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J. & F. CAMPENS, résidant à GANSHOREN.
PORTE ISOTHERMIQUE PERFECTIONNEE.
La présente invention concerne des perfectionnements apportés aux portes isothermiques, plus particulièrement aux portes destinées aux salles et locaux frigorifiques.
Les dits perfectionnements tendent notamment à améliorer l'é- tanchéité de ce typé de portes, moyennant : a) une nouvelle disposition des éléments d'étanchéité, écartant totalement tout risque de blocage ou de calage intempestif du vantail dans ses batées. b) une conception nouvelles des gonds et de leurs supports per- mettant d'une part le réglage du niveau du vantail par rapport à son enca- drement fixe et d'autre part, conjointement avec son dispositif de ferme- ture, le réglage de la pression exercée par le vantail contre les éléments d'étanchéité dont il est muni ainsi que contre ceux de son encadrement.
En principe, suivant l'invention, les éléments d'étanchéité de la porte ne sont plus, comme pratiqué jusqu'à présent, logés dans les ba- tées formées dans les faces latérales du dormant et du vantail, faces qui étaient profilées en gradins, mais ils sont portés par les trois faces d'un cadre formant batée et relié rigidement au dormant ainsi que par la face intérieure du vantail. En outre, le joint entre le vantail et le seuil est réalisé au moyen d'équerres en caoutchouc judicieusement fixées au bas du dit vantail. Dans cette exécution, les côtés latéraux du vantail sont plans et obliques, ils s'évasent vers l'extérieur tandis que les deux mantants latéraux du dormant sont également et similairement obliques et s'évasent vers l'extérieur. Un espace vide subsiste entre le dormant et le vantail lorsque ce dernier est fermé.
Cette disposition des moyens d'étanchéité et la forme du vantail ainsi que de son dormant suppriment totalement les ris- ques de coinçage et de blocage auxquels donnait lieu l'ancienne construc-
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tion dans laquelle certaines faces ou toutes les faces en contact du dormant et du vantail étaient taillées en gradins.
L'invention procure également une exécution nouvelle des gonds et de leurs supports. Chaque gond avec son support est constitué par une pièce métallique distincte de la penture du vantail et elle est munie de boulons qui la fixent en passant au travers de lumières en forme de bouton- nières, à la dite penture, cette disposition permet le réglage du niveau du vantail. En outre, chaque support de gond porte au moins deux boulons qui ne s'engagent pas dans la penture mais qui prennent appui, contre cet- te dernière ; ces boulons sont destinés à régler la pression du vantail contre ses éléments d'étanchéité.
Une forme d'exécution, donnée à titre d'exemple non limitatif, est représentée aux dessins annexés, dans lesquels :
La fig. 1 est une coupe transversale verticale dans la porte suivant l'invention.
La fig. 2 est une coupe transversale horizontale de la même por- te.
La fig. 3 est une vue en élévation frontale du vantail.
La fig. 4 est une coupe en élévation au travers du gond infé- rieur et de la penture du vantail.
La fig. 5 est une vue à grande échelle de la gache du système de fermeture.
Le dormant de la porte isothermique suivant la présente inven- tion est exécuté en bois (spécialement traité ou préparé à cet usage), il se compose des montants 1 et 2, de la traverse supérieure 3 et du seuil 4 également en bois. Les montants 1 et 2 sont plans et obliques et s'évasent vers l'extérieur (voir fig. 2). Ces deux montants 1 et 2 ainsi que la tra- verse supérieure 3 sont reliés par des équerres métalliques 5-5' et 5" à un cadre en bois 6, forment batée et exécutée dans le même bois et la même épaisseur que le dormant.
Les trois faces du cadre 6, formant batée, sont garnies d'une bande d'étanchéité 7, par exemple en caoutchouc mousse, de lar- geur et d'épaisseur appropriées, enserrée entre le dormant et le dit cadre. ge dormant est fixé, de manière connue, sur des blochets en bois, encrés dans la maçonnerie ou le béton de l'encadrement de la baie de porte. Deux bottiers avec roulements à billes 8 et 9, destinés à recevoir les gonds du vantail sont fixés, l'un à la partie supérieure du vantail, côté de la sus- pension, et l'autre sur le seuil.
Le boîtier du haut est relié au blochet au moyen d'une équerre, ledit blochet étant lui-même renforcé par une équer- re, tandis que le boîtier inférieur est fixé au moyen de boulons à deux ferrures entaillées dans le seuil 4 et fixées à ce dernier au moyen de ti- re-fonds. Ul est évident que tout autre mode équivalent de fixation peut être utilisé. La face supérieure du seuil 4 est légèrement inclinée vers 1' extérieur. Le montant du dormant opposé à la penture, est pourvu, approxi- mativement à mi-dauteur, d'un blochet 10 renforcé par une équerre et qui porte la gache 11 de la fermeture.
Les deux montants 12 et 13 ainsi que la traverse haute 14 et la traverse basse 15 du vantail sont également en bois (spécialement traité ou préparé) dont l'épaisseur est fonction de la grandeur du vantail et dont la largeur est fonction de l'épaisseur de l'isolation mise en oeuvre. La tra- verse intermédiaire se compose de deux pièces distinctes et disposées à un écartement permettant le placement d'une couche d'isolation. La face supé- rieure de la traverse haute 14 ainsi que la face inférieure de la traverse basse 15 est plane et d'équerre avec les plans délimitant les faces avant et arrière du vantail, quant à la face extérieure des montants 11 et 12, celle- ci est oblique par rapport aux susdits plans et s'évase en direction de la face extérieure du vantail.
