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Dans les systèmes de communications multiplex à division dans le temps,, c'est-à-dire dans les systèmes de télécommunications multiplex utilisant la modulation par impulsions soit en durée, soit en position, on doit faire appel a des organes de retard destinés à séparer au cours de la période de récurrence les impulsions des différentes voies de transmission par rapport à un signal initial, dit de synchronisation. Pour cela, on introduit dans l'organe de retard soit le signal de synchronisation, soit une impulsion commandée par celui-ci.
Généralement, cet organe de retard est une "ligne à retard" constituant un filtre passe-bas dont la fréquence de coupure est d'autant plus élevée que la durée de l'impulsion à retarder est plus faible.
Or. la fréquence de coupure d'un filtre passe-bas est donnée en fonction des éléments constitutifs 1 et c par la relation :
EMI1.1
dans cette quation fc est la fréquence de coupure. 1 est l'inductivité par cellule en Henry, c est la capacité par cellule en Farad.
De même le retard par cellule est égal à :
EMI1.2
Il s'ensuit que le retard par cellule est d'autant plus faible que la fréquence de coupure est élevée ou en d'autres termes.. que la durée de l'impulsion est faible. Pour réaliser ainsi un retard donné, il faudra un nombre de cellules d'autant plus élevé que la durée de l'impulsion à retarder est plus faible. Les lignes à retard habituellement employées sont de ce fait compliquées, encombrantes et coûteuses.
Un autre inconvénient de ces lignes à retard, est l'évolution dans le temps de ces lignes compliquées - évolution dont le risque augmente avec la complication., Souvent encore un autre défaut se produit dans les systèmes à lignes de retard compliquées sous l'effet d'une déformation des flancs de l'impulsion, ce qui oblige parfois à insérer un amplificateur - écrêteur au milieu de la ligne à retarda
La présente invention évite tous ces défauts en permettant d'employer une ligne à retard très simpleayant une fréquence de coupure très basse.,
Suivant la présente invention, un système de télécommunication multiplex à division dans le temps utilisant la modulation par impulsions en durée, ou en position, est caractérisé en ce que :
1) à l'émission et/ou à la réception, les organes de retard, en l'occurrence la ligne à retard, provoquent des déphasages d'un signal sinusoïdal dont la période d'oscillation est très longue par rapport à la durée d'une impulsion et, à partir des signaux sinusofdaux ainsi déphasés par rapport à un repère constitué en l'occurrence par le signal de synchro- nisation, sont engendrées les impulsions utiles.
2) plus particulièrement,, à l'émission, ce système de télécommunication comporte un générateur d'oscillations sinusoïdales alimentant la ligne à retard et un générateur de signaux de synqhronisation.
3) à la réception,. le système de télécommunication comporte un filtre de bande accordé constituant l'élément principal d'un régénérateur
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d'oscillations sinusoïdales alimentant la ligne à retard.
Pour faciliter la compréhension de l'invention, on se réfère ci-après à une réalisation représentée sur les dessins annexés et donnée à titre d'exemple non limitatif.
La figure 1 est un schéma de principe d'un émetteur à 12 voies.
La figure 2 est un schéma de principe d'un récepteur correspondant, à 12 voies également.
La figure 3 montre en détail des appareils.
A l'émetteur. figure l. un générareur d'oscillations sinusoidales GOT de période T alimente d'une part, un générateur de signaux de synchronisation GSS et d'autre part, une ligne à retard LR. Les signaux de synchronisation consistent en un coupe de deux impulsions séparées l'une de l'autre de deux microsecondes. émis toutes les T secondes. Dans la ligne à retard l'oscillation sinusoïdale de période T est retardée de T-#/12+1 dans chacune de ses cellules situées respectivement entre les points de raccord successifs l, 2 : 2. 3 : etc. Le signal ainsi déphasé alimente ensuite les modulateurs de voie correspondants MV1 à MV12, reliés aux voies téléphoniques.
Ces modulateurs de voie peuvent par exemple être du type décrit dans la demande brevet belge déposée le 21 avril 1954 n PV 41435 pour : "Modulateur de voie dans un système de télécommunication multiplex à division dans le temps". Les impulsions de synchronisation et les impulsions modulées en position dans les modulateurs de voie MVl à MV12 sont en- voyées dans un mélangeur ME et transmises à l'antenne. non représentée, sous la forme d'un signal complexe de polarité positive. Ce signal complexe est constitué, dans chaque période T des deux impulsions de synchronisation suivies des impulsions modulées en position.
