés pair supporter les plaques de coffrages d'échafaudages métalliques pour la construction de murs, plan- chers, plafonds ou toits en béton ou matériaux analogues, bien que l'on puis- se également les utiliser pour l'établissement d'échafaudages, d'étaiements ou de constructions provisoires de types différents, ainsi que pour l'érec- tion de ces structures.
Si l'on veut supporter, par exemple, des plaques métalliques pour coffrages qui aient une flexibilité propre, il est souvent avantageux d'utiliser des éléments du genre susindiqué et possèdant des cour- bures différentes en fonction de la forme particulière du mur, toit, plan- cher ou plafond à réaliser.-
Il est actuellement'courant d'utiliser-, dans ces applications, des éléments rigides du genre indiqué ci-dessus, dont la forme pré-établie est conçue pour un profil incurvé déterminé, ce qui donne lieu aux ineonvé- neints sérieux suivants : a) quand les éléments ont un profil courbe rigide, établi à l'a- vance, ils ne peuvent être utilisés que pour une courbure particulière du mur, du toit ou d'une partie analogue de la construction;
b) il est indispensable de prévoir un grand nombre de jeux d'élé- ments, ayant chacun une courbure différente, afin de pouvoir rapidement fournir des échafaudages pour la construction de mûrs ou toits incurvés avec les rayons ordinairement utilisés dans la construction de bâtiments; c) les éléments eux-mêmes sont relativement coûteux du fait qu'ils doivent être laminés à la courbure désirée; d) ces éléments peuvent être extrêmement coûteux à l'usage car
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durant les périodes où l'on ne construit aucun mur, toit ou structure-ana- logue ayant une courbure d'un degré'déterminée les éléments correspondants restent inutilisés et, par suite, le capital, investi pour leur acquisition; est immobilisé et peut atteindre une valeur considérable.
L'invention a pour but de réaliser des éléments de construction qui ont une certaine flexibilité et qui peuvent être aisément courbés de manière à présenter différentes courbures pour satisfaire aux conditions par- ticulières à remplir, afin de supprimer les inconvénients signalés plus haut des éléments de construction rigides utilisés jusqu'ici.
L'invention a pour objet, sous son aspect le plus large, un élé- ment de construction du genre en question, cet élémentcomprenant deux or- ganes métalliques flexibles de manière qu'on puisse leur donner une forme cur- viligne, chaque organe ayant une forme allongée afin que sa dimension tota- le mesurée dans une direction parallèle à son axe de courbure, après que l'élément a été courbé, soit notablement inférieure à sa dimension totale mesurée dans le sens de sa longueur, des moyens reliant ces deux organes allongés de manière qu'ils se trouvent en regard et à une certaine distan- ce l'un de l'autre, ces moyens de liaison étant propres à permettre un cer- tain mouvement relatif entre les deux organes dans la direction longitudina- le de l'élément lorsque celui-ci est courbé ou redressé pour présenter di- vers degrés de courbure,
ainsi que des moyens propres à maintenir ces deux organes allongés et, par conséquent, l'élément lui-même à la courbure parti- culière adoptée.
En disant que la dimensiontotalede chaque élément, considérée suivant une direction parallèle à son axe de courbure, après que l'élément a été courbé, est notablement inférieure à sa dimension totale mesurée dans le sens de sa longueur, on entend que cette dernière dimension est égale au moins au double de la première.
Par exemple, un des deux organes peut être mobile dans le sens de sa longueur par rapport aux organes de liaison précités et peut y être assujetti par plusieurs éléments de fixation desserrables.
Les organes de liaison peuvent comporter, par exemple, plusieurs bandes métalliques qui peuvent être reliées aux deux organes flexibles et allongés susdits, la liaison avec au moins un de ces organes étant assurée par un certain nombre d'éléments de fixation, par exemple des boulons ou vis, qui traversent des ouvertures ménagées dans les bandes métalliques et dans l'un des organes allongés, les ouvertures prévues dans ces bandes, et/ ou organes étant allongées dans le sens de la longueur de la pièce intéres- sée de manière à permettre le déplacement nécessaire pour le réglage de l'en- semble.
Suivant une variante, on peut constituer un des deux organes mé- talliques allongés par un grand nombre de pièces métalliques flexibles, par exemple des bandes métalliques qui se recouvrent partiellement, chacune de ces bandes ou autres pièces étant fixée d'une manière réglable ou rigi- de aux organes de liaison, par exemple les bandes métalliques susdites, Cha- que bande, en recouvrant les bandes adjacentes en partie, peut être reliée à celles-ci par des éléments de fixation semblables, par exemple des boulons et vis, avec des degrés de recouvrement plus ou moins accentués,de sorte que la longueur totale d'un de ces organes allongés peut être modifiée et que l'élément de construction peut être maintenu au degré de courbure particulier désiré.
Suivant une autre variante ou en plus de celle indiquée ci-des- sus, l'élément de construction peut être maintenu à la courbure voulue à l'aide d'une ou de-plusieurs entretoises de raidissement disposées bout à bout, la longueur réglable de chaque entretoise étant obtenue, par exemple, en constituant chaque entretoise en deux parties, celles-ci ayant respecti- vement un pas à gauche et un pas à droite et étant reliées par un tendeur taraudé avec des filetages correspondants. Ces entretoises sont orientées suivant des cordes de l'arc formé par l'élément du côté concave de celui- ci.
Lorsqu'on utilise une seule entretoise, comme dans le cas d'un élément
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relativement court, elle est articulée à chaque extrémité de l'élément:
Par contre, si celui-ci est relativement long, on prévoit plusieurs.entre- toises dont les extrémités adjacentes sont reliées entre elles par des sup- ports intermédiaires fixés à leur tour à l'élément à des intervalles régu- liers répartis le long de celui-ci.
Lorsque cette disposition est adoptée en combinaison avec les' moyens de liaison susdits, qui sont fixés d'une manière réglable à l'un des éléments allongés en plusieurs points répartis le long de cet élément, on peut modifier localement la courbure clé l'élément en divers points de sa lon- gueur, le changement local de courbure étant obtenu en libérant les éléments de fixation susdits aux endroits ou l'on désire effectuer cette modification, puis en serrant chacun des autres éléments de fixation et finalement, en ré- glant la ou les entretoises extensibles au voisinage des éléments de fixa- tion préalablement desserrés, afin de limiter le changement de courbure à la zone environnante.
Ce changement local de courbure offre un certain intérêt pour supprimer les bosses ou autres défauts de continuité dans la courbure de l'é- lément, qui pourraient avoir été occasionnés par un défaut de manutention ou par l'application brusque d'une charge étrangère excessivement lourde. Ce changement local de courbure est également avantageux quand on veut obtenir des degrés de courbure différents sur toute la longueur de l'élément, par exemple pour la.construction d'un toit, d'un mur ou d'une partie de construc- tion analogue dont la courbure serait exactement elliptique ou à profil plat, sauf aux extrémités.
