<Desc/Clms Page number 1>
G. DARDENNE, résidant à BRUXELLES.
BIGOUDIo
La présente invention est relative à un bigoudi.
Plus spécialement, elle concerne un bigoudi susceptible d'uti- lisation domestique et permettant l'enroulement des cheveux en partant de leur racine.
Habituellement, les bigoudis connus, spécialement ceux conçus pour l'usage domestique , présentent notamment l'inconvénient de ne pas donner à la chevelure traitée une ondulation d'apparence naturelle. Cet inconvénient est dû au fait qu'au moyen de ces bigoudis, l'enroulement des cheveux s'effectue à partir de la pointe, c'està-dire, depuis l'extré- mité libre de la mèche. Les spires ainsi formées autour de l'axe que com- porte le bigoudi sont de diamètre de plus en plus grand au fur et à me- sure qu'elles s'écartent dudit axe, et la compression de la partie enrou- lée est d'autant plus forte que l'on se rapproche du même axe.
Ce procé- dé d'enroulement produit une ondulation capillaire qui présente une bou- cle serrée à la pointe du cheveu, mais qui devient de plus en plus lâche, jusqu'à être nulle, à mesure qu'elle s'étend en direction de la racine.
On connaît des bigoudis tolérant l'enroulement des cheveux à partir de leur racine.
Ces bigoudis consistent essentiellement en un cylindre allongé autour duquel la mèche de cheveux se dispose suivant un enroulement héli- coïdal. Toutefois, dans de tels bigoudis, le fait que les spires de che- veux ainsi constituées se juxtaposent latéralement a pour conséquence qu'aucune de celles-ci ne subit la pression de la spire suivante ; ils'ensuit que la mèche n'étant soumise qu'à une simple torsion sans com- pression, l'ondulation obtenue au moyen de ces bigoudis ne possède pas l'élasticité caractérisant une chevelure frisant naturellement et est susceptible de se déformer dès le premier coupe de peigne.
D'autre part, l'enroulement hélicoïdal d'une mèche de cheveux est une opération malaisée
<Desc/Clms Page number 2>
à exécuter par un sujet qui tente de procéder seul à l'ondulation de sa chevelure au moyen de tels bigoudis. De plus, ceux-ci ne permettent guè- re l'enroulement de cheveux courts et présentent encore l'inconvénient de ne pouvoir être tolérés sans malaise durant le repos nocturne.
La présente invention a pour objet de remédier aux inconvé- nients susdits par un bigoudi permettant l'enroulement des cheveux en spirale, sensiblement dans un même plan tangent au crâne, en partant du voisinage de la racine, et réalisant ainsi une ondulation d'apparence na- turelle.
L'invention a également pour objet un bigoudi répondant aux conditions précitées et qui soit de maniement aisé, de telle sorte qu'un sujet puisse réaliser, sans aide extérieure, l'ondulation désirée de sa propre chevelure.
Un autre objet de l'invention réside dans un bigoudi se fi- xant dans la chevelure, tangentiellement au crâne du sujet, et constitué, de préférence, en une matière souple, pour réduire au minimum la sensa- tion de dureté, spécialement désagréable lorsque la tête repose sur un coussin, oreiller ou analogue, que présentent les bigoudis réalisés es- sentiellement en une matière rigide.
L'invention a encore pour objet un bigoudi de réalisation industrielle économique et aisée.
Le bigoudi suivant l'invention est constitué essentiellement de deux joues ou flasques, de préférence, en matière souple, et réunis en un point de leur surface par un moyen de fixation permettant leur sé- paration; au moins un desdits flasques présente, au voisinage dudit moyen de fixation, une ouverture pour le passage d'une mèche de cheveux à en- rouler,ledit flasque ayant sa face extérieure au bigoudi orientée vers le crane d'un sujet sur lequel une ondulation capillaire doit être réa- lisée; ladite mèche est prise dans ladite ouverture à proximité de la racine des cheveux et son enroulement s'effectue en spirale entre les deux flasques et autour de l'axe susdit, le dégagement de l'enroulement ainsi réalisé s'obtenant par la séparation des deux flasques.
