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INSTALLATION POUR LE CREPAGE PERMANENT DE FILS ARTIFICIELS.
On a déjà proposé, de manières diverses, de faire usage de dispositifs de faux retordage, en vue d'obtenir un crêpage analogue à celui de la laine sur des filés de soie artificielle sans fin. On connaît des dispositifs de ce genre, qui comportent un organe de retordage pouvant être animé d'une rotation à grande vitesse, ces dispositifs permettant un fort tordage éphémère d'un filé continu et son détordage jusqu'à la torsion originelle en un seul stade opératoire. Pour fixer la déformation mécanique obtenue des filés, ces derniers sont soumis, à l'état fortement tordu, à un traitement à la vapeur ou à un autre traitement de fixation approprié.
Jusqu'à présent, on ne connaîssait que des installations munies d'un seul dispositif de faux retordage, qui ne permettaient évidemment pas une production commerciale de fila. crôtés. La présente invention a pour objet une installation avec laquelle un grand nombre de dispositifs de faux retordage peuvent être entraînés de manière rationnelle, l'installation convient spécialement pour l'exécution du procédé décrit dans la demande de brevet belge n 413.735 déposée le 24 mars 1954.
La présente invention a pour objet une installation pour conférer un crêpage permanent à des filés artificiels par le procédé de faux retordage, cette installation étant caractérisée en ce qu'elle comporte une pluralité de dispositifs de faux retordage à commande commune, un dispositif d'alimentation de filé, un premier dispositif d'avancement du filé, un dispositif pour soumettre le filé à un traitement à la vapeur sous pression, un moteur à nombre dé tours' élevé et pourvu d'un arbre creux portant l'organe de tordage, un second dispositif d'avancement du filé et un dispositif d'enroulement du filé. Une telle installation convient, en particulier, pour
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le crêpage permanent de filés ôu fils textiles organiques, synthétiques et sans fin, tels que des filés ou fils polyamidiques.
Les moteurs à nombre de tours élevé pour les organes de tordage peuventêtre des moteurs à courant triphasé avec induit en court-circuit et avec paliers à air pour l'arbre du rotor. Avec de tels moteurs, on peut atteindre des vitesses comprises entre 50.000 et 200. 000 tours par minute.- Les moteurs des divers dispositifs de faux retordage sont avantageusement alimentés au départ d'un réseau triphasé obtenu à l'aide d'un générateur de fréquence moyenne.
Les deux dispositifs d'avancement du filé ou fil, de même que le dispositif d'enroulement du filé des divers dispositifs de faux retordage peuvent être montés sur un arbre d'entraînement commun, de façon que les trois dispositifs pour les divers dispositifs de faux retordage soient entraînés exactement à la même vitesse, ce qui est très important, pour obtenir sur les divers dispositifs de faux retordage exactement le même produit.
Les trois arbres d'entraînement peuvent être entraînés par un seul moteur, par l'entremise d'engrenages de transmission réglables à variation continue et éventuellement à des vitesses différentes.
Le dispositif pour le traitement à la vapeur sous pression peut être constitué par un tube parcouru, axialement par le filé ou fil, monté horizontalement, verticàlement ou en pente et pouvant être pourvu, à ses deux extrémités, de garnitures facilement amovibles pour empêcher les pertes de pression. Les garnitures d'étanchéité peuvent, par exemple, être constituées par un cylindre creux et par un nombre n de disques ou diaphragmes montés l'un derrière l'autre, de manière à former n-1 chambres, dans lesquelles la pression de la vapeur diminue de plus en plus de l'intérieur du tube vers l'extérieur.
Au lieu d'untel dispositif d'étanchéité à labyrinthe, on peut aussi utiliser un dispositif d'étanchéité consistant essentiellement en un capillaire. L'effet du dispositif d'étanchéité à llabyrinthe est tel que la quantité de vapeur arrivant par l'ouverture en forme de tuyère ménagée dans chaque disque ou diaphragme dans la chambre suivante se détend, en sorte que la pression est réduite. Par contre, l'effet du capillaire est tel qu'une résistance de frottement importante s'oppose à la vapeur s'échappant du tube à vapeur, en sorte qu'à l'extrémité libre du capillaire il ne s'échappe pratiquement pas de vapeur. La longueur du capillaire dépend, dans ce cas, de la pression régnant à l'intérieur du tube à vapeur.
On emploie avantageusement un fin capillaire métallique, présentant, par exemple, un diamètre intérieur de 0,5 mm et soudé sur un flasque.
