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APPAREIL A CINTRER LE VERRE.
La présente invention est relative à des perfectionnements apportés aux appareils à cintrer le verre, en particulier aux appareils pour cintrer des feuilles ou lames de verre.
Le cintrage de feuilles de verre est généralement exécuté en introduisant les feuilles, supportées sur des moules ou gabarits appropriés dans des zones du four à température progressivement croissante, la disposition étant telle que le verre, après s'être ramolli, peut s'affaisser librement jusque sur les surfaces de façonnage du moule. Toutefois, il a été constaté que, lorsque ces surfaces du moule comportent des zones à rayon de courbure relativement petit, il est avantageux de créer des zones localisées de -concentration de chaleur dans les zones de chauffage générales du four, ces zones localisées ayant pour effet un ramollissement plus rapide des parties de la feuille de verre appelées à s'affaisser de manière à coïncider avec les zones curvilignes précitées du moule.
Conformément aux procédés connus à ce jour, de telles zones de chaleur localisées étaient déterminées par le placement empirique de brûleurs, ce qui avait fatalement pour résultat des pertes de temps et de verre, avant que l'on n'aie trouvé une position appropriée des brûleurs par rapport aux zones du verre appelées à être cintrées.
De plus, ces brûleurs étaient montés par diverses méthodes à partir d'orifices prévus dans les parois du four et l'on n'attachait pas beaucoup d'importance à la disposition exacte de ces brûleurs, dès qu'on l'estimait satisfaisant. Le mode de montage habituel de tels brûleurs faisant en sorte qu'il était assez difficile de prendre note de leur position exacte en vue de s'y référer ultérieurement. Lorsque, à l'occasion du passage d'une série de fabrication de feuilles de verre à une autre, il était nécessaire de modifier les positions de ces brûleurs spéciaux et de remplacer l'ancienne disposition par une autre, prévue pour les nouvelles courbures à produire, on ne disposait plus d'aucune indication quant à 1' ajustement qui avait été déterminé précédemment.
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Selon la présente invention et grâce à l'emploi d'un assemblage de support tel qu'il sera exposé dans la suite, on peut enregistrer la position exacte d'un 'brûleur spécial convenablement ajusté, les enregistrements ainsi établis étant utilisés ultérieurement pour réajuster le ou les brûleurs de façon que ceux-ci chauffent le verre en vue de le ci+ trer suivant une courbure requise quelconque.
Le principal objectif de la présente invention consiste donc à établir un appareil à cintrer le verre, appareil qui comporte un système de montage pour brûleurs destinés aux :t'ours, système à l'aide duquel de tels brûleurs peuvent être disposés au-dessus de zones déterminées d'une feuille de verre appelée à être cintrée tout en fournissant un enregistrement de ces positions, de telle sorte que, pour n'importe quel type de courbure à établir,les brûleurs peuvent être ramenés aisément et rapidement à leurs positions initiales requises.
Un autre objet de l'invention consiste à établir un système de montage pour brûleurs destinés aux fours, ce système étant construit de telle manière que le brûleur monté dans le four puisse être amené, pendant les opérations de chauffage normales, à une position déterminée d'avance, en le manoeuvrant depuis un point situé à l'extérieur du four et sans qu' il soit nécessaire d'observer effectivement les mouvements du brûleur.
Un autre objet de l'invention consiste à établir un système de montage comprenant divers organes interconnectés, système auquel peut être attaché un brûleur spécial et qui peut être déplacé individuellement en vue de modifier la position de ce brûleur, ces manoeuvres individuelles étant coordonnées entre elles de façon à déterminer un déplacement aisé et rapide du brûleur.
Un autre objet de l'invention consiste à établir un système de montage pour brûleurs destinés aux fours, système qui peut être monté en un point relativement éloigné des zones de chauffage du four et qui est constitué par des organes agissant conjointement à l'aide desquels'le brûleur peut être amené à se déplacer, à la fois dans le sens horizontal et dans-le sens pratiquement vertical, dans les zones de chauffage du four, sans que l'opérateur soit exposé à l'action de ce brûleur.
Un autre objet de l'invention consiste à établir, dans un appareil pour cintrer des feuilles ou lames de verre : un four, des organes de transport pour véhiculer des moules, sur lesquels les feuilles de verre sont appelées à être supportées et cintrées, à travers le four ; des moyens pour chauffer les feuilles de verre dans le four jusqu'à la température de cintrage;un brûleur prévu dans le four et destiné à appliquer une chaleur localisée aux parties sélectées des feuilles de verre disposées sur les moules; et, des moyens montés à l'extérieur du four et destinés à supporter le brûleur de façon à permettre le déplacement relatif de celuici par rapport aux moules placés sur le transporteur.
Dans les dessins annexés :
La Fig. 1 est une vue d'élévation latérale d'un four connu, uti- lisé pour le cintrage des feuilles de verreo
La Fig. 2 est une vue à plus grande échelle et en coupe transversale à travers le four représenté dans la Fig. 1, cette vue étant prise en substance le long de la ligne 2-2 de cette Figo
La Fig. 3 est une vue d'élévation latérale d'un système de montage pour brûleurs destinés aux fours et établis conformément à la présente invention.
La Fig. 4 est une vue de dessus ou en plan du système de montage
La Fig. 5 est une vue en coupe transversale du système de montage cette vue étant prise suivant la ligne 5-5 de la Fig.4.
