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N.V. PHILIPSGLOEILAMPENFABRIEKEN, résidant à EINDHOVEN (Pays-Bas)-.
MONTAGE REGULATEUR DE TENSION.
L'invention concerne un montage régulateur de tension prévu pour le branchement sur une source de tension alternative, dont la tension aux bornes et la fréquence sont sujettes à fluctuations, afin de maintenir pra- 'tiquement constante la tension alternative obtenue à une paire de bornes de sortie, lors d'une variation de la valeur ou de la fréquence de la tension alternative d'entrée ou de variations de la charge aux bornes de sortie;
Pour régler la tension à une paire de bornes de sortie, il est connu d'utiliser des transformateurs comportant un ou plusieurs enroulements primaires pour le branchement sur une source de tension alternative, un noyau dont une partie est saturable et une autre partie n'est pas saturée en ré- gime, la partie de noyau saturable portant un enroulement qui est shunté par un condensateur.
Il existe plusieurs sortes de ces transformateurs de réglage qui conviennent pour maintenir la tension de sortie constante lors d'une variation de la tension d'entrée ou de la charge. Cette correction peut s'effectuer très rapidement, à savoir en un temps égal à quelques pé- riodes de la fréquence d'entrée. Toutefois, en général, ces transformateurs ne fournissent pas une tension de sortie constante lors de fluctuations de la fréquence d'entrée, ou bien lorsqu'un transformateur est spécialement conçu pour assurer une correction déterminée lors de variations de la fré- quence d'entrée, il n'assure pas cette correction lors d'une variation de la charge.
L'invention concerne entre autres un montage à brancher sur une source, de tension et de fréquence variables, pour maintenir à une paire de bornes de sortie une tension alternative pratiquement constante malgré des fluctuations de la valeur et de la fréquence de la tension d'entrée, et des fluctuations de la charge.
Suivant l'invention, le circuit de réglage de tension à utiliser
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dans un transformateur de réglage du type décrit, comporte une réactance variable à insérer soit entre une borne de sortie du transformateur et une borne du montage, soit dans le circuit de courant comportant l'enroulement porté par la partie saturable du noyau et le condensateur correspondant, ou bien dans les deux, un détecteur de déviations de la tension de sortie connecté aux bornes de sortie du circuit, et des moyens appartenant au détecteur pour régler la valeur de la réactance variable afin de contracarrer toute déviation de la tension de sortie du circuit par rapport à la valeur nominale.
Le circuit régulateur de tension conforme à l'invention, peut consister également en un transformateur de réglage du type décrit, une réactance variable à insérer soit entre une borne de sortie du transformateur et une borne d'entrée du montage, soit dans le circuit comportant 1' enroulement porté par la partie saturable du noyau et le condensateur correspondant, ou bien dans les, deux, un détecteur de déviations de la tension de sortie connecté aux bornes de sortie du circuit de courant et des moyens appartenant au détecteur pour régler la valeur de la réactance variable afin de contrecarrer toute déviation de la tension de sortie du circuit par rapport à la valeur nominale.
Les moyens, appartenant au détecteur de déviation, pour régler la réactance variable sont constitués de préférence, par un amplificateur et la réactance variable est, de préférence, une bobine de self saturable comportant un enroulement de. réglage qui est parcouru par un courant continu dont l'intensité est réglée par l'amplificateur.
De préférence. le détecteur de déviations réagit sur des valeurs efficaces, de façon à donner des indications qui, dans la mesure du possible, sont indépendantes de variations de la forme de l'onde.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non limitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien entendu, partie de l'invention.
La fig. 1 représente, sous forme de schéma synoptique, un circuit tel que spécifié ci-dessus. Les bornes d'entrée 1 et 2 sont connectées à une source de courant alternatif, ainsi qu'à l'enroulement d'entrée d'un transformateur de réglage 3, du type décrit. Le transformateur 3 comporte un enroulement qui est shunté par un condensateur.
Dans la forme de réalisation représentée sur la fig. 1, ce condensateur, indiqué par 4, est connecté à l'enroulement correspondant, par l'intermédiaire del'enrou- lement principal d'une bobine de self saturable 5, enroulement principal qui est également monté en série avec la sortie du transformateur 3, laquelle est connectée aux bornes de sortie 6 et 7 du régulateur de tension Un détecteur de déviations de la tension de sortie 8 est monté en parallèle avec les bornes de sortie 6 et 7, et transmet à un amplificateur 9, un signal variable avec la tension obtenue aux bornes 6 et 7. La sortie de l'amplificateur 9 lance un courant dans l'enroulement de réglage de la bobine 5 et règle la réactance de cette bobine de self de façon à contrecarrer toute déviation de la tension de sortie par rapport à sa valeur nominale.
