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MARTEAU PNEUMATIQUE DE BATTAGE.
La.présente invention concerne un marteau pneumatique de battage, convenant spécialement pour le fonçage de palplanches, pieux, pilots et analogues, bien que son emploi ne soit aucunement limité à ces applica- tionso
L'invention a pour but d'établir un marteau pneumatique qui permet de développer une puissance de frappe importante,malgré l'emploi d'une masse frappante de poids relativement faible et qui permet de modifier dans de larges limites, par des moyens simples. la puissance de frappe et la vitesse de percussion. Cela présente notamment l'avantage qu'un même appareil peut être utilisé pour des travaux divers exigeant des puissances de frappe très différentes, de sorte qu'un seul appareil selon l'invention peut remplacer toute une gamme de marteaux automatiques usuels.
Dans le domaine du fonçage de pieux et analogues, cet avantage est important, car l'effort de pénétration dû au choc peut donc être adapté à la résistance du milieu à traverser,
A cet effet, l'invention prévoit que le marteau pneumatique comprend une masse frappante qui est guidée à mouvement alternatif dans un bottier.
un cylindre à air étant formé dans un de ces éléments pour coopérer avec un piston solidaire de loutre de ces éléments, des moyens étant prévus pour soulever la masse frappante, en comprimant l'air compris dans ledit cylindre, et libérer cette masse après une course de montée déterminée, de façon à provoquer le mouvement de frappe.de ladite masse sous l'action combinée de son propre poids et de la détente de l'air comprimé dans ledit cylindre, des moyens étant prévus pour régler la pression initiale de l'air dans ce cylindre au début du mouvement de levée de la masse frappante,
à
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n'importe quelle valeur comprise entre la pression atmosphérique et une pression supérieure déterminée à volontéo
L'air comprimé utilisé pour donner à la masse frappante la vitesse de choc voulue peut donc opérer sa détente entre deux limites de pression réglables, ce qui permet de modifier à volonté le travail de détente et le taux de la pression résiduelle qui règne dans le cylindre à air à la fin de la détente et qui maintient la masse frappante sur l'objet frappé, avec un effort statique d'intensité réglable qui assure l'obtention d'un choc "appuyé"., c'est-à-dire que cet effort statique s'oppose au rebondissement de la masse frappante et la maintient en position après chaque chute, jusqu'au moment du mouvement de levée suivant.
Ce choc appuyé, qui n'a pas été réalisé avec les systèmes connus, est très utile pour assurer une transmission particulièrement efficace de la force vive de la masse frappante à la pièce frappée.
-Selon une autre particularité de l'invention. ladite pression initiale voulue de l'air peut être fournie par une pompe pneumatique comportant un cylindre et un piston., qui sont formés l'un par la masse frappante et l'autre par un organe solidaire dudit boîtier. le cylindre de la pompe communiquant,d'une part, avec l'atmosphère par un conduit muni d'une soupape de retenue s'ouvrant vers ce cylindre et., d'autre part, avec le susdit cylindre à air par un conduit muni d'une soupape de retenue s'ouvrant vers ce cylindre à air, lequel cylindre à air est relié à l'atmosphère par un conduit muni d'une soupape de sécurité s'ouvrant sous l'action d'une pression déterminée et réglable, la construction de la susdite pompe étant telle que son rapport de compression soit plus grand que le rapport de compression réalisé dans ledit cylindre à air.
Cette soupape de sécurité limitera, à une valeur correspondant à l'effort nécessaire pour ouvrir cette soupape, la pression finale atteinte dans le cylindre à air à la fin de la course de compression., c'est-à-dire à la fin du mouvement de levée de la masse frappante, et puisque le rapport de compression dans ce cylindre est connu, elle déterminera donc aussi la pression finale de détente., c'est-à-dire la pression initiale pour la prochaine compression. Il suffira donc de modifier la résistance à l'ouverture de la soupape de sûreté pour modifier la pression initiale et la pression finale de compression dans le cylindre à air, donc la grandeur de la puissance de frappe du marteau, qui est fonction de ces pressions. La vitesse de frappe du marteau sera en même temps modifiée parce qu'elle est fonction de l'intensité de la détente dans le cylindre à air.