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La Fig. 6 est une vue de détail en coupe transversale d'une extrémité de l'appareil brûleur proprement dit, faisant partie du systè- me de montage.
La Fig. 7 est une vue partielle en coupe transversale d'un mé- canisme de commande à engrenage, prise suivant la ligne 7-7 de la Fig. 5.
La Fig. 8 est une vue en coupe horizontale d'un autre des mé- canismes de commande, à engrenage, cette vue étant prise suivant la ligne
8-8 de la Fig. 5.
La Fig. 9 est une vue en bout du système de montage.
La Fig. 10 est une vue partielle en élévation latérale du système de montage, et
La Fig. 11 est une vue en coupe transversale, à plus grande échel- le, suivant la ligne 11-11 de la Fig. 8.
Avant d'entamer une description détaillée du système de montage selon l'invention, on décrira brièvement une installation type, en fai- sant ressortir l'utilité d'un tel système de montage, cela en se réfé- rant à un four connu,employé pour le cintrage de feuilles de verre, comme représenté dans les Figs. 1 et 2 des dessins annexés.
Le four de cintrage classique 15, montré en élévation dans la Fig. 1 est construit sous la forme d'un tunnel et est équipé du transpor- teur connu à rouleaux 16, ce dernier étant supporté aux extrémités d'en- trée et de sortie du four sur une charpente 17. Des appareils de cintrage, qui comportent des moules sur lesquels les feuilles ou lames de verre sont appelées à être cintrées, sont véhiculés progressivement sur ce transpor- teur depuis la zone d'entrée ou de chargement, désignée par A, à travers les zones de température croissante B, ainsi que les zones C, dans lesquelles peuvent être disposés les brûleurs à chaleur localisée selon l'invention, 'jusqu'à une zone de sortie ou de déchargement D, qui peut comporter un four à recuire ou un équipement approprié pour effectuer la trempe du verre cintré,
à l'aide de jets d'air de refroidissement.
En considérant la Fig. 2, dans laquelle on a représenté une section transversale du four selon la Fig. 1, on verra que les appareils de cintrage ou moules 18 sont supportés sur des rouleaux 19 du transporteur 16, montés à rotation dans les parois latérales du four. Une extrémité de chaque rouleau émerge à l'extérieur du four et est munie d'unpignon à chatne de commande approprié 20, qui est entraîné, conjointement avec les pignon s à chaîne d'autres rouleaux, depuis une source d'énergie motrice, le tout de la manière courante. Dans le four 15 sont installés des tubes de chauffage habituels 21, disposés à espacement le long des parois inférieure et supérieure de l'espace intérieur du four.
Ces tubes de chauffage sont réglés d'une manière appropriée quelconque en vue de déterminer des zones successives de température croissante, qui agissent de manière à élever graduellement la température des feuilles de verre passant entre les tubes, sans donner lieu à des tensions internes et déformations dans ces feuilles.
D'une manière générale, on obtient aisément des simples courbures en soumettant des feuilles de verre à un traitement consistant à les faire passer à travers un four comme celui décrit ci-dessus, sans appliquer un chauffage localisé. On peut même produire de cette façon certaines courbures comportant une ou plusieurs zones d'extrémité relevées en formant des inflexions brusques. Toutefois, on a constaté que, lorsque de telles zones à relèvement brusque sont situées au voisinage de zones centrales présentant une courbure moins accentuée et/ou des zones en bout extrêmes présentant cette même courbure,et étant donné la longueur que la feuille de verre doit présenter en vue de produire un tel cintrage, le cintrage de cette feuille sur un moule devient assez compliqué.
Ainsi, les moules classiques utilisés à cette fin sont du type articulé et sont caractérisés par des tronçons d'extrémité mobiles par articulation et qui peuvent être basculés par rapport
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à un tronçon de moule médian. Les tronçons extrêmes d'un moule articulé sont appelés à basculer par rapport au tronçon central depuis la position de fermeture du moule jusqu'à la position d'ouverture de celui-ci, de telle façon que le moule peut être généralement étendu jusqu'à ce qu'il présente approximativement la longueur de la feuille de verre à plat, ce moule agissant de façon à supporter cette feuille lorsqu'elle se ramollit.
Toutefois,l'opération consistant à cintrer le verre de façon qu'il se conforme aux zones à courbure accentuée du moule articulé exige une attention spéciale, étant donné que le moule doit être construit de façon que les tronçons extrêmes ne se referment pas avant que le verre ne devienne suffisamment plastique pour affecter aisément une telle courbure.
Afin de remédier à la complication de la construction du moule et d'établir un procédé de cintrage susceptible d'être universellement ap- pliqué, on a eu recours à des brûleurs spéciaux qui sont supportés par des tubes insérés à travers les parois du four. Ce mode de placement des brûleurs exige un grand nombre de manoeuvres, ainsi que des lots d'essai de verre, afin de déterminer l'emplacement qui convient le mieux pour le brûleur,cela sans disposer d'un système essentiellement permanent à 1' aide duquel l'emplacement le plus efficace du brûleur aurait pu être enregistré d'une façon permanente.
Par contre,, selon la présente invention, des têtes de brûleurs à gaz du type à rayonnement, comme celles désignées par 22 dans la Fig. 2, sont supportées par un système de montage spéciale généralement désigné dans son ensemble par 23 et monté sur des colonnes ou étais 24 constitués par des profilés en U et faisant partie de la structure de la paroi extérieure du four 15. Les brûleurs 22 sont disposés dans le four en tenant compte de la zone ou des zones de la feuille de verre 25 qui doivent être soumises à l'action d'une chaleur localisée ou concentrée.
