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RAgà9 née S. S. B. ,GARLSON, résidant à STOCKHOLM.
RECIPIENT A REVETEMENT INTERNE.
La présente invention a pour objet un procédé nouveau et utile pour la fabrication de récipients à parois composées d'au moins deux couches ou épaisseurs de matières différentes, dont au moins une couche interne ou revêtement, à résistance élevée aux agents chimiques, et une couche externe ou coquille, de résistance mécanique élevée. L'invention vise également les récipients obtenus par ce procédé perfectionné.
Pour différentes raisons, le besoin se fait fortement sentir de remplacer les récipients et touries en verre résistant aux acides, en grès ou en céramique, utilisés actuellement, par des récipients en matériaux de résistance mécanique plus élevée. On sait que les récipients en verre et en matière céramique sont très fragiles, ce qui présente des inconvénients par- ticulièrement graves au cours d'un transport par chemin de fer ou autre, du- rant lequel les fuites d'un récipient ou d'une tourie contenant un acide ou autre liquide corrosif peuvent entraîner de graves dommages. Du point de vue de l'économie, il est souvent pratiquement impossible de remplacer le verre par de l'acier non corrosif, par exemple.
Une solution possible consiste à former les parois du récipient en deux couches ou épaisseurs de matières dif- férentes, dont une couche interne ou revêtement, ayant une résistance élevée aux agents chimiques, et une couche externe, ayant une résistance élevée aux incidents mécaniques. Cependant, lorsque de tels récipients à revêtement in- terne ont un goulot relativement étroit, on éprouve des difficultés pour réa- liser des joints véritablement étanches entre les différentes portions du re- vêtement, car, en règle générale, il est impossible d'effectuer la pose du revêtement à travers le goulot étroit. Dans de tels cas, il est nécessaire de prévoir le récipient au moins en deux parties, de procéder séparément à leur revêtement, puis de les assembler.
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L'invention a pour but d'obtenir, dans la construction de réci- pients du type précité, des joints entre les diverses portions du revête- ment extrêmement étanches et résistant à de fortes contraintes.
A cet effet, le procédé suivant l'invention consisteà réunir les bords en saillie du revêtement interne non métallique le long d'une li- gne de joint au moins, à souder hermétiquement les dits bords l'un à l'au- tre, à introduire les bords ainsi réunis dans une zone située à l'intérieur de l'espace délimité par la coquille externe du récipient, et enfin, à réu- nir d'une manière étanche les bords contigus et non encore réunis, de la di- te coquille.
Cette coquille peut être , par exemple, en tôle métallique, en bois,en matière fibreuse ou autre matière à résistance mécanique élevée, et le revêtement interne peut être en matière plastique, résine synthéti- que ou analogueAprès avoir réuni entre elles les portions formant le re- vêtement, ce qui peut se faire à l'extérieur du récipient, ou en tout cas avant l'assemblage des différentes portions de la coquille externe, ce qui peut ainsi être effectué sans tenir compte de l'accessibilité à l'intérieur du récipient dans son état assemblé, les portions du revêtement réunies en- tre elles sont introduites dans le récipient ou enfermées dans celui-ci, et finalement les portions correspondantes de la coquille sont également réu- nies entre elles.
Suivant un mode de réalisation de l'invention qui parait être particulièrement avantageux dans certains cas, les parois du récipient sont constituées par un placage du revêtement sur la coquille externe, obtenu par collage ou soudure du revêtement à coquille. Ainsi, les couches en matériaux différents sont superposées et liées intimement en un ensemble contre- pla- qué formant bloc, de manière à former un récipient à revêtement plastique interne.
D'autres caractéristiques et avantages résulteront de la descrip- tion qui va suivre.
Au dessin annexé, donné uniquement à titre d'exemple: - Fig. 1 représente le récipient vu de face, en élévation et partiellement en coupe; - Fig. 2 en est une vue en élévation latérale; - Fig.3 en est une vue en plan du récipient; - Fig. 4 représente, à échelle plus grande, l'assemblage du fond du récipient avec la paroi latérale du récipient; - Fig. 5 représente de même l'assemblage des éléments de la dite paroi latérale; - Fig. 6 représente l'assemblage de cette paroi au couvercle ou dessus du récipient, et - Fig. 7 représente en coupe, et à une échelle encore plus gran- de, le goulot du récipient et son dispositif de bouchage.
Le récipient comporte un corps externe ou coquille en tôle mé- tallique, bois, matière fibreuse ou autre matière résistante, formée d'une paroi latérale 1, d'un fond 2 et d'un couvercle ou dessus 3 pourvu de poi- gnées 4. Le dessus du récipient est également pourvu d'un goulot 6 pouvant être fermé par un bouchon 5 ou autre moyen approprié quelconque, d'un type connu. Les trois parties 1, 2 et 3 sont préfabriquées séparément, par exem- ple estampées ou matricées, et sont revêtues sur leurs faces internes d'une matière plastique résistant aux acides, telle que, par exemple, le chlorure de polyvinyle, le polyéthylène, le polyisobutylène, le polystyrène, un phé- noplaste, etc.