Selon l'invention également, les moyens prévus pour soulever la masse frappante et la libérer à la fin de la course de montée peuvent être avantageusement constitués par un moteur hydraulique comportant un cylindre solidaire du boîtier et un piston auquel est imprimé un mouvement alternatif sous l'action du liquide moteur,la tige du piston étant réunie à la masse frappante par un mécanisme d'encliquetagede façon que cette masse soit entraînée par ledit piston lorsque celui-ci monte dans son cylindre sous l'action du liquide sous pression amené sous le piston, tandis qu'au moins un organe coopérant avec une butée solidaire du cylindre dégage ledit encliquetage et libère la masse frappante à la fin de la course de montée du piston,
dont la tige est ensuite de nouveau solidarisée automatiquement à ladite masse lorsque le mécanisme d'encliquetage s'engage de nouveau dans celle-ci à la fin de la course de descente du piston hydraulique.
Finalement, l'invention prévoit des moyens mécaniques pour soulever la masse frappante et la libérer à la fin de la course de montée.
D'autres particularités et avantages de l'invention ressortiront de la description d'un exemple d'exécution de l'invention, qui sera donnée ci-après avec référece aux dessins schématiques annexés, dans lesquels di-
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vers détails constructifs non indispensables à la compréhension de l'inven- tion ont été omise Dans ces dessins : la Fig. 1 est une vue en coupe longitudinale d'un marteau pneu- matique selon l'invention suivant la ligne brisée I-I de la Figo 5. lors- que la masse frappante se trouve au bas de sa course.,, au moment du départ de sa course de montée; la Figo 2 est une vue similaire peu avant la fin de course de montée de la masse, au commencement du dégagement de l'encliquetage;
la Figo 3 est une vue similaire, encliquetage dégagée à la fin de course de montée de la masse; la Figo 4 est une vue partielle similaire peu avant la fin de course de descente du piston hydraulique, au commencement de l'engagement de l'encliquetage la Figo 5 est une vue en coupe transversale suivant la ligne V-V de la Figo 3; la Figo 6 est une demi-vue fragmentaire en coupe d'une variante d'exécution la masse frappante approchant de la fin de sa course de montée; la Figo 7 est une vue d'ensemble,, partiellement en coupe.. du marteau avec dispositif de commande du distributeur.. dudit distributeur hydraulique., de la conduite articulée et de la pompe alimentant le marteau en liquide sous pression, et la Figo 8 montre un système mécanique de relevage de la masse frappante.
Comme montré plus spécialement dans les Figs. 1 à 5. le marteau comporte un boîtier 1 de section carrée dans l'exemple illustrée muni d'un couvercle 2 et d'un fond 3. formant enclume, ces trois éléments étant r4unis entre eux par quatre tirants 4 qui s'étendent entre le couvercle 2 et le fond 3. dans les angles du boîtier 1.
Pour la clarté du dessin, la partie supérieure de ces tirants n'a pas été montrée sauf celle du tirant de droite dans la figo la Des griffes 5 font saillie sous le fond 3 et servent par exemple à centrer le marteau sur la tête d'un pieu ou analogueo
La masse frappante de forme extérieure cylindrique.,, comprend une partie inférieure tronconique 6 et une partie supérieure cylindrique 7. ces deux parties étant rendues solidaires l'une de l'autre par exemple par un assemblage à joint encastré 8 et des vis (non montrées) à tête noyée dans la base 60 La masse 6. 7 est guidée par huit douilles extérieures de guidage 9 qui embrassent les tirants 4 et dont quatre sont agencées à la partie supérieure et quatre à la partie inférieure de ladite masseo Celleci présente un creux cylindrique central 10.
qui embrasse un piston 11 formé par l'extrémité élargie d'un cylindre 12. dont l'ensemble est fixé au couvercle 2 par des tirants 13.
