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SERRURERIE DE LA DYLE S.A., résidant à MALINES.
PERFECTIONNEMENTS AUX SERRURES.
La présente invention se rapporte à des perfectionnements apportés aux serrures, notamment aux serrures dites "à gorge" comportant un pêne principal ou dormant, et un pêne auxiliaire ou lançant en biseau.
Elle peut toutefois également être appliquée à tout autre type de serrure, comme par exemple aux serrures dites "à canon tournant".
Dans les serrures connues jusqu'à présent, le pêne principal ou pêne dormant a la forme d'un parallélépipède rectangle. Le pêne auxi- liaire ou lançant a également la forme d'un parallélépipède rectangle à extrémité en biseau. Ces serrures connues présentent différents inconvé- nients : il fait forer dans le chambranle ou contre-montant de la porte des ouvertures en forme de parallélépipède rectangle destinées à recevoir les pènes dormant et lançant, ce qui est difficile à réaliser et implique une main-d'oeuvre considérable. La gâche, c'est-à-dire la petite plaque scellée au chambranle doit également présenter des ouvertures en forme de rectangle. En outre, un modèle de serrure ne peut servir que soit pour une porte s'ouvrant vers la gauche, soit pour une porte s'ouvrant vers la droite, à cause du biseau du pêne lançant.
Pour la construction d'une maison par exemple, l'entrepreneur doit bien dénombrer le sens d'ouverture des différentes portes, car une fois la commande des serrures faite, rien ne peut être modifié, et une serrure destinée à une porte s'ouvrant vers la gauche ne peut être montée dans une porte s'ouvrant vers la droite et inversement.
La présente invention a pour but de supprimer les inconvé- nients précités et de créer une serrure pouvant être montée facilement et pouvant servir, à volonté, pour des portes s'ouvrant vers la droite ou vers la gauche. -A cet effet, les pênes de la serrure suivant l'inven- tion, au lieu d'être en forme de parallélépipède rectangle, sont en forme de cylindre de révolution, le pêne lançant étant comme d'habitude terminé en biseau. De ce fait, il suffit de forer dans le chambranle ou contre- montant de la porte, des ouvertures cylindriques, ce qui est plus facile à réaliser que des ouvertures en forme de parallélépipède rectangle et
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exige moins de main-d'oeuvre. Les ouvertures dans la gâche métallique scellée au chambranle sont de forme circulaire, au lieu de rectangulaire comme précédemment.
La serrure suivant l'invention comporte en outre, un-pêne auxiliaire ou lançant pouvant exécuter une rotation dans le rebord ou la têtière, et maintenu dans l'une ou l'autre de deux positions, écartées de 180 , à l'aide d'un ergot de blocage - solidaire de la pièce de guidage du pêne lançant - et pénétrant dans une rainure du pêne lançant parallèle au palastre ou au plan de la porte; la partie en biseau du pêne lançant ou auxiliaire peut ainsi être dirigée à volonté vers la droite ou vers la gauche, de sorte que la serrure peut être employée indif- féremment pour des portes s'ouvrant à droite ou à gauche, par la simple manoeuvre du levier de commande de l'ergot, accessible sans devoir démon- ter le foncet de la serrure.
L'invention est à présent décrite avec référence aux figures du dessin annexé, représentant une forme de réalisation de l'invention, donnée à titre d'exemple,
Fig. 1 est une vue d'ensemble d'une serrure à gorge suivant l'invention, dont le foncet a été démonté.
Fig. 2 est .une vue de détail représentant le pêne lançant ou auxiliaire,
Dans la fig. 1, 21 désigne le palastre de la serrure, 22 l'en- trée, 23 le pêne dormant ou principal en forme de cylindre de révolution, 24 le pêne lançant ou auxiliaire, également en forme de cylindre de révo- lution, et terminé en biseau 25. Les ouvertures pratiquées pour les pênes dans la têtière 26 sont de forme circulaire. 27 désigne la gorge servant à la manoeuvre du pêne dormant
Le pêne lançant ou auxiliaire 24, de forme cylindrique, est monté par rotation dans une pièce de guidage 28 manoeuvrée par la poignée de porte par l'intermédiaire de la pièce 29.
Cette pièce de guidage 28 supporte le pêne lançant 24 à l'aide d'une partie 30 coudée à angle droit et donc parallèle à la têtière 26 qui vient s'engager dans une rainure 31 pratiquée dans le pourtour du pêne lançant. Le pêne lançant peut être immobilisé dans l'une ou l'autre de deux positions, écartées de 180 , de sorte que l'extrémité en biseau du pêne lançant peut être dirigée, à vo- lonté, dans deux sens diamétralement opposés. On emploie à cet effet un ergot 32, monté par rotation sur un goujon 33 fixé à la pièce de support 28 du pêne lançant 24. Cet ergot 32 a la forme d'un levier coudé à deux bras 32a et 32b, dont l'axe est le goujon 33.
Le bras de levier 32b de l'ergot 32 pénètre dans une rainure 34 dans le pêne lançant pratiquée sui- vant un diamètre de la base circulaire de ce dernier. Lorsqu'on soulève le bras de levier 32a de l'ergot, le levier 32b sort de la rainure 34 du pêne lançant, et ce dernier peut être tourné de 180 , après quoi le bras de levier 32b, sous l'action d'un ressort 35, s'engage à nouveau dans la rainure 34 qui, ayant tournée de 180 , est de nouveau disposée suivant la même direction que précédemment. Le biseau est maintenant dirigé dans le sens opposé, de sorte que la serrure peut à présent servir pour une porte s'ouvrant dans le sens opposé, L'ergot 32 peut être manoeuvré sans que le foncet de la serrure doive être démonté.
Fig. 2 est une vue du pêne lançant 24, avec la partie en biseau 25, la rainure périphérique 31 et la rainure diamétrale dans la base 34'
La présente invention peut être appliquée à tous les genres de serrure, comme par exemple les serrures pour bâtiments, pour navires, etc... et égalemen t aux mécanismesde fermeture ne comportant qu'un pêne lançant.
Les serrures suivant la présente invention peuvent être fabriquées en tous métaux : en métaux ferreux, en métaux non ferreux et en leurs alliages.