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La présente invention a pour objet une boîte métallique compre- nant une paroi cylindrique, un fond et un couvercle fermant tous deux her- métquement., un repli circulaire à double pli étant formé dans la partie supérieure de ladite paroi et appliqué contre cette paroi, et au moins une incision circulaire étant pratiquée dans la région de ce repli, au-dessous de son pli supérieur de sorte que, après avoir été ouverte par sectionne- ment., la boite ne présente aucun bord dangereux excluant sa réutilisation.
Des boites construites sur ce principe ont été décrites, par exemple, dans les brevets des Etats-Unis d'Amérique Nos. 1.615.930 et
1.764.883. Pour former le manteau cylindrique , on part d'un flanc décou- pé dans de la tôle d'acier et dans lequel le repli encore à l'état étendu est formé par deux opérations de pliage successives. On roule ensuite la tôle de façon à former un cylindre creux et on relie l'un à l'autre ses bords longitudinaux adjacents l'un à l'autre par sertissage et de manière à former un raccord longitudinal. La principale difficulté consiste dans l'exécution de la liaison des extrémités du repli dans la région du raccord longitudinal.
La triple épaisseur de matière que présente le repli exclut une opération de roulage les unes dans les autres des extrémités du repli et a pour conséquence que le raccord longitudinal doit être interrompu au voisinage des extrémités bout à bout du repli. Dans les deux brevets des Etats-Unis d'Amérique cités ci-dessus, on recommande d'étager les trois couches du repli les unes par rapport aux autres en donnant une forme correspondante au flanc de tôlé découpé, de manière que les extrémités du repli chevauchent sans surépaisseur. Finalement, les extrémités du repli ainsi imbriquées les unes dans les autres sont encore soudées les unes aux autres.
Ces propositions n'ont pas été exploitées à grande échelle pour les raisons suivantes : a) Le procédé est relativement compliqué et par conséquent coûteux. b) La nécessité d'une soudure peut avoir des conséquences dangereuses pour le contenu de-la boite. c) Même lors.que le soudage est effectué avec soin, il n'est pas toujours possible d'éviter des défauts d'étanchéité au voisinage des extrémités de forme compliquée du repli, ces défauts ayant pour conséquence d'exposer le contenu de la boite à se gâter. d) On est obligé de faire la boite en une tôle d'acier sur laquelle la soudure à l'étain prend. Au cas où la boite est conservée de fa- çon non compétente, cela peut cependant facilement avoir pour conséquence des dégâts dûs à la rouille.
Dans la boite selon l'invention,ces inconvénients sont exclus.
Selon l'invention cela est obtenu du fait que le manteau de la boîte est constitué par un tube de métal léger ininterrompu sur toute la périphérie et de préférence obtenu par emboutissage. Contrairement aux boites connues du genre décrit ci-dessus, la boîte selon l'invention ne présente par conséquent pas de raccord longitudinal croisant le repli et elle est faite de métal léger, cette matière permettant la formation du repli circulaire sur l'ébauche de manteau en forme de tuyau.
L'absence de raccord longitudinal présente de plus encore l'avantage que le fond ou le couvercle ou les deux peuvent plus facilement être mis en place sur le manteau tubulaire et que le problème de l'étanchéité aux raccords entre le manteau et le fond respectivement entre le manteau et le couvercle est plus facile à résoudre.
L'invention a en outre pour objet un procédé pour la fabrication de la boite spécifiée ci-dessus. Ce procédé est caractérisé en ce
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qu'on forme une gorge circulaire, de préférence par bordage, dans une ébauche de manteau de boîte de forme cylindrique, en ce qu'on rétrécit cette gorge de manière à former un repli, et en ce qu'on applique ce repli contre la paroi de ladite ébauche, de manière à obtenir un repli à double pli, et en ce qu'on pratique au moins une incision parallèle au repli, dans la région de celui-ci et avant ou après l'aboir rabattu contre la paroi.
Le dessin annexé représente, à titre d'exemple non limitatif, plusieurs formes d'exécution de la boite métallique et illustre plusieurs mises en oeuvre du procédé objets de l'invention, les parties correspondantes des divers exemples étant désignées par de mêmes signes de référence.
Les figures 1, 2, 3 et 4 représentent quatre phases successives de la fabrication de la première forme d'exécution.
La figure 5 est une vue en coupe correspondant aux précédentes, représentant une phase suivante de la fabrication.
La figure 6 est une vue en coupe selon 6-6 de la figure 5.
La figure 7 est une vue latérale de la partie représentée en coupe aux figs. 5 et 6.