Il va de soi que l'on peut avoir recours à divers schémas de chauffage; ainsi, par exemple, les têtes de brûleurs 22 ont été représentées comme étant disposées par paires alignées dans le sens transversal, cela de telle manière que la tache représentée par la zone de chaleur localisée s'étend vers l'intérieur à partir d'une surface déterminée par l'arête extrême de la feuille de verre. Par conséquent, la partie de la feuille de verre sur laquelle s'étend la zone en question peut affecter en substance une largeur telle qu'indiquée par la lettre E, cette zone pouvant être élargie ou rétrécie en modifiant la disposition des brûleurs.
L'appareil de cintrage 18, tel que représenté ici, comporte une crémaillère 26 et un moule 27 constitué par un tronçon médian et des tronçons extrêmes réunis à pivotement au tronçon médian à l'aide de charnières. Comme montré dans la Fige 2, les sections extrêmes 28 se trouvent dans la position d'ouverture du moule et l'on peut constater que des zones à courbure accentuée sont situées au voisinage des extrémités des tronçons 23 situées au voisinnage des charnières ou du tronçon médian du moule.
Etant donné que l'énergie active de la chaleur rayonnante doit être dirigée vers les extrémités de la feuille de verre 25, les régions médianes de cette feuille peuvent être protégées au besoin à l'aide de dispositifs 29 formant écrans, comme cela est bien connu dans le domaine considéré.
Les systèmes de montage 23 pour les têtes de brûleurs 22, qui ont été représentés comme étant supportés par les profilés en ? verticaux 24, comportent chacun une base 30, un chariot articulé 31, suspendu à cette base, ainsi qu'un élément tubulaire 32, qui sera désigné ici par le terme porte-brûleur et qui est monté sur le chariot à mouvement de va-et-vient.
Comme il sera décrit d'une manière plus détaillée dans la suite, le portebrûleur 39 supporte à son extrémité qui s'avance dans l'intérieur du four 15 la rampe de brûleurs 22. Lorsqu'on procède à la mise au point des brûleurs 22, préalablement à une opération de cintrage,on déplace le chariot 31 par rapport à la base 30 et l'on prend note de la position du chariot sur cette dernière; on déplace le porte-brûleurs 32 par rapport au chariot
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et l'on prend note de sa position sur celle-ci (d'une manière qui sera décrite dans la suite). Or, comme ces deux mouvements s'effectuent dans un plan sensiblement horizontal le brûleur 22 aura été déplacé dans l'in- térieur du four suivant un trajet transversal par rapport au sens de l'a- vancement de la lame de verre à travers le four.
Si, à ce moment, on constate que la position verticale du brû- leur 22 au-dessus de la surface du verre est trop faible ou trop importan- te, on peut actionner le chariot 31, grâce à sa construction articulée, de façon à faire basculer le porte-brûleur 32 suivant un arc sensiblement vertical,et de manière à élever ou abaisser le brûleur 22, jusqu'à ce qu'il occupe une position appropriée en élévation.
Une fois que la posi- tion d'un brûleur a été convenablement déterminée par rapport à la zone du verre que l'on désire chauffer, on peut enregistrer la position du por- te-brûleur dans le chariot et celle du chariot lui-même, de sorte que, lorsqu'il s'agit de reproduire la même courbure, les divers éléments du système de montage peuvent être ramenés avec rapidité et exactitude aux positions ainsi enregistrées, avec la certitude que le brûleur sera ramené à la position requise.
En considérant les Figs. 3 à 11, dans lesquelles la construc- tion du système de montage a été représentée en détail, on constate que le système 23 est supporté dans son ensemble sur les profilés en U verticaux ou montants 24 à l'aide d'un rail 33 disposé horizontalement et auquel est fixée la base 30. En particulier la base 30 peut être constituée par un tube rectangulaire, ou bien, et comme montré dans les dessins, peut être exécuté à partir de profilés industriels en 34 en U, fixés l'un à l'autre le long de leurs bords juxtaposés, comme indiqué en 35. A 1' extrémité intérieure de la base 30 est fixée une plaque 36 munie d'ouverture 37 destinées à recevoir des boulons de montage 38, à l'aide desquels la base est fixée rigidement au rail 33 par les profilés 24 en U faisant partie du four.
Les rails 33 disposés le long du four 15, sur les côtés opposés de celui-ci, peuvent être munis d'ouvertures coïncidantes destinées à recevoir les boulons 38 d'une manière permettant de déterminer n'importe quel écartement voulu entre les montures de brûleurs 23 et n'importe quelle distance entre les brûleurs 22 dans l'intérieur du four, de même que toute distance requise de ceux-ci au-dessus du trajet du verre transporté sur les moules 27.
Sur la surface supérieure de la base 30 est fixée une crémaillère 39 qui s'étend longitudinalement entre les extrémités de cette base et se situe sensiblement à égale distance des faces latérales de celle-ci.
La crémaillère 39 peut être fixée à la base à l'aide de boulons appropriés ou être soudée à celle-ci. La face supérieure de la base porte également deux barres de butée 40 et 41 fixées à l'aide de vis 42 et destinées à limiter les déplacements du chariot 31 dans l'un et l'autre sens et en particulier à empêcher que le chariot articulé ne tombe accidentellement de 1' extrémité libre ou non supportée de la base.