Douze orifices radiaux 14 sont percés dans la partie inférieure de la paroi du cylindre 10 Onze de ces orifices débouchent dans des cavités cylindriques fermées 15 ménagées dans l'épaisseur du corps 7 et servant d'espace morto Le douzième orifice 14 débouche dans un conduit 16 allant à un cylindre 17 creusé dans le corps 7. parallèlement au cylindre 10. Un clapet de retenue 18. s'ouvrant vers le cylindre 10. est agencé dans le conduit 16 lequel peut communiquer avec l'atmosphère par une soupape de sûreté 19. chargée par un ressort de tension réglable. Le détail de cette soupape n'a pas été montré dans les Figs. 2 à 4.
Elle comprend par exemple une bille soumise à l'action d'un ressort de pression disposé dans un godet vissé dans un logement fixe de sorte qu'il suffira de visser ou dévisser le godet pour régler la tension du ressort. Pour faciliter cette opération de réglage, une fenêtre peut être ménagée dans le boîtier 1 en regard dudit go-
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det lorsque la masse frappante se trouve dans la position montrée en Fig.l.
Un piston 20, montré'moitié en coupes moitié en vue extérieure, et muni d'une garniture de joints, s'engage dans le cylindre 17 et est fixé au couvercle 2 au moyen de la tige 21. Un clapet de retenue 22, s'ouvrant vers le cylindre 17.est prévu dans le piston 20.
Un piston 23,muni d'une garniture à joints et solidaire d'une tige 24. s'engage dans le cylindre 12 dont le fond supérieur est raccordé au distributeur 53 (Fig. 7) par une tuyauterie 55, La tige 24 est guidée dans l'ouverture centrale formée dans le piston 11 et munie d'une garniture à joints, cette ouverture présentant un diamètre plus petit que l'alésage du cylindre 12. Quatre forages radiaux 26 sont prévus dans le corps du piston 11 et sont raccordés à des tuyaux 27 reliés au distributeur 53 (Fig.7).
A son autre extrémité., la tige 24 porte un pied cylindrique 28 pouvant s'en- gager dans une cavité 29 de forme correspondante, ménagée dans la face supérieure de la base 6 de la masse frappante. Ce-pied 28 porte un système d'accrochage de la masse 6, 7 à la tige 24, lequel système comporte deux doigts 30 montés à coulissement dans des logements horizontaux diamétralement opposés, formés dans le pied 28. Les extrémités des doigts 30 sont taillées en forme de bec à face supérieure horizontale et face inférieure inclinéedont l'inclinaison correspond à celle d'un évasement prévu au bord supérieur de la cavité 29. Deux ressorts de tension refoulent les doigts vers l'extérieur, leur position en saillie étant limitée par des butées 31.
Une mortaise 32 avec plan incliné est pratiquée dans chacun des doigts.
Deux poussoirs 33. faisant saillie sur la face supérieure du pied 28. sont montés à coulissement dans des logements verticaux formés dans ledit pied et axés sur les mortaises 32. ces poussoirs se terminant par un biseau coincidant avec le plan incliné de la mortaise correspondante. Des ressorts de rappel 34 maintiennent normalement les poussoirs dans la position de la Figo 1. Une cavité 35 est formée dans la paroi latérale de la cavité 29 pour servir d'accrochage aux doigts 30 lorsque le pied 28 est engagé dans cette cavité 290
Des trous 36 sont prévus dans le boîtier 1., de façon à faire régner la pression atmosphérique dans le boîtier, tout autour de la masse frappante 6. 7. au-dessus du piston 20.
Un oeillet 37 fixé au couvercle 2 permet la manoeuvre aisée de l'appareil.
Le marteau pneumatique décrit fonctionne comme suit
Au démarrage, tous les organes se trouvant dans la position montrée dans la Figo 1. la masse frappante 6. 7 est accrochée au pied 28 solidaire de la tige 24 du piston 23., par les doigts 30 engagés dans la cavité 35. Le piston 20 de la pompe à air occupe la position fin de course haut.
De l'huile sous pression, fournie par une pompe auxiliaire 50, Figo 7. arrive par la tuyauterie 27 et les forages 26 dans le cylindre 12, sous le piston 23, qu'elle fait monter en entraînant la masse 6, 7. Au début de la première course de montée, l'air dans le cylindre 17 de la pompe et le cylindre à air 10 avec ses espaces morts 15, se trouve à la pression atmosphérique. Le clapet de retenue 22 se ferme pendant la montée et l'air se comprime dans les espaces 10,, 15, 17.
