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La présente invention est relative à un excavateur du type à roue excavatrice et, en particulier, à des godets perfectionnés pour cette roue.
Dans l'utilisation des roues excavatrices habituelles dont la construction est bien connue, la roue tourne en enfonçant les godets sur leur périphérie dans le terrain à enlever. La matière est soulevée par les godets et, sensiblement au point haut de la rotation du godet, elle tombe par gravité du godet sur un transporteur approprié ou organe analogue qui l'emporte. Toutefois, dans l'excavation de matières telles que de la boue, de l'argile et analogues, elles ont tendance à coller sur et dans les godets, même au point haut de la rotation du godet, de sorte que lorsque le godet se remet en prise dans la matière, celle-ci n'est que peu ou pas excavée. Avec d'autres types de matières, il y a accumulation graduelle, mais importante et assez rapide, de la matière sur la surface des godets, ce qui rend ceux-ci inutilisables.
Dans chacun de ces cas, il faut arrêter le fonctionnement de la roue et nettoyer les godets à la main.
L'invention est relative notamment à des godets perfectionnés pour roues excavatrices, se nettoyant automatiquement de manière à empêcher qu'il y reste des terres relativement collantes et gommeuses et que ces terres s'accumulent progressivement dans les godets.
Dans le godet pour roues excavatrices selon l'invention., une partie au moins de sa paroi arrière est constituée par une surface flexi- ble et mobile. En disposant cette surface dans la paroi arrière du godet avec un jeu sur les cdtés, on empêche sensiblement qu'il se produise dans le godet une succion ou une dépression empêchant la décharge de la terre.
La surface est flexible et mobile de telle sorte que lorsque le godet arrive au haut de sa rotation, elle s'infléchit intérieurement pour réduire la suc- cion, expulser la matière hors du godet et détacher la matière tendant à ad- hérer sur les surfaces du godet se trouvant sur la trajectoire de cette sur- face. En conséquence, on conçoit que des godets munis de cette surface se nettoient automatiquement.
En plus de ce qui précède, dans la forme de réalisation préférée de l'invention, la surface est perforée de manière à empêcher une succion et à permettre l'échappement de l'eau et autres fluides, de sorte que le godet peut excaver sa pleine capacité de matière. La surface est aussi sen- sible aux vibrations de la roue, de sorte qu'elle brise et évacue les terres se trouvant dans le godet, en empêchant l'accumulation graduelle de matière sur les parois du godet.
La surface flexible du godet selon l'invention, perforée ou non peut être faite de différentes façons, toutefois l'invention porte sur une surface faite de plusieurs chaînes longitudinales, reliées ,transversalement La construction résultante est perforée, mais pas au point de permettre l'é- chappement de matières fines telles que du sable ou analogues. La surface faite de chaînes est flexible et robuste, et susceptible de servir longtemps sans se rompre.
Dans une autre forme de réalisation de l'invention, la surface est une feuille de caoutchouc fixée au godet à ses extrémités et dont les cOtés sont libres de se déplacer pour laisser échapper des liquides et em- pêcher une succion.
Le godet selon l'invention est métallique, arec une ouverture dans sa paroi arrière fermée par une surface flexible, cette surface étant montée de manière à pouvoir se déplacer par rapport au reste du godet afin de facili- ter l'évacuation des matières.
Selon l'invention, la surface est renforcée lorsque le godet est chargé, de manière à empêcher qu'elle supporte des efforts exagérés et à aug- menter sa durée.
D'autres avantages de l'invention ressortiront de la description
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détaillée ci-dessous de formes de réalisation de l'invention, faite en se ré- férant aux dessins annexés, dans lesquels :
La figure 1 est une vue en élévation de côté d'une roue excavatri- ce et de l'appareil associé.
La figure 2 est une vue en plan, à plus grande échelle, d'une for- me de réalisation préférée d'un godet de roue excavatrice selon l'invention en regardant suivant la ligne 2-2 de la fig. 1.
La figure 3 est une coupe verticale du godet de la fig. 2.
La figure 4 est une vue, analogue à celle de la fig. 3, d'une va- riante.
