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J. FURRER, résidant à ALTDORF (Uri, Suisse).
MODE DE CONSTRUCTION DE TOITURES ET DE PAROIS.
L'objet de la présente invention est un mode de construction de toitures et de parois avec des bandes de matière posées côte à côte.
Pratiquement, il est par exemple usuel d'utiliser deux types de couvertures métalliques. Pour l'un de ces types on utilise des feuilles ou des panneaux normalisés de tôle qu'on fixe par des vis, des clous ou des rivets sur une armature convenablement préparée (en lattes ou planches).
Ce mode de fixation des panneaux en tôle exige leur pergage , et les points de pergage peuvent donner lieu à la corrosion ou à des fuites de la toiture.
Les feuilles ou panneaux doivent nécessairement se chevaucher.
Toutes les couvertures à panneaux imbriqués longitudinalement et transver- salement présentent dans les régions fortement enneigées le grave incon- vénient que l'eau de neige accumulée peut pénétrer librement. Pour éviter autant que possible cette pénétration de l'eau aux points de chevauchement des panneaux, on ne peut envisager ce type de couverture que pour des toitu- res ayant une inclinaison d'au moins 10 à 20 %. Il est vrai que cet incon- . vénient ne se présente pas sur les parois construites de cette manière,mais elles sont cependant exposées au risque de corrosion.
Pour l'autre type de couverture usuellement employée jusqu'ici, on applique des bandes de tôle sans déformation sur l'armature et on les ser- tit entre elles à laide d'outils de pliage et de chanfreinage. Dans les plis ainsi formés on insère en même temps les agrafes permettant de fixer les bandes sur l'armature à l'aide de clous ou de vis. Cette couverture of- fre l'avantage qu'elle n'exige qu'une inclinaison de 3 à 4 %. De plus, il est parfaitement possible de marcher sur la toiture, ce que ne permettent que très peu les couvertures à panneaux précédemment décrites. Le risque d' une pénétration de l'eau retenue et accumulée est pour ainsi dire- exclu. Mais
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ce type de couverture exige une exécution très consciencieuse que ne peuvent entreprendre que des ouvriers spécialisés.
De plus, une toiture à couverture de ce genre se prête mal à la dilatation, et ne permet même en partie au- cune dilatation. C'est la raison pour laquelle elle est le plus souvent ra- pidement endommagéeToutes les tôles nécessaires à la confection d'une couverture sertie doivent être relativement tendres parce qu'elles sont pliées deux fois, ce qui réduit fortement la résistance à l'effet d'aspi- ration. La matière qui doit être pliée sur une toiture ne doit être utili- sée que sous une forme demi=dure ou avec un quart de dureté, de sorte qu'el- le perd sa résistance à l'effet d'aspiration.
D'autre part, les couvertures précitées utilisant des tôles planes exigent pour le support proprement dit des planches unies avec une garniture: intercalée en carton goudronné, ce qui augmente le prix de la couverture et exige également l'utilisation d'un matériau de construction qui ,est. rare et non désiré dans de nombreux pays.
En revanche, le mode de construction de toitures ou de parois selon la présente invention, à bandes de matières posées côte à côte, est caractérisé par le fait que les bandes sont incurvées vers l'intérieur, vues en coupe transversale, et présentent des rebords longitudinaux pliés vers l'intérieur, reposant sur des rebords pliés vers l'intérieur dans une proportion correspondante, faisant partie d'ailes orientées vers l'extérieur de supports espacés présentant dans le bas un profil évasé en caisson, ce mode de construction étant complémentai- rement caractérisé par des couvre-joints formant la cavité ouverte vers l' extérieur des supports et coincés sur ces supports, tandis que les supports profilés sont %-leur tour fixés sur des sous-poutres.