Les éléments représentés sous forme synoptique sur la fig. 1 peuvent être réalisés de plusieurs façons et contribueront à assurer au régulateur les résultats désirés pour autant que leurs caractéristiques soient judicieusement adaptées.
Les fig. 2 à 9 donnent, à titre d'exemples, des formes de réalisation du transformateur de réglage 3 de la fig. 1.
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Les fig. 4 et 5 sont des formes de réalisation de la self sa- turable 5 de la fig.1.
Les fig. 6 et 7 sont des formes de réalisation du détecteur de déviations de la tension de sortie 8 de la fig. 1.
Les fig. 8 et 9 sont des formes de réalisation de l'amplifica- teur 9.
L'enroulement primaire 10 du transformateur représenté sur la fig. 2 est branché sur une source de courant alternatif. Le noyau du trans- formateur est constitué par deux parties 11 et 12; la partie 11 a des di- mensions telles qu'elle est saturée pendant le fonctionnement du transfor- mateur, tandis que la partie 12 est agencée de façon qu'elle ne soit pas saturée en régime. La partie saturée 11 porte un enroulement 13, qui est shunté paruncondensateur 14. La partie non saturée 12 porte un enroule- ment 15.
Le transformateur de la fig. 3 comporte un enroulement 16, qui est enroulé sur une partie de noyau saturée 11. Une partie de l'enroule- ment 16 est montée en série avec un autre enroulement 17, qui est monté sur la p artie non saturée du noyau d'une façon telle que ces deux enroulements ments forment ensemble l'enroulement primaire du transformateur. Tout 1' enroulement 16 est shunté par un condensateur 14. Une partie del'enroule- ment 16 est montée en série avec un enroulement 15 sur la partie non saturée 12 du noyau; ces deux parties forment ensemble l'enroulement secondaire du transformateur.
En principe, ces deux transformateurs sont identiques. En ef- fet, l'enroulement primaire provoque des lignes de force tant dans la par- tie saturée que dans la partie non saturée du noyau. L'enroulement monté sur la partie saturée engendre une tension qui n'augmente pas proportion- nellement à la tension d'entrée. L'enroulement monté sur la partie non saturée du noyau, est monté en opposition avec le premier, et engendre une tension plus faible qui elle, est proportionnelle à la tension d'entrée et comme cette tension est opposée à la tension de sortie principale, elle maintient la tension de sortie pratiquement constante entre de larges limi- tes de variations de la tension d'entrée. La partie saturée du noyau porte un enroulement qui est shunté par un condensateur.
Ce condensateur a une grande capacité et provoque, avec l'enroulement, un état qui se rapproche de la résonance, de sorte que l'intensité du courant dans le montage en sé- rie de l'enroulement et du condensateur .augmente.
Les points indiqués par X, X', X" sur les fig. 2 et 3 représen- tent à titre d'exemple, des endroits qui conviennent pour l'Insertion de la bobine de self 2 à noyau saturable. Le point X" indique un endroit où cette insertion s'effectue en série avec le condensateur, le point X' un endroit où la dite self est en série avec la sortie du transformateur, et le point X, l'endroit le plus indiqué de la bobine de self saturable ou celle-ci est tant en série avec la sortie qu'avec le condensateur. Au besoin, la bobine de self peut également être branchée en parallèle avec le condensateur 14.
Comme la tension d'un transformateur tel que représenté sur les fige 2 et 3 est pratiquement constant lors d'une variation de la tension d'entrée et de la charge, en l'absence des autres éléments 8 et 9, le mon- tage d'une réactance 5 à l'endroit X' doit rendre la tension de sortie, ob- tenue aux bornes 6 et 7, indépendante de l'intensité du courant de charge traversant la réactance.
Toute variation de tension de ce genre résultant d'une variation de la charge est corrigée par les éléments 8 et 9, mais ceci augmente les conditions de possibilité de correction imposées aux élé- ments 8 et 9 La réactance 5 doit être réalisée de façon qu'elle agisse
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entre de plus larges limites des valeurs de l'inductance et la combinaison du détecteur 8 et de l'amplificateur 9 doit être plus sensible et sa réaction doit être plus rapide.