Au récepteur figure 2, le signal complexe de polarité positive émis par l'émetteur est recueilli et envoyé d'une part dans un sélecteur de signaux de synchronisation SSS relié à un régénérateur d'oscillations sinusoidales ROT de période T (T est le temps qui sépare deux signaux de synchronisation). Ce régénérateur d'oscillations alimente une ligne à retard identique à la ligne à retard qui se trouve dans l'émetteur. Les impulsions recueillies sont envoyées d'autre part à l'entrée de chaque démodulateur de voie ? 1 à N 12, où elles sont sélectionnées par l'action d'une impulsion de commande.
Cette impulsion de commande est créée à partir de l'oscillation sinusoïdale régénérée et retardée dans la ligne Åa retard de T-#/12+1 dans chacune de ses cellules situées respectivement entre les points de rccord qui se suivent l. 2 : 2. 3 : etc. Les démodulateurs de voie N 1 à N 12 sont suivis chacun d'un filtre basse fréquence qui reconstitue le signal audible et transmet ainsi la communication vers la voie téléphonique à laquelle elle est destinée.
Sur la figure 3, le sélecteur des signaux de synchronisation et le régénérateur d'oscillations sinusoïdales sont représentés en détail.
Ce régénérateur est synchronisé par les signaux de synchronisation.
Le signal complexe de polarité positive recueilli dans le récepteur attaque d'une part la grille-écran d'une lampe L1 faisant fonction de sélecteur des signaux de synchronisation et d'autre part, une ligne à retard qui retarde chaque impulsion du signal complexe de 2 microsecondes.
La sortie de la ligne est reliée à la grille de contrôle du tube L1. Il a été dit plus haut que les signaux de synchronisation consistent en un coupe de 2 impulsions séparées de 2 microsecondes. Il en résulte que la première impulsion du couple après avoir traversé la ligne à retard, se présente à la grille de contrôle en même temps que la deuxième im-
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pulsion du couple est appliquée à la grille-écran..
Celle-ci étant à la masse au repos, le tube L1 n'est conducteur que pendant les intervalles de temps correspondant à l'arrivée des impulsions positives à la grille-écran; il joue donc le rôle d'un sélecteur de coincidence pour la deuxième impul- sion du couple constituant le signal de synchronisation ; onretrouve à la plaque du tube L1 une impulsion de polarité négative qui se répète à chaque période T. Un tel train d'impulsions décomposé en série de Pourier. four- nit une infinité de composantes sinusoïdales dont les fréquences diffèrent entre elles de la fréquence de répétition.
Il s'agit d'isoler, à l'aide d'un filtrs, la composante fonda- mentale. L'ensemble des éléments Ra C. R', F réalise cette sélection : les éléments R et C, disposés comme montré figure 3. forment un intégrateur qui élimine une partie des composantes à fréquence élevée. (De plus, le régla- ge de C permet de modifier le déphasage de la sinusoïde par rapport aux im- pulsions de synchronisation. ce qui facilite la mise au point).
La résistance R, d'assez forte valeur, sert à maintenir à peu près constante l'impédance effective de plaque. Le filtre F est un filtre de bande accordé sur la fréquence de 1; à sa sortie on recueille la
T tension sinusoïdale de période T qui est amplifiée par l'amplificateur basse fréquence AM muni d'un C.A.V. afin de maintenir la tension de sortie à peu près constante.
Selon une caractéristique essentielle du système objet de l'invention, le filtre F est un filtre de bande accordé sur la fréquence 1
T parce que la tension sinusoïdale de période T, sert, après son passage travers la ligne à retard, d'élément de commande. De ce fait elle ne supporte aucune déformation par des parasites d'une fréquence étrangère à la fréquence 1/G. Ceci apporterait des perturbations sérieuses dans les com- munications.
L'avantage du système de télécommunication suivant l'invention consiste en ce qu'il permet de simplifier sensiblement la ligne à retard puisqu'il permet de réduire la fréquence de coupure de la ligne à retard à la fréquence de récurrence des impulsions donc à une fréquence inférieure à 10 kilohertz.