Quelle que soit la manière dont l'invention est réalisée, on peut munir celui des deux organes allongés sur lequel agit la charge, pendant l'u- tilisation, de plaques flexibles de coffrages, par exemple, qui prennent ap- pui sur ces organes. Ces plaques sont constituées, de préférence, en plusieurs pièces relativement longues qui sont agencées de manière à pouvoir être fixées entre elles d'une manière amovible et bout-à-bout. Par contre, l'autre orga- ne ainsi que les moyens de liaison précités, sont constitués par un nombre relativement élevé de pièces distinctes, avantageusement par des bandes métal- liques flexibles, les pièces qui constituent cet organe composé ayant une forme identique, dans la mesure du possible.
Cette disposition permet de réaliser des éléments de longueurs différentes, de sorte que des éléments de construction, ayant des longueurs différentes, peuvent être aisément réa- lisés par l'usager qui peut également leur donner des courbures différentes, selon ses besoins,
Pour le soutènement de plaques flexibles de coffrages ainsi que pour d'autres usages, l'organe sur lequel agit la charge et qui, dans ces conditions, doit être en contact avec les plaques de coffrage, est monté d'une manière non réglable sur lesdits organes de liaison, par exemple en réalisant ceux-ci sous forme d'un certain nombre de bandes métalliques ou de fers plats séparés, en forme de V ou d'U, dont la pointe ou la base, suivant le cas, est soudée à la face interne de cet organe constitué, de préférence, par une bande métallique flexible.
Cette disposition permet à la face extérieure de l'organe considéré ou de l'ensemble de plusieurs or- ganes analogues, de présenter, en substance, une surface unie et sans solu- tion de continuité, cette face étant celle destinée à supporter la charge.
Les dessins ci-annexés montrent, à titre d'exemples, plusieurs modes de réalisation de l'invention
La fig. 1 montre, en élévation, un mode de réalisation d'un élé- ment de construction établi selon l'invention, cet élément ayant un profil rectiligne ou sans flexion et étant utilisé pour supporter plusieurs plaques flexibles d'un coffrage, chaque plaque étant plane.
La fig. 2, montre, semblablement, le même élément après sa cour- bure suivant un profil déterminé pour pouvoir supporter les plaques de cof- frage susdites quand on donne à ces plaques une forme curviligne.
Les figs. 3, 4 et 5 montrent, à plus grande échelle et respec- tivement en élévation, en coupe suivant 4-4 fig. 3 et en coupe suivant 5-5
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fig. 3, une partie de cet élément de construction.
Les figs. 6 à 8 montrent, en perspective (les pièces étant sé- parées les unes des autres) certains détails de l'élément en question.
La fig. 9 montre, à plus grande échelle et en élévation, une autre application du mode de réalisation des figs 1 et 2.
La fig. 10 montre, semblablement à la fig. 2, une variante d'un élément de construction établi selon l'invention.
La fig. 11 montre, à plus grande échelle et en élévation, une partie de l'élément de la fig. 10 après redressement.
La fig. 12 montre, en élévation, une partie d'un élément analo- gue à celui de la fig. 3 mais avec une variante pour soutenir une extré- mité de l'élément par un support extérieur.
La fig. 13 montre, en perspective, les pièces écartées les unes des autres, d'un détail de l'élément de la fig. 12.
La fig. 14- montre, en élévation, l'assemblage de deux éléments adjacents analogues à celui de la fig. 12.
La f ig. 15 montre, en élévation, un autre mode de réalisation de l'élément de construction établi selon l'invention.
Les figs. 16 et 17 montrent, en perspective, quelques unes des pièces qui font partie de l'élément de la fig. 15.
Les figs. 18 et 19 montrent, respectivement en plan et en vue de côté - parties en coupe une partie d'un échafaudage utilisant des éléments de construction analogues à ceux de la fig. 15.
Les figs. 20 et 21 montrent, en perspective, deux autres modes de réalisation d'éléments de construction établis selon l'invention.
Les figs. 22 à 24 montrent, respectivement en élévation, en coupe transversale selon 23-23 fig. 22 et en coupe transversale selon 24-24 fig. 22, un autre mode de réalisation d'un élément de construction établi selon l'invention.
Chacun des différents modes de réalisation des éléments de cons- truction, montrés sur les dessins, est destiné à être utilisé pour suppor- ter des plaques flexibles 25 de coffrage, pour couler des murs, planchers, toits et analogues en béton. Ces plaques 25 sont constituées comme décrit dans le brevet Grande-Bretagne n 668.379 et chacune d'elles comporte une tôle flexible, de forme rectangulaire, dont une face est destinée à venir en contact avec le béton ou matériau analogue, tandis que l'autre face porte plusieurs cornières de renforcement 26, en métal.
Une aile 27 de l'une de ces cornières (fig. 3) constitue un épaulement pour un bord 28 d'une plaque adjacente lorsque celle-ci, comme décrit dans le brevet anglais susdit, est fixée au support de l'ensemble de manière qu'en plaçant ce bord contre l'é- paulement susdit, deux plaques adjacentes puissent être fixées audit support.
L'élément de construction, montré sur les figs. 1 à 8 et désigné d'une manière générale par 29, a essentiellement l'aspect d'une poutre à treillis, d'une entretoise, d'un arc-boutant ou d'une ferme. Sa forme est allongée et sa longueur est égale au moins au double de sa largeur, comme visible sur les figs. 3 à 6. En réalité, la dimension totale de l'élément, mesuré dans le sens de sa longueur, est très supérieure à sa hauteur totale.
L'élément 29 comprend, essentiellement, deux pièces métalliques 30,31 constituées chacune par une bande métallique flexible qui peut flé- chir jusqu'à ce qu'on lui donne un profil curviligne. Chaque organe présen- te également la différence susdite entre sa longueur totale et sa largeur totale, comme visible sur les figs. 3 à 6.
L'une des deux pièces susdites, à savoir la pièce 30, constitue l'organe supportant la charge dans l'ensemble et vient directement en con- tact avec les cornières 26 des plaques de coffrage 25 de manière à supporter
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celles-ci, tandis que l'autre pièce 31, sert au renforcement.
La pièce 30 (figs. 1 à 8) est constituée par un nombre rela- tivement réduit de bandes métalliques flexibles et semblables, dont cha- cune constitue un secteur 32 supportant la charge. Chaque secteur 32 (fig. 3) comporte, sur la face opposée à celle qui supporte les cornières des plaques de coffrage, des cornières 33 dont la face externe de l'aile saillante est située dans le même plan que le bord extrême de la bande considérée. Ces cornières sont percées de trous destinés à recevoir des boulons 34 pour permettre l'assemblage d'un certain nombre de secteurs 32 bout-à-bout.