Comme montré dans la Fig. 5, ce chariot est constitué par une série de plaques disposées par paires supérieures et inférieures, respectivement 43-44 et 45-46, appelées à pivoter autour d'un axe commun, par exemple sur l'arbre 47. Les plaques 43-44, qui forment la paire supérieure sont disposées verticalement et de manière à pouvoir coulisser par rapport aux parois latérales de la base 30. Afin de supporter ces plaques rigidement dans cette disposition, on prévoit des tiges d'espacement interposées entre ces plaques, au-dessus et au-dessous de la base.
Ces tiges d'espacement 48 présentent des extrémités extérieures filetées 49 d'un diamètre convenablement réduit, extrémités qui traversent les parois des plaques 43 et 44 et qui reçoivent des écrous 50 sur leurs parties exposées, de sorte que les faces internes des plaques sont attirées contre la partie médiane 51, de plus grand diamètre, des tiges d'écartement.
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Les plaques 43 et 44 sont supportées par rapport à la base 30 au moyen de galets 529 à l'aide desquels elles peuvent se déplacer librement le long de celle-ci, ces galets étant montés sur des arbres filetés 53 qui traversent les plaques et qui sont fixés à celles-ci au moyen d'écrous 54. Comme montré dans les diverses Figs. des dessins annexés, les galets 52 sont disposés au-dessus et au-dessous de la base 30, de façon à s'appliquer contre la surface supérieure et inférieure de celle-ci, ces galets étant sensiblement alignés dans le sens transversal par paires,de façon à répartir uniformément le poids du chariot.
Les déplacements du chariot 31 le long de la base 30 sont produits au moyen d'un pignon 55 monté de manière à engrener avec la crémaillère 39 et actionné à la main, de manière à tourner le long de cette dernière.
A cette fin et comme montré dans la Figo 7, le pignon 55 est monté sur un arbre 56, auquel il est claveté. Cet arbre étant supporté dans les plaques 43 et 44 au moyen de paliers fermés 57 et 58. Au besoin, les paliers fermés ou manchons-coussinets peuvent être calés au moyen de vis de serrage 59. En outre, des manchons d'espacement 60 peuvent être prévus sur l'arbre 569 entre le pignon 55 et les extrémités intérieures voisines des manchons-coussinets. A une extrémité de l'arbre 56 est prévu un volant à main 61 au moyen duquel le pignon 55 peut être tourné à la main en vue de faire avancer le chariot 31 le long de la base 30 grâce à la prise entre les dents de ce pignon et ceux de la crémaillère 39 solidaire de cette base.
Afin de permettre un blocage ou serrage de l'arbre 56, de manière à empêcher sa rotation et à maintenir ainsi le chariot dans n'importe quelle position voulue sur la base 30, le manchon-coussinet 58 est d'une construction spéciale, laquelle comporte un élément de palier monté dans la paroi de la plaque 44, une bride annulaire 63 et un moyeu 64 orienté vers l'extérieur et sur lequel est taillé un pas de vis de "contre-écrou" 65. Comme montré dans les Figs. 5 et 10, le moyeu fileté 64 est muni d'une entaille indiquée en 66. Le filet de "contre-écrou" 65, lequel présente une forme conique analogue à celle d'un pas de vis courant pour tubes, re- çoit l'extrémité d'un levier 68, cette extrémité présentant un pas de vis intérieur correspondant.
Par conséquent, lorsque le levier 68 est tourné de manière à faire avancer son extrémité filetée vers l'intérieur, en la vissant sur le moyeu 64, dans lequel cas la conicité progressivement croissante des filets complémentaires agira de façon à comprimer la fente 66, en provoquant ainsi un serrage ferme de la surface intérieure avoisinante du palier 58 autour de l'arbre 56. Comme cette action de serrage aura pour résultat une très légère compression de la fente, la "déviation" effective du levier 68 sera d'une très faible valeur.
Ainsi,lorsque, après avoir saisi le levier 63 et le volant 61, l'opérateur imprime à ce levier un bref mouvement de rotation,de façon à faire tourner l'extrémité 67 de celui-ci dans le sens de son déplacement vers l'extérieur, cette extrémité libère l'arbre 56, à la suite de quoi ce dernier peut être tourné de manière à faire avancer le chariot 31 le long de la base 30, dans une direction déterminée par le sens de l'avancement du pignon 55, en prise avec la crémaillère 39.
Afin de permettre une détermination exacte de l'ampleur du mouvement du chariot 31 et du porte-brûleur 32 monté dans ce chariot, le long de la base 30, ainsi que l'enregistrement de la position voulue à laquelle celui-ci a été amené,, une paroi latérale de la base 30 est munie d'une échelle, comme indiqué en 69 dans les Figs. 3 et 10. Le mouvement du chariot 31 peut être considéré comme le *mouvement primaire" du porte-brûleur, mouvement qui détermine la distance horizontale dont la tête de brûleur 22 est avancée ou reculée par rapport à une zone déterminée dans le four 15.
De préférence, la mise en place initiale du chariot 31 s'opère en déplaçant celui-ci jusqu'à ce que les bords correspondants des plaques 43 et 44 entrent en contact avec la barre de butée d'extrémité 40, position dans laquelle les bords opposés de ces plaques, marqués de la lettre F, coïncident en substance avec le point "O" de l'échelle 69.
