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LIAISON DESMODROMIQUE DE CORPS TOURNANTS A AXE DE ROTATION COMMUN, SOUMISE SURTOUT A DES EFFORTS DE COMPRESSION ET DE CISAILLEMENT.
La présente invention concerne une nouvelle liaison ou accouplement d'un nombre quelconque de corps tournant autour d'un axe commun, dont les parties de liaison sont sollicitées principalement à la compression et au cisaillement ou à la compression ou au cisaillement.
La liaison sans jeu des parties ou pièces qui tournent autour d'un axe commun, telles que par exemple un arbre et une roue dentée ou un arbre et un corps de roues, est une exigence impérieuse de la technique moderne. L'augmentation des vitesses, des nombres de tours et des sollici- tations par choc crée pour la liaison de pièces tournantes le danger d'une destruction rapide par le jeu inévitable entre les pièces dé liaison et les corps à relier; même si ce jeu est limite** aux tolérances minima que 1-'on peut atteindre.
Dans toutes les liaisons de corps rotatifs connues soumises à des efforts de compression et de cisaillement, telles que denture entaillée ou à crans, dentures d'arbres cannelés etc... le dangereux jeu d'ajustage ne peut pas être évité, ou bien toutes les parties de la liaison ne portent pas uniformément, de sorte que certaines parties sont soumises à des efforts excessifs. Pour ces parties, il y a danger de destruction prématurée et par conséquent aussi de destruction des autres groupes de la liaison.
En outre, tout jeu implique l'accès d'air ou d'oxygène, qui.,.en combinaison avec la surcharge des différentes particules des parties de la liaison ou des corps à relier à l'attaque redoutée dite oxydation ou rouil- le des ajustements, qui à son tour provoque d'autres phénomènes de corrosion et de ce fait la rouille de toute la liaison, mais tout particulièrement donne lieu à une diminution catastrophique de la durée des corps en question.
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Selon la présente invention.on..supprime ces inconvénients des types de liaison ou accouplement existants en interrompant le joint de séparation ânnulaire des corps à relier par des pièces de liaison travaillant surtout à la compression et au cisaillement. Ces pièces de liaison consistent en des éléments élastiques et en un dispositif de serrage (tension) axial. L'action de ressort radiale des pièces de liaison élastiques à partir et en direction de l'axe des corps dans lesquels elles sont logées ou'encastrées est tellement grande que l'espace cylindrique ou conique entre elles est complètement rempli. De cette manière, on obtient une liaison rigide en direction tangentielle et en direction radiale quel que soit le sens de rotation du système.
Plusieurs exemples d'exécution de l'objet de l'invention sont représentés sur les planches de dessins ci-annexées.
La figure 1 représente une liaison entre un corps d'arbre et une roue dentée, en coupe transversale;
La figure 2 est la vue de face correspondant à la: figure 1; la figure 3 est une réalisation à plusieurs liaisons à serrage ou tension; la figure 4 est une représentation schématique des forces qui agissent : la figure 5 est une réalisation correspondant à la figure 1, mais avec joint de séparation conique; la figure 6 est une réalisation avec plan de séparation de deux roues dentées perpendiculaire à l'axe de rotation.
Comme cela est visible aux figures 1 et 2, les pièces à relier - dans ce cas le corps d'arbre 1 et le corps de roue dentée 2 sont accouplées sans jeu tant en direction tangentielle qu'en direction axiale par une liaison par serrage. Cette liaison se compose du boulon 3, des bagues de serrage 4, 5 et de l'écrou de serrage 6. Ce dernier est utilement placé de manière que son axe passe par le joint de séparation 7.
Il va cependant de soi qu'il- est également possible de faire encore varier dans d'étroites limites l'axe de liaison par serrage. Pour autant que le couple- de rotation que le corps d'arbre 1 doit transmettre au corps de roue dentée 2 le rende nécessaire, on peut aussi prévoir plusieurs liaisons par serrage, comme cela ressort de la figure 3.
Les liaisons par serrage fonctionnent comme suit :
Le boulon 3, avec les bagues de serrage 4, 5 et l'écrou 6, est introduit sans serrage de ce dernier dans la forure prévue à cette fin. Aux figures 1 à 4, cette forure se trouve entre les pièces 1 et 2, à raison d'une moitié dans chacune de celles-ci. Par serrage de l'écrou 6, la pile de bagues 4, 5 est comprimée axialement, de sorte que les bagues extérieures 5 se dilatent radialement et les bagues intérieures se compri- ment . radialement, le tout dans une mesure telle qu'elles s'appliquent tant contre le boulon 3 que contre la forure, et cela avec une grande force. Il en résulte un liaison absolument dépourvue de jeu entre les corps à accou- pler 1 et 2, les éléments de serrage 4 et 5 et le boulon 3.