Sur la face interne de chaque secteur 32 de l'organe suppor- tant la charge on fixe, par exemple par soudage, des organes de liaison constitués par plusieurs pièces d'assemblage distinctes 35. Chacune de ces pièces comprend une bande ou un profilé plat, en métal, qui a une section en forme de V ou d'U à branches divergentes, la base étant fixée au secteur 32 intéressé et chacune des extrémités 36 comprenant un rebord extérieur. Ces deux rebords sont situés dans le même plan et sont paral- lèles à la base fixée au secteur afin que sauf aux deux extrémités de l'é- lément de construction, l'extrémité 36 de l'une des pièces d'assemblage 35 recouvre l'extrémité correspondante ou adjacente de la pièce d'assemblage 35 voisine (fig. 6).
L'organe de renforcement 31 de l'élément de construction est réalisé d'une manière particulière visible sur les figs. 1 à 8. Il com- prend plusieurs bandes de renforcement 37 qui toutes, sauf les bandes d'ex- trémité, ont une longueur légèrement supérieure à celle de chaque pièce d'as- semblage 35, mesurée dans le sens longitudinal. Ces bandes 37 se recouvrent aux extrémités, les extrémités superposées comportant des trous 38 de forme allongée, dans le sens des bandes 37, pour recevoir un organe d'assemblage, par exemple un boulon 39. On peut ainsi obtenir un certain déplacement re- latif, dans le sens longitudinal, entre chaque paire de bandes voisines for- mant l'organe de renforcement 31.
Chaque boulon de fixation 39 traverse une boutonnière 40 percée dans la base 41 d'une des pièces d'assemblage 42 constituées par un profi- lé métallique plat, à section en forme de V ou d'U et à branches divergen- tes, semblables aux pièces d'assemblage 35 et dont les extrémités comportent également des rebords extérieurs 43. Ces rebords recouvrentceux d'une piè- ce d'assemblage adjacente 42, dans chaque cas, excepté aux deux extrémités de l'élément de construction.
Les extrémités à recouvrement 43 des pièces d'assemblage 42 recouvrent également deux extrémités superposées 36 des pièces d'assemblage 35, et chacune de ces quatre extrémités superposées comporte une bouton- nière 44 orientée dans le sens longitudinal de l'élément de construction (fig. 6) un boulon d'assemblage 45 traversant ces boutonnières pour fixer les pièces 42 aux pièces 35 et, par conséquent, pour relier les deux organes flexibles 30,31 l'un à l'autre et avec un écartement approprié par des pièces d'assemblage 35, 42, qui constituent, de ce fait, les moyens d'assem- blage pour fixer ces organes l'un à l'autre.
La présence des boutonnières 38 et 40, pour l'assemblage des organes de renforcement 31 aux pièces d'assemblage 42, permet que ces orga- nes 31 puissent se déplacer dans le sens longitudinal par rapport aux piè- ces d'assemblage en question, et par suite, après avoir desserré les bou- lons 39, que l'élément 29 puisse fléchir par rapport à un axe imaginaire transversal depuis le profil rectiligne initial, montré sur la fig. 1, jus- qu'au profil curviligne de la fig. 2. Ce mouvement relatif entre les orga- nes 30,31, pendant que l'on fait fléchir l'élément de construction, se produit dans le sens.longitudinal de cet élément, et la liaison, décrite plus haut, entre l'organe 31 et les pièces d'assemblage 42 permet de produi- re un mouvement relatif analogue lorsque l'organe est redressé à partir d'un profil curviligne comme celui de la fig. 2.
Ce mouvement relatif entre les deux organes 30,31, durant le fléchissement ou le redressement de l'élément
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de construction, est également facilité par l'assemblage par boutonnières,' prévu entre les pièces d'assemblage 35 et 42 aux endroits ou celles-ci sont réunies par les boulons de fixation 45, de manière à augmenter la souples- se de l'élément lorsqu'on le fait fléchir pour lui donner une forme curvi- ligne ou lorsqu'on le redresse.
En même temps, les boulons 39 ont pour fonction, lorsqu'ils sont serrés sur l'élément flexible et après avoir donné à ce dernier l'al- lure courbe ou rectiligne désirée, de maintenir les bandes individuelles, qui forment l'organe 31, pour les immobiliser les unes par rapport aux au- tres, tout en immobilisant l'organe de renforcement 31 en vue d'empêcher son déplacement longitudinal par rapport à l'organe 30 qui supporte la char- ge. Enfin, ces boulons 39 servent aussi à maintenir l'élément de construc- tion lui-même au profil adopté.
L'élément de construction, décrit plus haut, reçoit la longueur voulue en reliant entre eux le nombre nécessaire de secteurs 32 supportant la charge ainsi que le nombre convenable de bandes 37, formant l'organe de renforcement 31, avec bien entendu, le nombre nécessaire de pièces d'assem- blage 35, 42 et de boulons de fixation 39, 45. Pour l'exemple des figs. 1 à 8, chaque extrémité de l'élément ainsi constitué est fixée à un support constitué par un échafaudage en tubes métalliques, dont une partie seule- ment est montrée, cette partie comprenant, entre autres, deux paires d'élé- ments tubulaires verticaux 46, chèque paire étant disposée, en des endroits convenables, aux deux extrémités de l'élément de construction établi selon l'invention.
Les éléments tubulaires de chaque paire sont séparés, dans le sens transversal de cet élément, sur une distance légèrement supérieure à la largeur transversale maximum dudit élément.
Chaque élément tubulaire 46 de l'échafaudage susdit peut re- cevoir à son extrémité supérieure l'extrémité épaulée inférieure 47 du rac- cord tubulaire 48 dont l'extrémité supérieure porte un collier de serrage 49. Les deux colliers prévus aux extrémités de l'élément de construction sont destinés à serrer les extrémités opposées d'un tube d'échafaudage 50, qui est logé horizontalement et transversalement, dans une console 51 pré- vue à chaque extrémité de l'élément de construction 29.
Chaque console 51 (fig. 8) est formée par deux plaques métalli- ques rigides et parallèles 52, qui sont reliées entre elles par trois pattes d'attache 53, 54, 55, espacées verticalement et placées chacune à proximité du même bord vertical de la console, ce bord étant le plus proche de l'extré- mité correspondante de l'élément de consdtruction portant la console.
Les plaques 52 comportent deux paires de trous 56 alignés deux à deux, l'une quelconque de ces paires de trous étant traversée par le tube d'échafaudage 50,afin que la console puisse pivoter librement par rapport au tube et autour de l'axe de celui-ci.
La patte 53, qui est la plus haute des trois, est destinée à s'ap- pliquer à plat contre la cornière 33 prévue à l'extrémité du secteur 32 voi- sin qui supporte la charge. Cette patte 53 est fixée à la cornière susdite par un boulon 57 identique aux boulons 34.