Les figures 8, 9, 10 et 11 sont des vues en coupe correspondant à celles des figs. 1 à 4 mais se rapportant aux quatre dernières phases de fabrication de cette même forme d'exécutions la boite terminée étant représentée à la fig. 11.
La figure 12 est une vue partielle en coupe de la seconde forme d'exécution.
La figure 13 est une vue analogue à la fig. 12 de la troisième forme d'exécution.
La figure 14 est une vue latérale de la boite représentée à la fig. 13.
La figure 15 est une vue en coupe, selon 15-15 de la fig. 16 et correspondant à celles des figs. 12 et 13, d'une partie d'une quatrième forme d'exécution; et la figure 16 est une vue latérale de la partie représentée en coupe à la figure 15.
Pour la fabrication de la boite, on part d'une ébauche telle, par exemple que celle représentée à la fig. 1. On admettra que l'ébauche 1 en forme de gobelet a été obtenue par emboutissage, à partir d'une feuille d'un alliage d'aluminium, de sorte que cette ébauche comprend une partie cylindrique 1 et un fond 2. Son bord libre 3 est représenté après rognage à la dimension désirée.
Comme le montre la fig. 2, on forme ensuite dans cette ébauche, de préférence par bordage de l'ébauche tournante et au moyen de galets, une gorge annulaire 4 à proximité du bord libre 3. Après cela, et au moyen d'outils formés de façon correspondante et en faisant tourner l'ébauche on donne à la gorge 4 une forme dissymétrique, comme représenté à la figure 3.
Le profil 5 de la gorge se compose alors d'un court flanc très incliné 6 et d'un flanc plus long et peu incliné 7 par rapport à la paroi de l'ébauche 1.
Au-dessus de la gorge 5, on pratique alors, du côté intérieur de l'ébauche, deux incisions circulaires et parallèles 8, 9, comme indiqué à la fig. 4.
Entre ces incisions s'étend une bande de tôle 11 qui, ainsi qu'on le verra plus loin, sert de bande de déchirage. Toutes les opérations décrites jusqu'ici sont exécutées sur la machine à rog ner.
On découpe ensuite, entre les incisions 8 et 9 et perpendiculairement à celles-ci une fente 10 et on soulève légèrement la bande de tôle 11, d'un des côtés de la fente, comme indiqué en 12. Il se forme ainsi
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un étroit intervalle 13 pour l'introduction d'une languette métallique de déchirage 14. Une partie 15 de cette languette est fixée sur la face inté- rieure de la boite au moyen de points de soudure 19 et 20 et au côté 16, tandis que la partie 17 qui fait saillie hors de la botte repose librement sur le côté 18 de la boite et est seulement légèrement fixée en 21, par un point de soudure. Pour assurer une fermeture hermétique de la boite, on bouche de préférence l'ouverture 13 avec une matière plastique d'étanchéité.
Après avoir exécuté les opérations précédentes, on rétrécit la gorge 5 de manière à la transformer en un repli qu'on applique contre la fa- ce intérieure de l'ébauche, comme représenté aux figs. 8 et 9. Dans ce but, on applique l'un contre l'autre les deux flancs 6 et 7, au moyen d'une pres- se, de manière à former un repli incliné 22 présentant une extrémité de rac- cordement 23. Après que le repli 22 a été rabattu (fig. 9), son extrémité
23 se trouve un peu en-dessus de l'incision 9, ce qui présente l'avantage que, après enlèvement de la bande de déchirage 11, la boite ne présente pas de bord tranchant excluant sa réutilisation. Au-dessous du repli, on forme encore, par pressage, bordage ou par une opération analogue, un petit bourrelet saillant vers l'extérieur.
Après avoir enlevé le fond 2 de l'ébauche par découpage, on rabat les bords supérieur 25 et inférieur 26 de manière à former des petites collerettes ou rebords extérieurs (fig. 10). Finalement, on met en place le fond proprement dit 27 et on sertit et on presse son bord avec la collerette 26. Après remplissage de la boite, le couvercle 29 est mis en place et fixé de la même façon. Dans la boite terminée, l'incisipn 8 se trouve au même niveau que le bord inférieur 30 du sertissage du couvercle. Le but du bourrelet 28 dirigé vers l'intérieur sera expliqué plus loin. Dans sa partie médiane, la boite peut être munie de plusieurs gorges circulaires parallèles les unes aux autres et destinées à augmenter sa résistance mécanique. De préférence, ces gorges sont formées au cours de la phase de fabrication illustrée par la figure 10.
