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DISPOSITIF DE REGLAGE AUTOMATIQUE DU MATELAS D'AIR DES RESERVOIRS DE PRESSION, EN PARTICULIER POUR L'HUILE A PRESSION ELEVEE.
L'expérience a montré que, dans les installa tions automatiques d'alimentation en eau à faible pression ou à pression élevée et plus encore dans les installations d'alimentation en huile sous pression, il pouvait se produire des perturbations du fait que, dans le réservoir de pression monté comme réservoir d'alimentation, le matelas d'air se trouvant au-dessus du niveau du liquide diminuait peu à peu. 0-'est pourquoi, pour un fonctionnement économique d'une telle installation, on désire assurer un rétablissement automatique et aussi simple que possible du matelas d'air.
Dans le brevet belge n 523.506, on a décrit différents dispositifsdestinés au réglage automatique du matelas d'air dans les réservoirs de pression de telles installations; ces dispositifs agissent efficacement pour compenser la réduction du matelas d'air pouvant se produire au cours de l'exploitation et ils ramènent automatiquement à une valeur normale désirée le matelas d'air devenu trop petit dans le réservoir de pression de l'installation.
Pour les conditions se présentant dans les installations d'alimen tation en eau et même dans les installations d'alimentation en huile sous pression à faible pression et à pression moyenne, ces dispositifs sont utilisables mais, dans des installations à pression plus élevée, ils ne remplissent plus leur rôle de façon parfaitement satisfaisante.
Le changement de marche du dispositif pour passer du "remplissage" de l'enveloppe du régulateur à la "vidange" est assuré, dans ces installations, par des soupapes actionnées par flotteur mais, dans ce cas, on ne peut éviter qu'au moment du soulèvement de la tige du flotteur, qui détermine l'ouverture de la soupape de vidange, il existe encore dans l'en- veloppe du régulateur un certain espace d'air restant (espace nuisible),
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qui se trouve approximativement sous la pression du réservoir de pression.
D'autre part, lors de la compression de l'air aspiré lors de la vidange dans l'enveloppe du régulateur, la loi de boyle-Mariotte est déterminante : dans des installations à pression de fonctionnement relativement élevée, une partie importante du volume du régulateur est donc tout d'abord utilisée pour la compression de l'air aspiré à la pression de fonctionnement du moment,avant que l'air ne puisse s'écouler du régulateur dans le matelas d'air du réservoir de pression. Par conséquent, si la compression de l'air aspiré à la pression de fonctionnement nécessite une réduction de l'espace tellement forte que le volume de l'espace d'air restant mentionné seulement reste disponible, il ne peut plus se produire aucune alimentation en air du régulateur dans le réservoir de pression. Dans ce cas, le régulateur ne serait donc plus à même de remplir son rôle.
La présente invention a pour objet de créer, tout en développant le principe du brevet belge n 523.506, une installation qui, même dans le cas de pressions de fonctionnement sensiblement plus élevées permette un réglage automatique impeccable du matelas d'air du réservoir de pression. L'invention se caractérise, suivant un point principal, par le fait qu'au réservoir de pression, à la hauteur maximum désirée du niveau du liquide, est raccordé un dispositif régulateur se présentant sous la forme d'un compresseur différentiel qui est actionné à l'aide du liquide sous pression du réservoir.
Suivant une autre caractéristique de l'invention, la grandeur du matelas d'air désiré peut être établie par la hauteur du point où débouche le conduit de communication entre le régulateur et le réservoir de pression.
L'invention se caractérisé en outre par la prévision d'une soupape à flotteur, dans laquelle on emploie, au lieu d'un flotteur creux, un corps plongeur dont le poids spécifique dépasse celui du liquide déplacé par lui. Le poids de ce plongueur est avantageusement repris en partie par un ressort, si bien que, pour un degré d'immersion déterminé, il est... soulevé par la poussée verticale, bien que l'effet de son poids soit supérieur à l'effet de la poussée verticale qu'il peut subir en cas d'immersion complète.