L'invention est applicable en particulier à un godet excavateur comportant de façon générale une roue excavatrice 10 pouvant tourner sur l' extrémité libre d'un bras excavateur 12. La roue 10 porte sur son pourtour plusieurs godets 14 dont chacun est muni sur son bord avant de dents 15 taillant dans un bac de matière à excaver, par ailleurs, le godet est fait comme il sera dit ci-dessous. En fonctionnement, la roue excavatrice tourne dans le sens indiqué par la flèche sur la fig. 1 afin de tailler en montant dans le banc de matière. Les dents et le bord avant du godet 14 taillent dans la matière en la faisant pénétrer dans ce godet.
Quand les godets con- tinuent à tourner en allant vers le haut de la roue, leurs fonds ouverts sont maintenus fermés par un tampon maintenant la charge dans les godets jusqu'à ce qu'ils soient montés jusqu'à un point désiré. Lorsque les godets sont montés jusqu'au bord supérieur du tampon 16, la matière qui s'y trouve tombe par gravité sur une plaque inclinée 18 qui l'envoie sur un rouleau 20 à ailette inclinée qui fait passer cette matière de la plaque 18 sur un transporteur 22, lequel l'emmène jusqu'en un endroit désiré.
Chacun des godets 14 pris individuellement, c'est-à-dire indé- pendamment de la roue, consiste en un godet à trois parois, de préférence venu de fonderie en une seule pièce, comportant des parois latérales 24 et une paroie arrière 26 réunissant les parois latérales. Ces dernières vues en élévation ont la forme générale d'un bec ou celle de la moitié d'un croissant, et la paroi arrière 26 est en forme d'arc pour se conformer aux bords périphériques extérieurs des parois latérales. Les godets sont montés sur la roue avec leurs extrémités étroites ou généralement pointues en sail- lie à l'intérieur de la roue et leurs extrémités larges ou ouvertes s'éten- dant radialement au-delà du pourtour de la roue.
Chacun des godets est fixé sur la roue, de préférence en soudant des parties des parois latérales sur les jantes de la roue et en soudant l'extrémité étroite ou pointue du godet sur une tige 28 fixée transversalement sur la roue. Sur son bord avant ou extrémité large, le godet est évasé pour former ouverture d'entrée et les dents 15 sont fixées sur le bord avant du godet pour tailler dans ,la matière et la briser.
Suivant l'invention, on peut adopter le type de godet ordinaire mais, comme on le voit sur les figs. 2 à 4, il est prévu dans la paroi arriè- re 26, du godet une ouverture 32.fermée par une surface 32,flexible et suscep- tible de se déplacer par rapport à la paroi arrière du godet. L'ouverture 30 peut avoir toute dimension désirée, mais de préférence cette dimension correspond à 75% environ de la surface de la partie arrière. Bien que l'on ait représenté l'ouverture 30 comme n'étant ménagée que dans la paroi arrière du godet, ce qui est préférable,, on comprenöra d'après ce qui suit que cette ouverture peut s'étendre dans les parois latérales si on le désire.
En conséquence, on voit que le godet de l'invention est métallique et qu'une partie au moins de sa face arrière est constituée par une surface flexible et mobile.
Comme on l'a dit brièvement ci-dessus, la surface 32 peut être faite de différentes façons; par exemple elle peut consister en une feuille d'une matière flexible,un tamis en acier, une toile métalliques etc., mais
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on a représenté sur les figs. 2 et 3 une forme préférable constituée par des chaînes longitudinales reliées transversalement. Comme on le voit, cette surface comporte de préférence plusieurs chaînes longitudinales 34, réunies en direction transversale par des maillons supplémentaires 36 de manière à former un treillis de chaînes de forme générale rectangulaire.