Pour ouvrir la boîte, on saisit la partie 17 de la languette 14, par exemple avec une clef de boite de conserve et on sépare la bande de déchirage du reste de la boite. Cela se fait facilement parce que, aux incisions, l'épaisseur de la tôle est encore faible. Après enlèvement complet de la bande 11, le couvercle est libre et le contenu de la boite est accessible. Grâce au fait que le diamètre extérieur de la partie inférieure du couvercle correspond au diamètre intérieur de la boite dans la région du repli 22, il est possible de refermer la boîte après usage. Grâce à l'absence d'un raccord longitudinal plié, cette fermeture est pratiquement hermétique. Naturellement, après qu'elle a été ouverte une première fois, la boite est un peu plus courte.
La disposition particulière des incisions 8 et 9 décrites ci-dessus exclut pratiquement la possibilité de se blesser les doigts.
La deuxième forme d'exécution représentée à la fig. 12 ne présente qu'une seule incision circulaire 9', pratiquée du côté extérieur.
Pour ouvrir la boite, on la sectionne dans l'incision 9', par rayage au moyen d'un outil 31. Dans cette forme d'exécution également, le couvercle peut être réutilisé aussi souvent qu'on le désire, sans danger pour l'usager puisque, comme dans la première forme d'exécution, le sectionnement se fait au-dessous de l'extrémité 23 du repli couché 22.
Dans la forme d'exécution selon les figs. 13 et 14, une incision circulaire unique 9" est pratiquée et un fil de déchirage 32 est disposé dans la région de cette incision, dans le repli couché 22'. Le fil 32 passe à travers une ouverture 33 du manteau et est muni, à son extrémité située à l'extérieur de la boite, d'un anneau 34. Pour empêcher la pénétra- tion de gaz, des moyens étanches sont disposés à l'endroit de pénétration du fil 32. Pour l'ouverture de cette troisième forme d'exécution, il suffit
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de tirer sur l'anneau 34 pour que le fil 32 déchire la matière du manteau à l'endroit de l'incision 9n, sectionnant ainsi le manteau à l'endroit de cette incision.
Finalement, une autre forme d'exécution encore est représentée aux figs. 15 et 16. Dans cette forme d'exécution également, le côté inté- rieur du manteau 1 présente deux incisions 8 et 9 taillées ou pressées dans ce manteau. La conformation du couvercle 29 et du repli à double pli 22 de même que la disposition des incisions 8 et 9 sont identiques à celles de la première forme d'exécution. Cependant, la languette soudée à la bande de déchirage 11 est complétée par la disposition suivante : du côté extérieur de la boite est pratiquée une incision 35 qui entoure une languette 36et dont une des extrémités 38 se trouve au niveau de l'incision intérieure 8 tandis que son autre extrémité 39 se trouve dans la région- de l'incision 9.
A l'extrémité de la languette 36, c'est-à-dire dans-la partie médiane de la bande de déchirage 11, l'incision 35 est élargie en 37 de manière à former un endroit de perforation susceptible d'être percé, par exemple au moyen de l'extrémité 41 meulée en forme de tournevis d'une clef de boite de conserve 40. Du côté extérieur de la boite, seuls l'incision en forme de languette 36 et l'endroit de perçage 37 sont visibles. Après qu'on a enfoncé l'outil à l'endroit 37, on peut facilement relever la languette 36 et introduire son extrémité dans une fente 42 de la clef de boite de conserve, après quoi on peut facilement enrouler la languette 36 et la bande 11 autour de cette clef.
Cette forme d'exécution est particulièrement avantageuse parce qu'elle ferme de façon absolument étanche et parce qu'elle est très simple.
Naturellement les incisions 8 et 9 pourraient aussi se trouver sur la face extérieure du manteau et les extrémités 38 et 39 de l'incision 35 se raccorderaient alors directement aux incisions 8 et 9.
Dans des variantes, le fond de la boîte pourrait être non pas rapporté, mais venu d'une pièce avec son manteau. De plus, il est également possible d'obtenir l'ébauche autrement que par emboutissage, par exemple par filage.
L'invention n'est pas limitée aux exemples particuliers décrits, elle embrasse au contraire toutes les formes d'exécution et toutes les variantes.
REVENDICATIONS.
1) Boite métallique comprenant une paroi cylindrique, un fond et un couvercle, fermant tous deux hermétiquement, un repli annulaire à double pli étant formé dans la. partie supérieure de ladite paroi et appliqué contre cette paroi, et au moins une incision circulaire étant pratiquée dans la région de ce repli, au-dessous de son pli supérieur, de sorte que, après avoir été ouverte par sectionnement, la boite ne présente aucun bord dangereux excluant sa réutilisation, boîte caractérisée en ce que son manteau est constitué par un tube- de métal léger ininterrompu sur toute la périphérie et de préférence obtenu par emboutissage.