D'autres détails et particularités ressortiront plus claire- ment de la description d'une forme de réalisation d'un bigoudi suivant l'invention, donnée ci-après, à titre d'exemple non limitatif et avec référence aux dessins annexés, dans lesquels :
La figure 1 est une vue, à échelle agrandie, selon la ligne de coupe I-I de la fig. 3, d'un bigoudi suivant l'invention, dont les deux flasqu,es sont séparés.
La figure 2 est une vue analogue à celle de la fig. 1, les deux flasques étant réunis.
La figure 3 est une vue en plan de la face extérieure d'un des flasques.
La figure '4 est une vue en élévation latérale du bigoudi après enroulement d'une mèche de cheveux.
.Les figures 5 à 8 sont des vues fortement agrandies et en cou- pe de détails des flasques.
Le bigoudi suivant -l'invention comporte une paire de flas- ques 1 et 2 (fig. 1 & 4), de forme circulaire, de préférence, constitués d'une matière souple, et capables d'être réunis de façon amovible en leur partie centrale par un moyen de fixation consistant, par exemple, en un bouton 3, de type connu, formant un élément mâle de fixation et présentant une tige 4 solidaire de deux joues parallèles 5, de diamètre supérieur à celui d'une ouverture 6, formant un élément femelle de fixation, mé-
<Desc/Clms Page number 3>
nagée centralement dans chacun des flasques 1 et 2. La matière consti- tuant ces derniers étant souple, les joues 5 peuvent être aisément pas- sées dans les ouvertures 6 de façon à s'appliquer contre les faces exté- rieures des flasques 1 et 2 pour réunir ceux-ci et former ainsi le bi- goudi.
D'autre part, le flasque 1 comporte une fente 7 (fig. 7) mé- nagée depuis sa périphérie et s'étendant radialement jusqu'au voisinage du centre dudit flasque.
Le bigoudi étant formé par la réunion des deux flasques 1 et 2 et le flasque 1 ayant sa face extérieure tournée vers le crène d'un su- jet dont la chevelure doit acquérir une ondulation, on engage une mèche de cheveux 8 (fig. 4), prise au voisinage de la racine, dans la fente 7, de façon à la placer entre les flasques 1 et 2 ; la mèche est en- roulée en spirale autour de l'axe formé intérieurement par la partie, comprimée entre les joues 5, des flasques 1 et 2 qui s'écartent l'un de l'autre de façon progressive vers leur périphérie (fige 4); finalement la pointe de la mèche est maintenue en place, par exemple, en l'engageant sous une des spires de l'enroulement réalisé.
Lorsque la durée de l'enroulement jugée nécessaire à la réali- sation de l'ondulation est atteinte, on exerce une traction sur le flas- que 2 pour le détacher du flasque 1 et libérer du bigoudi la mèche de che- veux qui se présente sous forme de bouclette et donne après bossage l'on- dulation désirée.
De préférence', la longueur de la tige 4 du bouton 3 est in- férieure à la somme des épaisseurs des flasques 1 et 2 considérées au voi- sinage des ouvertures 6, afin que les joues 5, comprimant énergiquement la partie centrale desdits flasques (fig. 3), l'enroulement de la mèche 8 ne s'effectue point sur la tige 4, mais à l'entour de ladite partie cen- trale, ce qui, donnant à la première spire de l'enroulement un diamètre au moins égal à celui des joues 5, facilite le dégagement de la bouclette de cheveux.
Les matières souples susceptibles de constituer les flasques 1 et 2 du bigoudi suivant l'invention sont très variées. Les flasques peuvent, par exemple, être formés de tissus ou de feutre, ou bien de caoutchouc, ou encore de matière plastique.
De préférence, on utilise une matière poreuse, tel le caout- chouc ou une matière synthétique, cellulaire, afin de faciliter l'absorp- tion de l'humidité, lorsque le cheveu est enroulé à l'état mouillé, no- tamment dans le cas où celui-ci est imprégné d'une composition liquide pour la réalisation d'ondulations dites permanentes.
Les flasques 1 et 2 peuvent être constitués de plusieurs ma- tières superposées. Par exemple, comme représenté à la fig. 8, le flas- que 2 comporte une feuille 9 de caoutchouc à laquelle adhère, du côté intérieur, une couche 10 de matière textile facilitant l'absorption de l'humidité éventuelle du cheveu.
