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N.V. PHILIFS GLOEILAIsiPENFABRIEBEN' résidant à EINDHOVEN (Pays-Bas).
PROCEDE DE FABRICATION D'UNE REGLETTE DE CONTACT.
L'invention concerne un procédé de fabrication d'une réglette de contact comportant un certain nombre d'organes de contact ou de connexion, isolés entre eux, et munis d'un côte latéral de la réglette, de surfaces de contact plates parallèles., ainsi qu'une réglette de contact réalisée suivant ce procédé.
Il est connu de construire les arcs de contacts pour sélecteurs en empilant un certain nombre de réglettes de contact dont chacune comporte une série d'organes de contact qui en général, dépassent des deux cotes le bord de la réglette. En général, les extrémités se trouvant d'un cote la- téral de la réglette, servent à la fixation de câbles multiples, tandis que les extrémités se trouvant de l'autre côté latéral, sont conjuguées avec un organe de contact mobile. Les réglettes de contact connues sont généralement obtenues en serrant une série d'organes de contact entre des bandes isolan- tes ou bien, procédé plus courant, en coulant ou en moulant la série d'or- ganes de contact avec une matière plastique isolante dans un calibre et en durcissant ensuite cette matière.
Les réglettes de contact ainsi obtenues présentent un inconvénient: la précision limitée du parachèvement et l'ef- fet de la matière isolante, par exemple le retrait lors du refroidissement, obligent d'accepter d'assez grandes tolérances. Non seulement il faut admet- tre d'assez grandes différences dans les écartements des organes de contact d'une réglette mais de plus, on ne saurait éviter des différences dans la po- sition relative des séries de contact d'un certain nombre de réglettes de contact assemblées en un arc de contacts. De ce fait,un arc de contacts d'un sélecteur pour systèmes de téléphonie automatique, comportant un nombre déterminé de contact par couche a des dimensions minima déterminées.
En ef- fet, il faut que, dans chaque position d'arrêt du chariot porte-balais du sélecteur, les balais soient conjugués de la façon requise avec les contacts
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désirés de Parc.. Donc, par suite de ces tolérances, les écartements des or- ganes de contact ne peuvent être aussi petits que ne le permettrait le reste de la construction.
Pour la fabrication des réglettes de contact connues, à organes de contact plats, on part en général d'une série d'organes de contact dans la position relative requise obtenus par le poinçonnage d'une tôle ou pla- que métallique, ces organes de contact étant reliés, par leurs extrémités, à une partie subsistante de la plaque. Après l'insertion de cette série co- hérente d'organes de contact dans la réglette de contact, on coupe les par- ties de la tôle qui relient les extrémités des organes de contactCe pro- cédé entraîne une grande perte de matière.
L'invention fournit un procédé de fabrication d'une réglette de contact telle que mentionnée dans le préambule, qui ne demande que de faibles tolérances et dans lequel la formation des organes n'entraîne qu'une faible perte de matière. Par suite de ces faibles tolérances, qui permettent en mê- me temps un empilement précis d'un certain nombre de réglettes de contact obtenues conformément à l'invention pour former un arc de contacts on peut admettre, pour des dimensions déterminées, un plus grand nombre d'organes de contact ou bien, pour un nombre déterminé d'organes de contact par série, réduire les dimensions de la réglette.
De ce fait, l'arc de contacts d'un sélecteur constitué par des bandes réalisées conformément à l'invention per- met de balayer par unité de temps un plus grand nombre de contacts sans aug- menter les forces vives qui se produisent lors de l'accélération et de l'ar- rêt du chariot porte-balais.
Le procédé conforme à l'invention est caractérisé en ce qu'un certain nombre de tronçons de fil métallique isolés sont fixés par la par- tie médiane dans un support qui détermine la forme de la réglette de con- tact, après quoi, les parties terminales de ces tronçons de fil qui dépas- sent le bord du support et que l'on a aplaties de façon qu'elles présen- tent une surface de contact plate, sont poinçonnées toutes ensemble aux di- mensions désirées à l'aide d'un outil qui est disposé judicieusement par rapport au support.
De cette façon, les tronçons de fil comportent des surfaces de contact dont l'écartement est rigoureusement reproductible.
De préférence, les extrémités des tronçons de fil ne sont apla- ties qu'après leur fixation dans le support.
Le procédé conforme à l'invention offre l'avantage que la for- mation des surfaces de contact n'entraîne que de faibles pertes de matiè- re, alors que la matière de départ utilisée pour les organes de contact, à savoir du fil métallique, est bon marché.
La description du dessin annexé, donné à titre d'exemple non li- mitatif, fera bien comprendre comment l'invention peut 'être réalisée, les particularités qui ressortent tant du texte que du dessin faisant, bien en- tendu, partie de l'invention.
La Fig. 1 est une vue en plan d'une réglette de contact montrant des organes de contact qui se trouvent dans des stades de parachèvement dif- férents (A, B et C); cette réglette constitue un élément de construction de l'arc de contacts d'un sélecteur pour des appareils de téléphonie automati- que.
La Figo 2 est une coupe longitudinale partielle suivant le plan II-II de la Fig. 1.
La Fig. 3 est une coupe transversale par le plan III-III de la Fig. 1.
La Fige 4 est une coupe transversale par le plan IV-IV de la Fig. 1.
