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H. LEY, résidant à WULFRATH/Rhld (Allemagne}.
DISPOSITIF SERVANT A COUPER LA PAILLE, LE FOIN, OU D'AUTRES PRODUITS AGRICOLES, ET COMPORTANT DES OUTILS DE COUPE ROTATIFS ET DES CONTRE-TRAN- CHANTS DISPOSES DANS LA CONDUITE D'ASPIRATION D'UNE SOUFFLERIE.
L'invention concerne un dispositif servant à couper la paille, le foin, ou d'autres produits agricoles, et comportant des outils de coupe rotatifs et des contres-tranchants disposés dans la conduite d'aspiration d'u- ne soufflerie. Il est souvent fait usage de dispositifs de ce genre en ap- plication du procédé dit "battage de la paille hachée". En application de ce procédé, la céréale récoltée est coupée sans qu'elle ait été soumise à un battage préalable, puis elle est amenée aux fins de battage, de nettoyage et de tri à une batteuse.
L'application de ce procédé a démontré que dès la réduction de la céréale, celle-ci subissait déjà un battage très prononcé qui atteint 80 % et même plus, de sorte que la batteuse n'a plus par la sui- te qu'à procéder à un battage complémentaire du produit déjà coupé, et qu'à réaliser son nettoyage et son tri.
En partant de cette constatation,l'invention se propose de réali- ser déjà dans le dispositif servant à couper le produit agricole, dispositif désigné par la suite par "soufflerie de coupe", un battage tellement pronon- cé qu'il soit superflu de procéder par la suite à un autre battage, le trai- tement ultérieur du produit agricole déjà coupé pouvant alors être limité au nettoyage et au tri du produit qui a déjà subi le battage. De cette ma- nière, on peut réaliser de grandes économies, tout en simplifiant l'instal- lation requise.
En outre, l'invention se propose de réaliser pendant le battage dans la soufflerie de coupe une séparation entre produits d'un poids spéci- fique élevé (frains) et ceux moins lourds, à savoir paille et ivraie.
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De plus, l'invention réalise une augmentation du rer.drement de la soufflerie de coupe et une adaptation du rendrement @u point de vue bat- tage à celui de batteuses perfectionnées.
En vue de résoudre les problèmes posés, les souffleries de cou- pe sont munies suivant l'invention de dispositifs qui exercent un effet de battage sur le produit à traiter durant le parcours que ce produit effectue depuis son amenée dans la soufflerie de coupe jusqu'à sa sortie de cette soufflerie de coupe.
La séparation des grains d'une part, de la paille et de l'ivraie d'autre part, est réalisée en exploitant la force centrifuge qui intervient dans la soufflerie de coupe, et en outre en exploitant le courant d'air qui traverse la soufflerie de coupe.
L'augmentation du rendrement est due au fait qu'avant que le pro- duit ne soit traité, on réalise une séparation entre la partie paille qui doit seulement être coupée et la partie épis, laquelle doit être coupée et soumise au battage.
Tous les détails complémentaires concernant l'iLven.ion ressor- tent de la description ci-après en combinaison avec le dessin, qui représen- te plusieurs modèles d'exécution du dispositif suivant l'invention.
Sur le dessin :
La figure 1 représente une coupe à travers une soufflerie de coupe dans laquelle les organes qui servent au battage sont disposés en avant des outils de coupe.
Les outils de coupe rotatifs et fixes 2 sont disposés dans la conduite d'aspiration de la soufflerie 1. En avan de ces outils de coupe sont fixées sur l'arbre, prolongé jusque dans la conduite d'aspiration, de la soufflerie des ailettes de battage 3, des dents de battage ou des pointes de battage, lesquelles décrivent les mêmes rotations que l'arbre de la souf- flerie et auxquelles sont affectés des contre-organes fixes 4 disposés dans la conduite d'aspiration et constitués par exemple par des pointes de batta- ge, des listeaux de battage, ou autres.
La conduite d'aspiration peut être raccourcie en disposant les ailettes de battage,les dents de battage ou les pointes de battage ainsi que leurs contre-organes sur les outils fixes ou rotatifs de coupe.