On a constaté que lorsque la bobine de self 5 est insérée à l'endroit X où à l'endroit X", la tension de sortie d'un transformateur tel que représenté sur les fig. 2 et 3 reste constante lors d'une variation de la tension d'entrée et de la charge pour une valeur déterminée de la réactance 5.
Des variations de la tension d'entrée et de la charge, peuvent se produire très rapidement et sont alors rapidement corrigées par le fonctionnement normal du transformateur de réglage de tension, à savoir comme il a déjà été mentionné, en un temps égal à quelques périodes de la fréquence d'entrée. En général, la fréquence d'entrée varie à un rythme assez lent et lorsque les éléments 8, 9 doivent corriger des variations de tension qui résultent uniquement d'une variation de la fréquence d'entrée, la combinaison du détecteur 8 et de l'amplificateur 9 peut être moins sensible et moins rapide, ce qui entraîne une notable économie de frais pour ces éléments.
La bobine de self saturable peut consister en un enroulement principal et en un enroulement de réglage montés sur le même noyau, mais il est préférable de constituer l'enroulement principal en deux parties.
La fige 4 présente un tel dispositif dans lequel le noyau 22 porte un enroulement de réglage 23, et dans lequel l'enroulement principal est constitué par deux parties 20 et 21. Ces deux parties 20 et 21 sont couplées de façon telle que toute composante de tension alternative que comporte le courant lancé dans l'enroulement 23 induit une tension égale et opposée dans les deux parties d'enroulement, de sorte que cette composante est supprimée dans cet enroulement.
Dans le dispositif représenté sur la fig. 5, l'enroulement principal est réalisé en deux parties 20 et 21, comme il a déjà été décrit pour la fig. 4. Le noyau 22 porte un enroulement de réglage 23 et un enroulement additionnel 24. Dans ce dispositif, le réglage de la réactance s'obtient en lançant un courant d'intensité constante dans l'enroule- ment 24, et un courant de réglage dans 1' enroulement 23, afin de contrecarrer l'effet du courant dans l'enroulement 24. Une variation du courant de réglage dans un sens déterminé provoque donc une variation de la réactance en des sens opposés dans les deux formes de réalisation d'une bobine de self représentées sur les fig. 4 et 5.
Le détecteur 8 représenté sur la fig. 1 peut consister dans sa forme la plus simple, en un potentiomètre constitué par une résistance et un thermistor (c'est-à-dire une résistance à coefficient de température élevée); ce potentiomètre est connecté aux bornes de sortie 6 et 7, ou par l'intermédiaire d'un transformateur abaisseur, il est connecté aux bornes de sortie, tandis que le signal correspondant à la déviation de tension est obtenu soit aux bornes du thermistor, soit aux bornes de la résistance.
Toutefois, il est préférable d'utiliser un pont de Wheatstone, de sorte que le signal de déviation soit nul lorsque le pont est en équilibre, c' est-à-dire lorsque la tension entre les bornes 6 et 7 à sa valeur nominale
La fig. 6 représente un tel pont dans lequel l'une des branches du pont comporte un thermistor 30 et les trois autres branches, des résistances 31, 32 et 33. L'entrée du pont est connectée aux bornes de sortie 6, 7 par l'intermédiaire d'un transformateur abaisseur et le rapport de la tension de sortie appliquée au pont et des valeurs des résistances des branches est choisi de façon que le pont soit en équilibre lorsque la tension de sortie a sa valeur nominale.
On obtient un signal
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de déviation croissant plus rapidement dès que la tension de sortie aux bor- nes 6 et 7 dévie de sa valeur nominale et la phase du signal obtenue lors- que la tension dépasse sa valeur nominale est opposée à celle qui se pro- duit lorsque la tension tombe en-deçà de la valeur mentionnée.
Le pont simple représenté sur la fig. 6 présente un sérieux inconvénient; il peut exister trois intensités de courant qui répondent à une chute de tension déterminée dans la combinaison du thermistor et des résistances, de sorte qu'il règne une certaine incertitude en ce qui' con- cerne le fonctionnement du pont, à moins que l'on ne prenne des disposi- tions qui permettent la mise hors circuit du pont.