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Dans l'exemple de réalisation représenté, on part d'une bande porteuse métallique plate 1, qui comporte à ses extrémités, des ouvertures d'ajustage Il* Cette bande porteuse 1, de préférence en aluminium anodisé, comporte un certain nombre de rainures transversales équidistantes et pa- rallèles 2. Dans ces rainures,on centre à l'aide du calibre 13, représen- té en pointillés sur les Figs. 3 et 4, des tronçons de fil 3.
Les tronçons de fil 3 dépassent, des deux cotés, le bord de la bande porteuse le
Entre le côté latéral de la bande porteuse et le calibre, pour autant qu'il s'agisse de la partie de la bande porteuse munie de rainures transversales, on a laissé subsister, des deux côtés, une enceinte 6, qui s'étend dans la direction longitudinale de la bande et qui, le bord infé- rieur de la bande porteuse étant en retrait, se prolonge jusque sous la ban- de porteuse. Dans les rainures 2, et dans les enceintes 6, on moule une ré- sine synthétique, par exemple du polystyrène, après quoi on durcit cette matière et on sort du calibre la bande porteuse avec les tronçons de fil y fixés. La bande porteuse présente alors l'aspect de la partie de la bande
A, garnie de tronçons de fil, sur la Fig. 1.
Les tronçons de fil 3 sont en- castrés dans la matière isolante 5 à l'aide d'un méplat ou d'une autre dé- formation 12, ménagé approximativement au milieu de la matière remplissant les rainures 2.
Ensuite, on aplatit les extrémités des tronçons de fil intro- duits simultanément dans la bande, ce qui fournit les extrémités plates 7 et 8, qui se trouvent dans le même plan. Ce stade est visible dans les or- ganes de contact du groupe B sur la Fig. 1.
Enfin, à l'aide d'un outil non représenté sur le dessin, auquel on donne à l'aide des ouvertures d'ajustage 11, un emplacement rigoureux 'et reproductible par rapport à la bande porteuse, on coupe à la dimension requise en une seule opération, toutes les extrémités aplaties des tron- çons de fil. Ce stade est représenté par les tronçons de fil du groupe C sur la Fig. 1. Sur cette figure, sont représentés, il est vrai, des grou- pes de tronçons de fil d'aspects différents, alors qu'en réalité tous les tronçons de fil d'une bande sont travaillés d'une même façon et présentent donc tous le même aspect.
Le poinçonnage donne aux extrémités 8, d'abord aplaties, des tronçons de fil, une forme plus ou moins rectangulaire de sorte que l'on ob- tient des surfaces de contact 10, dont la position relative est déterminée d'une façon rigoureusement reproductible par l'outil de poinçonnage ou de découpage. Comme le poinçonnage constitue la dernière opération, et comme la bande porteuse est en métal, la position relative exacte de ces surfaces de contact 10,est durable. Les tolérances de fabrication dans les dimen- sions et dans la position relative des surfaces de contact, sont ainsi no- tablement plus petites que dans les bandes de connexion dans lesquelles on introduit,dans une matière isolante,des organes de contact ayant déjà leur forme définitive.
Le poinçonnage des extrémités préalablement aplaties 7 des tron- gons de fil 3, leur communique la forme représentée en 9 sur la Fig. 1, de sorte que ces extrémités se prêtent particulièrement bien à la fixation par soudure, ou d'une autre manière, des fils de connexion, comme le montrent les segments de fil du groupe C.
Un certain nombre des réglettes de contact fabriquées de la ma.- nière décrite peuvent être empilées avec intervention des ouvertures d'ajus- tage 11, de manière à constituer un arc de contacts droit.
La formation des organes de contact n'entraîne que peu de pertes de matière, car on ne découpe qu'un petit bord à chaque extrémité des seg- ments de fil. Dans le procédé connu pour fabriquer des organes de contact plats, procédé dans lequel ces organes sont obtenus par découpage des par- ties superflues d'une plaque plane, cette perte de matière est beaucoup plus
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grande.
Il est souvent désirable que les surfaces de contact plates, pour autant qu'elles soient destinées à être balayées par des organes de contact mobiles, comportent une surface de métal précieux, par exemple d'or, d'argent ou de palladium. Dans le procédé conforme à l'invention,on peut partir à cet effet de tronçons de fil constitués par des parties de matières différentes. On peut utiliser par exemple des tronçons de fil qui, sur la plus grande partie de leur longueur, sont en cuivre et dont une ex- trémité est constituée par un segment de fil en un métal précieux, soudé à la partie en métal moins précieux.
Ces extrémités de métal précieux sont alors destinées à être transformées par aplatissement et ensuite par poin- çonnage en surface de contacta Au lieu de constituer une extrémité d'un segment de fil entièrement en métal précieux, on peut, dans le même but, garnir l'extrémité d'un tronçon de fil, qui en son ensemble est en un mé- tal non précieux, d'une gaine de métal précieux qui doit être déformée lors de l'aplatissement et du poinçonnage des extrémités,,
Il n'est pas indispensable que l'aplatissement des extrémités des tronçons de fil 3 s'effectue après leur introduction dans la bande porteuse 1, on peut également les aplatir d'avance, mais la fixation dans la bande porteuse devient alors quelque peu compliquée, car il faut veiller à ce que les surfaces aplaties soient toutes parallèles et se trouvent toutes dans le même plan.