Suivant la coupe illustrée dans la figure 2 , des ailettes 3 de battage, profilées judicieusement, sont fixées sur l'arbre de la soufflerie directement derrière les outils de coupe 2 qui exercent leur effet directe- ment derrière les ouvertures d'amenée. En vue de pouvoir modifier l'effet de battage en fonction desproduits auxquels on a affaire, des listeaux 4 de battage disposés fixement peuvent, le cas échéant, être affectés à ces ai- lettes 3 de battage (voir figure 3)
La figure 4 illustre une coupe à travers une soufflerie de coupe dont laconduite d'aspiration 6 a été prolongée de manière à ce qu'un batteur axial connu en lui-même et comprenant un tambour-batteur 5 et un contre-bat - teur 7 ait pu être intercalé entre les outils de coupe 2 disposés juste der- rière l'ouverture d'amenée et la soufflante 1.
La commande du batteur axial s'effectue judicieusement au moyen de l'arbre prolongé de la soufflerie.
Suivant la figure 5, les organes de battage sont disposés égale- ment derrière les outils de coupe, mais il se trouvent en l'occurence dans le corps de la soufflerie. Suivant ce modèle d'exécution suivant l'inven- tion, les listeaux de battage, les dents de battage ou les pointes de batta- ge 9 sont fixés aux côtés des ailettes de la soufflerie qui font face à la conduite d'aspiration et qui se situent radialement, alors que les listeaux de battage, les dents de battage ou les pointes de battage 8 qui sont dispo- sés fixement et qui agissent de concert avec les premiers sont disposés à
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la paroi interne du corps.
L'expérience a prouvé que l'énergie nécessaire est la plus faible lorsque la disposition est choisie comme indiqué ci...des- sus, c'est-à-dire lorsque les organes de battage sont très près de l'axe.
Lorsque les arêtes externes des ailettes rotatives de la souf- flerie sont munies de listeaux de battage ou de dents de battage, la dis- position des différents organes peut être décalée encore davantage dans le corps de la soufflerie. Dans ce cas, la paroi interne de la chemise du corps est équipée de listeaux de battage ou de dents de battage correspon- dants.
L'effet de battage réalisé par la soufflerie de coupe est aug- menté en prolongeant le parcours que doivent effectuer les produits à l'in- térieur du corps. Comme l'illustre la coupe suivant la figure 6, on peut brancher les unes derrière les autres dans ce but suivant l'invention, soit axialement, soit radialement, plusieurs souffleries d'un diamètre différent et qui exercent le même effet, de manière à ce qu'elles exercent successi- vement le même effet. Dans ce cas, les roues à ailettes 11 et 12 sont séparées les unes des autres au moyen de chemises intermédiaires 13,dans lesquelles sont aménagées des ouvertures 13a de passage.
Avant de parve- nir à la bouche de déversement 14, le produit à traiter est obligé suivant cette disposition de traverser successivement les souffleries de coupe disposées les unes derrière les autres.
Suivant la figure 7, le parcours que doivent effectuer les pro- duits à traiter à l'intérieur de la soufflerie de coupe est prolongé au moyen de courbures de guidage 16 (voir figure 7) montées dans la chemise du corps et ayant la forme de spirales. L'effet de ces courbures de guidage peut encore être accentué en donnant à la soufflerie uneforme conique. Dans ce cas, la forme des ailettes 15 de la soufflerie est adaptée à la forme coni- que présentée par¯la chemise.
Le passage direct du produit de l'ouverture d'aspiration dans la conduite de déversement, passage direct propre notamment à des souffleries de transport d'une grande puissance, est empêché par un recouvrement partiel de l'ouverture d'aspiration au moyen d'une paroi intermédiaire 18. Grâce à cette mesure,le produit est obligé de suivre le parcours présenté par la chemise.
Dans le même but, on peut utiliser également une vanne d'obtura- tion connue en elle-même, disposée d'une façon décalable ou pivotable dans la conduite de déversement et qui obture partiellement cette conduite.