Une autre caractéristique encore de l'invention réside dans le fait qu'au moyen d'une quantité de liquide dont l'apport se fait automatiquement et qui repose sur le fond du piston du dispositif de compression, l'air peut être chassé complètement de la chambre de compressiondu régulateur.
La pénétration d'eau dans la chambre à huile du réservoir de pression, qui peut se présenter lors de la compression de l'air, est empêchée par un autre dispositif caractérisant l'invention. Une autre caractéristique de l'invention réside dans le passage du mouvement du piston d'un sens à l'autre, au moyen d'un piston de distribution unique en liaison avec des barreaux magnétiques attractifs.
Le montage et le mode de fonctionnement conforme à l'invention seront décrits ci-après et expliqués à l'aide des dessins ci-annexés.
La figure 1 est une vue latérale schématique de l'ensemble du dispositif, comprenant un réservoir de pression avec régulateur y accordé et chambre précédant le régulateur, qui sera appelée ci-après "préchambre".
La figure 2 montre une coupe axiale verticale du régulateur et de sa préchambre.
La figure 3 est une vue latérale, en partie brisée, du régulateur, le plan de coupe étant perpendiculaire au plan de coupe I-I de la figure 2.
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La figure 4 montre une coupe horizontale du régulateur, suivant la ligne II-II de la figure 2.
Aux dessins, 1 désigne le réservoir de pression d'une instal- lation d'alimentation en huile sous pression, à pression de fonctionnement élevée. Un conduit de communication 2 mène du point le plus élevé d'une préchambre 3 au réservoir de pression et ce, à une hauteur telle que celle que doit prendre le niveau d'huile 4 pour la pression de mise hors circuit de la pompe (pression maximum). La grandeur du matelas d'air normalement désiré au-dessus du niveau d'huile est ainsi déterminée; lorsque de l'huile sous pression est enlevée du réservoir, le niveau d'huile descend et le ma- telas d'air se dilate, avec abaissement de la pression, jusqu'à ce que ,la pression de mise en circuit de la pompe étant atteinte, celle-ci recommence à travailler et réforme la réserve d'huile dans le réservoir jusqu'à la hauteur désirée du niveau d'huile 4.
Le régulateur, avec sa préchambre, a pour rôle d'établir automatiquement ou de rétablir l'état de fonctionnement normal respectivement lorsque l'installation doit être mise en service pour la première fois ou lorsque, au cours du fonctionnement, le matelass d'air s'est réduit de façon inadmissible.
Le conduit 2 doit être ou bien horizontal, ou bien légèrement incliné du réservoir de pression au régulateur mais en aucun cas, il ne peut monter du réservoir de pression au régulateur.
La préchambre 3, dans laquelle règne la pression de fonctionnement du réservoir de pression, se compose de la cloche de pression 5, qui s'applique de façon étanche sur le corps de soupape 6. Un corps plongeur 7, contenu dans la cloche 5, est, à son extrémité inférieure, muni d'un piston de distribution 8, qui est guidé de façon à pouvoir se déplacer axialement et de façon étanche à l'huile dans un alésage vertical 9 du corps de soupape 6. Comme il est soumis à la pression de fonctionnement élevée totale, le plongeur 7 n'est plus, pour des raisons de résistance, prévu creux comme un flotteur mais il se présente avantageusement sous la forme d'un corps plein, en une matière appropriée. Le poids de ce corps ou plongeur domine par conséquent normalement la poussée verticale qu'il subit lorsqu'il est complètement plongé dans le liquide sous pression.
Pour que le plongeur puisse flotter, malgré son poids élevé, à un degré d'immersion déterminé, afin que le piston de distribution puisse effectuer son mouvement désiré,il est prévu, en dessous de ce piston de distribution, un ressort de pression 10, qui reprend, dans une mesure correspondante, le poids propre ou mort du plongeur et du piston de distribution. Il résulte de ceci que le piston de distribution 8 se trouve dans sa position inférieure lorsque le plongeur 7 n'est pas immergé mais peut s'élever d'une valeur désirée pour un certain degré d'immersion.