Pour le transport et la conservation, les bandes incurvées se laissent sans difficulté empiler comme des bandes planes. Cependant,dans leur position d'utilisation, et grâce à leur courbure, elles résistent beau- coup mieux à l'effet d'aspiration du vent, et, par conséquent, au soulève- ment. Les sous-poutres peuvent être, faites en bois, béton ou acier, et la pose des bandes peut être effectuée même par des ouvriers non expérimentés.
Pour la liaison entre les bandes ou leurs supports et l'armature, il est inutile d'utiliser des clous, des vis ou;des rivets., parce que ces éléments sont exclusivement reliés entre eux par un effet de coincement. La libre dilatation des différents éléments de la couverture est donc parfaitement possible. De plus, il n'est pas nécessaire de prévoir un revêtement en planches. Etant donné qu'il n'est pas nécessaire de plier deux fois les ban- des, on peut également utiliser des tôles dures de haute qualité. L'espa- cement des pannes peut être quelconque et il est indépendant de la longueur et de la largeur des éléments de couverture. La pénétration de la pluie ou de l'eau accumulée est rendue impossible, et il suffit de donner à la toi- ture une inclinaison de 2-3%.
Le dessin annexé représente un mode de réalisation de l'objet de l'invention.
La figure 1 est une vue partielle en coupe transversale d'une toiture et montre les différents éléments avant l'assemblage.
La figure 2 est une vue en coupe transversale des mêmes éléments et montre deux phases de l'assemblage.
La figure 3 est une vue en coupe transversale similaire, et mon- tre les éléments de toiture après l'assemblage.
La figure 4 est une vue en perspective d'une partie de la toitu- re terminée, telle que la montrent les figures 1 à 3.
Sur le dessin, 1 désigne des bandes de tôle incurvées transver- salement qui sont amenées sur le chantier soud la forme représentée sur la figure 1. Les bandes sont posées dans le sens de la pente descendante du toit de façon que leur courbure et les rebords pliés la soient orientés vers l'intérieur, c'est-à-dire dans le sens de la face non visible de la couver-
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ture.
Pour la fixation des bandes 1 sur les sous-poutres 2, on uti- lise des supports 3 espacés, orientés dans la direction longitudinale des bandes 1, et présentant un profil en caisson ouvert vers l'extérieur et évasé dans le bas. Les rebords libres 3a des'ailes des supports sont pliés l'un vers l'autre avec une inclinaison correspondant à celle des rebords la des bandes, tandis que la base présente sur les côtés latéraux des sup- ports des bourrelets 3b.
On utilise également des couvre-joints 4 qui sont destinés à fermer la fente supérieure résultant du profil en caisson des supports 3 et qui sont également destinés à serrer les rebords la des bandes sur les rebords 3a des supports.
Pour l'assemblage des éléments 1, 2, 3 et 4 de la toiture repré- sentée, on procède de la manière suivante :
On fixe les supports profilés 3 par des crampons 5, en prise avec les bourrelets 3b des supports profilés 3, et à l'aide de vis 6 sur les sous-poutres 2 formées par des lattes en bois, qui peuvent s'étendre trans- versalement par rapport à la pente du toit de la manière indiquée sur le coté gauche des figures 1 à 3, ou parallèlement à cette pente de la maniè- re indiquée sur le côté droit de ces figures. On pose ensuite les-bandes de tôle 1 avec leurs rebords pliés la sur les rebords 3a repliés l'un vers l'au- tre des ailes des supports.
A l'aide d'un outil de sertissage (figure '2),on replie ensuite les rebords la des bandes en deux opérations consécutives jus- qu'à la position que montre le mieux le côté gauche de la figure 3. A cet effet, l'outil de sertissage comporte une plaque 7 à laquelle est articulée une poignée 8 . Sur cette plaque 7 sont montées deux paires de rouleaux de pliage, dont les rouleaux jumelés 9, 10 et 11, 12 sont placés en regard les uns des autres.