Ce fait est illustré par la fig. 10, sur laquelle la courbe A donne une caractéristique tension, courant typique d'un thermistor, B la caractéristique tension - courant d'une résistance ohmique et C, la résul- tante obtenue en additionnant les ordonnées des courbes A et B. La courbe
A du thermistor s'élève d'abord rapidement jusqu'à une valeur maximum, après quoi, pour des intensités plus élevées du courant, la tension aux bornes du thermistor tombe d'abord rapidement et ensuite plus progressive- ment. La caractéristique d'une résistance ohmique est évidemment une droi- te passant par l'origine et la résultante du thermistor et de la résistan- ce est une courbe qui s'élève rapidement jusqu'à un maximum, qui tombe en- suite jusqu'à un minimum pour s'élever par après. Sur la courbe C, ce mi- nimum est indiqué en D.
Pour des tensions supérieures à ce minimum, par exemple pour VI sur la fig. 10, l'intensité du courant peut acquérir, sur la courbe C trois valeurs à savoir celles correspondant aux points P, Q et R. Le point R est le point normalement requis pour l'équilibre du pont et des dispositions compliquées doivent être prises pour mettre le dispo- sitif hors circuit lorsque la tension d'entrée du pont diffère de sa va- leur nominale d'un montant tel que le point de fonctionnement du thermis- tor se trouve hors de la zone de ce point R. De tels moyens sont connus ils peuvent comporter des interrupteurs commandés par des relais pour met- tre le pont hors circuit ou pour appliquer une tension de la grandeur re- quise provenant d'une autre source lorsque la tension d'entrée du pont dépasse les limites permises.
Dans un montage conforme à l'invention, il est recommandable de supprimer cette insécurité dans le fonctionnement du détecteur de dé- viations de la tension de sortie par l'emploi d'un pont électrique tel que représenté sur la fig. 7.
Dans ce pont, l'une des branches d'un pont de Wheatstone est un thermistor à chauffage indirect, comportant un élément résistant 30 et un élément chauffant 34. Les trois autres branches du pont comportent des résistances 31,32 et 33, comme dans le montage représenté sur la fig. 6.
Le fonctionnement de ce pont s'explique au mieux à l'aide de la fig. 11, dont la courbe A correspond à la courbe A de la fig. 10, et est la courbe caractéristique d'une thermistor à chauffage indirect, pour un courant de chauffage nul. La courbe B correspond également à la courbe B de la fig. 10 et concerne une résistance ohmique. La courbe E est l'une des courbes d'un faisceau de caractéristiques du thermistor à chauffage indirect lorsque du courant circule dans l'élément chauffant. Il va de soi, que la valeur du maximum original tombe à mesure que l'intensité du courant de chauffage augmente. La courbe F représente la résultante ob- tenue par l'addition des ordonnées des courbes B et E.
Il va de soi que l'on évite maintenant le minimum D de la courbe C de la fig. 10, et de plus au delà de la valeur V2, la courbe F, qui donne la nouvelle valeur du maxi- mum initial: de la courbe E plus la valeur de la courbe B pour la même in- tensité de courant, s'élève d'une façon pratiquement linéaire. Dans le
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pont de la fig. 7 il ne subsiste aucune incertitude et les dispositions nécessaires dans le pont simple représenté sur-la fig. 6, sont devenues superflues.
Comme on le sait, la résistance du thermistor varie avec la température ambiante et le point d'équilibre du pont représenté sur la fig. 7, varierait donc avec la température de l'ambiance. Afin d'obvier à cet inconvénient, le courant pour l'élément de chauffage 34, est prélevé d'un potentiomètre constitué par une résistance 36 et par un thermistor branché sur une source de tension. Le courant pour l'élément de chauf- fage 34 se prélève de la tension du thermistor 35. Lorsque la températu- re de l'ambiance augmente, la résistance du thermistor 35 diminue, ainsi que la tension obtenue aux bornes de ce thermistor.
De ce fait, l'inten- sité du courant dans l'élément de chauffage 34 diminue, ce qui entraîne une baisse de la température du thermistor 30 et donc une compensation de l'augmentation de la température de l'ambiance*
Lorsque la tension obtenue aux bornes 6 et 7 du circuit de courant représenté sur .la fig.1 s'écarte de la valeur normale pour la- quelle le pont est en équilibre, on obtient à la sortie du pont un signal qui est en phase ou en opposition de phase avec la tension d'entrée sui- vant que la tension de sortie se trouve au delà ou en-deçà de la valeur nominale. Ce signal est transmis à l'amplificateur 9 et sert à modifier l'intensité du courant qui traverse l'enroulement de réglage de la bobine de self saturée d'une façon telle que la tension de sortie acquiert à nou- veau sa valeur nominale.