Le corps de soupape 6 est fermé vers le bas par un chapeau 11, dont le fond 12 sert de surface d'appui pour le ressort 10 et de butée de limite, pour le mouvement du piston de distribution.
Le piston de distribution 8 présente un alésage longitudinal 13, qui est coupé par un alésage transversal supérieur 14 et par un alésage transversal inférieur 15. De ce fait, la pression de fonctionnement du réservoir qui règne dans la cloche de pression 5 de la préchambre 3 est amenée jusqu'en dessous du piston de distribution et celui-ci, en toute position , est déchargé de la pression de fonctionnement. Une arête de distribution 16 du piston 8, lorsque le piston est soulevé, laisse passer la pression de fonctionnement de la préchambre 3, par les canaux 14, 13 et 15, dans le canal 17.
Dans le corps de soupape 6 est disposée verticalement une pompe à piston; celle-ci se compose essentiellement d'un cylindre 18, d'un piston de pompe 19, avec une tige de piston 20, y réunie de façon fixe, et d'un couvercle 22, qui ferme vers le haut l'espace annulaire 21, compris
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entre la paroi du cylindre et la tige du piston. bne garniture d'étanchéité 23 rend étanche à l'air le passage réservé à la tige de piston 20 dans le couvercle 22, si bien que l'air se trouvant sous pression élevée dans l'espace annulaire ne peuts'échapper vers le haut en longeant la tige de piston.
A la partie inférieure , l'étanchéité de l'espace annulaire est assurée par le fait que l'on prévoit, au-dessus du piston prévu étanche de façon normale, une quantité d'huile déterminée 24, qui exclut tout échappement de l'air vers le bas. Le rôle de cette quantité d'huile 24 sera, pour le reste, encore expliqué plus loin.
Dans le couvercle 22 est prévue une soupape de retenue qui s'ouvre sur l'espace annulatre 21 et qui, par exemple, peut se composer d'une bille 25 et d'un ressort de pression 26. Elle obture, dans des conditions de fonctionnement déterminées, une ouverture 27, qui débouche dans une pièce en forme d'entonnoir 28 et, par suite, dans l'espace 29, délimité par le côté supérieur du corps de soupape 6 et une cloche ou chapeau 30. La cloche 30 communique, par une ouverture 31, avec l'atmosphère.
Comme on peut le voir à la figure 4, il est prévu, dans le couvercle 22, une autre soupape de retenue, 32, qui, d'une part, est en commu.- nication avec la soupape 25 et, d'autre part, établit, par un conduit 33, la communication avec la préchambre 3.
Le piston de pompe 19 et la tige de piston 20 sont automatiquement amenés à la position inférieure, par exemple par un bras 34, attaqué par un ressort de traction 35, qui passe librement par un alésage 36 du corps de soupape 6 et qui, par son autre extrémité, est fixé en 37 au cylindre 18, si bien qu'il se tend lors du soulèvement du piston 19 et se détend lors de son abaissement. Il est bien entendu que pour équilibrer l'effort, on pourrait également prévoir plusieurs ressorts de traction 35, disposés symétriquement par rapport à l'axe longitudinal du piston.
Le bras 34 porte, d'autre part, une tige de commande 38, dirigée vers le bas. Celle-ci, comme on peut le voir à la figure 3, passe librement par des alésages 39 et 40 de deux plaques en fer doux 41 et 42 et par un alésage 43 prévu dans le corps de soupape 6. Elle porte en ortr@@ un organe d'entraînement inférieur 44 et un organe d'entraînement supérieur 45. Un petit ressort de pression 46 entoure librement la tige de commande 38, au-dessus de l'organe d'entraînement inférieur 44, et un ressort de pression semblable 47 l'entoure au-dessus de la plaque en fer doux supérieure 41, entre celle-ci et l'organe d'entraînement supérieur 45.