Ainsi que le montre la figure 2, les rouleaux jumelés supé- rieurs 9,11 des deux paires, qui sont les plus grands, présentent une gorge périphérique dont le profil correspond à celui des rebords la des bandes.Les rouleaux jumelés du bas 10 de la paire antérieure(dans le sens de l'avance- ment de l'outil) présentent un profil convergeant en forme de cône vers l' extérieur, et ces rouleaux jumelés sont destinés à plier vers l'extérieur la partie des rebords la des bandes qui dépasse au delà des rebords 3a des ailes des supports (côté gauche de la figure 2). Les rouleaux jumelés sui- vants 12 de la deuxième paire présentent une gorge périphérique (côté droit de la figure 2) d'un profil tel que les parties pliées vers l'extérieur des rebords des bandes, de tôle soient repliées contre les rebords 3a des ailes de supports.
On voit sur le côté gauche de la figure 3 qu'il en résul- te un premier accrochage des bandes de tôle 1 aux supports profilés 3.Pour l'assemblage des éléments de la couverture, on introduit l'outil de pliage à une extrémité des supports 3 en engageant les rouleaux jumelés inférieurs dans la cavité des supports, et on pousse ensuite cet outil à la main d' un bout à l'autre. Les rayons de courbure des parties repliées des rebords des bandes de tôle permettent l'utilisation des tôles très dures.
Pour bloquer les bandes de tôle accrochées aux supports, on ap- plique ensuite sur chaque support profilé 3 un couvre-joint 4. Ce couvre- joint présente aux bords de ses ailes des rebords 4a incurvés en forme de crochets. Lorsque le couvre-joint a été emboîté (côté droit de la figure 3); ces rebords incurvés chevauchent le coude des rebords des bandes repliés sur les rebords 3a des supports 3. Les ailes des couvre-joints sont inclinées l' une vers l'autre de façon que ces couvre-joints puissent être emboîtés en- tre les rebords 3a des supports 3 par une pression exercée sur leur dos, et qu'ils coincent ensuite les rebords la des bandes dans les supports 3 grâce à leur élasticité, celle-ci empêchant également l'arrachage des rebords dans le cas d'une contrainte excessive.
Le dos des couvre-joints 4 présente des nervures latérales 4b qui viennent s'appliquer sur le côté supérieur des re- bords la des bandes. On voit nettement que les couvre-joints 4 assurent éga-
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lement une étanchéité irréprochable entre les supports et les bandes.
La cavité des supports, qui est orientée dans le sens de la pente du toit, sert également de gouttière pour l'eau pouvant accidentel- lement pénétrer dans cette cavité.
La toiture qui vient d'être décrite permet l'utilisation d'un minimum de matière, notamment de tôles de couverture de haute qualité,étant donné que le mode de sertissage n'exige qu'un supplément de 8 % par mètre carré pour un espacement de 250 mm entre les supports, et un supplément de 6% pour un espacement de 333 mm, par rapport à la surface lisse. Les bandes de couverture en tôle étant pratiquement suspendues entre deux supports pro- filés consécutifs, ceux-ci peuvent être minces (environ 0,5 mm), et ils peuvent présenter la dureté de laminage. Leur résistance mécanique reste néanmoins suffisante. Avant l'assemblage, les bandes sont préfaçonnées pour pouvoir s'emboîter les unes dans les autres lorsqu'on les empire, de sorte qu'elles n'occupent que peu de place pendant le transport et la conserva- tion.
La courbure transversale donne aux bandes une grande résistance à toute pression exercée sur la face inférieure ou à l'effet d'aspiration par le haut. Mais cette courbure absorbe également la totalité de la dila- tation latérale des bandes. Le coude des rebords longitudinaux des bandes 'de couverture est arrondi de façon que son rayon de courbure corresponde exactement à celui des supports profilés. De plus, la courbure transversale des bandes, combinée avec l'espacement régulier des supports profilés, don- ne au toit un aspect architectural agréable.
On peut également remplacer les bandes métalliques par des ban- des faites avec d'autres matières, par exemple avec des matières plastiques.
Les supports profilés peuvent être en fer, acier ou en métaux lé- gers.