<Desc/Clms Page number 1>
DISPOSITIF DE COMMANDE POUR L'ALLUMAGE DE LAMPES A FLUORESCENCE.
La présente invention concerne un dispositif de commande pour 1' allumage de lampes à fluorescence et convenant en particulier pour l'allumage simultané des diverses lampes d'une voiture de chemin de fer ou analogue.
Dans les systèmes connus de ce genre, les différentes lampes d' une même voiture sont groupées en parallèle sur un circuit d'alimentation commun mis sous tension à partir d'un organe de commande (bouton-poussoir) dont l'accès est réservé exclusivement au personnel du train ; part, les cathodes de ces lampes sont également groupées dans un circuit unique mis temporairement sous tension au début des périodes d'éclairage, en-vue d'assurer le préchauffage de ces cathodes ; mise sous tension temporai- re est effectuée automatiquement par un équipement à relais et contacteurs sous la dépendance de l'organe de commande.
Le but de la présente invention est de réaliser ces mises sous tension au moyen d'un appareillage simple et robuste comportant un minimum d'électros de commande.
Suivant l'invention, l'organe de temporisation (minuterie, dash- pot ou analogue) servant à l'alimentation temporaire des cathodes est commandé à travers une liaison déformable par le déplacement de l'armature du contacteur, relais ou analogue commandant le contact de mise sous tension des lampes ; le contact d'alimentation temporaire est normalement fermé, c'est-àdire fermé dans la position repos du contacteur, relais ou analogue.
Dans ces conditions, l'enclenchement de l'électro opère la mise sous tension des lampes et arme l'organe de temporisation du courant qui pourra ouvrir son contact après un temps de réglage prédéterminé.
<Desc/Clms Page number 2>
Le système de temporisation est réalisé de façon à être brusquement libéré après un certain déplacement correspondant à la temporisation désirée, de telle manière qu'une ouverture rapide des contacts d'alimentation des cathodes s'ensuit.
Dans les dispositifs de commande pour l'allumage des lampes auxquels l'invention se rapporte, il est généralement désiré d'obtenir le déclenchement automatique de l'ensemble de l'installation dès que la tension d'alimentation tombe en-dessous d'une valeur prédéterminée; suivant l'inven- tiod, le réglage de cette tension s'obtient par une résistance insérée automatiquement dans le circuit de la bobine du contacteur après l'enclenchement de celui-ci.
L'invention concerne également un mode d'exécution tel que 1' insertion de cette résistance se fasse sans nécessiter de contacts supplémentaires.
A cet effet, la bobine du contacteur est automatiquement réalimentée après l'enclenchement par branchement d'une de ses bornes à la sortie du contact de mise sous tension.
Les dessins annexés représentent à titre d'exemple non limitatif un mode d'exécution de l'invention.
La figure 1 est un schéma de principe d'une installation d'allu+ mage réalisée avec un dispositif de commande conforme à l'invention.
La figure 2 est une vue schématique, avec coupe partielle, de ce dispositif.
L'installation d'éclairage comprend une série de lampes à fluorescence telles que 2, mises en parallèle et dont une seule est représentée fig 1.
Ces lampes sont munies de résistances de stabilisation 2a et 2b, la résistance 2b étant insérée dans le circuit de la cathode '2c. L'alimentation se fait à partir d'une source à courant continu représentée par ses bornes + et-.
La mise sous tension des lampes se fait par un contact à double coupure 3, tandis que l'alimentation des cathodes en vue de leur préchauffage se fait à travers un contact à double coupure 4.
Comme montré fig. 2, le contact mobile 3 à double coupure est monté sur une pièce isolante 3d pouvant coulisser le long d'une tige 6a fixée au noyau-plongeur 6 d'un contacteur 7 et soumise à l'action antagoniste d' un ressort de rappel 5.
Le contact mobile 4 est monté sur une pièce isolante 4d pouvant coulisser librement le long d'une tige 8 liée élastiquement au noyau-plongeur 6, dàns lequel elle pénètre, et soumise aussi à l'action antagoniste d'un ressort de rappel 9.
La tige 8 est solidaire du piston 10 d'un dashpot à air dont le cylindre 11 est fixe.
L'entrée de l'air dans ce dashpot est contrôlée par un pointeau réglable 12. D'autre part, le cylindre 11 comporte une ouverture 13 destinée à permettre une entrée rapide de l'air à l'intérieur de celui-ci lorsque cette ouverture est découverte par le piston 10 au cours de sa montée.
Le piston 10 est également pourvu de conduits longitudinaux, tels que 14, obturés par une rondelle 15 formant soupape de façon à permettre le libre déplacement du piston vers le bas au cours de sa descente.
Entre les écrous terminaux 8a de la tige 8 et le fond 6a du noyauplongeur 6, est disposé un ressort 15 dont le rôle apparaîtra au cours de la description ci-après.
<Desc/Clms Page number 3>
Lorsqu'on appuie sur le bouton d'enclenchement 16 (voir fig. 1) la bobine 17 du contacteur 7 est alimentée à travers un bouton de déclenche- ment 18 normalement fermé.
L'alimentation de la bobine provoque l'attraction vers le haut du noyau-plongeur 6 et la fermeture des contacts fixes 3a et 3b par le con- tact mobile 3 réalisant ainsi la mise sous tension des lampes fluorescentes telles que 2.
En même temps, le noyau 6 a comprimé le ressort 15 du fait que le piston du daphpot ne peut se déplacer que lentement ; les contacts d'ali- mentation des cathodes 4a et 4b restent donc fermés jusqu'au moment où le piston 10, en se déplaçant lentement, découvre l'orifice 13 dans le cylindre et permet à la tige 8 de terminer brusquement le reste de sa course corres- pondant à la détente complète du ressort 15.
Dans cette dernière partie de sa course, la tige 8 soulève le contact mobile 4 par une butée 8b ouvrant ainsi les contacts 4a et 4b de façon à interrompre l'alimentation des cathodes.
La temporisation obtenue par le dashpot est réglée notamment par la vis pointeau 12 de façon à ce que les lampes soient effectivement allumées lors de l'ouverture des contacts 4a et 4b.
A la fermeture des contacts fixes 3a et 3b, de mise sous tension des lampes, l'un des pôlés de la bobine 17 a été automatiquement branché sur le contact de sortie 3b à travers une résistance 19. Cette résistance est déterminée de façon à ce que le contacteur retombe de lui-même (après relâchement du bouton-poussoir 16) lorsque la tension d'alimentation descend à une valeur prédéterminée insuffisante pour assurer le fonctionnement correct des lampes à fluorescence.
En fonctionnement normal, l'extinction s'opère en pressant sur le bouton 18 ce qui a pour effet d'ouvrir le circuit de la bobine 17 permettant ainsi au contacteur de reprendre sa position initiale représentée sur la figure 1 et d'ouvrir les contacts de mise sous tension 3,3a et 3b.
Il est naturellement loisible, sans sortir du cadre de l'invention, de prévoir des variantes du dispositif de commande pour l'allumage des lampes à fluorescence, tel que décrit ci-dessus ou représenté sur le dessin annexé.