Un copolymère de chlorure de polyvinyle ou de polytétrafluo- roéthylène ou le chlorure de polyvinyle plastifié par du polyvinylène se
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sont avérés particulièrement avantageux pour cet usage, mais il est bien entendu que l'invention n'est aucunement limitée à un revêtement de ce ty- pe. La matière plastique peut être flexible ou rigide à la température am- biante.
Le fond 2 est recouvert d'un disque ou film 9 (Fig. 4) de la ma- tière plastique considérée, qui peut être lié, collé ou soudé au métal de façon à former avec lui un bloc contre-plaqué.
La liaison intime peut être exécutée au cours de l'application de chaleur en vue d'un durcissement ou "vulcanisation", conformément à la technique haute fréquence bien connue. Le disque 9 est plan ou bombé, sui- vant la forme du fond du récipient. La paroi latérale 1 de forme annulaire est revêtue d'une couche plastique 7, fixée à la dite paroi métallique d'une manière semblable; les bords contigus de ses différentes portions sont réunis par soudure, collage ou procédé analogue. Avec certaines matiè- res plastiques, la soudure peut être avantageusement effectuée électrique- ment, au moyen d'électrodes et de courant haute fréquence, et, de préfé- rence, sous une certaine pression, après quoi une bande d'étanchéité 11 (Fig. 5) peut être fixée sur le joint.
La Fig. 5 représente également un exemple d'assemblage des bords contigus des portions de la paroi externe elle-même par un joint à recouvrement 10.
Après le revêtement du fond 2 et de la paroi latérale 1, de la façon décrite ci-dessus, ces portions du récipient sont réunies entre elles de la manière illustrée à la Fig. 4, et une cornière d'étanchéité 8 en ma- tière plastique est collée ou soudée dans les coins intérieurs formés par les portions 1 et 2.
Dans certaines conditions, ces portions 1 et 2 peuvent également être estampées d'une seule pièce, le revêtement plastique et son applica- tion étant alors modifiés en conséquence.
Le couvercle ou dessus 3, ayant la forme d'une coupe renversée, possède un revêtement semblable en matière plastique 12 (Fig. 6). Les revê- tements plastiques 7 et 12 ont des dimensions telles qu'ils dépassent sen- siblement les bords contigus des portions 1 et 3 de la coquille externe, et forment des brides ou prolongements 7a et 12a respectivement.
Pour réunir entre elles les portions 1 et 3, on commence par faire dépasser radialement vers l'extérieur les prolongements 7a et 12a, par l'ouverture ménagée en- tre les portions 1 et 3 non encore assemblées, puis on soude ensemble les extrémités superposées des prolongements 7a et 12a, comme le montre la Fig. 6, et enfin on repousse les prolongements 7a et 12a ainsi réunis à l'intérieur de la cavité .formée par les portions 1 et 3 de la coquille, qui peuvent être réunies entre elles par exemple par un élément annulaire 13 fixé par brasage ou soudure sur les bords à assembler. De cette façon, le récipient est muni d'un revêtement interne présentant une complète étanchéi- té à tous ses joints.
En particulier, si l'interconnexion des portions du revêtement plastique est effectuée par soudure à haute fréquence ou par un procédé équivalent de soudure, on obtient une intégration moléculaire, qui assure des joints étanches et solides.
A titre d'exemple, la Fig. 7 illustre un procédé approprié pour effectuer le revêtement au voisinage du goulot 6. Il est recommandé de pré- voir dans le couvercle 3 à cet endroit une portion concave, et le goulot 6 peut être revêtu intérieurement, et si possible aussi recouvert extérieure- ment d'un élément tubulaire 16 en matière plastique, forcé sur le goulot et retourné à son intérieur.
Les bords de l'élément 16 sont réunis d'une façon étanche d'une part au revêtement plastique 12 et d'autre part à une couche plastique 14 qui est, de préférence, appliquée sur le fond de la partie rentrante du couvercle.
Le bouchon 5 peut être par exemple un écrou vissé sur une tige
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filetée 5a traversant de haut en bas un manchon 15 en matière plastique ou en caoutchouc et portant à son extrémité inférieure une rondelle 5a. Par serrage de l'écrou 5, le manchon 15 est axialement comprimé et radialement dilaté de façon à assurer un contact étanche avec le goulot 6 ou éventuel- lement avec son revêtement.
Cependant, la fermeture du goulot peut être réalisée de toute autre façon.
Il est entendu que l'invention n'est nullement limitée au mode d'exécution représenté et décrit qui n'a été choisi qu'à titre d'exemple.
La forme et les dimensions du récipient peuvent varier dans de très larges limites, suivant l'application envisagée. Les portions 7 et 9 du revêtement peuvent être réunies entre elles d'une façon analogue à celle décrite pour les portions 7 et 12.