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Ensuite, et après que le levier 68 aura été tourné de manière à supprimer la prise à serrage entre l'arbre 56 et le moyeu 64 du manchon 58 on peut actionner le volant à main 61 en vue d'entraîner le pignon 55 en rotation, de façon que celui-ci se déplace le long de la crémaillère 39, -ce qui aura pour effet d'entraîner le chariot 31 de telle façon que les bords
F précités des plaques 43-44 se déplaceront progressivement en regard de valeurs numériques croissantes de l'échelle 69, au fur et à mesure que les organes faisant partie du système de support 23 sont amenés vers le four 15.
Comme il a été dit plus haut, la paire de plaques supérieure 43-
44 et la paire de plaques inférieure 45-46 sont réunies à pivotement à 1' aide de l'arbre 47. Plus particulièrement et comme montré clairement dans la Fig. 5, l'arbre 47 est muni à une de ses extrémités d'une tête élargie
70 et, à son extrémité opposée d'une partie filetée 71. En des points situés entre ces extrémités, l'arbre 47 est monté à pivotement dans des paliers 72 montés dans l'extrémité supérieure de la paire de plaques inférieure 45-46.
Au voisinage de ces paliers, l'arbre 47 est supporté dans des orifices appro- priés prévus dans les extrémités inférieures de la paire de plaques supérieu- re 43 et 44. L'arbre 47 porte un manchon d'espacement 73 dont les extrémi- tés sont juxtaposées à jeu à la plaque supérieure 43 et à la plaque Inférieu- re 46, ces deux plaques étant les plaques "intérieures" de chaque paire.
Sur la face extérieure de la plaque supérieure 44 est montée une plaque 74, traversée par l'extrémité filetée 71 de l'arbre 47. La surface inférieure de la plaque 74 est conformée de façon à constituer un secteur denté 75, qui sera décrit dans la suite d'une manière plus détaillée. Sur l'extrémité filetée 71 de l'arbre 47 vient se visser le moyeu 76, à filet intérieur, d'un levier 77. Afin d'empêcher que ce levier ne vienne à se dégager accidentellement de l'extrémité filetée 70 de l'arbre 47, ce dernier est muni d'un filet intérieur à direction axiale destiné à recevoir un organe de butée fileté 78, pourvu d'une tête élargie 79.
Lorsqu'on fait avancer le levier 77 vers l'intérieur en le vissant sur le filet 71, de façon que ce levier entre en contact avec la plaque 74 et exerce une poussée axiale sur les plaques 43-44 et 45-46, par le fait de serrer celles-ci les unes contre les autres entre la tête 70 de l'arbre 47, le manchon d'écartement 73 et le moyeu 76 du levier susdit. Cette manoeuvre a pour but d'assujettir les plaques dans une position relative fixe et en particulier, de serrer la paire de plaques inférieure 45-46 de façon à empêcher son pivotement autour de l'axe de l'arbre 47 et par rapport à la paire supérieure de plaques 43-44.
Par conséquent, et à moins qu'il ne s'agisse de modifier la position angulaire relative entre les paires de plaques 43- 44 et 45-46, celles-ci peuvent être considérées comme des éléments constitutifs fixes du chariot articulé 31.
Le porte-brûleur 32, dont il a été dit plus haut, d'une manière générale, qu'il est supporté par le chariot 31, comprend en ordre principal un corps ou une chambre tubulaire oblongue 80 dont les parois latérales se situent entre la paire de plaques inférieure 45-46. Une paroi d'extrémité de la chambre tubulaire, soit la paroi d'extrémité postérieure 82 est munie d'une ouverture appropriée pourvue d'un taraudage à tubes et destinée à recevoir un tube 83, par lequel cette chambre est reliée à une conduite d'arrivée de gaz connue en soi (Fig. 3). A l'extrémité opposée de la chambre 80, on prévoit des moyens pour fixer un assemblage 84 formant un raccord tubulaire isolé qui pénètre dans le four et qui est appelé à supporter à son extrémité la tête de brûleur 22.
Bien que le corps tubulaire ne constitue pas une chambre de mélange spécialement construite pour opérer le mélange du gaz qui alimente la tête de brûleur, on a constaté que, lorsqu'il est fait usage d'un corps tubulaire comme celui décrit plus haut, il est plus aisé de procéder au remplacement du raccord isolé, qui s'avance dans l'intérieur du four, ainsi que d'établir les communications requises avec les conduites d'alimentatibn, ce corps tubulaire effectuant d'autre part les mouvements en deux sens par rapport au chariot 31, auxquels il est destiné.
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La tête de brûleur, représentée d'une manière conventionnelle dans la Fig. 2 est du type à rayonnement, chauffé au gaz, la chaleur développée par cette tête de brûleur étant dirigée sous forme d'énergie rayonnante en direction du verre. Grâce à cette caractéristique de rayonnement, la tête de brûleur crée une zone d'énergie calorifique concentrée, qui peut agir de façon à ramollir les zones localisées voulues d'une surface. Ainsi les zones d'une feuille ou lame de verre, que l'on désire rendre plus plastiques que les zones avoisinantes, peuvent être soumises aux effets d'une série de tels brûleurs, de façon à s'infléchir plus aisément en vue d'entrer en contact avec les surfaces du moule.