Les deux plaques en fer doux 41 et 42 reposent sur les faces frontales d'un piston de distribution 48, également guidé verticalement dans le corps de soupape 6 et présentant des arêtes de distribution 48a et 48b; ces plaques dépassent latéralement pour se trouver en regard des barreaux magnétiques attractifs 49 et 50 prévus dans le corps de soupape 6.
Les faces d'adhérence 51 et 52 des barreaux attractifs et les faces supérieure et inférieure du corps de soupape affleurent; tandis que le piston de distribution 48 a une longueur supérieure d'une valeur déterminée à l'épaisseur du corps de soupape, si bien que le piston de distribution peut être déplacé axialement de cette différence. Il est maintenu fixé (blocage magnétique) dans sa postion inférieure ou dans sa position supérieure par la force d'adhérence des barreaux attractifs sur les plaques en fer doux 41 ou 42, jusqu'à ce qu'une force suffisante domine la force d'adhérence de l'un ou l'autre des barreaux attractifs et permette le déplacement du piston de distribution vers la position extrême opposée, comme il sera expliqué plus loin.
Le renversement du sens de déplacement du piston de distribution 48 peut évidemment se faire de toute autre façon convenable. On peut par exemple,au lieu du dispositif de renversement de sens magnétique décrit, utiliser un dispositif hydraulique.
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Dans ce cas, le piston de distribution 48 est amené à l'une ou l'autre po- sition extrême au moyen d'un piston primaire, ce dernier étant, de son côté amené à la position d'avance à la régulation par la tige de commande 38.
Entre les arêtes de distribution 48a et 48b du piston de dis- tribution 48 se trouve un petit espace annulaire 53. Pour la pôsition in- férieure (dessinée) du piston de distribution, le canal 17 se trouve en communication , par l'espace annulaire 53 et un conduit 54, avec l'espace de course 55 du cylindre 18, tandis que le conduit 56, montant à travers le corps de soupape, est fermé par l'arête de distribution supérieure 48b du piston de distribution 48. Pour la position supérieure du piston de distribution, par contre, l'arête de distribution 48a ferme le canal 17 et le conduit 54 est en communication avec le conduit 56, par l'espace annu- laire 53.
Le point où le conduit 54 débouche dans l'espace de course 55 du cylindre 18 doit se trouver en un endroit aussi bas que possible du cylindre. Le conduit 56 débouche par un orifice en forme de gicleur horizontal 57, au-dessus de la pièce en forme d'entonnoir 28, approximativement parallèlement à l'axe longitudinal de la figure géométrique (ovale où elliptique) formée dans le plan horizontal par le bord supérieur de l'entonnoir.
Le cylindre 18, le ressort de traction 35, la tige de commande 38 et le conduit 54 sont avantageusement contenus dans une chambre 58, délimitée par un chapeau ou cloche 59 et par la face inférieure du corps de soupape 6.
Un conduit d'écoulement 60 mène du point inférieur du chapeau 59 à un petit collecteur 61; celui-ci est muni d'un trop-plein, d'où un conduit 62 mène au réservoir d'huile qui ne se trouve pas sous pression.
La chambre 58 se trouve en communication avec la chambre supérieure 29 par les alésages 36 et 43, si bien que dans ces deux chambres,il ne règne que la pression atmosphérique.
Mode de fonctionnement du régulateur.
Ainsi qu'il a déjà été dit, le rôle du régulateur est de ramener à la mesure désirée la hauteur du niveau d'huile 4 - qui, pendant le fonctionnement normal, oscille entre le niveau supérieur (dessiné à la figure 1) ou "hauteur théorique" et un niveau inférieur, déterminant la remise en circuit de la pompe - lorsque la hauteur théorique est dépassée et que, par conséquent, le matelas d'air est trop petit. Le régulateur n'entre donc en action que lorsque la hauteur théorique du niveau d'huile est dépassée. Le niveau auquel le conduit de communication 2 entre le réservoir de pression et le régulateur débouche dans le réservoir de pression est la mesure de construction à choisir pour la détermination de la quantité d'air dans le réservoir.