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L'inclinaison de ces faces obliques est identique à celle des faces latérales vues des montats du dormant et la largeur du vantail est définie de manière à laisser subsister une lame d'air, entre les faces la- térales du vantail et les faces du dormant qui leur sont opposés ; demême une lame d'air, de valeur sensiblement égale subsiste entre la face supérieu- re de la traverse haute 14 et la face inférieure de la traverse 3 du dor- mant.
Les lames d'air décrites ci-dessus présentent l'avantage de per- mettre la ventilation des faces intéressées du vantail et du dormant et d' écarter le risque de blocage de la porte par suite du gel de la condensation entre les dites faces.
L'isolation du vantail est réalisée au moyen des matériaux con- nus et usuels, tels que liège expansé avec un minimum de brai, les couches d'isolant sont placées à joints croisés et l'étanchéité de l'ensemble de l' isolation est assurée par une couche d'un enduit asphalté (par exemple : huile de résine et d'asphalte).
Toutes les faces extérieures du vantail sont revêtues dans leur entièreté, de plaques de bois comprilé 28 ou de tout autre matériau conve- nable et approprié, collées sur le cadre et sur l'isolant au moyen'dune colle à froid spéciale à base de résine synthétique avec addition d'un agent durcissant. Tous les angles du vantail, sauf celui portant la penture, sont garnis de fers cornières de dimensions appropriées, encastras dans le revê- tement défini ci-dessus. Ces fers cornières sont représentés en 1,6, 17, 18, 19, 20, 21 et '22 aux figures 1,2 et 3.
Une bande d'étanchéité 23 est fixée sur la face intérieure du vantail, le long des montants et de la traverse haute, en correspondance avec la bande d'étanchéité 7 portée par le cadre 6 faisant corps avec le dormant.
L'étanchéité du joint entre le bas du vantail et le seuil 4 est assurée par deux équerres 24 et '25 en une matière élastique, telle que du caoutchouc, retenues et fixées par les équerres 16 et 17 protégeant les an- gles inférieurs du dit vantail.
Une penture 36, exécutée en fer plat, est boulonnée sur la face extérieure du vantail, sa partie verticale est fixée sur le montant du cô- té de la suspension et ses parties horizontales sur les traverses haute et basse. Les parties verticale et horizontale de cette penture sont reliées et renforcées par un jambage 27 également en fer plat.
Les boulons, fixant cette penture sont vissés dans des tubes en acier munis d'un filetage intérieur correspondant à celui des dits boulons et munis d'un filetage extérieur permettant leur fixation dans le bois du vantail. Le placement de ces tubes filetés s'effectue évidemment après la pose sur le vantail du revêtement extérieur 28 en bois comprimé ou similai- re.
Sur le haut et sur le bas de la partie verticale de la penture 26 sont fixés les supports 30 des gonds 29. Chaque support 30 est muni de boulons 31 (trois, dans la forme d'exécution représentée) qui passent au travers de lumières 33, en forme de boutonnière, percées dans le dit sup- port, pour s'engager par filetage dans la penture 26. Cette disposition per- met le réglage du niveau du vantail qui, suivant les besoins, peut être abaissé ou relevé dans la limite de la hauteur des dites lumières 33.
En outre,chaque support de gond porte au moins deux boulons 32 qui ne s'enga- gent pas dans la penture 26 mais qui prennent appui contre celle-ci ; ces boulons permettent de régler la pression d'application du vantail contre ses éléments d'étanchéité puisque en serrant les dits boulons, qui s'appuyent contre le penture du vantail, ceux-ci repoussent le vantail dans la direc- tion de la batée du dormant.
Quant au système de fermeture de la porte, celui-ci se compose
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d'un axe en acier 34 traversant l'épaisseur du vantail et guidé par des ron- delles métalliques logées dans l'épaisseur du revêtement du vantail ; axe 34 porte, du côté extérieur du vantail, un levier à deux bras 35-36, le bras 35 terminé par une poignée 37 en caoutchouc ou en toute autre matiè- re isolante, fait office.de levier de manoeuvre de l'autre bras 36 formant pêne. Ce pêne 36 s'engage dans la lumière oblique 38 de la gâche 11, fixée sur le blochet 10. L'inclinaison de cette lumière 38 est telle qu'elle s' étende depuis un point supérieur 39 le plus éloigné du plan vertical du vantail jusqu'au point inférieur 40 le plus rapproché du dit plan.
Il va de soi que le pêne 36, engagé dans la partie supérieure de la lumière 38, et manoeuvré vers le bas par l'actionnement du levier 36, est guidé par la lumière inclinée 38 et applique le vantail contre ses éléments d'étanchai- té avec une pression croissante et qui est maximum lorsque le pêne 36 at- teint le point 40 de la dite lumière. Du côté intérieur du vantail l'axe 34 peut porter un levier semblable au levier 35 permettant la manoeuvre de la fermeture depuis l'intérieur de la salle frigorifique.
Le levier de manoeuvre peut être muni d'un dispositif de sécu- rité le bloquant dans la position de déverrouillage lorsque la porte est ouverte.
Il est expressément spécifié que l'invention n'est pas exclusi- vement limitée à la forme d'exécution décrite et représentée et que des mo- difications peuvent être apportées à la forme, le nombre et la disposition de ses éléments constitutifs pour autant que ces modifications ne soient pas contredites par les revendications qui suivent.
REVENDICATIONS
1) Porte isothermique perfectionnée, destinée plus particuliè- rement aux salles et locaux frigorifiques, caractérisée en ce que ses joints d'étanchéité sont logés d'une part, sur sa face inférieure et d'autre part, sur un cadre faisant partie de son dormant et en ce qu'elle est équipée de gonds permettant le réglage de sa position tant dans le plan vertical que le plan horizontal.