L'assemblage isolé 84 (Fig. 6) comporte : une chemise métallique extérieure 85 munie d'une plaque de montage 86; un tube intérieur 87, qui communique avec la chambre 80 à travers la paroi en bout 88 de celleci; et, une paroi isolante 89, interposée entre la chemise et le tube intérieur, cette dernière paroi étant établie en n'importe quelle matière formant isolant thermique. En montant l'assemblage 84 sur la chambre 80, on place une bague de garniture 90 sur la paroi en bout 88 de la chambre, la plaque 86 étant fixée rigidement à cette paroi à l'aide de boulons 91 ou organes analogues.
Le corps (ou chambre) 80 du porte-brûleur 32 est supporté par le chariot 31 d'une manière sensiblement analogue à celle dont ce dernier est supporté par la base 30, des moyens analogues étant prévus pour déplacer le porte-brûleur 32 par rapport au chariot. En d'autres termes, les surfaces internes des plaques 45 et 46 sont munies de galets 52, analogues aux premiers, et qui sont appelés à demeurer en contact de roulement avec la face supérieure et inférieure de la chambre 80. Au besoin, l'écartement parallèle entre les plaques 45 et 46 et l'écartement par rapport aux parois latérales de la chambre 80 peuvent être maintenus à l'extrémité supérieure et inférieure de ces plaques à l'aide des tiges d'espacement 48 disposées entre les extrémités inférieures des plaques, comme montré dans la Fig. 5.
Etant donné que l'écartement entre les plaques de chaque paire de plaques doit être sensiblement le même, les parties médianes 51 des tiges d'espacement auront une longueur égale à la somme de la longueur des manchons d'espacement 73 et de l'épaisseur de la plaque 43 sur l'arbre 47. Ainsi, en disposant les tiges d'espacement 48 au-dessus et au-dessous de la base 30, entre les plaques 43 et 44, et au-dessous de la chambre tubulaire 80 du porte-brûleur 31, on maintient effectivement le parallélisme voulu entre les paires de plaqueso
A la face supérieure de la chambre tubulaire 30 est également fixée une crémaillère 92, analogue à la crémaillère 39 prévue sur la base 30.
Au-dessus de cette crémaillère est prévu un pignon 93, monté sur un arbre 94 et en prise avec cette crémaillère. Bien que l'arbre 94 est supporté dans les parois des plaques 45-46 d'une manière semblable, en général, à celle dont l'arbre 56 est supporté dans les parois des plaques 43-44, et qui a été décrite plus haut, la construction de cet arbre diffère de celle de l'arbre 56, cela en raison de son mode de montage.
Comme montré dans la Fig. 5 une extrémité de l'arbre 94 est munie d'une tête 95 qui se loge dans un chanfrain 96 d'un orifice prévu dans la plaque 46 en vue du montage du palier 97 de cet arbre. Dans la plaque opposée 45, l'arbre 94 est monté à pivotement dans un palier 58 de telle fa- çon qu'il paisse être bloqué contre toute rotation, d'une manière amovible.
L'arbre 94 est serré dans ce palier spécial par la manoeuvre d'un levier 98 muni d'un moyeu 99 à filet intérieur, qui s'engage sur le filet de "con- tre-écroun 65 de la partie rétrécie 64 du palier 58. Sur l'extrémité extérieure de l'arbre 94 est monté rigidement un volant à main 100 permettant d'imprimer une rotation à cet arbre.
Les déplacements du porte-brûleur 32 par rapport au chariot sont indiquées au moyen d'échelles 101 que l'on prévoit sur une ou sur les deux
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parois latérales 81 de la chambre tubulaire 80. Comme montré dans les Figso 3 et 10, ces échelles sont disposées dans un ordre inverse par rap- port à l'échelle 69 prévue sur la base 30, étant donné que le porte-brd- leur 32 se déplace par rapport au chariot 31, alors que ce dernier se dé- place par rapport à la base. Les échelles 101 sont d'autre part d'un ca- ractère plus précis que l'échelle 69 et peuvent être étalonnées en centi- mètres et en millimètres.
Les échelles 101 permettent d'effectuer le ré- glage "secondaire"du système de montage 23, la disposition étant telle qu' après que la position primaire a été déterminée par la position de la pla- que 44 sur l'échelle 69, un réglage plus fin de la position peut être réa- lisé en déplaçant le porte-brûleur jusqu'à ce qu'un bord G de la plaque
46 vienne coïncider avec la valeur numérique voulue.
Lorsque la tête de brûleur 22 doit être ajustée à nouveau ou, plus particulièrement, lorsque la tête de brûleur 22 doit être relevée ou abaissée par rapport à la surface de la feuille de verre ou par rapport à un plan sensiblement horizontal passant par cette feuille, on peut faire pivoter le porte-brûleur, à l'aide du chariot 31, suivant un arc de cercle sensiblement vertical.
A cette fin, on actionne le levier 77 afin de faire cesser la prise à serrage qui existe entre la paire de plaques 43-44 et 45-46, de sorte que la paire de plaques inférieure 45-46 peut être amenée à pivoter sur l'arbre 47, par rapport à la paire de plaques supérieure 43-44 A cette fin une crémaillère 102 dont la face supérieure est munie de dents 103, est montée sur la plaque 46, ces dents étant en prise avec le secteur denté 75 de la plaque 74 solidaire de la plaque supérieure 44. La crémaillère 102 est supportée à coulissement dans un bloc de coulisse 104 fixée à la plaque inférieure 46.