Les espaces morts respectifs de la pompe et du cylindre à air 10 étant proportionnés de telle façon que le taux de compression dans la pompe soit beaucoup plus grand que dans le cylindre à air.,, la pression croît plus vite dans le cylindre 17 et ouvre la clapet de retenue 18. de l'air étant ainsi refoulé du cylindre 17 dans le cylindre 10. par le conduit 16 et l'ouverture 14 correspondante.
Vers la fin de la course de montée (Figo 2), les poussoirs 33 rencontrent la face inférieure du piston 11., s'enfoncent dans le pied 28
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de la tige 24, et leurs biseaux d'extrémité.. coopérant avec les plans incli- nés des mortaises 32. font rentrer les doigts 30 dans leurs logements. Cet effacement des doigts 30 libère la masse frappante 6. 7 qui est lancée vers le bas,, sur l'enclume 3. sous l'action combinée de son poids propre et de la détente de l'ir comprimé dans le cylindre 10 et les espaces morts 15.
Le clapet de retenue 18 se ferme dès la fin de la compression.
L'air du cylindre 10 et des espaces morts 15 se détend pendant toute la du- rée de la descente de la masse frappanteo
Dans le cylindre 17 de la pompe.,, il y a d'abord détente de l'air y restant et, dès que celui-ci est revenu à la pression atmosphérique, le clapet 22 s'ouvre et laisse entrer de l'air extérieur.,, de sorte qu'à la fin de la course de descente de la masse frappante, le cylindre 17 est de nou- veau rempli d'air à la pression atmosphériqueo
Après le décrochage de la masse tombante.9 lorsque le piston 23 est arrivé à fond de course haut., le distributeur coupe l'arrivée du liqui- de sous le piston 23 et envoie du liquide sous pression sur la face supé- rieure dudit piston par la tuyauterie 55 (Figo 7)
o Le piston 23 descend sous l'action de la pression de l'huile et du poids de l'équipage mobile
2324. 28 et refoule l'huile par la tuyauterie 27. Au début de cette cour- se de descente, les ressorts 34 ramènent les poussoirs 33 dans leur position initiale et libèrent les doigts 30 qui sont repoussés vers l'extérieur par leurs ressortso Vers la fin de la course., les doigts rencontrent le bord incliné de l'évidement 29. comme montré en Fig. 4. et sont ensuite enfoncés dans leurs logements jusqu'à ce qu'ils se trouvent en regard de la cavité 35. dans laquelle ils s'engagent sous l'action de leurs ressorts,, de sorte que la masse 6. 7 est de nouveau accrochée au piston 23 et que l'ensemble se retrouvera dans la position montrée en Figo 1. prête pour une nouvelle montée de la masse frappante..
la pression d'huile ayant entretemps été rétablie dans la tuyauterie 27.
La pression initiale dans le cylindre à air est toutefois déjà plus grande que la pression atmosphérique à cause de la quantité supplémen taire d'air qui y a été introduite par la pompe 17.20. de sorte que la pression finale de compression sera augmentée en conséquenceo A chaque cycle..
la pression initiale et la pression finale de compression dans le cylindre 10 et les espaces morts 15 seront augmentées, jusqu'à ce que la pression finale y ait atteint la valeur déterminée par le réglage de la soupape de sécurité,
Cette pression de marche normale est atteinte après un nombre de cycles qui est fonction de la valeur de cette pression et à partir de ce moment,, la pompe ne sert plus qu'à compenser les fuites afin de maintenir la pression de marche à la valeur voulueo Le surplus d'air refoulé par la pompe sera évacué par la scupape 19.
La pression résiduelle dans le cylindre 10 après chaque détente exerce un effort statique sur la masse 6. 7 et réalise ainsi le choc appuyéo Cette pression peut être déterminée à volonté et elle peut être modifiée selon les nécessités, par le réglage de la soupape 19. Il va de soi qu'on pourrait utiliser un jeu de soupapes 19 in- -terchangeables et munies chacune d'un ressort de force différente.,, mais l'emploi d'une soupape à pression réglable est plus simple que le remplacement de la soupapeo
On constatera que l'appareil ne requiert pas l'emploi de vapeur ou d'air comprimé à fournir par un générateur séparéo On évite ainsi tout risque de perturbations du fonctionnement qui se produisent fréquemment dans les appareils à air comprimé,, par suite des petites fuites pratiquement inévitables.
