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Ko I. FORSSELL, résidant à NORBERG (Suède) PROCEDE ET DISPOSITIF DE MOULAGE D'ESCALIERS A VOLEE SIMPLE ET ESCALIERS
PRODUITS PAR CE PROCEDE.
La présente invention a trait à un procédé de moulage d'escaliers à volée simple en blocs préfabriqués, chaque limon étant moulé séparément et meulé à la surface après solidification et l'invention est sensiblement ca- ractérisée en ce que deux limons produits de cette manière sont retournés et moulés ensemble dans un moule commun au moyen de béton armé, par exemple en différentes couches,avec une masse intérieure isolante, par exemple de mâchefer, le béton étant alors formé au contact de marches et de contremar- ches de marbre, d'une autre pierre naturelle ou artificielle disposées libre- ment dans le moule avant le moulage, les surfaces des marches et contremar- ches étant meulées d'avance.
L'invention est décrite ci-dessous en se référant aux dessins annexés.
La fig. 1 est un bloc-escalier fini, monté entre deux planchers dénivelés et représenté en section longitudinale verticale.
Les fig. 2 à 5 représentent une réalisation.
La fig. 2 est une vue latérale de deux escaliers à volée simple reliés selon l'invention.
Les figures 3 et 4 représentent à grande échelle une poutrelle saillante que la figure 3 montre en profil, avec une partie du mur en section verticale et que la fig. 4 représente de bout.
La figure 5 est une perspective de cette poutrelle saillante vue
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par le dessous et quelque peu modifiée en ce qui concerne le profil.
Il est maintenant fait référence à la figure 1, la référence 1 indique un limon, 2 indique des marches de marbre, 3 indique des contremar- ches de marbre,4 indique une couche intérieure de béton armé, comparative- ment mince, 5 indique le bourrage de mâchefer ou analogue, 6 indique une couche inférieure de béton armé, lisse et relativement mince et 7 et 7a in- diquent respectivement les planchers supérieur et inférieur. L'escalier est fabriqué de la manière suivante :
Les limons 1, qui constituent les pièces de support de l'esca- lier, sont moulés séparément, de préférence en pierre artificielle de même couleur que les marches et les contremarches, par exemple de la couleur du marbre ou de quelque autre couleur.
Le moule dans lequel les limons sont moulés a une forme telle que les limons comportent du côté intérieur des bords d'arrêt pour l'application de marches et de contremarches indépendan- tes lors du moulage suivant qui est fait à l'aide de béton armé. Dans la figure 1, l'armature est indiquée par les traits en pointillé 8,9 et 10.
L'armature est placée dans les limons en quantité telle que la résistance soit pleinement assurée. En outre, des étriers sont disposés dans le béton moulé et sont recourbés vers l'extérieur du côté intérieur de chaque limon, dix étriers environ étant disposés de manière qu'ils fournissent un support immédiatement en-dessous de la marche et de la contremarche. Avant le mou- lage, ces étriers sont reliés au corps d'armature, formé par les barres d'ar- mature, par la soudure ou de quelque autre manière, de façon à obtenir un corps bien solide. L'escalier est alors moulé dans un moule, à l'envers et est pourvu du côté inférieur, qui fait face vers le haut, d'une couche de béton 4. L'armature est indiquée par 9.
Ensuite, la cavité de chaque marche est remplie de mâchefer, de gravier ou analogue afin d'éviter le poids non- nécessaire et en vue de l'isolement, après quoi l'on applique la couche 6 de béton. L'armature est indiquée par 10. La dernière phase du moulage con- siste à soumettre l'ensemble du corps à des vibrations et à soumettre à des vibrations superficielles et à polir la face inférieure qui fait face vers le haut, de manière à obtenir une surface finement polie.
Du fait que les limons sont produits séparément, ils peuvent ê- tre meulés à la surface avant le moulage d'assemblage, par exemple au moyen d'une meuleuse de surface ordinaire, ce qui est plus facile à faire avant le moulage d'assemblage qu'après.