Ce bloc de coulisse est constitué principalement par une plaque 105 montée à l'aide de vis 106 sur la plaque 46. Comme montré dans la Fig.
11, la plaque 105 présente un guidage 107 formé en partie par une traverse ou nervure supérieure 108 et une traverse ou nervure inférieure 109, prévues sur cette plaque. La crémaillère 102 est montée à coulissement dans le bloc de coulisse 104 à l'aide d'une deuxième plaque 110, cette dernière étant fixée à la nervure inférieure 109, une plaque de retenue 111 étant fixée sur la face supérieure de la plaque 110. Le bloc de coulisse 104 est obturé à ses extrémités par des chapeaux d'extrémités 112 et 113.
La crémaillère 102 est amenée à se déplacer dans le guidage 107 au moyen d'un arbre 104 qui présente une partie centrale filetée 115 constituée à la manière d'une vis sans fin ou d'un filet "Acme" Comme montré dans la Fig. 8, la crémaillère 102 présente un filet intérieur analogue, ce qui est indiqué en 116, ce filet étant appelé à recevoir la partie filetée 115 de l'arbre 114. Les extrémités opposées de l'arbre sont montées dans des paliers fermés 117 constitués dans les chapeaux d'extrémités 112 et 113.
Une extrémité extérieure de l'arbre 114 porte un pignon hélicoïdal 118 qui engrène avec un deuxième pignon hélicoïdal 119, monté sur un arbre 120. L' arbre 120 porte un volant à main 121 et est monté à rotation, en des points situés entre le pignon 119 et le volant à main précité, dans une potence 122 fixée convenablement à la plaque 110 du bloc de coulisse 104. Lorsqu'on imprime une rotation aux pignons 118 et 119, la partie filetée 115 de l'arbre 114, en agissant sur les filets 116 de la crémaillère 102, provoque le déplacement de cette dernière dans le guidage 107; cette crémaillère; grâce à son engrènement avec le secteur denté 75, détermine un mouvement de pivotement des plaques 45 et 46.
Afin d'empêcher que l'arbre 114 ne paisse effectuer un déplacement axial par rapport à la crémaillère, disposition qui rend possible les mouvements correspondants de la crémaillère, dans les deux sens, dans le bloc de coulisse, le moyeu du pignon hélicoïdal 118 est appliqué contre le palier fermé voisin 117, à une extrémité de l'arbre, tandis qu'un collier 123, fixé à l'extrémité opposée de cet arbre, est ajusté par rapport au palier fermé 117 voisin, prévu dans le chapeau d'extrémité 113. La rotation de l'arbre
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114 a pour effet que la partie filetée 115 de celui-ci avance par rapport aux filets intérieurs 116 de la crémaillère 102 et agit de façon à amener le déplacement de cette crémaillère dans le guidage 107.
Ce mouvement est imprimé à travers les dents 103 de la crémaillère 102 au secteur denté 75 d'une manière telle que la paire inférieure de plaques 45 et 46 qui font partie du chariot 31, ainsi que le porte-brûleur 32 supporté entre ces plaques, sont amenés à pivoter par rapport à la base 30 et à la paire de plaques supérieure 43 et 44 du chariot monté sur cette base.
L'ampleur du déplacement angulai- re effectué entre les paires de plaques associées peut être déterminée au moyen d'une aiguille 124 portée par la plaque 74, cette aiguille indiquant le déplacement radial au fur et à mesure que l'échelle 125, laquelle présente la forme d'un rapporteur, tracée sur la plaque 110 du bloc de coulisse 104, se déplace radialement devant cette aiguille
On a constaté que, lorsque le système de montage selon l'invention est utilisé d'une façon générale dans un four ou une étuve à cintrer, comme montré dans la Fige 2, les brûleurs peuvent être assujettis, en un ajustement initial en vue de chauffer des feuilles de verre, lors de leur cintrage, de façon à produire une courbure spéciale, ajustement qui peut être obtenu en déplaçant les brûleurs vers l'intérieur et vers l'extérieur,
ainsi que vers le haut et vers le bas, au-dessus d'une feuille de verre supportée de la manière usuelle sur un moule de cintrage articulé, lorsque celui-ci est en position d'ouverture. En déplaçant le chariot 31 le long de la base 30, c' est-à-dire, en effectuant un mouvement du porte-brûleur 32 par rapport au chariot, on peut obtenir grosso modo la position requise des brûleurs, suivant une ligne transversale par rapport à la direction du mouvement du moule à travers le four.
En ajustant la position du brûleur 22 par rapport à son élévation au-dessus de la feuille de verre, on peut se trouver dans la nécessité de produire non seulement le mouvement angulaire du porte-brûleur 32 vers le haut ou vers le bas, en se servant du secteur denté 75 et de la manivelle 102, mais aussi un mouvement de va et vient de ce prote-brûleur 32 à l'intérieur du chariot, jusqu'à ce que l'on atteigne la position requise en élévation.
Si l'on prend alors note de la position qu'occupe le chariot sur la base; de la position occupée par le porte-brûleur sur le chariot; et, de la position de la paire de plaques 45-46 par rapport à la paire supérieure de plaque 43-44, telles que ces positions sont indiquées sur les échelles respectives 69, 101 et 125, on peut déterminer exactement la posi- *ion du brûleur 22 à l'intérieur du four et l'on peut établir un enregistrement permanent de cette position.