Le système hydraulique décrit pour effectuer la levée de la masse frappante peut être remplacé par un dispositif d'entraînement approprié quelconque, par exemple un dispositif électrique ou un dispositif méca- nique,. dont un exemple de réalisation sera décrit ci-après avec référence à la Figo 80
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La Figo 6 montre un autre système d'accrochage de la masse frappante. Dans ce cas, le pied 38 de la tige 24 comporte deux logements diamétralement opposés, dans lesquels sont agencés deux crochets 39 pouvant osciller par l'intermédiaire de roulements, sur deux axes 40 fixés dans le pied 38 et traversant les logements formés dans celui-ci.
Deux ressorts de traction 41.situés de part et d'autre de la tige 24 sont attachés à des extensions 42 des crochets, au-dessus des axes 40. Ces ressorts ont donc tendance à refouler les becs inférieurs des crochets 39 vers l'extérieur,
Dans sa face supérieure., la masse 6 présente une cavité centrale dans laquelle s'étendent deux axes 43 montés sur roulements dans ladite masse.
Deux pièces 44. formant chacune un plan incliné 45 au-dessus d'un axe 43. sont fixées à la masse 6, à l'aide de vis (non montrées), - A la partie inférieure du piston 11 sont fixés un guide central 46 et-deux guides latéraux (non montrés),pour chacune des deux butées 47 qui sont prévues pour coopérer avec des talons 48 prévus aux chrochets 39 et sont montées avec des amortisseurs de chocs constitués par exemple par une série de rondelles Belleville 49.
La Figo 6 montre la masse 6. 7 accrochée à la tige 24. au moment où le décrochage va se faire à proximité de la fin de la course montante. Les talons 4$ des crochets 39 arrivent en contact avec les butées 47 et font osciller les crochets sur les axes 40 pendant que la tige 24 poursuit son mouvement de mqntéeo Les becs des crochets roulent sur les axes 43.s'échappent de ceux-ci en libérant la masse 6.. 7 et reprennent la position illustréesous l'action des ressorts 41.
Après la chute de la masse frappante, la tige 24 redescend et les becs des crochets rencontrent les plans inclinés 45, se déplacent vers l'intérieur contre l'action des ressorts 41., glissent ensuite sur les axes 43 et s'accrochent finalement sous ceux-ci. De cette façon. la masse 6.. 7 devient de nouveau solidaire de la tige 24 et suivra celle-ci pendant son mouvement de montéeo
La Figo 7 montre un dispositif de commande hydraulique pour produire le mouvement de va-et-vient de la tige 24.., dont la tête 28 est munie d'un dispositif quelconque d'accrochage de la masse 6. 7. Le liquide sous pression est fourni par une pompe 50 actionnée par un moteur électrique ou autre (non montré).
Le groupe moto-pompe est monté sur un châssis indépendant ou sur la plate-forme de la machine à laquelle le marteau est suspendue La pompe est reliée au marteau au moyen d'une double canalisation à articulation 51. 52. qui est nécessitée par le déplacement du marteau au fur et à mesure de l'enfoncement du pieu, palplanche ou analogue.
Ces canalisationsrespectivement d'aspiration et de refoulement de la pompe, sont raccordées au distributeur 53 situé dans un logement surmontant le couvercle 2 et relié par une tuyauterie 27 à la partie inférieure du cylindre 12 et par une tuyauterie 55 à la partie supérieure de celui-cio Le distributeur est commandé par un poussoir 56 coulissant dans un fourreau 57 et portante à sa partie inférieure, une butée double 58. 59 agencée dans un creux central 60 de la tige 240
Lorsque le liquide sous pression est amené par 27 sous le piston 23. celui-ci monte jusqu'à ce que le fond du creux 60 rencontre la butée 59 et déplace le poussoir 56 qui commande le distributeur 53 pour couper l'alimentation par 27 et amener le liquide sous pression par la tuyauterie 55 au-dessus du piston 23, le liquide se trouvant sous celui-ci s'échappant par 27.