Dès que, lors de la mise en service de l'installation, le niveau d'huile 4 s'élève au-dessus de la hauteur théorique, de l'huile s'écoule, par le conduit intermédiaire 2, horizontal ou légèrement incliné vers le régulateur, dans la préchambre 3 de ce dernier, dans laquelle le plongeur 7 est maintenu, par son propre poids, dans la position inférieure. Par les alésages 14, 13 et 15, de l'huile arrive également dans l'espace situé en dessous du piston de mise en circuit 8; l'air contenu dans la préchambre se dilate et, par le conduit 2, s'échappe dans la chambre à air du réservoir de pression. Le canal 17 reste encore fermé pour cette position inférieure extrême du piston 8.
Comme le niveau d'huile s'élève dans la préchambre, le plongeur 7 reçoit une poussée verticale qui, avec la force de poussée du ressort de pression 10, suffit déjà avant l'immersion complet du plongeur, pour soulever le poids du plongeur 7 et du piston 8. Ainsi, l'arête de commande 16 peut alors laisser passer l'huile de la préchambre 3 dans le canal 17.
L'huile s'écoulant de la préchambre, par les canaux 14, 13, 15
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et 17, arrive alors, comme le piston de distribution 48 se trouve dans saposition inférieure, par l'espace annulaire 53 et le conduit 54, dans l'espace de course 55 du cylindre 18. Le piston de pompe 19 est soulevé et il élève la tige de piston 20 hors du cylindre fermé par le couvercle 22, la tension du ressort 35 étant pendant ce temps accrue.
Comme l'espace annulaire 21, entre le cylindre 18 et la tige de piston 20, est fermé, à la partie inférieure, par la couche d'huile 24 reposant sur le piston de la pompe et, à la partie supérieure, par la soupape de retenue 25, lorsque le piston de pompe 19 s'élève, l'air de l'espace annulaire est tout d'abord comprimé à la pression de fonctionnement du réservoir, qui règne également dans la préchambre 3 et dans l'espace de course 55, en dessous du piston 19.
Par suite de la différence de grandeur entre le côté inférieur du piston 19 et son côté supérieur, dont la superficie est diminuée de celle de la section transversale de la tige de piston 20,par rapport au côté inférieur, et comme en dehors du cylindre, la tige de piston n'est soumise qu'à la pression atmosphérique mais que la force de traction du ressort de rappel 35 n'est que relativement petite, le piston de la pompe continue encore à s'élever après que la pression de fonctionnement a été atteinte dans l'espace annulaire 21. Ainsi, la pression dans l'espace annulaire 21 devient plus grande que dans l'espace de course 55, la soupape de retenue 32 s'ouvre et laisse passer l'air comprimé de l'espace annulaire, par le conduit 33, dans la préchambre 3 et, de 1à, par le conduit 2, dans le matelas d'air du réservoir de pression 1.
La quantité d'huile reposant au côté supérieur du piston 19 et remplissant le fond de l'espace annulaire 21, outre qu'elle doit assurer une étanchéité absolument parfaite à un écoulement d'air vers le bas, a encore un autre rôle, extrêmement important, à remplir. La quantité d'huile 24 est mesurée de telle façon qu'elle chasse complètement l'air de l'espace annulaire et de la chambre de la soupape de retenue 25, avant que le piston 19 atteigne sa position extrême supérieure et de telle façon que, ainsi, elle supprime réellement l'espace nuisible ou mort au-dessus du piston, seul de l'air et ensuite de l'huile étant chassés dans la préchambre 3 par la soupape de retenue 32 et le conduit 33.