A titre d'exemple et en se reportant à la Fig. 3, on conçoit qu'en prenant comme point de départ un point de référence connu à l'intérieur du four, par exemple la surface intérieure de la paroi avoisinant le système de montage, le chariot 31 a été déplacé vers l'intérieur, jusqu'à la marque 15, tandis que le porte-brûleur a été déplacé vers l'intérieur par rapport au chariot jusqu'au trait 24 environ, de sorte que la tête de brûleur 22 aura été déplacée transversalement et horizontalement à l'intérieur du four d'une distance totale correspondant à 39 unités de longueur. En outre, et comme montré dans cette Fig. la position des plaques 45-46 par rapport aux plaques 43-44 du chariot 31 est telle que le porte-brûleur 32 et le brûleur 22 sont inclinés sous un angle de 15 degrés.
En enregistrant ces divers facteurs, tels que 15 unités de longueur, 24 unités de longueur et 15 degrés, relatifs à une position du brûleur, et en répétant cette opération pour toute la série de brûleurs 22, on peut établir d'une manière permanente les emplacements voulus de ceux-ci pour une courbu- re de cintrage particulière. Au cas où il serait nécessaire de produire un deuxième type de courbure, en amenant les brûleurs dans de nouvelles positions, on a la possibilité de ramener ensuite ces brûleurs aisément à leurs premières positions, en imprimant les déplacements requis aux éléments constitutifs des systèmes de montage 23, cela tout en maintenant des températu- res élevées dans le four.
Pour exécuter les réglages décrits ci-dessus., on imprime au levier 63 un déplacement angulaire de façon que la fente 66 prévue dans le palier spécial 58 puisse s'élargir, libérant ainsi l'arbre 56 de manière que celui-
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ci puisse être entraîné en rotation. En tournant le volant à main 61, on amené le pignon 55 à faire avancer la crémaillère 39 sur la base 30, jus- qu'à ce que le trait requis soit atteint sur l'échelle 69. En déplaçant ensuite le levier 63 dans un sens opposé au précédent, on immobilise à nou- veau l'arbre 56 dans le palier 58.
On fait pivoter ensuite le levier 98 en vue de la libération de l'arbre 94, après quoi cet arbre peut être entraîné en rotation par le volant à main 100, de façon à faire avancer le pignon
93 le long de la crémaillère 92, opération qui se traduit en réalité par le déplacement de cette dernière crémaillère, ce déplacement permettant de mouvoir le porte-brdleur 32 dans les deux sens dans le chariot, jusqu'à ce que la deuxième position soit indiquée sur l'échelle 101.
Tout comme l'arbre 56, l'arbre 94 peut être bloqué contre toute rotation par le renversement du levier 98. Lorsqu'il s'agit de produire un déplacement angulaire du. porte-brûleur, on fait pivoter le levier 77 en vue d'éliminer la prise à serrage existant entre la tête 70 de l'arbre 47, les plaques 43-44 et 45-46, le manchon d'espacement 73 et le moyeu 76 du levier.
A partir de ce moment, on peut imprimer une rotation au volant à main 121, cette rotation étant communiquée, par l'intermédiaire des pignons hélicoïdaux 118-et 119 en prise, à l'arbre 114, ce qui amène la crémaillère
102 à se déplacer par rapport au secteur denté 75 et à provoquer ainsi le pivotement du porte-brûleur 31 jusqu'à une position angulaire déterminée, telle qu'indiquée par l'aiguille 124 sur l'échelle 125. Le déplacement proprement dit des brûleurs 22 dans le four, qui est effectué au cours de ces ajustements, ne doit donc pas être observé effectivement, étant donné que les positions exactes jusqu'auxquelles ces brûleurs sont amenés peuvent être obtenues ou indiquées avec précision sur les échelles respectives du système de montage.
En utilisant les systèmes de montage selon l'invention de la manière décrite en détail ci-dessus, on peut désormais réaliser le chauffage de feuilles de verre,, préalablement à leur cintrage, cela dans des zones sélectées avec un ajustement précis, au-dessus de ces zones sélectées, de brûleurs produisant un chauffage local. De plus, les déplacements des éléments constitutifs de chaque système de montage peuvent être effectués sans perte de la chaleur du four, (c'est-à-dire, sans qu'il soit nécessaire de réduire cette chaleur lors du passage d'une courbure de cintrage à une autre) et sans exposer les opérateurs à la chaleur rayonnante émise à travers des orifices ouverts dans les parois du four.
Plus particulièrement, lors de la production d'une série de courbures spéciales, suivant lesquelles les feuilles de verre peuvent être cintrées, les positions respectives des brûleurs pour chacune de ces courbures peuvent être aisément constatées, ces brûleurs pouvant être ensuite amenés à ces mêmes positions d'une manière rapide.
REVENDICATIONS.
1. Appareil pour cintrer les fouilles de verre, comportant :un four muni de moyens pour chauffer les feuilles jusqu'à la température de cintrage, un dispositif transporteur pour véhiculer les moules appelés à supporter des feuilles de verre et à produire le cintrage de celles-ci, lors de leur passage à travers le four; un brûleur prévu à l'intérieur de ce four et destiné à appliquer une chaleur localisée à des parties sélectées des feuilles de verre supportées sur ces moules; et, des moyens montés à l'extérieur de ce four et destinés à supporter ce brûleur de manière à permettre le déplacement relatif de celui-ci par rapport aux moules supportés sur le susdit transporteur.