Par ailleurs, l'invention porte sur l'emploi soit isolé ou com. biné tant des appareils et dispositifs décrits que de ceux qui vont être décrits ultérieurement.
En vue de réaliser simultanément pendant le battage une sépara- tion des grains d'une part, de la paille et de l'ivraie d'autre part, la chemise du corps présente, pour autant qu'il s'agisse de la partie de cet- te chemise qui entoure la partie de la soufflerie de coupe dans laquelle s'opère le battage, des échancrures qui donnent à cette partie de la che- mise la forme d'un crible, d'une grille, ou d'une surface en vannerie. Les parties au poids spécifique élevé (grains) sont éjectées sous l'effet de la force centrifuge à travers ces échancrures, alors que les parties moins lourdes (paille et ivraie) sont entraînées par le courant d'air et amenées par le plus court chemin à l'ouverture de déversement.
La figure 9 illustre en coupe la combinaison d'un batteur axial dans la conduite d'aspiration, et (Raclettes de battage dans le corps de la soufflerie. Ce faisant, des échancrures 19 sont prévues tant dans la chemise de la conduite d'aspiration que dans la chemise de la soufflerie, échancrures 19 qui peuvent déboucher dans une conduite spéciale 20 servant exclusivement au déversement des grains.
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Pour réaliser un tri parfait du produit à la suite de son batta- ge, il peut s'avérer nécessaire de régler la vitesse du courant d'air dans le. canal de flux de la soufflerie de coupe. Cela signifie que la vitesse de flux dans la soufflerie de coupe est abaissée de manière à ce qu'on réa- lise un tri parfait des parties, tout en empêchant simultanément que des grains ne soient entraînés par le courant d'air. Or, une telle réduction de la vitesse de flux présente un inconvénient, en ce sens que le courant d'air n'est plus assez fort pour transporter sur de grandes distances la part de paille et la part d'ivraie. Dans ce cas, on branche suivant l'in- vention à la suite de la soufflerie de coupe une ou plusieurs souffleries complémentaires qui exercent uniquement un effet de transport (voir figure 10).
Ce faisant, il peut s'avérer judicieux de renforcer le flux d'air d'aspiration qui est orienté axialement. A cet effet, on peut interrompre à partir de la conduite d'aspiration (voir flèche B) les entretoises voisi- nes de l'axe des ailettes 1 de la soufflerie en y aménageant des échancru- res 22. Dans la figure 10, le chiffre de référence 21 désigne les ailettes et le chiffre de référence 23 l'ouverture d'aspiration d'une soufflerie transporteuse.
L'augmentation du rendement d'ensemble des souffleries de coupe décrites Jusqu'à présent est obtenue suivant l'invention grâce au fait que le produit, en l'occurrence des tiges de céréales isolées ou liées en gerbes, est séparé, avant qu'il ne soit traité, en une partie paille et en une par- tie épis, après quoi la partie paille est aspirée par une soufflerie de cou- pe d'un type de construction connu, alors que la partie épis, elle, est as- pirée par une seconde soufflerie de coupe logée séparément et comportant des dispositifs qui exercent un effet de battage et, le cas échéant, égale- ment un effet de tri.
La figure 11 illustre en représentation graphique et à titre d'exemple une telle disposition. Les céréales sont transportées par une bande transporteuse 22, saisies par le grappin 28 et, à la suite de la cou- pe réalisée par le dispositif de coupe 25, dirigées séparées sous forme de partie,, paille 23 et de partie épis 24 vers les souffleries 26 et 27, qui les aspirent.
Par cette disposition, les deux souffleries de coupe sont soumi- ses à un travail uniformément réparti et harmonisé au point de vue effet.
La liaison des dispositions décrites ci-dessus avec des dispo- sitifs de fauchage couplés devant et connus en eux-mêmes, et avec des dis- positifs de nettoyage également connus en eux-mêmes et couplés derrière, de manière à réaliser une installation mobile, par exemple du type faucheu- se-batteuse, se situe absolumeent dans le cadre de la présente invention.