Pour le protéger contre les déformations ou les ruptures, ce capillaire peut être monté dans un tube de protection fixé sur le même flasque, présentant un diamètre quelque peu plus grand et présentant une épaisseur de paroi appropriée. Au lieu d'un capillaire, on peut évidemment faire aussi usage d'un corps massif, par exemple, un cylindre métallique avec alésage capillaire.
Une forme d'exécution de l'invention est illustrée, à titre d'exemple, sur les dessins ci-annexés, dans lesquels - la figure 1 est une vue en élévation latérale d'une installation sans disqpositif d'entraînement des dispositifs d'avancement du filé ou fil; - la figure 2 est une vue en élévation latérale de la commande des deux dispositifs d'avancement du fil et du dispositif d'enroulement du fil;
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- la figure 3 montre schématiquement le schéma de connexion électrique pour la commande des moteurs d'entraînement des organes de tordage, les conduites d'amenée d'air comprimé et de vapeur, ainsi que la conduite d'évacuation de l'eau de condensation, et - les figures 4 à 7 montrent quelques détails.
Comme le montre la figure 1, l'installation comporte un châssis 1, sur lequel sont montés un grand nombre, par exemple cinquante, dispositifs de faux retordage agencés de la même façon et disposés l'un derrière l'autre perpendiculairement au plan de la planche de dessins, en sorte qu'à la figure 1 seul le premier dispositif est visible. Ce dispositif comporte une bobine 2 de fourniture de fil, dont est déroulé le fil 42. Ce fil est d'abord amené en passant par deux guide-fils 3 à un premier dispositif d'avancement 4 formé d'une paire de cylindres. Puis le fil passe par un dispositif de traitement à la vapeur 5 consistant en un tube dont les deux extrémités sont obturées par un dispositif d'étanchéité amoivble 6, 6', et à un organe de tordage 7 équipé de son moteur.
Le fil arrive ensuite au second dispositif d'avancement 8 qui est constitué également d'une paire de cylindres. Fina- lement, le fil est amené, en passant par un organe 9 de réglage de sa tension et par un guide-fil 10, pouvant être animé d'un mouvement de va-et-vient en direction latérale, à un dispositif d'enroulement 11.
Les dispositifs d'étanchéité 6 et 6' sont agencés à la manière de dispositifs d'étanchéité à labyrinthe et sont représentés en détails à la figure 7. La notation de référence 49 désigne la conduite d'amenée de vapeur et la notation de référence 50 désigne la conduite d'évacuation ou de décharge de l'eau de condensation. Les garnitures ou dispositifs d'étanchéité sont constitués essentiellement par un cylindre creux 51 comportant, à une extrémité, un épaulement 52 et, à l'autre extrémité, une partie intérieure taraudée 53. Dans le cylindre creux 51 sont montés un certain nombre de diaphragmes 54 présentant centralement une ouverture 55 enforme de tuyère. Les ouvertures 55 servent à livrer passage au fil. Entre les disques ou diaphragmes 54 sont prévues des pièces libres 58 en forme de cylindres creux.
Grâce à un anneau de serrage 56 vissé dans la partie taraudée 53, les disques ou diaphragmes 54 sont maintenus en place. De cette manière, on prévoit à chaque extrémité du tube 5 un certain nombre de chambres 57, dans les quelles .La pression de vapeur diminue progressivement de l'intérieur du tube vers l'extérieur.
Comme- -Le montre la figure 2. un dispositif d'entraînement est en outre monté sur le châssis 1. Ce dispositif d'entraînement permet, par l'intermédiaire d'un moteur éLectrique commun 12, une rotation à vitesse réglable des arbres d'entraînement 13, 14 et 15 des paires de cylindres 4 et 8, ainsi que du dispositif d'enroulement 11. A cette fin, on prévoit trois engrenages 16, 17 et 18 réglables à variation continue. Ces engrenages sont montés et agencés de façon à permettre un réglage précis de la vitesse de rotation de chacun des arbres d'entraînement 13. 14 et 15.
La vitesse périphérique des cylindres 8 est avantageusement quelque peu supérieure à celle des cylindres 4, de façon que la vitesse d'avancement du fil 42 à l'entrée de chaque dispositif de faux retordage soit quelque peu inférieure à la vitesse du fil à la sortie de ce dernier dispositif, L'arbre d'entraînement 15 tourne en sens inverse à celui des arbres 13 et 14 et tourne, en règle générale, sensiblement à la même vitesse que l'arbre 14.