La patte intermédiaire 54 comporte une aile 58 destinée à être engagée entre les extrémités voisines 36, 43 des pièces d'assemblage adja- centes 35, 42 et à être fixée à celles-ci par des boulons 45, comme expliqué plus haut.
La patte inférieure 55 constitue une aile faisant partie inté- grante de l'extrémité extérieure d'une bande métallique rigide 59 ayant la même forme que les bandes 37 susdites, mais plus courte que celles-ci; la bande 59 constitue l'extrémité de l'organe de renforcement 31 et ne compor- te qu'à son extrémité extérieure un trou 38 en forme de boutonnière.
Par conséquent, chaque console 51 est rigidement fixée à l'ex- trémité voisine de l'organe 30 qui supporte la charge et à celle des pièces 35, 42 et de l'organe de renforcèrent 31.
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Afin que l'élément de construction, établi selon l'invention, puisse être supporté par une ou par ses deux extrémités au sommet d'un mur ou d'une structure analogue, au lieu de l'être par un échafaudage, on loge dans chaque console 51, entre les deux plaques 52, un support réglable 60 ayant approximativement la forme d'un tube à section carrée dont les deux parois latérales sont traversées par une fente longitudinale 61. Un boulon 62' 63 peut être introduit dans ces fentes en certains points situés le' long de celles-ci. Le boulon 62 traverse un seul jeu de trous 64 prévus dans les plaques 52 à proximité de l'extrémité de celles-ci qui est opposée à l'élément 29.
Les plaques 52 de la console comportent, en outre, un'certain nombre de trous 65 destinés à recevoir le deuxième boulon 63. Ces trous sont disposés à la même distance radiale par rapport au trou 64 correspon- dant afin que, après l'introduction du boulon 63 dans un des trous 65, le support réglable 60 puisse être maintenu à une position plus ou moins hori- zontale, quelles que soient les variations intervenant dans la position de la console 51 par rapport à l'haizontale, par suite de variations de courbu- re de l'élément de construction 29.
A l'extrémité extérieure du support réglable 60 est fixée une plaquette d'assemblage 66 munie de deux trous, écartés' horizontalement, pour le passage de vis ou boulons de fixation destinés à être introduits dans l'une ou l'autre des deux paires de trous verticalement écartés 67 per- cés dans l'aile verticale d'une équerre 68 dont l'aile horizontale 69 est destinée à reposer sur le dessus du mur ou de la structure équivalente pour supporter ainsi l'extrémité adjacente de l'élément 29.
On peut ainsi obtenir un déplacement limité de l'ensemble de l'élément 29, par rapport au mur ou à la structure équivalente qui le sup- porte, en. reliant le support réglable 60 à l'une des deux paires de trous 67 verticalement espacés. Le réglage angulaire de l'extrémité de l'élément de construction par rapport à l'aile sensiblement horizontale 69 est per- mis par la présence de trous 65 percés dans les plaques 52 de la console, tandis que chaque équerre 68 peut être déplacée dans une direction sensi- blement horizontale par rapport à l'axe longitudinal de l'élément 29, avec l'amplitude permise par la longueur des fentes 61, cette longueur étant sensiblement supérieure à l'écartement entre les deux boulons 62, 63 lors- que ceux-ci sont en place.
Il est avantageux que les deux plaques 52 de la console soient également rendues solidaires entre elles par un goujon d'assemblage 70 établi en dessous des trous de boulon 64.
Pour obtenir le réglage de la courbure de l'élément, surtout son réglage sous charge après sa mise en place, on a recours à une ou plusieurs entretoises de raidissement qui, dans le cas le plus simple, pour lequel l'é- lément 29 a une longueur relativement réduite, se compose d'une entretoise constituée par deux tringles filetées ayant des pas contraires et reliées en- tre elles par un tendeur ou manchon taraudé correspondant, ces tringles étant articulées aux extrémités de l'entretoise., aux extrémités correspondantes de l'élément de construction, du coté concave de celui-ci si l'élément est courbé suivant le profil désiré, de sorte qu'en raccourcissant l'entretoise par la rotation dans un sens du tendeur, on augmente le degré de courbure, tandis que l'effet contraire est obtenu quand on allonge l'entretoise.
Sur les fige. 1 à 8, l'élément de construction est destiné à servir de support à des plaques de coffrage pour former la face inférieure d'un toit à profil en arc de cercle, de sorte que, pendant l'usage, la face supérieure de l'élément prenne une courbure convexe et la face inférieure une courbure concave correspondante. Dans ce cas, l'ensemble, formé par les entretoises de raidissement, se trouve, par conséquent, du côté inférieur de l'élément et comprend plusieurs entretoises distinctes 71 du genre décrit ci-dessus. Chaque entretoise comporte deux tringles 72 munies, à une extré- mité, d'un oeillet de fixation tandis que l'autre extrémité est filetée, les deux filetages étant de pas contraires et les parties filetées étant @
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reliées entre elles par un tendeur ou manchon taraudé 73.
Pour monter plusieurs de ces entretoises réglables 71 sur l'or- gane de renforcement 37, on fixe aux bandes 59, qui se trouvent aux deux extrémités de l'organe en question, deux pattes 74 orientées vers le beas et entre lesquelles une extrémité d'une des entretoises 71 est ancrée à l'aide de boulons qui traversent, d'une part, des trous percés dans ces-pat- tes et, d'autre part,l'oeillet de la tringle voisine. De plus, certaines de ces bandes 37, dénommées bandes d'assemblage, comportent une paire de plaquettes porte-entretoise 75,qui sont fixées rigidement à la face infé- rieure de ces bandes (fig. 7). Chaque plaquette 75 est percée de deux trous 76 pour le passage de boulons destinés à rendre les plaquettes solidaires des extrémités à oeillet des tringles adjacentes (fig. 3).
En outre, cha- que plaquette 75 est percée d'un trou 77, plus grand (fig. 5), qui permet d'y introduire un tube d'échafaudage 78 qui doit être supporté par les ban- des d'assemblage susdites 37 de manière à dépasser hors des bords longitu- dinaux opposés de celles-ci, perpendiculairement à la longueur de l'élément 29,afin qu'on puisse suspendre aux extrémités dépassantes de ces tubes, de la manière usuelle et comme montré en 79 sur la fig. 1, un pont volant ou une passerelle pour des ouvriers lorsqu'ils travaillent sur l'élément 29 proprement dit ou sur les plaques de coffrages supportées par cet élé- ment.