A cet effet, l'amplificateur doit réagir tant sur la grandeur que sur la phase du signal de sortie. Les fig. 8 et 9 re- présentent des montages amplificateurs appropriés à cet effet.
Dans le montage représenté sur la fig. 8, le signal obtenu à la sortie du pont à thermistor, est appliqué à l'enroulement primaire 40 d'un transformateur élévateur, à grand rapport de transformation, dont l'enroulement secondaire est inséré entre la grille de commande et la cathode de la pentode 43 en série avec une source de tension de polari- sation de grille 44. Le circuit anodique et le circuit cathodique de la pentode 43 sont connectés aux bornes 6 et 7, de sorte que la tension ano- dique pour la pentode 43 est fournie par la tension obtenue aux bornes 6 et 7, tension qui est appliquée à l'anode et à la grille-écran de la pentode 43 par l'intermédiaire d'un redresseur monoplaque 45. Le redres- seur 45 a pour but de protéger le tube contre des tensions inversées.
La charge anodique, non représentée sur la fig. 8, est constituée par l'enroulement de réglage de la bobine de self saturable 5; à cet effet, les extrémités de l'enroulement 23 sont connectées aux bornes 47 et 48 et sont shuntées par un condensateur 46. Comme une tension obtenue par le redressement monophasé de la tension alternative obtenue aux bornes 6 et 7 est appliquée à l'anode du tube 43, il va de soi que ce montage amplifica- teur réagit tant sur la phase que sur la grandeur du signal appliqué à l'enroulement primaire 40, et le courant redressé et uniformisé, dont l'intensité dépend de la phase et de la grandeur du signal d'entrée, tra- verse l'enroulement 23 de la bobine de self saturable 5.
Dans le montage représenté sur la fig. 9, une des bornes d'en- trée 50 est couplée à la grille de commande d'une triode 52 dont le cir- cuit cathodique comporte le montage en parallèle d'une résistance de char- ge 53 et d'un condensateur 54. L'autre extrémité du montage 53, 54 est connectée à une extrémité de l'enroulement secondaire 55 du transforma- teur 56 dont l'enroulement primaire 57 est connecté aux bornes 6 et 7.
L'enroulement 55 comporte une prise médiane qui est connectée à l'autre borne d'entrée 51, tandis que l'autre extrémité de l'enroulement secon- daire 55 est connectée à une extrémité d'un potentiomètre constitué par les résistances 58 et 59. L'autre extrémité de ce potentiomètre est re-
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liée à l'anode du tube 52, tandis qu'une prise est reliée à une grille de commande d'une seconde triode 60. La cathode du tube 60 est reliée, par l'intermédiaire d'une résistance 61,à la borne d'entrée 51. Le circuit anodique du tube 60 comporte l'enroulement 23 de la bobine saturable 5 (non représentée sur la fig. 9) qui est connectée aux bornes 47 et 48 et qui est shuntée par un condensateur 46. Le circuit anodique du tube 60 est connecté à la même extrémité de l'enroulement secondaire 55 que le circuit anodique du tube 52.
Le fonctionnement du montage amplificateur représenté sur la fig. 9 s'explique au mieux lorsqu'on considère ce montage comme une va- riante du montage "trigger" connu de Schmitt, dont les anodes sont ali- mentées non pas en tension continue mais en tension alternative, de sorte que le montage connu est modifié d'une façon telle qu'il provoque un ef- fet de discrimination de phase à l'aide d'une tension alternative appli- quée aux bornes 50 et 51.
Le montage "trigger" connu de Schmitt peut fonctionner de deux manières ; dansl'une, l'un des tubes est conducteur, et dans l'autre le second tube est conducteur. Une chose analogue peut évidemment s'ob- tenir dans la réalisation en courant alternatif du montage et dans ce cas, le fonctionnement de chacun des tubes dépend de la phase du signal entrant.
Toutefois, pour le but visé par l'invention, l'intensité du courant de sortie doit être indépendante de la grandeur du signal d'en- trée et pour faire en sorte que le montage fonctionne comme montage à grand coefficient d'amplification et non comme montage trigger, les.valeurs des résistances 58, 59 et 61 doivent être judicieusement choisies, ou bien on peut connecter entre l'anode du tube 52 et l'anode du tube 60, une résistance de stabilisation qui est représentée sur le dessin par le tracé en pointillés 62.