Vers la fin de la descente du piston, la paroi supérieure du creux 60 rencontre la butée 58 et entraine le poussoir 56 pour inverser le distributeur qui envoie de nouveau du liquide sous pression sous le piston pour produire une nouvelle montée de la tige 24.
Comme montré en Fige 8, cette tige peut aussi être commandée mé-
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caniquement. La tige 24 est munie d'une tête 61 munie de patins coulissant dans un guide 62 fixé au couvercle 2 du marteau pneumatiqueo Cette tête est réunie à une bielle 63 traversant librement ce couvercle et entraînée en mouvement de va-et-vient par un mécanisme logé dans un boîtier fixé sur le couvercle 2.
Dans l'exemple illustré ce mécanisme comprend un moteur
64. électrique ou autrequi entraine, par l'intermédiaire d'un jeu de pi- gnons coniques 65 et d'un réducteur de vitesse ou d'un variateur-réducteur
66, un arbre coudé 67 au maneton duquel est attachée l'extrémité de la biel- le 630
Il est bien entendu que l'invention n'est pas limitée aux réa- lisations constructives décrites et illustrées auxquelles diverses modifi- cations peuvent être apportées sans se départir de l'esprit de l'inventiono
R E S U M Eo
L'invention concerne un marteau pneumatique de battage,conve- nant spécialement pour le fonçage de palplanches,,, pieux, pilots et analogues, qui comporte essentiellement les particularités ci-après.,, prises séparément ou suivant toute combinaison g
1)
une masse frappante guidée à mouvement alternatif dans un boîtier communiquant avec l'atmosphère et dont la base forme enclume, un cylindre à air formé dans un de ces éléments pour coopérer avec un piston solidaire de l'autre de ces éléments, des moyens pour soulever la masse frappante.,, en comprimant l'air compris dans ledit cylindre,et libérer ladite masse après une course de montée déterminée, de façon à provoquer le mouvement de frappe de ladite masse sous l'action combinée de son propre poids et de la détente de l'air comprimé dans ledit cylindre et des moyens pour régler la pression initiale de l'air dans ce cylindre au début du mouvement de levée de la masse frappante., à une valeur quelconque comprise entre la pression atmosphérique et une pression plus grande.. déterminée à volonté;
2) une pompe pneumatique pour créer ladite pression initiale, comportant un cylindre et un piston, formés l'un par la masse frappante et l'autre par un organe solidaire du boîtier.. le cylindre de la pompe communiquante d'une part, avec l'atmosphère par un conduit muni d'un clapet de retenue s'ouvrant vers ce cylindre et, d'autre part, avec le susdit cylindre à air par un conduit muni d'un clapet de retenue s'ouvrant vers ce cylindre à air., lequel cylindre à air est relié à l'atmosphère par une soupape de sécurité s'ouvrant lorsqu'une pression dépassant une valeur déterminée est atteinte dans le cylindre à air, la construction de ladite pompe étant telle que son rapport de compression soit plus grand que le rapport de compression réalisé dans ledit cylindre à air ;
3) ladite soupape de sécurité est réglable de façon à pouvoir ajuster sa résistance à l'ouverture à la valeur voulue;
4) ledit cylindre à air communique en permanence avec un espace mort formé latéralement en dehors de ce cylindre;
5) le boîtier comprend une enveloppe prismatique,un fond formant enclume et un couvercle réunis par des tirants longitudinaux., une masse frappante à creux central formant cylindre à air., un cylindre de pompe creu sé depuis la face supérieure dans ladite masse.. à côté dudit creux central..