Les boulons, qui relient les oeillets des entretoises 71 aux bandes 37, 59 formant les organes de renforcement, sont tous agencés de manière à permettre un certain pivotement entre les extrémités des entretoi- ses et l'organe de renforcement,autour d'un axe parallèle à l'axe de cour- bure de l'élément lorsqu'il est courbé. Il est possible de réunir bout-à-È' bout n'importe quel nombre d'entretoises 71 en opérant de la manière décri- te plus haut. Ces entretoises ont toutes des dimensions normalisées et chacune d'elles permet une latitude maximum, pour le réglage longitudinal, en agissant sur son tendeur à vis, cette latitude étant de l'ordre de 15 cm, tandis que la longueur totale de chaque entretoise est avantageusement de l'ordre de 90 à 120 cm.
Pour obtenir des variations de moindre impor- tance de la longueur totale de l'élément, on peut prévoir des biellettes intermédiaires dont la longueur est sensiblement égale à la moitié de la longueur totale de l'une de ces entretoises. Ces biellettes intermédiai- res peuvent présenter à une extrénité ' 'une chape destinée à recevoir un des boulons-pivots susdits afin que cette extrémité puisse être raccordée directement à l'une des entretoises, tandis que l'extrémité opposée présen- te un oeillet permettant de l'attacher de la manière susindiquée à l'un des supports intermédiaires ou à l'un des supports d'extrémité, suivant le cas le plus favorable.
Lorsqu'on utilise des éléments du genre décrit plus haut pour supporter des plaques métalliques flexibles de coffrage pour la construc- tion d'un toit, plancher ou plafond curviligne ou cintré, on prévoit un cer- tain nombre d'éléments que l'on monte sur place les uns à côté des autres, à des intervalles réguliers et parallèlement, ces éléments étant d'abord établis à la longueur requise, en tenant compte de la portée de la construc- tion à réaliser, en ajoutant à chaque élément, ou en enlevant de chaque élé- ment suivant le cas, le nombre nécessaire de secteurs 32 supportant la char- ge, de pièces d'assemblage 35, 42 et de bandes 37 formant l'organe de ren- forcement, ainsi qie le nombre convenable d'entretoises de raidissement et des pièces qui coopèrent avec celles-ci.
Avant la mise en place de chaque élément, qui a la longueur requise, il convient de lui donner approximativement la courbure nécessai- re en desserrant chacun des boulons de fixation 39, 45, ce qui permet de faire fléchir aisément les éléments jusqu'à leur donner le profil voulu en agissant simplement sur chacun des tendeurs ou manchons taraudés 73 des entretoises de raidissement. La longueur totale de l'élément est choi- sie de manière telle que, lorsqu'il est courbé de la manière susindiquée, la distance entre les deux extrémités de chaque élément corresponde à la distance qui sépare les appuis extérieurs sur lesquels doivent être posées
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ces deux extrémités de l'élément, à savoir la structure de l'échafaudage, le mur ou toute autre structure équivalente.
Les deux extrémités de chaque élément sont ensuite posées sur l'échafaudage ou sur le mur ou analogue, comme montré sur la fig. 2.
Le réglage final de la courbure de chaque élément de construc- tion, après sa mise en place, s'effectue ensuite en faisant tourner chacun des tendeurs 73 des entretoises, et ce réglage peut s'effectuer de diverses manières, comme expliqué ci-après.
Si tous les boulons de fixation 39, 45 de l'élément sont desser- rés, l'ensemble de cet élément, par suite du réglage effectué à l'aide des entretoises,fléchit jusqu'à avoir une courbure en arc de cercle ayant la forme voulue, mais des variations locales de courbure peuvent être aisément obtenues en serrant quelques uns des boulons de fixation 39, 45, par exem- ple en serrant tous ces boulons sauf ceux qui sont adjacents à une entretoi- se particulière dans une série d'entretoises associées.
Par exemple, dans un élément comportant un nombre impair d'entretoises de raidissement, l'élément peut être d'abord réglé de maniè- re à lui faire épouser un profil courbe sur toute sa longueur, puis on peut serrer chacun des boulons de fixation 39,45 sauf ceux qui sont situés dans la zone centrale de l'élément; puis, l'entretoise centrale de l'ensemble peut être allongée de manière à donner à cette partie de l'élément un profil rectiligne ou sensiblement rectiligne)tout en laissant aux parties extrêmes de l'élément leur profil curviligne.
Si l'on constate qu'une partie déterminée de l'un des deux or- ganes longitudinaux flexibles, qui constituent l'élément de construction, est déformée où présente une bosse, par exemple par suite d'une fausse manoeu- vre, il y a lieu de serrer tous les boulons sauf ceux situés au voisinage immédiat de la partie déformée ou bosselée et d'allonger ensuite l'entre- toise correspondante de manière à exercer une tension locale dans cette par- tie pour la redresser.
Chaque changement de courbure peut être effectué sur place, a- près que les deux extrémités de l'élément sont supportées par un mur ou une structure équivalente et, pour ce changement, on utilise les équerres-sup- ports 68. Les boulons-pivots 62, qui relient les consoles 51 aux équerres 68 correspondantes, doivent être desserrés, tandis que l'on retire les bou- lons 63 des consoles afin de permettre aux extrémités de l'élément de se déplacer à la fois longitudinalement et angulairement, avec les consoles d'extrémités 51, par rapport aux équerres-supports 68, et finalement, on introduit les boulons 63 dans les trous appropriés 65 pour rendre les sup- ports réglables 60, à section carrée, solidaires des extrémités adjacentes de l'élément, l'aile 69 de l'équerre 68 étant sensiblement horizontale.
Un procédé analogue peut être adopté, en ce qui concerne le support régla- ble susdit, au cas où l'élément n'est supporté que par une extrémité par un mur ou analogue, par exemple comme montré sur la fig. 2.
La face supérieure ou externe de l'organe 30, supportant la charge, est lisse et présente une surface curviligne et convexe continue sur laquelle peuvent prendre appui les cornières 26 des plaques de coffrage 25. Ces plaques de coffrage sont placées sur chaque élément de la manière usuelle, c'est-à-dire de manière que les cornières de renforcement 26 soient perpendiculaires à l'axe longitudinal des éléments 29 et que l'écartement entre des éléments voisins corresponde à la longueur totale, dans le sens transversal, des plaques de coffrage 25.
Chaque élément supporte donc les extrémités jointives d'au moins deux plaques adjacentes (fig.'4), ces plaques étant maintenues en place comme à l'ordinaire, par exemple par un dispositif 80 comprenant une barre de serrage 81 attachée à chaque extrémité à un cro- chet fileté 82 qui est introduit dans un trou 83 percé dans la cornière adjacente en un point situé à proximité de chaque bord jointif des plaques de coffrage, la barre de serrage 81 s'étendant au-dessous de l'organe 30 de l'élément et la disposition étant telle que chaque di.spositif de serra- ge (fig. 4) puisse relier à l'élément 29 qutre plaques de coffrage en des @
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points situés au voisinage de quatre angles juxtaposés de ces plaques.
