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La plupart des récepteurs de télévision sont généralement équi- pés d'un sélecteur de canaux permettant de recevoir plusieurs émissions, c' est-à-dire que les récepteurs peuvent être accordés sur les différentes fré- quences utilisées par les stations émettrices. En plus de ce sélecteur peut exister sur les téléviseurs multistandards, le commutateur de standards.
En commutant le sélecteur et le commutateur de son récepteur de télévision, le téléspectateur peut ainsi recevoir les émissions qu'il désire..
Dans le domaine connu de i'art, les sélecteurs de canaux utilisés sont du type rotatif,désignés actuellement sous le nom de "rotacteurs"ou de "sélecteurs à barillet":
Selon la présente invention, le sélecteur de canaux pour télévi- seur est caractérisé en ce qu'il est constitué d'un clavier à boutons pous- soirs dont les différentes languettes portent les circuits d'accord des fréquences des postes émetteurs, les connexions pour réaliser les dits cir- cuits d'accord étant faites au moyen de contacts glissants actionnés par les dits boutons poussoirs.
Le sélecteur de canaux est encore caractérisé en ce que les cir - cuits d'accord sont constitués de réactances réglables pouvant être connectées en des points judicieusement choisis de lignes conductrices de façon à réaliser des lignes résonnantes appropriées.
Suivant ces caractéristiques et selon une forme préférée de réa- lisation, le sélecteur de canaux est caractérisé en ce que :
1) les réactances sont des selfs réglables, dont les supports sont des cylindres en matière isolante rendus solidaires des languettes du clavier un noyau du type classique pouvant être introduit plus ou moins profondément à l'intérieur des dits cylindres.
2) il est prévu de régler en même temps dans le téléviseur par simple action sur le bouton poussoir, tout ce qui a trait au canal sélection- né.
3) lé boîtier maintenant le clavier sert de support au tube am- plificateur haute fréquence et au tube faisant fonction de mélangeur et d'os- cillateur local.
4) l'axe permettant le réglage de la réactance, généralement ure capacité, pour l'accord fin de l'oscillateur local est aussi supporté par le dit bottier.
Le sélecteur de canaux est encore caractérisé en ce que, dans le cas où certains centres d'émissions peuvent modifier leur nombre de lignes d'analyse, tout en laissant les autres normes inchangées :
1) il est prévu un inverseur permettant ce changement unique, le passage de la position normale à la position inverse étant réalisé par action sur une tringle fixée sur le bottier.
2) un mécanisme approprié remet toujours l'inverseur dans sa po- sition normale, lorsque l'un des boutons poussoirs est sélectionné.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple non limitatif un sélecteur de canaux pour téléviseur suivant l'invention.
La figure 1 représente un schéma électrique des circuits d'entrée du téléviseur.
La figure 2 représente un détail de ce schéma électrique.
Les figures 3 et 4 représentent en plan et en coupe un schéma de clavier à boutons poussoirs.
Sur ces figures, les mêmes lettres désignent les mêmes éléments
A la figure 1, sont représentés les circuits d'entrée d'un récep- teur de télévision, c'est-à-dire les circuits d'antenne A, d'amplificateur
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haute fréquence T, du mélangeur M et de l'oscillateur local 0.
Pour la réception d'une émission déterminée, il convient que ces différents circuits soient accordés de façon à recevoir le canal approprié.
Dans l'exemple choisi, il y a possibilité de recevoir quatre émissions dé- terminées . Il pourrait évidemment y en avoir plus.
Pour établir les connexions simultanément dans les différents circuits, il est possible de se servir d'un système mécanique. Les figures 3 et 4 représentent à cet effet un sélecteur mécanique utilisant un clavier à boutons poussoirs Bl B2 B3 B4.
En poussant sur un bouton tel que B2, on actionne une languette 12 qui se déplace par rapport à une autre languette L2 en fermant une série de contacts glissants de façon à établir les connexions judicieuses dans les différents circuits.
Il est rappelé que dans le domaine de la télévision où les fré- quences utilisées sont du type haute fréquence, les circuits d'accord sont des petites bobines de quelques spires et les capacités de câblage jouent un rôle important. Or, dans l'utilisation de languettes Ll L2 L3 L4 placées côte à côtes les connexions nécessaires allant d'une languette à l'autre ont des longueurs prohibitives. On pourrait imaginer des systèmes mécani- ques qui permettraient de réduire des longueurs mais la complexité de ces systèmes serait telle que l'emploi de boutons poussoirs ne serait pas intéressant. L'utilisation de lignes résonnantes permet de se servir des languettes sans y apporter des modifications profondes.
'On pourrait imaginer d'utiliser comme lignes résonnantes des lig- nes quart d'ondes court-circuitées à une extrémité. Théoriquement, leur impédance est infinie. Cependant, un problème est posé par la présence,aux bornes d'entrée d'une telle ligne, utilisée dans les circuits de la figure 1, de capacités d'entrée et de sortie de tubes électroniques. Ces capacités réagissent sur la ligne au point de vue de la résonance, en nécessitant un raccourcissement de celle-ci. Pour y remédier, une réactance réglable est connectée en bout de la ligne. Cette réactance peut être une self avec noyau réglable.