Les pièces 3,4 et 5 remplissent donc complètement l'espace dans lequel elles sont logées, de sorte qu'elles peuvent être considérées comme un seul corps ou pièce, ainsi que cela est représenté schématiquement à la figure 4. Sur cette fi- gure, on peut voir aussi comment agissent les forces.
Il en résulte une liaison desmodromique du type obtenu par l'action d'une force, absolument sûre et sans jeu, qui est fondée non sur le frottement, mais sur la compression et le cisaillement. Le dispositif selon l'invention permet donc de transmettre des couples de rotation d'une grandeur quelconque, tout en présentant l'avantage que la liaison par
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serrage possède des dimensions réduites et peut être mise en service à la main avec une simp@acelé à écrous.
Dans la disposition selon les figures 1 à 4 avec joints de séparation cylindriques, il se produit dans le joint de séparation 7 un jeu qui résulte des tolérances d'usinage. Comme, dans le cas des pièces qui sont exposées aux influences atmosphériques, de la corrosion peut se produire dans le joint de séparation, il est prévu dans ce cas, au lieu d'un joint de séparation cylindrique un joint de séparation conique conformément à la figura (chiffre de référence 8). Le corps d'arbre 9 et le corps de roue dentée'10 peuvent maintenant être mis en prise l'un avec l'autre par des liaisons à serrage du type décrit plus haut en combinaison avec la forure en deux parties 11.
Ces liaisons par serrage absorbent ici non seulement les efforts s'exerçant tangentiellement par compression et cisaillement, mais aussi les efforts s'exerçant axialement grâce au frottement des bagues de serrage contre les parois de la forure.
Dans le mode de réalisation selon la figure 6, deux roues dentées 13, 14, ayant le même axe de rotation, sont reliées entre elles de manière à être parallèles à un même plan, et en fait sur le corps d'arbre 12 est monté un corps de roue dentée 13 avec joint de séparation commun 15, tandis que la deuxième roue dentée 14 est accouplée avec la roue dentée 13 sana jeu et desmodromiquement par des liaisons à serrage du type décrit plus haut. Dans ce cas, la liaison à serrage consiste en deux bagues intérieures 16 ayant chacune unessnrface extérieure conique, et en une bague extérieure 17 à surfaces doublement conique disposées vers l'intérieur. Par son mode d'action, cette liaison à serrage correspond à celle selon la figure 1.
La seule différence est qu'à la figure 6 le plan de cisaillement est perpendiculaire à l'axe de rotation, tandis qu'aux figures 1 à 5 il est parallèle à cet axe.
Il est particulièrement important que par le mode de liaison décrit plus haut, on peut non seulement relier des pièces métalliques entre elles, mais aussi des pièces en matières plastique, en matières moulées etc... avec l'acier ou un métal non ferreux, par exemple des roues dentées en matière moulée avec des corps d'arbre en acier et en matières similaires.
¯ Concernant l'état antérieur de la technique, il y a encore
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lieu ëJ: lGù#e.observer ce qui suit
Pour relier des corps à axe de rotation commun sans se servir de cales, coins ou clavettes, il est connu d'employer des chevilles ou goupilles fendues ou entaillées légèrement coniques ou bien cylindriques qui sont enfoncées à coups de marteau dans des forures communes des pièces à accoupler. Pour défaire une liaison produite de cette manière, il est nécessaire de faire sortir la goupille fendue, soit au moyen d'un chasse-poin- tes ou poinçon soit , lorsqu'elle tient particulièrement fort, en agrandissant le forure.
Pendant cette opération, la forure recevant la goupille fendue est souvent endommagée et devient inutilisable, c'est-à-dire que pour fixer de nouveau les deux corps la forure doit être agrandie et on doit employer une goupille fendue plus grosse dans une mesure correspondante. En outre, dans la plupart des cas, pour défaire la liaison, il estrnécessaire de démonter tout l'arbre.
La présente invention supprime ces inconvénients de la gou- pille fendue. Avec son aide, on crée une liaison sans clavette ou coin qui peut être établie et défaite facilement et aussi souvent qu'on le désire, sans que de ce fait les forures des pièces à relier soient endommagées.
En outre, cette liaison selon l'invention est absolument exempte de jeu tant tangentiellement que radialement et axialement.