Des dispositifs de serrage 80 supplémentaires peuvent être établis en d'autres points des plaques 25, si nécessaire.
Au lieu de supporter des plaques de coffrage 25 en métal, comme décrit ci-dessus, on peut agencer chaque élément 29 de manière qu'il puis- se supporter des planches de coffrage en bois ou autres qui sont alors maintenues en place par des boulons qui traversent les planches ainsi que des trous 22 percés dans l'organe 32, supportait la charge (figs. 4 et 6).
Un élément de construction 29, du genre décrit ci-dessus, peut être rapidement réalisé avec des longueurs variables en utilisant plus ou moins de pièces 32, 37, 42, 71, ainsi que le nombre correspondant de boulons d'assemblage, afin que l'usager, en ayant en dépôt un nombre relativement réduit de pièces différentes, puisse facilement construire l'élément ayant la longueur requise. On peut affirmer que chaque élément 29 convient, d'une manière satisfaisante, à des portées variant entre 0,90/1,20 m et une tren- taine de mètres, sans qu'il soit nécessaire de prévoir un support intermé- diaire quelconque, à condition d'utiliser les éléments de la manière indi- quée plus haut.
Par ailleurs, plus les éléments adjacents sont rapprochés, plus l'on peut augmenter la portée totale de la construction en béton sans utiliser de support intermédiaire pour supporter l'élément à l'aide d'un soutien extérieur, par exemple le sol.
La fig. 9 montre l'invention comme étant appliquée au support de plaques flexibles de coffrage de manière à former une sorte de gouttiè- re entre des secteurs adjacents du toit. A cet effet, deux jeux d'éléments longitudinaux 29 sont reliés entre eux bout-à-bout, les extrémités voisines des deux éléments étant reliées entre elles, avec l'inclinaison requise pour former la gouttière, par un organe de liaison 84 en forme de tube à section carrée qui joue le rôle du support réglable 60 du mode de réalisa- tion décrit plus haut. Cet organe de liaison est sensiblement plus long, toutefois, avec le support réglable susdit et ne comporte pas de plaquet- te porte-équerre 66.
Cet organe de liaison 84 est réuni à chacune des consoles d'extrémité voisines 51, comme l'est le support réglable 60 du mo- de de réalisation précédent, et les consoles ainsi que les pièces, montrées sur la fig. 9, sont supportées, de la manière déjà décrite, par des montants tubulaires 46 d'un échafaudage extérieur.
Sur les figs. 10 et 11, on montre une variante pour laquelle, l'élément de construction est raidi intérieurement par un organe 85 qui s'étend sur toute la longueur de l'élément. Cet organe raidisseur compor- te un nombre relativement élevé de courtes bandes métalliques 86 dont le profil est sensiblement analogue à celui des bandes 37 et qui ont une flexi- bilité analogue. Ces bandes 86 sont assemblées bout-à-bout et se recouvrent partiellement, comme les pièces 35, 42. Cet organe 'raidisseur interne 85 est à prévoir lorsqu'on veut obtenir un élément de construction ayant une résistance particulièrement élevée.
Les trous de boulons, percés dans les bandes 86 qui constituent cet organe, sont allongés dans le sens de la longueur des bandes afin de permettre un déplacement longitudinal limité des bandes individuelles 86 par rapport à l'élément lorsqu'on fait fléchir ce dernier pour lui donner la courbure voulue, comme dans le cas des bandes 37.
Sur les figs. 12 et 13, on montre une autre variante de l'élément des figs. 1 à 8, pour laquelle la console 87, établie à chaque extrémité de l'élément, est réalisée d'une manière différente. Elle comporte un fer plat très rigide, plié suivant un angle légèrement obtus de manière qu'une branche 88 de la console constitue l'extrémité de l'organe de renforcement 30 de l'élément à la place de l'organe 59 (fig. 8) du mode de réalisation décrit.
L'autre branche 89 de cette console porte, à son extrémité supé- rieure, un boîtier 90 dont une paroi 91, écartée de la branche 89, correspond à la patte 53 du mode de réalisation décrit plus haut et peut servir à la fixation de la console sur l'extrémité adjacente de l'organe 30 qui supporte
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la charge.
Les deux parois opposées 92 de ce boîtier, parallèles à l'axe longitudinal de l'élément, sont percées de trous dans lesquels peut être monté l'axe de pivotement d'une chape 94 analogue à l'équerre 68 de la va- riante décrite plus haut, les joues 95 de cette chape étant placées de part et d'autre des parois 92 du boîtier. Cette disposition permet à la pièce
94, 95 de pivoter autour d'un axe horizontal transversal, par rapport à- l'élément de construction, de manière à maintenir cette pièce à une posi- tion sensiblement horizontale lorsqu'elle prend appui sur un mur'ou sur une structure analogue, sans toutefois permettre le réglage de la position de cette pièce, dans le sens longitudinal, par rapport à l'élément en question.
La console 89 comporte, en outre, entre ses deux branches 88 et 89, une patte 96 percée d'une boutonnière 97 destinée à recevoir un des boulons de fixation 45 de manière à pouvoir jouer le même rôle que la pat- te 54 du mode de réalisation précédent pour fixer la console sur les extré- mités des pièces d'assemblage adjacentes 35, 42.
La variante des figs. 12 et 13 permet d'assembler, au préalable, un certain nombre d'éléments de même longueur, chacun étant muni d'une con- sole d'extrémité 89, ces éléments étant ensuite reliés bout-à-bout pour for- mer une poutre ou un élément analogue possèdant une très grande portée, des éléments voisins étant reliés entre eux et bout-à-bout, comme indiqué sur la fig. 14, de manière telle que les boîtiers 90 des consoles adjacentes soient reliés entre eux par des éclisses 98 fixées à l'aide de boulons-pivots 93. Des pièces de raccordement réglables sont prévues entre les deux élé- ments adjacents, en utilisant par exemple une entretoise de liaison 99, très courte et de longueur réglable, qui comprend deux parties reliées entre el- les par un tendeur ou manchon taraudé, comme l'entretoise 71 décrite plus haut.
Les figs. 15 à 17 montrent une autre variante de l'élément de construction établi conformément à l'invention, cet élément étant destiné à supporter des charges relativement grandes. Il comprend un organe 30 supportant directement la charge ainsi qu'un organe de renforcement 31, com- me les éléments décrits plus haut, ces organes étant reliés entre eux par des pièces d'assemblage 100 ayant la forme de bandes métalliques flexibles pliées en V et dont les pointes 101 sont fixées en permanence, par exemple par soudage, à la face interne de l'organe 30 alors que leurs extrémités 102 sont pliées vers l'extérieur et s'écartent l'une de l'autre. Ces extré- mités comportent des boutonnières 103 et elles sont superposées comme déjà décrit.