Sur la figure 1, ces selfs sont représentées dans les différents circuits par (Sl, S2, S3),(S'1, S'2, S'3), (S"1, S"2, S"3) et (S'"1, S'"2, S'"3) dans le cas d'un sélecteur à quatre canaux. Ainsi quand on sélection- ne le bouton B2 qui correspond à un poste émetteur déterminé, c'est-à-dire à un canal déterminé, les selfs S'1, S'2 et S'3 sont toutes connectées si- multanément au moyen des contacts (c'1, k'1), (e'2, k'2) et (c'3, k'3) aux points (M'1, N'1) (M'2, N'2) et (M'3, N'3) des lignes conductrices issues de (mo, No) M'o, N'o) et M"o, N"o).
On réalise de cette façon dans les différents circuits les lignes résonnantes (Mo, M'1, N'1., No),(M'o, M'2, N'2, N'o) et (M"o, M'3, N'3, N"o) qui sont accordées sur un poste émetteur sélectionné.
Il en est de même lorsque les autres boutons sont sélectionnés.
En poussant sur le bonton B1, on agit sur les contacts (CI, kl), (c2, k2) et (c3, k3) et on réalise les circuits (Mo, M1, N1, No), (M'o, M2, N2, N'o) et (14"o, M3, N3, N"o).
En poussant sur B3, on agit sur (c"1, K"1). (c"2, k"2) et (c"3, K"3) et on réalise les circuits (Mo, M"1, N"1, No), (M'o, M"2, N"2, N'o) et (M"o, M"3, N"3, N"o) et en poussant sur B4, on agit sur (c'"l, k'"l), (c'"2, k'"2) et (c'"3, k'"3) et on réalise les circuits(Mo, M'"1, N'"1, No) (M'o,M'"2, N'"2,N'o) et (M"o, M'"3,N'"3, N"o).
A la figure 4 qui se rapporte spécialement au bouton B2, les selfs réglables sont supportées par des cylindres creux s'l, s'2 et s'3 à l'intérieur desquels peuvent être introduits plus ou moins profondément des noyaux de type classique n'1, n'2 et n'3. Ces cylindres s'1, s'2 et s'3 sont fixés à la languette L2. Les connexions à établir entre les selfs et les
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lignes conductrices sont réalisées au moyen de contacts glissants c'1, c'2 c'3 et parallèlement à ceux-ci k'1, k'2, k'3 (non représentés sur la figure) qui sont tous fixés sur la languette 12, se déplaçant par rapport à L2 sous l'action d'une poussée sur le bouton B2. Une disposition analogue existe pour les languettes relatives à Bl, B3 et B4.
Au point de vue des circuits d'accord, certaines précautions doivent être prises. Par exemple, le circuit d'accord (M'o, N'o) entre la sortie du tube amplificateur T et l'entrée du tube mélangeur M doit se pré- senter de façon à ce que la capacité de sortie Cs du tube T et la capacité d'entrée CE du tube M soient en série avec (M'o, N'o) comme il est repré- senté à la figure 2. De cette façon,l'influence de ces capacités CE et Cs sur la ligne (M'o, N'o) est réduite au minimum;, ce qui ne serait pas le cas si les capacités CE et Cs étaient en parallèle.
Dans les circuits d'accord d'antenne, la résistance d'entrée du tube amplificateur T n'étant pas la même pour toutes les bandes de fréquences, il est nécessaire pour que le transfert d'énergie au tube T reste maximum, d'introduire dans certains circuits d'accord des résistances R"1, R"'1.
Il est naturellement évident qu'en plus des circuits d'accord, dont il est question ci-dessus, il est possible de régler en même temps dans le téléviseur tout ce qui a trait au canal sélectionné. En effet les languettes telles que 12 et L2 peuvent servir de support à d'autres contacts que ceux décrits ci-dessus. Ces réglages s'entendent par exemple pour les différents standards utilisés c'est-à-dire les différentes fréquences- de balayage et les commutations qui en découlent. Il est en effet nécessaire de maintenir constantes les dimensions de l'image visible. Il y a de plus des commutations de modulation positive ou négative et des commutations dans la chaîne de son.
Au point de vue constructif, le bottier E maintenant le clavier à boutons poussoirs sert de support pour le tube amplificateur haute fré- quence T et le tube faisant fonction de mélangeur M et d'oscillateur local 0 L'accord fin sur l'oscillateur 0 se faisant par la capacité Cf (voir figure 1) est obtenu en agissant sur une tringle G supportée elle aussi par le bottier E.
En Belgique, un problème se pose du fait que les centres d'émis- sion peuvent modifier leur nombre de lignes d'analyse :819 en 625 et vice- versa, tout en laissant les autres normes inchangées. Il est donc nécessai- re de prévoir un inverseur capable d'effectuer ce changement unique. Le passage de la position normale à la position inverse du dit inverseur se fait, par exemple, en poussant ou en tirant sur une tringle telle que X fixée sur le bottier E.
De plus un mécanisme approprié reliant l'inverseur aux différents boutons poussoirs est prévu. Ce mécanisme remet toujours l'inverseur dans sa position normale quand on pousse sur un des boutons.