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La présente invention concerne les semelle: intérieures pour chaussures, dont la face présente une série d'alvéoles.
L'invention se propose notamment de réaliser une semelle inté- rieure qui empêche ou réduit l'humidité à l'intérieur de la chaussure.
Ainsi, une semelle intérieure selon l'invention peut être particulièrement utile pour les chaussures par exemple en caoutchouc, dans lesquelles il est difficile d'éviter l'humidité à l'intérieur de la chaussure.
L'invention fournit une structure spéciale de semelle inférieure qui comporte à l'intérieur de la semelle une série de petites chambres de pompage jouant, pendant l'utilisation de la chaussure, le rôle de pompes à air qui serventà faire circuler l'air à travers les alvéoles de la se- melle intérieure en-dessous du pied.
Suivant l'invention, une semelle intérieure perfectionnée pour chaussures comprend un réseau de nervures longitudinales et transversales qui se croisent, les extrémités extérieures des nervures sur la face de la semelle intérieure qui est la plus proche du pied étant situées sensiblement dans un même plan, tandis que les extrémités extérieures des nervures qui se trouvent sur la face opposée de la semelle présentent des parties alternativement plus hautes et moins hautes, de telle façon que les parties les plus hautes portent normalement contre le fond de la chaussure, tandis que les parties les moins hautes, lorsqu'elles sont chargées par la pression du pied sur la semelle intérieure , sont appliquées contre le fond de la chaussure, en exerçant ainsi une action de pompage assurant une circulation d'air au cours de la marche.
On peut considérer la semelle suivant l'invention comme subdivisée en un certain nombre de chambres de pompage bordées par les parties les plus hautes des nervures, chaque chambre de pompage étant divisée transversalement par une nervure de profil plus bas. Lorsque la semelle intérieure est chargée par la pression du pied qui s'exerce sur elle la nervure de profil le plus bas s'applique contre le fond de la chaussure, mais aussitôt que la pression n'existe plus au cours de la marche, la nervure du profil le plus bas repousse le pied, en réalisant ainsi une circulation d'air.
D'autres détails et particularités de l'invention ressortiront de la description d'une forme particulière de réalisation donnée ci-après à fifre d'exemple non limitatif, avec référence aux dessins annexés sur lesquels :
La figure 1 est une vue en plan par dessous d'une semelle intérieure suivant l'invention.
La figure 2 est une coupe partielle suivant la ligne II-II de la fig. 1, la semelle étant à l'état non chargé et à plus grande échelle que la fig. l, et représentant aussi schématiquement le pied de l'utilisateur; et la fig. 3 est une coupe identique suivant la ligne II-II de la fig. 1, mais la semelle étant à l'état chargé.
La semelle représentée à la fig. 1 peut être en toute matière élastique convenable, par exemple en caoutchouc ou en matière thermo-durcissable ou thermo-plastique, et elle est constituée par une série de nervures longitudinales 1, 2, 3, 4, 5, 6 reliées entre elles par un grand nombre de nervures transversales complémentaires.
On peut évidemment choisir différemment la distance entre les nervures adjacentes dont l'ensemble forme la semelle intérieure, et le nombre des nervures tant longitudinales que transversales peut être choisi arbitrairement.
La face supérieure de la semelle intérieure, non visible sur la
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fig. l, comporte des nervures transversales et longitudinales dont les extrémités extérieure sont situées dans un même plan. Sur la face visible sur la fig. l, c'est-àdire sur la face inférieure, les nervures comportent toutefois des parties alternées plus hautes 7, indiquées sur le dessin par des traits forts, et des parties moins hautes 8, représentées sans ces traits forts. On voit que les parties les plus hautes s'étendent en fait jusqu'à un niveau situé plus bas que les parties moins hautes.
L'ensemble de la semelle intérieure peut donc être considérée comme subdivisée en chambres bordées par des nervures phus hautes 7, chacune de ces chambres étant divisée en deux parties par les nervures moins hautes 8.
La fig. 2 montre la coupe suivant la ligne II-II de la fig. 1.
En partant de la gauche, on rencontre d'abord une partie 7 d'une nervure haute, puis une partie 8 d'une nervure moins haute et de nouveau une partie de nervure haute 7, La figure montre aussi une partie de la nervure longitudinale 1, et le pied reposant sur la semelle, comme indiqué schématiquement en 9.
Lorsque le pied 9 exerce une pression sur la semelle, la nervure moins haute 8 est appliquée contre le fond de la semelle, comme représenté à la fig. 3. La face inférieure 9' du pied agit par conséquent comme tin diaphragme de pompe pour réduire le volume de l'espace limité par les nervures hautes 7 entourant ledit espace. L'air empri sonné à l'intérieur d'une étendue limitée par les nervures nautes 7 est par conséquent chassé, et, aussitôt que la pression du pied ne s'exerce plus sur la semelle, par exemple lorsque le pied quitte le sol pendant la marche, la nervure 8 repousse le pied pour le ramener dans la position représentée à la fig. 2, ce qui produit un effet de succion qui aspire de l'air frais dans ladite chambre.
Ainsi, pendant la marche, l'air est alternativement expulsé des différentes chambres de la semelle et aspiré dans ces chanbres, ce qui em- pêche la formation d'humidité sous le pied.