La fig. 12 montre une forme de réalisation avantageuse du montage représenté sur la fig. 1. Dans le montage de la fig. 12, le transformateur de réglage de tension 3 est du type représenté sur la fig. 2, et les bornes d'entrée 1 et 2 du montage sont connectées aux ex- trémités de l'enroulement primaire 10. La bobine saturable 5 est du type représenté sur la fig. 4 et les enroulements principaux 20 et 21 sont montés en série avec la sortie du transformateur 3 et avec le con- densateur 4 qui shunte l'enroulement 13. Comme il a déjà été mentionné c'est la situation la plus favorable pour la bobine de self 5.
La ten- sion de sortie du montage se prélève de la sortie du transformateur 3 par l'intermédiaire de la bobine de self 5 et se produit aux bornes de sortie 6 et 7. A la sortie du circuit est connecté l'enroulement primaire 71 d'un transformateur 70. Ce transformateur fournit la tension anodique, la tension de chauffage pour l'amplificateur, la tension de chauffage pour un thermistor à chauffage direct et la tension d'entrée d' un pont à thermistor, comme il sera décrit par la suite.
Le détecteur de déviations de la tension est un pont à thermistor du type décrit à l'ai- de de la fig. 7, sauf quelques petites modifications} à savoir que l'une des branches du pont comporte l'élément résistant 30, monté en série avec une petite résistance 37, alors que les branches 32 et 33 sont constituées par les parties réglées d'avance d'un potentiomètre variable. La tension de sortie du pont se produit entre la prise du potentiomètre 32,33, et le noeud de l'élément résistant 30 et de la résistance 31. Ce signal est appliqué à l'entrée d'un amplificateur du type décrit 3 l'aide de la fig.
3; à cet effet, le noeud de l'élément 30 et de la résistance 31 est con- necté à une extrémité de l'enroulement primaire 40 du transformateur 41, par l'intermédiaire d'un- résistance 38, qui, en régime, est court-circui- tée à l'aide d'un interrupteur Rc, commande par un relais=
Le transformateur 70 comporte un enroulement secondaire 72 à
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basse tension, qui est connecté à l'élément chauffant d'un redresseur à diode 45. Un second enroulement secondaire 73, à bassetension, est connecté au filament d'une pentode 43. Une extrémité de l'enroulement 73 est en même temps connectée à la ligne de base 77 qui est reliée à la borne de sortie 7 du montage.
L'autre extrémité de l'enroulement 73 est connectée, par l'intermédiaire d'une petite résistance 78, à un interrupteur Rb qui est commandé par un relais et qui est ouvert en régime normal
Une extrémité d'un autre troisième enroulement secondaire 74 du transformateur 70 est reliée à la ligne de base 77 et l'autre extrémité est reliée, par l'intermédiaire d'un interrupteur Ra, à commande par relais, qui est fermé en régime, à la résistance variable 36 réglée d' avance. Dans ce montage, la tension normalement appliquée à l'élément chauffant 34 du thermistor est la partie de la tension de l'enroulement 74 qui se produit aux bornes du montage en série d'une résistance 39 et du thermistor 35.
Deux autres enroulements secondaires 75 et 76 du transformateur 70 sont montés en série; l'une 'des extrémités de l'enroulement 75 est connectée au sommet du pont à thermistor formant le noeud des résistances 35 et 37. L'enroulement 76 est shunté par un potentiomètre variable 79 réglé d'avance, dont la prise est couplée à l'autre sommet du pont à thermistor à savoir au noeud des résistances 31 et 32.
La partie 80, tournée vers la ligne de base, de l'enroulement primaire 71 du transformateur 70, comporte une prise pour fournir la tension de polarisation au tube'43. Cette tension est redressée par un redresseur 81, qui est monté en série avec la prise de l'enroulement primaire et une extrémité du montage en parallèle d'un condensateur 82 et d' un potentiomètre réglable 83, réglé d'avance, tandis que les autres extrémités du montage sont reliées à la ligne de base 77. De cette façon, on obtient une tension de polarisation redressée aux bornes du potentiomètre 83.
La prise du potentiomètre 83 est reliée, par l'intermédiaire d'une résistance de découplage 84,à une borne à basse tension de l'enroulement secondaire 42 du transformateur 41, borne qui est reliée à la ligne de base 77 par l'intermédiaire d'un condensateur de découplage 85.
L'enroulement secondaire 42 est shunté par un condensateur 86 de faible capacité et l'extrémité haute tension de l'enroulement est connectée à la grille de commande du tube 83 par le montage en parallèle d'un élément redresseur 87 et d'une résistance 88.
