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COMPAGNIE POUR LA FABRICATION DES COMPTEURS ET MATERIEL D'USINES A GAZ, résidant à MONTROUGE (France).
COMMUTATEUR A PLUSIEURS DIRECTIONS.
La présente invention, système Albert BOUNI, a pour objet un commutateur à plusieurs directions.
Le commutateur suivant l'invention est caractérisé en ce qu'il comporte un plateau sur la périphérie duquel sont disposés des éléments mo- biles de contacts, ledit plateau pouvant pivoter brusquement autour d'une rotule, sous l'effet d'une percussion appliquée sur sa surface, de telle sorte que suivant l'emplacement du point de percussion, l'élément mobile d'un contact déterminé vienne appuyer sur l'élément fixe du contact corres- pondant placé sur une lame élastique, et que, simultanément, s'effectue l'ouverture des contacts antérieurement fermés, les autres contacts déjà ouverts étant maintenus en position d'ouverture.
Les diverses percussions sur le plateau porte-contacts du commu- tateur suivant l'invention s'effectuent par exemple par l'intermédiaire de leviers élastiques, de longueurs diverses, pouvant être entraînés par un mouvement d'horlogerie. Lorsque chacun de ces leviers élastiques, au cours de son déplacement, arrive en regard du plateau porte-contacts, son extré- mité libre gravit une rampe disposée sur une plaquette fixe qui est placée à une certaine distance du plateau porte-contacts.
Le levier élastique est alors bandé. Puis son extrémité libre arrive sur le bord de la tranche de la plaquette et tombe brusquement sur le plateau porte-contacts en un point choisi de telle sorte que la manoeuvre indiquée précédemment s'exécute.
L'invention sera bien comprise à l'aide de la description qui suit et des dessins annexés, lesquels description et dessins ne sont donnés
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qu'à titre d'exemple- et sans caractère limitatif.
La fig. 1 représente en perspective, sous une forme schémati- que, une forme de réalisation de l'objet de l'invention.
La fig. 2 montre un détail.
La fig. 3 représente le dispositif suivant l'invention en combi- naison avec un mouvement d'horlogerie, pour constituer un commutateur ho- raire.
Sur la fig. 1, le plateau du commutateur est désigné par 1, Il est en métal conducteur de l'électricité. Il peut pivoter autour de la ro- tule métallique 5, supportée par le pied 5a fixé sur une lame conductrice .
5b. 6 est un ressort dont une extrémité est fixée sur le plateau 1 et dont l'autre extrémité en forme de fourche appuie sur la partie de la rotule 5, qui est opposée à celle autour de laquelle pivote le plateau 1 (voir fig.2).
Ce ressort crée un couple de frottement qui empêche le plateau de se dépla- cer sous l'influence de la pression des lames élastiques portant les con- tacts fixes ou de petites vibrations.
Dans l'exemple représenté, le plateau 1 porte à sa périphérie trois éléments mobiles de contacts 2,3, 4. En regard de ces trois élé- ments mobiles de contacts, sont disposés trois éléments fixes de contacts 7, 8, 9, fixés respectivement sur des lames métalliques élastiques 10, 11; 12. Le basculement du plateau 1 est limité par trois pièces fixes 13,14, 15 sur lesquelles viennent buter respectivement trois colonnettes 16,17, 18 fixées sur le plateau 1.
Si l'on effectue une percussion sur le point 20 par exemple du plateau 1, comme l'indique la flèche F, le plateau pivote brusquement de sorte que les éléments de contacts 4 et 9 appuient fortement l'un contre l'au- tre en faisant fléchir la lame élastique 12. Le basculement du plateau 1 s'arrête lorsque les deux colonnettes 16 et 17, portées par ledit plateau, viennent buter respectivement sur les pièces fixes 13 et 14. Ce bascule- ment provoque simultanément l'éloignement des éléments de contacts 2 et 7, d'une part et, 3 et 8, d'autre part.
Si une percussion ultérieure était appliquée du point 19, elle provoquerait la fermeture brusque des contacts 2 et 7 et l'ouverture si- multanée des contacts 4 et 9, tout en maintenant éloignés l'un de l'autre les contacts 3 et 8.
Un fonctionnement analogue du commutateur aura lieu quand une autre percussion sera appliquée soit au point 20 (manoeuvre déjà décrite soit au point 21 (fermeture des contacts 3 et 8, ouverture simultanée des contacts antérieurement fermés et maintien en position d'ouverture des autres contacts).
On voit donc que pour une percussion s'effectuant sur un des points 19,20 ou 21 du plateau 1, celui-ci prend une position bien déterminée pour laquelle un des circuits commandés par le commutateur est fermé, et les autres sont ouverts. Le commutateur demeure dans cette position jusqu'au moment où intervient une autre percussion. Le commutateur ferme ainsi successive- ment chacun des divers circuits qu'il commande, dans un ordre quelconque, la fermeture de chacun de ces circuits se faisant directement sans ouvertu- res ni fermetures intermédiaires d'autres circuits.
Le commutateur suivant l'invention ne nécessite pas d'encliqueta- ge mécanique. L'appareil reste dans sa position correcte grâce au couple de frottement exercé par le ressort 6 sur la rotule 5. La pression des con- tacts est due à l'élasticité des lames métalliques telles que 10, 11, 12.
Sur la Fig. 3, où les mêmes nombres ont la même signification que sur les Figs. 1 et 2,23 représente l'arbre du mouvement d'horlogerie qui entraîne, dans l'exemple représenté, un cadran 22: 24 est un levier élasti-
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que solidaire de ce cadran. Au cours de la rotation du cadran dans le sens de la flèche F', l'extrémité 25 du levier gravit une rampe 29 d'une plaquet- te fixe 30, ce qui lui donne une certaine bande. Lorsque cette extrémité est arrivée sur le bord de la tranche 26 de la plaquette 30 elle tombe brus- quement sur la colonnette 18 fixée sur le plateau 1 et fait basculer ledit plateau, de sorte que les contacts 4 et 9 se ferment.
Deux autres leviers, analogues à 24, mais de longueurs différen- tes (non représentés sur la figure), également solidaires du cadran 22, se- ront bandés en gravissant la rampe 29 et tomberont respectivement, quand ils arriveront sur le bord des tranches 27 et 28, sur les colonnettes 16 et
17 du plateau 1.
Après avoir effectué leur percussion sur les collerettes 16, 17, 18, les leviers élastiques entraînés par le cadran 22, continuent à tourner et dépassent le bord du plateau 1. Lorsque le levier élastique qui vient de commander une fermeture de contact a dépassé le bord du plateau 1, ce- lui-ci est alors prêt à effectuer une fermeture d'autres contacts, sous l'ac- tion du levier élastique suivant.
On ne sort pas du cadre de l'invention, si le dispositif au lieu de commander de simples interrupteurs, commande des inverseurs.
Bien que l'on n'ait représenté et décrit qu'une seule forme de réalisation de l'invention, il est bien évident qu'on ne désire pas se limi- ter à cette forme particulière, donnée simplement à titre d'exemple non li-. mitatif, et que, par conséquent, toutes les variantes ayant même principe et même objet que la disposition ci-dessus rentreraient comme elle dans le ca- dre de l'invention.