Ceci signifie, toutefois, qu'avec un tel système de compression, des pressions de compression d'élévation convenable en elles-mêmes peuvent être atteintes, puisque le volume de départ dans l'espace annulaire 21, jusqu'à la fin de la compression, est réduit à zéro.
Du mouvement du piston de pompe 19 découle en même temps le renversement de marche mécanique. La tige de commande 38 reliée à la tige de piston 20 de façon fixe et portant, à son extrémité inférieure, au-dessus de l'organe d'entraînement 44, le ressort de pression 46, librement posé, heurte, par celui-ci, lors de l'approche de la position de renversement supérieure, la plaque en fer doux inférieure 42 du piston de distribution 48, qui, à ce moment, adhère encore, par sa plaque en fer doux supérieure 41, au barreau attractif supérieur 49.
Ce n'est que lorsqu'il est suffi- samment comprimé lors du mouvement ascendant plus pressé du piston 19 et de la tige de commande 36 que le ressort de pression 46 peut dominer la force d'adhérence du barreau attractif supérieur 49 : ledispositif de blo- cage magnétique 41, 51, 49 est ainsi mis hors d'action, le piston de distribution 48 prend sa position supérieure et est alors maintenu dans cette position par le dispositif de blocage magnétique inférieur 42, 52, 50.
Lors du passage du piston de distribution 48 à sa position supérieure, le passage de l'huile du canal 17 ( le plongeur 7 et le piston de mise en circuit 8 étant encore soulevés), par le conduit 54, vers l'espace de course 55, est bloqué et par l'espace annulaire 53 du piston de distribution 48, la communication est établie entre les conduits 54 et 56, si bien que l'espace de course 55 est alors soumis à la pression atmosphérique.
Le ressort de traction tendu lors du mouvement ascendant de la tige de pis-
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ton 20 (ou un élément élastique équivalent à ce ressort) ramène la tige de piston 20 et le piston 19 à leur position inférieure extrême et laisse alors s'échapper l'huile de l'espace de course 55 et des conduits 54 et 56.
Lors de l'agrandissement de l'espace annulaire 21 qui se produit de ce fait, la soupape de retenue 32, par laquelle tout d'abord de l'air et, à la fin de la course de la pompe, une partie de la quantité d'huile 24 éga- lement ont pénétré dans la préchambre 3, se ferme immédiatement sous l'effet de la pression de fonctionnement, tandis que la soupape de retenue 25 s'ou- vre par suite de la dépression de l'espace annulaire 21 : del'air peut ainsi s'écouler de l'espace supérieur 29 dans l'espace annulaire, tandis que, par l'ouverture 31 du chapeau ou cloche 30, de l'air extérieur pénètre dans l'es- pace 29.
La force du ressort de rappel 35 a, au début du mouvement de retour du piston 19, sa valeur maximum, qui, lors de la descente du piston, diminue peu à peu. Par conséquent, l'huile s'écoule tout d'abord rapidement de l'espace de course 55, c'est-à-dire qu'elle gicle du gicleur 57 du conduit 56, tout d'abord en un long jet, au-dessus de la pièce en forme d'entonnoir 28 (courbe dessinée en trait interrompu fort à la figure 2) et frappe la paroi de l'espace 29 pour passer, de là, par les ouvertures 36 et 43 du corps de soupape 6 et atteindre l'espace inférieur 58, à l'extrémité inférieure duquelelle s'amasse pour s'écouler, par le conduit 60, dans le collecteur 61, d'où elle retourne, par le trop-plein et le conduit 62, dans le réservoir d'emmagasinage d'huile qui ne se trouve pas sous pression.
Par contre, lorsque, à la fin du retour du piston, la force du ressort 35 diminue et que la vitesse de sortie de l'huile qui retourne devient plus faible, elle s'écoule suivant la courbe dessinée en pointillé à la figure 2, dans la pièce en forme d'entonnoir 28, et, de là, en passant par la soupape de retenue 26 traversant l'alésage 27, elle arrive dans l'espace annulaire 21, si bien qu'il n'est plus aspiré d'air mais cette huile dans l'espace annulaire. Ainsi, la quantité d'huile 24 du fond de l'espace annulaire est fournie par au moins la quantité d'huile qui a été chassée dans la préchambre à la fin de la course de pression.