En ce qui concerne les moteurs (qui ne sont représentés que schématiquement à la figure 3) des organes de tordage 7, il s'agit de moteurs à courant triphasé, dont l'induit est en court-circuit et dont l'arbre du rotor est muni de paliers à air. Ces moteurs sont reliés à un réseau de courant triphasé 20 alimenté par un générateur de fréquence moyenne 19. Le moteur de chaque organe de tordage 7 peut être mis en service ou hors service
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par un interrupteur séparé 53. L'amenée de l'air comprimé aux paliers à air se fait, pour les divers organes de tordage 7, à partir d'un compresseur 21, par l'intermédiaire d'une conduite d'amenée commune 22 et de conduites de-dérivation 41.23 désigne un robinet d'arrêt principal, 24 un manomètre, 25 un filtre et 26 une soupape de réduction.
La notation de référence 27 désigne un relais e pression, qui est actionné, lorsque la pression est trop faible et qui interrompt la connexion entre le réseau 20 et le générateur 19, par l'intermédiaire d'un commutateur 28. La notation de référence 29 désigne un autre manomètre.
Il importe également, lorsque les moteurs des organes de tordage 7 sont à l'arrêt, que les paliers ou coussinets de ces moteurs ne soient pas parcourus par de l'air comprimé, car cet air comprimé pourrait donner lieu dans un moteur froid, au dépôt d'humidité et provoquer ainsi des phénomènes de corrosion. On prévoit, dès lors, dans chaque conduite de dérivation 41, un robinet ou une vanne 45, qui est avantageusement connectée à l'interrupteur 43 prévu dans la conduite d'alimentation en courant du moteur, de façon que l'interrupteur 43 ne puisse pas être actionné, avant l'ouverture du robinet 45. A la figure 4, on a représenté schématiquement et à titre d'exemple seulement un tel agencement de verrouillage ou d'accouplement de l'interrupteur 43 et du robinet 45.
Dans cet agencement, on ne peut faire tourner l'interrupteur 43 qu'après enfoncement du bouton-poussoir 46, qui ouvre le robinet ou la vanne 45.
Au lieu de prévoir un robinet dans chacune des conduites 41 d'amenée d'air comprimé aux divers moteurs des organes de tordage 7, on peut aussi empêcher le dépôt d'humidité dans les moteurs au repos, en chauffant ceux-ci, lorsqu'ils ne sont pas en service. Ceci peut, par exemple, se faire de la manière illustrée à la figure 5, en prévoyant dans la conduite d'a- menée de courant au moteur de chaque organe de tordage 7 un commutateur 47 qui connecte le moteur au réseau de moyenne fréquence 20 (lorsque le moteur doit être en service) ou qui connecte deux phases de son enroulement à un réseau de courant alternatif ordinaire 48, de façon à chauffer le moteur (lorsque celui-ci n'est pas en service).
L'amenée de la vapeur aux dispositifs à vapeur 5 se fait, comme le montre la figure 3, à partir d'une conduite d'amenée commune 30, dans laquelle la pression est réglée exactement à l'aide d'un dispositif 33 de réglage et de réduction de la pression. 34 désigne un manomètre, 35, un robinet principal et 36 un purgeur avec une conduite d'évacuation.
Les dispositifs tubulaires de traitement à la vapeur 5 sont, comme le montre la figure 1, inclinés par rapport à l'horizontale d'un angle d'environ 10 degrés, pour permettre un écoulement libre de l'eau de conden- sation, qui s'est déposée dans ces dispositifs. L'écoulement de l'eau de condensation s'effectue, comme indiqué à la figure 3, par des conduites 38 munies d'un robinet 37 dans un tube collecteur 39. La notation de référence 40 désigne un purgeur muni d'une conduite d'évacuation. Contrairement à ce que montrent les dessins, les dispositifs de traitement à la vapeur peuvent cependant aussi être disposés horizontalement ou verticalement.
Les .garnitures 6, 6' des dispositifss de traitement à ba vapeur 5 peuvent âussi être mùnis d'un capot de protection 44, 44' comme montré, par exemple, à la figure 6. Ce capot de protection sert à recueillir l'eau de condensation ou la vapeur sortant du dispositif 5. De tels capots de protection sont surtout nécessaires du côté du dispositif 5 où se trouve le moteur de l'organe de tordage, afin de protéger ce moteur contre l'humidité.
Les capots de protection des diverses garnitures 6, de même que les capots de protection des diverses garnitures 6' peuven@t être réunis à un canal commun et les deux canaux peuvent à leur tour être reliés à un dispositif d'aspiration.