Des escaliers d'autres formes peuvent évidemment être produits sans modifier l'idée de l'invention. Ainsi, l'invention peut être utilisée pour connecter des escaliers préfabriqués à volée simple, produits selon ce qui précède et pour former des escaliers à volée simple destinés à être de préférence disposés de manière qu'un limon se place le long d'un mur et l'au- tre limon, librement à l'écart. Dans certains immeubles, par exemple les mai- sons de coin ou les maisons en forme d'étoile, les escaliers sont placés au milieu de la maison; il s'ensuit que tous les escaliers à volée simple, c'est- à-dire l'escalier de chaque appartement, est construit en bloc d'une pièce.
Le but de cette caractéristique de l'invention est de faciliter un tel agen- cement, les limons d'un côté étant de préférence, mais non nécessairement, montés librement.
Cette particularité de l'invention est caractérisée en substance en ce que des blocs-escaliers ou blocs-escaliers à volée simple, dont chacun est pourvu à une de ses parties terminales ou aux deux d'une demi-marche, qui termine le bout de l'escalier, et d'un creux marginal transversal par rapport à la direction longitudinale de l'escalier, sont montés ensemble bout à bout, de manière que les creux s'assemblent de façon à former une rainure s'ouvrant vers le bas, située à la face inférieure de l'escalier, cette rai-
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nure étant ajustée à une poutrelle saillante qui est rigidement reliée au mur en un point adéquat et que saille perpendiculairement à partir de ce mur, de manière que les extrémités d'escaliers, lorsqu'elles sont fixes l'une par rapport à l'autre, reposent sur la poutrelle,
grâce à quoi l'assemblage des deux demi-marches forme une marche de grandeur normale.
Fig. 2 à 5, les références 12 et 13 indiquent deux escaliers à volée simple, d'égale largeur, préfabriqués, reliés bout à bout, de l'espè- ce d'escaliers faits de préférence selon la première réalisation. Chacun de ces escaliers à volée simple comporte une demi-marche, 2a et 2b respective- ment, et des creux marginaux 14 et 15 respectivement, respectivement dispo- sés sous les demi-marches 2a et 2b, au bout des escaliers, se faisant face et transversaux par rapport à la direction longitudinale de l'escalier, de manière que les creux marginaux forment ensemble une rainure située à la fa- ce inférieure et ajustée à une poutrelle saillante 17 qui saille perpendi- culairement à partir du mur 16 de la cage d'escalier, mur auquel elle est rigidement fixée en un point adéquat.
Cette poutrelle saillante remplit la rainure 14, 15 de manière que les bouts assemblés des escaliers 12 et 13 soient fixes l'un par rapport à l'autre, simplement du fait qu'ils sont li- brement posés sur la poutrelle 17. Chacun des autres bouts des escaliers peut être placé, comme le montre la figure 2, contre un châssis de poutrel- les 18, 19 respectivement, ou il peut être relié à un autre escalier dans la même volée, ainsi qu'il est décrit ci-dessus.
Dans la réalisation repré- sentée, la poutre saillante 17 est faite de béton et a une section sensible- ment carrée, rectangulaire, pentagonale ou hexagonale et, comme le montrent les figures 3 et 4, elle est encastrée dans un mur de briques au moyen d'u- ne colonne de béton 20, comparativement courte, coulée d'une pièce avec la poutrelle saillante 17 ; colonne de béton est attachée aux joints du mur de briques par des fers d'armature 21 latéraux, saillant horizontalement (fig. 4). La poutrelle saillante 17 a de préférence une longueur qui égale approximativement la largeur des escaliers 12 et 13 et comporte à son extré- mité libre un fer 22 plié vers le haut, destiné à offrir un appui supplémen- taire à une rampe (non représentée) lorsque celle-ci est montée sur les li- mons libres des escaliers 12 et 13.
Il est évident que les détails décrits ci-dessus peuvent être mo- difiés sans quitter le domaine de l'invention.
REVENDICATIONS.
1.- Procédé de moulage d'escaliers à volée simple en blocs pré- fabriqués, chaque limon étant moulé séparément et meulé à la surface après solidification, caractérisé en ce que deux limons appareillés et produits de cette manière sont retournés et moulés ensemble dans un moule commun au moyen de béton armé, par exemple en différentes couches avec une masse inté- rieure isolante, par exemple de mâchefer, le béton étant formé au contact de marches et de contremarches de marbre ou d'une autre pierre naturelle ou ar- tificielle, disposées librement dans le moule avant le moulage, les surfa- ces de ces marches et contremarches étant préalablement meulées.