Pour fixer ce treillis sur le godet dans l'ouverture 30, des consoles en U
38 parallèles et espacées sont fixées sur les godets à chacune des extrémi- tés de l'ouverture avec la partie courbe de l'11 à distance du bord de l'ou- verture. Les branches de chaque console entourent les surfaces opposées de la paroi du godet et y sont fixées, par exemple par soudure. Les coudes des ? comportent des pattes articulées servant à recevoir une bro- che ou tige 40 à chacune des extrémités de l'ouverture 30. Les maillons d'extrémité de chacune des chaînes sont introduitsentre les consoles
38 et on fait passer les tiges 40 dans les consoles et les maillons de façon à fixer ainsi le treillis de chaîne sur le godet dans l'ouverture
30.
Si on le désire, on peut fixer les tiges 40 sur les consoles respec- tives, par exemple par soudure. De plus, les tiges 40 peuvent être placées dans l'alignement de la paroi arrière du godet ou dans le même plan qu' elle afin d'empêcher la dissociation de ces tiges. De même, si on le dési- re, l'ensemble constitué par le treillis, les consoles et les tiges peut être fait séparément, puis fixé en bloc sur le godet. Le treillis n'est pas fixé sur le godet le long des côtés de l'ouverture 30, de sorte qu'il est libre de se déplacer suivant la commande de la loue.
En fonctionnement, le treillis de chaînes forme évent permet- tant l'évacuation de fluides et empêchant qu'il se produise un vide ou une succion dans les godets. De plus, le treillis peut se déplacer so us l'ac- tion de la pesanteur lorsque la roue tourne et il est également soumis aux vibrations de la roue pour effectuer la décharge des matières contenues dans les godets et empêcher l'accumulation de matières sur les surfaces des godets. Etant donné que la surface du treillis reste propre, les sur- faces des parois latérales et la partie avant de la paroi arrière de cha- que godet se nettoient automatiquement du fait que, lors de la pénétration du godet dans le sol, la petite quantité de matière qui peut s'être accumu- lée sur ces surfaces est poussée dans la partie en treillis du godet.
Du fait que le treillis constitué par les chaînes est relativement fin, les go- dets conviennent pour l'excavation de matières meubles, telles que du sable ou du gravier, sans craindre d'excavation inefficace due à une perte de matières à travers le treillis.
Lorsque les godets pénètrent dans la terre et se montent, ils doivent supporter une charge sensible, de sorte qu'il est préférable de ren- forcer le treillis pour réduire ou empêcher une rupture possible du treillis et augmenter sa durée utile. Dans ce but, il est prévu une barre de renfor- cement 42 montée entre les membrures de la roue 10, sur l'ouverture 30, en travers de l'arriéra du godet et portant contre lui pour empêcher.l'allonge- ment du treillis. Bien que l'on n'ait représenté qu'une barre par godet, on comprend que l'on peut utiliser, si on le désire, plusieurs éléments de renforcement.
Pour des variantes de l'invention, la structure de base ci-des- sus décrite est préférable, sans que cela soit nécessaire, et seul le treil- lis 34 est remplacé. Par exemple, on a représenté sur la fig. 4 une variante dans laquelle la construction est la même que celle décrite, sauf que le treillis ci-dessus est remplacé par une feuilie 50 de caoutchouc ou matière analogue. A ses extrémités opposées, la faille 50 est eutaillée pour for- mer des parties de charnières 52 espacées passant entre des consoles en U voisines ,, de manière à y passer la breche 40.
De préférence, des manchons métalliques 54 sont placés dans les parties 52 de la feuille 50, de préféren- ce par moulage dans celles-ci, de manière à recevoir et guider les tiges 40 La feuille 50 peut être faite de toute façon courante et elle peut comporter des éléments de renforcement métalliques ou en tissu.
En service, la feuille présente les mêmes avantages et les
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mêmes caractéristiques de fonctionnement que le treillis de chaînes., sauf qu'elle réassure pas aussi facilement l'écoulement des liquides et la sup- pression de la succion. Toutefoisle jeu prévu sur les côtés de la feuil- le constitue normalement un évent approprié.
Diaprés ce qui précède, on voit que les godets selon l'invention de roues excavatrices:se nettoient automatiquement et assurent une utilisa- tion efficace de l'excavateur.
Bien que l'on ait décrit les formes de l'invention jugées les meilleures,il est évident qu'on peut y apporter différentes modifications sans pour cela sortir du cadre de l'invention.