Le condensateur 86 a pour but d'apporter la correction de phase nécessaire pour amener le signal de sortie du pont rigoureusement en phase ou en opposition de phase avec la tension redressée appliquée à l'anode du tube 43.
Le redresseur 87 et la résistance 88 ont pour but- d'empêcher un court-circuit du pont par le courant de grille du tube 43, lorsque la grille devient trop positive. L'anode du tube 43 est reliée, par l'intermédiaire d'un condensateur 89, à une extrémité d'un potentiomètre 90, réglé d'avance,dont l'autre extrémité est connectée à la prise du potentiomètre 83.
La prise du potentiomètre 90 est connectée à une borne à basse tension de l'enroulement secondaire 42 par l'intermédiaire d'un réseau de découplage constitué par un condensateur en parallèle 91, une résistance en série 92, un second condensateur en parallèle 93 et une seconde résistance en série 94. Un partie de la tension de sortie du tube 43 se produit aux bornes du potentiomètre 90 et une autre partie obtenue à la prise de ce potentiomètre, est appliquée à l'entrée du tube 43 afin d'assurer une contre-réaction. Lorsqu'une tension rapidement variable se produit à l'anode du tube 43, ce couplege à contre-réaction supprime
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toute tendance du dispositif à fonctionner irrégulièrement, sans porter atteinte à la sensiblité de l'amplificateur.
Comme il a déjà été mentionné, l'anode du tube 43 est con- nectée à l'enroulement de réglage 23 de la bobine de self et dans ce mon- tage, elle est couplée, par l'intermédiaire d'un relais R, au redresseur
45 comportant une diode en série Le relais R est shunté par un conden- sateur 95, et par le montage en série d'une résistance variable 96, réglée d'avance, et d'un interrupteur Rd qui est commandé par un relais et qui est ouvert en régime normal. Le relais R commande non seulement l'interrupteur Rd, mais aussi, comme il a déjà été mentionné, les interrupteurs Ra, Rb, Rc et Re.
Lors d'une absence éventuelle de courant anodique du tube 43 et partant de courant de réglage dans l'enroulement 23 de la bobine de self, le montage 4, 13 est pratiquement en résonance et de ce fait, la tension de sortie du montage, obtenue aux bornes 6 et 7, est portée à une valeur élevée. Afin d'empêcher cette augmentation, le relais R est inséré dans le circuit anodique du tube 43. En l'absence de courant anodique, le relais R déclenche et ferme un interrupteur Re,qui shunte les enroulements principaux 20 et 21 de la bobine de self 5. Un court-circuit de ces enroulements écarte le montage 4,13 de l'état de résonance; la tension aux bornes de sortie est donc plus basse et le circuit de charge est protégé contre une tension trop élevée.
Le relais R facilite en même temps l'entrée en fonctionnement du dispositif, car à la première mise en circuit de ce dispositif, le tube 43 ne débite pas immédiatement du courant anodique, étant donné que l'élément thermique est froid, de sorte qu'aucun courant d'excitation ne passe dans le relais R. A l'état non excité du relais, non seulement l'interrupteur Rc est fermé, mais également l'interrupteur Rb, tandis que l'interrupteur Ra est ouvert, de sorte qu'il applique la tension de l'enroulement 73, plus élevée que celle de l'enroulement 74, au potentiomètre 36, 39,35, et donc à l'élément chauffant du thermistor à chauffage indirect ce qui amène rapidement l'élément thermistor 30 à son point de fonctionnement exact.
A l'état non excité du relais R, l'interrupteur Rc est ouvert et met ainsi en circuit la résistance en série 38, de sorte qu'une tension trop élevée, non équilibrée, qui se produit à la sortie du pont, n'est pas entièrement transmise au transformateur 41.
L'interrupteur Rd est également fermé et branche ainsi la résistance 96 en parallèle avec le relais R.
Lorsque le courant anodique du tube 43 atteint une intensité suffisante pour exciter le relais R, la tension de chauffage normale est appliquée à l'élément chauffant 34 du thermistor, à partir de l'enroulement 74, par l'interrupteur Ra. La résistance 38 est court-circuitée par l'nterrupteur Rc et rend ainsi au pont et à l'amplificateur correspondant tout leur pouvoir de réaction. L'interrupteur Rd s'ouvre de sorte que la résistance 96 se trouve dans un circuit ouvert.