Pour accélérer le séchage des cheveux humidifiés préalable- ment à l'enroulement, les flasques 1 et 2 peuvent présenter des découpures intérieures, par exemple, des ouvertures ou fenêtres, non représentées aux dessins, de forme quelconque et facilitant la circulation de l'air.
Spécialement lorsque la matière constituant les flasques 1 et 2 est compacte et offre naturellement une surface lisse, les faces inté- rieures et opposées desdits flasques sont avantageusement rendues rugueu- ses, de manière connue, afin de réaliser un meilleur grippage des cheveux intérieurement au bigoudi et d'éviter le relâchement de l'enroulement réalisé.
<Desc/Clms Page number 4>
L'élément mâle 3 de fixation des flasques 1 et 2 est réalisé en une matière rigide inaltérable à l'humidité et éventuellement aux aci- des.
A la fig. 5, on a représenté une variante d'exécution de l'é- lément mâle 3 de fixation. Celui-ci ne comporte qu'une joue 5 solidaire de la tige 4 traversant la matière constituant le flasque 1 et se termi- nant par une tête renflée 11 destinée à s'engager dans l'élément femelle constitué par l'ouverture 6 ménagée dans le flasque 2 et dont le diamètre est inférieur à celui de ladite tête renflée. Dans cette forme de réali- sation, la tige 4 n'est pas de longueur inférieure à la somme des épais- seurs des flasques 1 et 2, le dégagement de la bouclette de cheveux pou- vant s'opérer aisément le long de la tête renflée 11.
Lorsque la matière constituant le flasque 1 présente une ri- gidité suffisante, l'élément mâle 3 peut faire corps avec le flasque (fig.
7) et être réalisé en même temps que ce dernier, par exemple, par moula- ge.
Lorsque la matière constituant les flasques 1 et 2 présente une faible résistance à l'usure, c'est-à-dire, est telle que le passage répété des joues 5 ou de la tête 11, ou autre élément analogue, est sus- ceptible d'élargir l'ouverture 6, on prévoit le renforcement des bords de ladite ouverture au moyen d'une ou de plusieurs rondelles.perforées 12 (fig. 5), en une matière élastique et offrant une résistance suffi- sante à l'usure.
La fixation amovible des flasques 1 et 2 est avantageusement réalisée par un bouton-pression ou analogue. La fig. 6 représente un bou- ton-pression de type connu, dont les éléments sont montés par sertissage sur les flasques 1 et 2, l'élément mâle 13 étant fixé de part et d'autre du flasque 1 pour correspondre à l'élément femelle 14 solidaire du flasque 2, de façon identique au premier.
Il est bien entendu que, suivant l'invention, tout moyen de fixation connu est applicable au bigoudi, pourvu que ses flasques puissent être réunis en un point de leur surface et soient aisément séparables l'un de l'autre.
Chacun des deux flasques 1 et 2 peut comporter une fente ou ouverture de forme quelconque permettant d'y engager la mèche de cheveux à monter sur le bigoudi. C'est ainsi, par exemple, que la fente 7, au lieu d'être radiale, comme représenté à la fig. 3, peut être tangentiel au centre du flasque, c'est-à-dire, au moyen de fixation amovible.
D'autre part, et pour autant que la résistance de la matière le permette, chacun des flasques peut présenter plusieurs fentes ou ouver- tures, l'une et l'autre servant indifféremment au passage de la mèche de cheveux considérée.
Suivant l'invention,il est également possible de réaliser un bigoudi composé en substance de deux flasques parallèles, constitués d'au moins une matière rigide ou semi-rigide et de forme telle que lesdits flas- ques présentent, l'un par rapport à l'autre, un écartement qui s'accroit en direction de leur périphérie. Par exemple, le bigoudi pourrait, avant enroulement des cheveux, avoir une forme analogue à celle représentée à la fig. 4. De même, le bigoudi conforme à l'invention pourrait comporter un flasque de surface plane, l'autre flasque étant profilé pour ménager, par rapport au premier, un écartement progressif depuis son point de fi- xation amovible.
Il est évident que les flasques du bigoudi suivant l'invention pourraient avoir un contour autre que circulaire et également présenter des évidements périphériques, éventuellement pour la fixation de la mèche de cheveux après enroulement.