Ces extrémités superposées sont également reliées, par des organes de fixation qui peuvent être constitués par des boulons 104, à l'organe de renforcement 31 constitué par un nombre relativement élevé de bandes distinc- tes reliées entre elles, de manière à se recouvrir partiellement et avec possibilité de réglage limité, par des boulons 104, comme pour l'exemple dé- jà décrit.
Dans cette dernière variante, au lieu de constituer chaque or- gane 30, supportant la charge, de manière telle qu'un certain nombre de ces organes puissent être fixés directement les uns aux autres et bout-à-bout pour former un élément unique de grande longueur, chaque longueur individuel- le de la bande métallique, qui forme l'organe 30, est munie, à chaque extré- mité, d'une console 105 en forme d'U. L'organe 30 est fixé à l'extrémité su- périeure de la console, tandis que l'extrémité inférieure de celle-ci est fixée à une bande relativement courte 106 qui se trouve au bout de l'organe de renforcement 31.
Les deux parois 107 de la console en forme d'U compor- tent chacune deux trous de fixation 108, espacés verticalement, afin que des consoles adjacentes d'éléments disposés bout-à-bout puissent être réunies pour constituer un élément de longueur variable en utilisant des éclisses 109 comportant chacune quatre trous 110 pour boulons . Ces trous ont une forme allongée et les éclisses sont placées de part et d'autre des deux consoles adjacentes auxquelles elles sont fixées par des boulons 111. La forme allongée des trous 110 permet un certain déplacement longitudinal et angulaire entre les consoles d'assemblage.
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Cet élément de construction ne convient pas pour être posé sur un mur ou analogue et il est plutôt destiné à être supporté par un échafau- dage. A cet effet, on a prévu des attaches de support 112 (fig. 17) qui com- portent deux plaques 113 reliées entre elles et disposées l'une à côté de l'autre, chaque plaque étant percée de quatre trous de boulon 114, comme dans le cas des éclisses 109, afin que l'on puisse fixer une attache, de la maniè- re montrée sur la fig. 15, à un seul élément ou éventuellement à deux éléments pour les assembler sans se servir des éclisses 109.
Chaque plaque 113 comporte un prolongement inférieur 115 et les deux parties sont espacées et sont reliées, à leur extrémité inférieure, par une courte entretoise tubulaire 116 que l'on peut fixer à un seul col- lier d'échafaudage 49, comme dans le cas de la variante de la fig. 3, la partie articulée 117 du collier passant entre les deux prolongements 115 de l'attache. Ce collier est porté par un échafaudage d'un type approprié, comme dans le cas de la fig. 3.
La variante des figs. 15 à 17 ne comporte pas d'entre toises de raidissement, comme les variantes précédentes, et l'élément ainsi ob- tenu peut être courbé jusqu'à lui donner la courbure voulue en le saisissant simplement avec les mains, les boulons de fixation 104 étant bloqués une fois que l'élément a reçu la forme voulue.
Bien que la fig. 15 montre que l'organe supportant la charge a une allure convexe, comme dans le cas des constructions déjà décrites, on peut également faire fléchir l'élément dans le sens contraire afin que sa face externe, qui supporte la charge, ait une forme concave afin que les éléments puissent servir, par exemple, à la construction d'une sur- face convexe en béton ou tout autre matériau analogue, par exemple pour for- mer l'extérieur d'une tour circulaire ou analogue (figs. 18 et 19).
La courbure de ces éléments de construction, constitués selon l'invention, s'obtient simplement en étirant entre elles lesbandes indi- viduelles qui constituent l'organe de renforcement 31 et, dans le cas par- ticulier des figs. 18 et 19, on réunit un certain nombre d'éléments afin que chacun d'eux constitue un élément de forme annulaire s'étendant sans solution de continuité tout autour de la structure à réaliser.
Ces éléments annulaires sont alors supportés, à des écartements verticaux appropriés, par une structure comprenant plusieurs montants tubulaires d'échafaudage 118, auxquels les éléments précités sont fixés à l'aide de dispositifs de serrage 119 constitués chacun par une pièce 120 formée par un fer rond qui est plié plus ou moins en forme d'U-et qui peut entourer, avec ses branches 121, l'or- gane 30 supportant la charge, ces deux branches étant placées l'une au-des- sus et l'autre au-dessous de l'élément 29, tandis que les extrémités exter- nes de ces branches sont reliées entre elles, d'une manière amovible, par une traverse 122 portant une vis de serrage 123 destinée à prendre appui sur un côté de chaque tube d'échafaudage 118,
le côté opposé du tube reposant directement sur l'organe de renforcement adjacent 31.
Dans ce cas, les plaques de coffrage 25 sont maintenues en pla- ce par d'autres dispositifs de serrage 124, sensiblement analogues à ceux désignés par 119 mais munis de deux crochets 125, comme le dispositif 80 de la fig. 4. Dans ce cas, également, la vis de serrage 123 repose, par sa plaque d'appui, sur la face externe de l'organe de renforcement 31 (fig. 19).
La f ig. 20 montre une variante du dispositif des figs. 15 à 17 pour laquelle, au lieu de fixer directement les pièces d'assemblage 100 por- tées par l'organe 30 supportant la charge à l'organe de renforcement 31, on fixe sur ce dernier, d'une manière analogue, d'autres pièces d'assemblage 100 identiques mais dont les pointes sont fixées chacune à l'une des bandes métalliques distinctes 37 qui constituent l'organe de renforcement, de sorte que cet organe 31 se trouve relié à l'organe 30 d'une manière analogue à celle montrée sur les figs. 1 à 8.
Les extrémités 102 des pièces d'assem- blage 100 sont également réunies, d'une manière réglable, par des boulons de fixation 45. Pour cette variante, on réunit les bandes individuelles 37, qui constituent l'organe de renforcement 31, d'une manière réglable par des boulons de réglage 127 qui ne servent qu'à relier des bandes voisines
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entre elles et non, comme c'était le cas pour les réalisations précédentes, à fixer également à ces bandes les pièces d'assemblage qui établissent la solidarité entre les organes 30 et 31.
Pour la variante de la fig. 20, les consoles d'extrémité, prévues à chaque extrémité de l'élément, sont constituées par deux consoles super- posées 105 (fig. 16). On relie aux extrémités adjacentes des deux consoles une bande de raccordement 128 analogue à la bande 106 qui forme le bout de l'organe de renforcement 31, comme dans le cas de la fig. 16, ces deux ban- des de liaison 128 étant juxtaposées et étant destinées à recevoir des-bou- lons de fixation analogues aux boulons 45 retenant les extrémités adjacentes des pièces d'assemblage 100.