L'intensité du courant anodique pour laquelle le relais R est excité, dépend de la valeur de la résistance variable 96, réglée d'avance on règle cette intensité de courant d'une façon telle que l'ouverture du contact Re qui shunte les enroulements 20,21 de la bobine de self 5 ne provoque par d'impulsions dans la tension de sortie du circuit.
Suivant une autre particularité du montage décrit, afin de fournir au tube 43 une tension de polarisation redressée et uniformisée, le tube peut être mis en fonctionnement avec une tension alternative, appliquée à la grille, en opposition avec la tension appliquée à l'anode.
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La meilleure solution consiste à appliquer cette tension de polarisation alternative au circuit -cathodique du tube et la cathode est alors connec- tée à l'extrémité à haute tension de l'enroulement 80 ou à une prise d'un potentiomètre monté en parallèle avec cet enroulement.
Comme il a déjà été mentionné, la réactance de la bobine de self saturable 5 augmente à mesure que l'intensité du courant anodique du tube 43 diminue et que la tension de sortie obtenue aux bornes 6 et 7 aug- mente. A la mise hors circuit du tube 43 ou ayant le débit de courant ano- dique, après la mise en circuit, la tension de sortie augmente jusqu'à une valeur élevée;pour obvier à cette augmentation, le relais R est inséré de la manière déjà décrite dans le montage représenté sur la fig. 2. On peut également utiliser une bobine de self saturable telle que représentée sur la fige 5. Dans ce montage, un courant continu d'intensité constante tra- verse l'enroulement 24 et le redresseur qui fournit ce courant est agen- cé de manière à débiter rapidement ce courant lors de la mise en circuit de l'appareil.
De cette fagon la tension de sortie obtenue aux bornes 6 et 7, est maintenue s une valeur basse lors de la mise en circuit et lors de la mise hors circuit du tube 23. Le rapport de phase de l'entrée de 1' amplificateur est inversé, de sorte que le courant d'intensité constante traversant l'enroulement 23 provoque une augmentation de la tension de sor- tie du montage.
Dans une forme de réalisation modifiée de l'amplificateur, dé- crite à l'aide de la fig. 8 et utilisée dans la forme de réalisation avan- tageuse du montage représentée sur la fig. 12, le transformateur d'entrée 41 peut être remplacé par un tube fonctionnant comme amplificateur de tension. La tension de sortie du pont à thermistor est alors appliquée à la grille de commande de ce tube dont le signal de sortie est appliqué à la grille de commande du tube 43. Un tel montage est représenté sur la fig. 13, figure sur laquelle les éléments correspondant à ceux de la fig. 12, portent les mêmes chiffres de référence que sur cette dernière.
Le tube additionnel est indiqué par 100 et l'anode de ce tube est couplée à la grille de commande du tube 43, par l'intermédiaire d'un condensateur 101. Les anodes des tubes 100 et 43 sont couplées entre elles par l'in- termédiaire du relais R, ce qui provoque un certain degré de contre-réac- tion et permet de contre-carrer des irrégularités de fonctionnement.
Pour le courant continu cette contre-réaction résulte de la présence du condensateur 101 comme c'était le cas pour le montage de la fig. 12, par suite de la présence du condensateur 49.
Le transformateur de réglage n'est pas représenté sur la fig.
13, figure dont les points I et II correspondent aux points I et II de la fig . 12.
Dans une autre forme de réalisation du montage représenté sur la fige 1, le détecteur de déviations de la tension de sortie est un pont magnétique et l'amplificateur 9 est un amplificateur magnétique au lieu d'un amplificateur à tube thermionique, de sorte que les tubes thermioniques sont supprimés.
Dans une autre forme de réalisation encore, l'amplificateur est omis et on utilise un régulateur au carbone pour l'intensité du courant continu dans l'enroulement 23 de la bobine de self saturable. Un tel cir- cuit de courant est représenté sur la fig. 14.
Ce circuit de courant offre l'avantage qu'il ne comporte pas de tube thermionique. Un transformateur d'alimentation 120, alimenté par les bornes de sortie 6,7, comporte un enroulement secondaire 121, qui fournit le courant pour l'enroulement 23 de la bobine de self, courant qui est redressé par un redresseur sec 122, et dont l'intensité est réglée
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par l'élément au carbone 123. Un autre enroulement secondaire 125 fournit le courant pour l'enroulement de réglage 126 du régulateur à carbone, par l'intermédiaire d'un autre redresseur sec 125.