un conduit reliant les extrémités inférieures de ces deux cylindres., avec intercalation d'un clapet de retenue s'ouvrant vers le cylindre à air., des cavités fermées ménagées dans ladite masse autour du cylindre à air et communiquant avec l'extrémité inférieure de celui-ci., un piston solidaire du couvercle et s'engageant dans le cylindre à air, un piston solidaire du cou-
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vercle et s'engageant dans le cylindre de pompeun clapet de retenue dans ce dernier piston et s'ouvrant vers le cylindre de pompe,une soupape de sécurité branchée sur le conduit reliant ces deux cylindres et s'ouvrant vers 1-'atmosphère.,, des moyens de guidage de la masse frappante dans ledit boîtier$ et des ouvertures prévues dans celui-ci et s'ouvrant à l'atmosphè- re;
6) des organes solidaires de la masse frappante sont montés à coulissement sur lesdits tirants ;
7) les moyens pour soulever la masse frappante et la libérer à la fin de la course de montée comportait une tige montée à coulissement dans le creux central du marteau pneumatique et dont la tête sort à guidage étanche du cylindre à air.,, un moteur étant prévu pour agir sur la tête de ladite tige et imprimer un mouvement de va-et-vient à celle-ci, la tige étant également pourvue d'un pied élargi qui est muni d'un mécanisme d'accrochage automatique solidarisant la tige et la masse frappante à la fin du mouvement de descente imprimé à cette tige par ledit moteur,
et au moins un organe étant supporté par la tige pour coopérer avec une butée solidaire du boîtier et dégager ledit mécanisme d'accrochage à la fin de la course de montée de ladite tige;
8) le moteur agissant sur la tête de ladite tige est un moteur hydraulique dont le cylindre est formé par un creux central du piston du cylindre à air la tête de ladite tige formant le piston du moteur hydraulique;
9) des moyens sont prévus pour alternativement introduire du liquide moteur sur les faces inférieure et supérieure du piston hydraulique. et simultanément évacuer le liquide de dessus et de dessous ledit piston respectivement;
10) des tuyaux à liquide débouchent respectivement dans l'extrémité inférieure et dans l'extrémité supérieure du cylindre hydraulique et sont reliés à un distributeur monté sur le marteau pneumatique et raccordant ces tuyaux respectivement à la canalisation d'aspiration et à la canalisation de refoulement d'une pompe hydraulique, ce distributeur alternant les liaisons entre ces tuyaux et ces canalisations à chaque fin de course du piston hydraulique;
11) la commande du distributeur est assurée par un poussoir traversant le cylindre hydraulique et dont l'extrémité pénètre dans un creux central de ladite tige et est munie de deux butées pour coopérer respectivement avec la paroi supérieure et la paroi inférieure de ce creux central ;
12) la tête de ladite tige est guidée axialement dans un creux du piston pneumatique et est réunie à une bielle sortant librement du cou- vercle du marteau.,l'autre extrémité de la bielle étant réunie à un système moteur mécanique monté sur le marteau et imprimant un mouvement de va-etvient à la bielle;
13) la masse frappante comprend une cavité centrale dans le fond du cylindre à air pour recevoir ledit pied élargi, dans lequel sont prévus des logements horizontaux contenant des doigts coulissants soumis à l'action de ressorts qui les refoulent vers l'extérieur, de sorte que les extrémités taillées en forme de bec desdits doigts fassent saillie latéralement, ces extrémités pouvant s'engager dans un évidement prévu dans la paroi latérale de ladite cavité, pour accrocher ladite tige à la masse frappante, des poussoirs à extrémité inférieure en biseau.,, montés à coulissement vertical dans ledit piedchacun en regard d'une mortaise à face latérale inclinée dans un desdits doigts, de sorte que lorsque les poussoirs,, butant contre le cylindre hydraulique en fin de course de montée,
sont en-
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foncés dans ledit pied contre l'action de ressorts de rappel, ils rentrent lesdits doigts dans leurs logements et libèrent ledit pied de ladite masse frappante; 14) le pied de ladite tige porte deux crochets montés à oscillément sur des axes portés par ledit pied pour coopérer avec des axes supportés par la masse frappante, des ressorts agissant sur les crochets pour les déplacer dans le sens correspondant à leur accrochage aux axes de la masse frappante. dés extensions étant prévues à ces crochets pour coopérer, à la fin de la course de montée de ladite tige, avec des butées, de préférence 'élastiques.. prévues sur la face inférieure du piston du cylindre à air ;
15) un marteau pneumatique en substance comme décrit ci-dessus et comme montré dans les dessins annexéso En annexe 4 dessinso