Une variante du dispositif de la f 3g . 20 est montrée sur la fig. 21. L'organe de renforcement 31 est constitué par une bande continue, analogue à celle qui constitue l'organe 30 supportant la charge, afin qu'en réalité, l'un ou l'autre de ces organes puisse servir indifféremment comme organe support de charge ou comme organe de renforcement, suivant la posi- tion occupée par l'élément Pour cette dernière variante, le mouvement lon- gitudinal relatif entre les deux organes pendant la flexion de l'élément pour donner à celui-ci la courbure désirée,
est permis par la liaison par fentes ou boutonnières prévue entre les extrémités superposées ou à recouvre- ment des pièces d'assemblage 100 aux endroits où celles-ci sont réunies par des boulons de fixation 45. La disposition ne permet cependant pas de faire fléchir l'élément avec des flèches aussi importantes que l'autori- sent les éléments de construction décrits précédemment. Par ailleurs, le fait que chacun des deux organes 30,31 n'offre pas de solution de continui- té sur toute sa longueur, au lieu que l'organe 31 soit composé d'un grand nombre de bandes relativement courtes, rend l'élément un peu moins déforma- ble et plus rigide que celui montré sur la fig. 20.
Les figs. 22 à 24 montrent un élément de construction qui, en principe, est analogue à ceux décrits plus haut mais pour lequel chacun des organes 30, supportant la charge, et l'organe de renforcement 31, est constitué par deux bandes métalliques, écartées l'une de l'autre dans le sens transversal et parallèles entre elles (fig. 23), l'élément comprenant, en outre, un organe de renforcement intermédiaire 85.
On voit sur la fig. 22 que la paire de bandes, formant l'organe de renforcement 31, et la paire de bandes,formant l'organe de renforcement intermédiaire 85, s'étendent dans chaque cas, d'une manière continue, sur toute la longueur de l'élément au lieu d'être formés par un grand nombre de lames séparées, qui se recouvrent en partie dans le sens longitudinal, com- me pour l'exemple montré sur les figs. 10 et 11.
Les deux bandes, qui forment l'organe 30 supportant la charge, sont reliées entre elles en raison de leur fixation par soudage, comme mon- tré en 129 sur la fig. 23, aux extrémités adjacentes des organes d'assembla- ge ou de liaison 35 qui ont une forme en V largement ouvert, comme dans le cas des dispositifs montrés sur les figs. 3 et 11.
Les deux bandes, constituant l'organe de renforcement 31, sont fixées l'une à l'autre,comme bien visible sur la fig. 24, en faisant comporter aux boulons de fixation adjacents 39 des plaques d'appui 130 qui, en section transversale, ont la forme d'un U, la membrure centrale 131 de chaque plaque 130 étant en contact, comme montré sur la fig. 24, avec les faces externes des deux bandes formant l'organe 31 alors que les ailes latérales 132 de la plaque sont en contact avec les bords extérieurs de ces deux bandes.
Les boulons de fixation 39, qui servent à fixer l'organe de renforcement 31 aux organes d'assemblage 42, en forme de V largement ouvert, traversent la fente 133 ménagée entre les deux bandes de l'organe 31 en permettant ainsi un mouvement longitudinal relatif entre cet organe 31 et les organes d'assemblage 42, quand on fait fléchir l'élément avec des degrés de courbure différents.
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La fente 134, qui existe entre les deux bandes formant l'orga- ne de renforcement intermédiaire 85, permet, dans ce cas, un mouvement re- latif similaire entre cet organe de renforcement 85 et les organes d'asse blage 35 et 42 auxquels les bandes sont reliées à l'aide des boulons inter- médiaires 45 qui traversent cette fente 134,comme dans le cas de la fig.
11.
Les deux bandes, qui forment l'organe de renforcement intermé- diaire 85, sont empêchées de se déplacer l'une par rapport à l'autre dans le sens latéral par des organes de retenue 135 (fig. 24) qui comportent une plaque médiane 136 qui s'étend transversalement par rapport à l'élément 85 et dont les bords opposés portent des nervures latérales 137, maintenues en place par soudage et qui sont en contact avec les bords extérieurs des deux bandes formant l'organe 85. La même plaque 136 porte, en outre, un boulon 138 muni d'un écrou de serrage 139 qui applique une rondelle 140 con- tre les faces supérieures des deuy bandes de l'organe intermédiaire 85.
Les deux bandes, qui forment l'organe 30 supportant la charge, portent à leurs extrémités des consoles 33, comme l'élément montré sur la fig. 3.
En pratique, l'organe de renforcement 31 et l'organe de renfor- cement intermédiaire 85 peuvent avoir une longueur plus grande que l'organe 30 supportant la charge, l'organe 31 ayant la longueur la plus grande,ce qui a pour effet que lorsqu'on fait fléchir l'élément de construction, depuis sa forme rectiligne ou-redressée montrée sur la fig. 12, les extrémités dépas- santes des deux organes de renforcement viennent se placer en alignement ou à peu près, suivant le degré de courbure, avec les consoles 33 portées par l'organe 30.
Les deux organes de renforcement sont suffisamment longs pour que . leurs extrémités soient en alignement avec ces consoles 33 quand l'élé- ment est courbé au maximum, tout métal en excès, qui dépasse lorsque l'élé- ment est courbé à un degré intermédiaire, pouvant être découpé par l'usager, s'il le désire, des extrémités de ces organes de renforcement 31 et 85.
Il résulte de ce qui précède que l'invention a pour objet un élément de constructionquipeut être utilisé avec avantage comme une poutre, que l'usager peut faire fléchir aisément pour lui donner divers degrés de courbure, de.sorte que les inconvénients, signalés au début, des éléments de construction pré-fabriqués et connus, tels que des poutres ou fermes, se trouvent nécessairement supprimés.
Bien que l'objet de l'invention ait été décrit, principalement, pour son application comme support de plaques métalliques flexibles pour des coffrages utilisés pour la construction de toits, de planchers, de plafonds courbés et d'autres structures en béton de forme incurvée, il est évident que les éléments de construction, établis conformément à l'invention, peuvent être utilisés à d'autres fins, quand on veut supporter et maintenir, avec divers degrés de courbure, des échafaudages ou des constructions provisoires ou temporaires, par exemple des toits provisoires pour bâtiments.
Une de ces applications possibles de l'invention est le soutien de toiles ou de tissus en chanvre, qui sont alors supportés par les faces externes ou convexes des éléments de construction disposés parallèlement à des intervalles réguliers. Du ciment, du plâtre ou un matériau analogue est ensuite projeté sur la face externe ou convexe de ces toiles ou tissus pour constituer des structures voûtées ayant le profil voulu.
L'invention peut également être appliquée pour la construction de supports provisoires, pour la fabrication d'ailes et de fuselages d'a- vions ou pour la construction de bateaux pour lesquelles il est avantageux de pouvoir disposer d'éléments de construction qui peuvent être courbés jusqu'à avoir le degré de courbure voulu.