Lorsque le piston de pompe s'approche de l'extrémité inférieure de sa course, l'organe d'entraînement 45 de la tige de commande 38 relié de façon fixe au piston 19 se place sur le ressort de pression supérieur 47 et comprime celui-ci jusqu'à ce que sa force de compression soit devenue suffisante pour dominer la face d'adhérence du barreau attractif inférieur 50, qui, par sa force d'adhérence 52, maintient encore la plaque en fer doux inférieure 42 du piston de distribution 48, si bien que ce dernier saute pour reprendre sa position inférieure (figures 2 et 3) et rétablit la communication entre le canal 17 et l'espace de course 55, de sorte que, lorsque le piston 19 s'élève, la soupape de retenue 25 peut se fermer et un nouveau jeu du régulateur peut commencer.
A chaque jeu du régulateur, une certaine quantité d'air est ainsi fournie au matelas d'air du réservoir de pression. Les jeux du régulateur durent tant que le niveau d'huile 4 se trouve au-dessus de la hauteur théorique. Lorsqu'il descend en dessous de cette hauteur théorique,le régulateur travaille encore jusqu'à ce qu'il soit utilisé une quantité de l'huile se trouvant dans la préchambre 3 telle que la poussée verticale du plongeur 7 ne suffise plus, même avec la coopération du ressort de pression 10, pour maintenir le piston de mise en circuit 8 dans sa position supérieure : l'arête de distribution 16 ferme ainsi le canal 17 et le régulateur est mis hors d'action.
Le dispositif conforme à l'invention est également approprié pour recueillir l'eau qui peut se séparer de l'air et arriver dans l'huile sous pression de façon qu'elle ne puisse, en aucun cas, arriver dans le ré-
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servoir de pression. Cette eau se sépare de l'air atmosphérique lorsque celui-ci est comprimé sans chauffage simultané.
Il peut donc, dans des conditions défavorables, pénétrer une certaine partie d'eau dans la préchambre, par le conduit 33, qui amène dans la préchambre l'air comprimé et, à la fin de la course de pression, de l'huile également. Mais comme de l'huile se trouve dans la préchambre lorsque le régulateur travaille, l'air peut immédiatement s'élever et arriver, par le conduit 2, dans le réservoir de pression, tandis que l'eau éventuellement entraînée se dépose, en raison de son poids spécifique plus élevé, au fond de la précham- bre, en dessous de son remplissage d'huile. De là, tandis que le régulateur travaille, elle arrive, avec l'huile, dans l'espace de course 55 du cylindre 18 et ensuite, pendant une course de retour, par les conduits 54, 56 et 60, dans le collecteur 61.
Ici également l'eau se dépose au fond, si bien que l'huile s'échappant du régulateur peut être amenée, sensiblement exempte d'eau, par le trop-plein et le conduit 62, dans le réservoir à huile qui ne se trouve pas sous pression. Lorsque, de temps à autre, le collecteur 61 est vidé, l'eau séparée peut être facilement éliminée et l'huile de fonctionnement peut être maintenue constamment exempte d'eau.
REVENDICATIONS.
1. Dispositif de réglage automatique du matelas d'air dans des réservoirs de pression, en particulier des réservoirs d'huile sous pression à pression de fonctionnement élevée, caractérisé par le fait qù'au réservoir de pression (1), à l'endroit de la hauteur maximum désirée du niveau de liquide (4), est raccordé un dispositif régulateur, avec un compresseur différentiel (18, 19, 20...), qui fonctionne avec le liquide se trouvant dans le réservoir sous la pression de fonctionnement comme liquide de pression.