BE530363A - - Google Patents

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BE530363A
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    • FMECHANICAL ENGINEERING; LIGHTING; HEATING; WEAPONS; BLASTING
    • F28HEAT EXCHANGE IN GENERAL
    • F28DHEAT-EXCHANGE APPARATUS, NOT PROVIDED FOR IN ANOTHER SUBCLASS, IN WHICH THE HEAT-EXCHANGE MEDIA DO NOT COME INTO DIRECT CONTACT
    • F28D7/00Heat-exchange apparatus having stationary tubular conduit assemblies for both heat-exchange media, the media being in contact with different sides of a conduit wall

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  • General Engineering & Computer Science (AREA)
  • Vaporization, Distillation, Condensation, Sublimation, And Cold Traps (AREA)

Description


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   Il y a parfois intérêt à condenser une vapeur en la faisant pas- ser directement à la forme solide. Ainsi, l'anhydride phtalique est d'or- dinaire obtenu sous forme de vapeur, et quitte le récipient où a lieu la ré- action, mélangéà d'autres gaz; on cherche donc à le récupérer dans ce mélan- ge, en le condensant sous la forme solide. 



   Dans les appareils utilisés jusqu'à ce jour, le gaz destiné   à   être condensé passait le long de tubes parcourus intérieurement par un fluide éfrigêrant. Les auteurs de la présente invention ont reconnu que la conden- sation s'effectue bien mieux si le passage du gaz a lieu en direction trans-   versale   par rapport aux tubes réfrigérants. 



   Pour obtenir le maximum de condensation, il convient de faire pas- ser le gaz par des intervalles très étroits laissés entre les tubes; toutefois, dans la réalisation de l'appareil, on a été considérablement gêné par les mor- ceaux du corps solidifié formé, lesquels bloquaient ces intervalles. La dif- ficulté la plus grande se présente quand ces morceaux interceptent complète- ment les passages, empêchant l'écoulement du gaz ou engendrant une très for- te contre-pression. 



   Selon la présente invention, les tubes parcourus par le fluide réfrigérant sont établis transversalement par rapport à la direction suivie par la vapeur, à l'intérieur d'un récipient qui comporte une entrée pour la vapeur à l'une de ses extrémités, et une sortie pour le gaz non condensé, à l'autre extrémité. Dans chaque rangée des tubes, ceux-ci sont séparés les uns des autres par d'étroits intervalles que la vapeur peut traverser, et ils sont disposés de façon à laisser dans chaque   rangée  au   moins un passage libre de section plus grande que celle des intervalles étroits en question. Par suite de l'exiguïté de ces intervalles, le gaz destiné à être condensé entre chaque fois en contact avec une surface réfrigérante, ou bien il s'écoule tout près d'elles il obstrue dare les intervalles, à mesure qu'il se condense.

   Les passages précités sont   destinés   à permettre à l'écoulement de se poursuivre, malgré cette obstruction. Ils ne doivent pas être alignés dans la direction suivie par 1'écoulement, pour que les gaz n'aient pas tendance à en traverser toute la file, au lieu de passer dans les intervalles ménagés entre les tubes. Ils sont au contraire disposés en gradins ou chicanes sur plusieurs rangées, afin que la vapeur ayant traversé un de ces passages soit obligée de prendre la direction transversale, entre les rangées, pour atteinare un passage de la rangée suivante. 



   L'invention sera facilement comprise à l'aide des dessins qui accompagnet la présente description, et dans lesquels:
La figure 1 est une vue schématique en plan d'un condenseur, laissant voir la disposition des tubes. 



   Les figures 2, 3 et 4 sont des vues en perspective de tubes de différentes formes. 



   La figure 5 est une vue de profil, partiellement arrachée, et montrant une des formes que peut prendre le condenseur. 



   La figure 6 est une coupe suivant la ligne VI-VI de la fig. 5. 



   La figure 7 est une coupe partielle suivant la ligne   VII-VII   de la   fig.   5. 



   La figure $ est une vue de profil, en partie arrachée, montrant une autre forme d'exécution du condenseur.. 



   La figure 9 est une coupe suivant la ligne IX-IX et
La figure 10 est une coupe suivant la ligne X-X de la fig. 8. 



   Selon la fig, 1. le condenseur comporte un récipient 3 de section 

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 rectangulaire, se terminant d'un côté par une pièce conique 6 qui sert d'entrée à la vapeur, et par une autre pièce conique 8 à l'autre extrémité, pour la sortie de vapeur. Les rangées de tubes 10 sont au nombre de douze interrompues par des vides ou passages libres. Les tubes sont disposés avec leurs axes situés transversalement, par rapport à la direction de l'écoulement de la vapeur. Dans chaque rangée, les tubes sont séparés les uns des autres par des intervalles étroits   40.   Dans les quatre premières rangées A, les passages 32 sont formés par suppression de quatre tubes situés, comme on le voit, aux deux extrémités opposées des rangées.

   Dans les quatre rangées suivantes B, les passages 34 sont formés par suppression de trois tubes. Dans les deux rangées suivantes C, les passages 36 sont formés par suppression de deux tubes; enfin, dans les deux dernières rangées D, les passages 38 sont formés par suppression d'un seul tube. 



   Pendant le fonctionnement de l'appareil, le gaz tend à suivre le trajet le plus court à travers le condenseur, c'est-à-dire, en fait   à   traverser les intervalles étroits   40.   Le gaz qui aura traversé le passage 32 de la première rangée de tubes tendra donc à traverser les intervalles de la seconde rangée, et ainsi de suite. A mesure que les intervalles 40 de la première rangée sont obstrués, la plus grande partie du fluide empruntera le passage 32 de cette rangée, et les intervalles 40 de la seconde rangée jusqu'à les obstruer, et ainsi de suite. Naturellement, il y aura toujours une légère fuite par le passage 32 de la première rangée, et les espaces 40 entre les tubes de la deuxième rangée commenceront à être obstrués pendant qu'un certain écoulement aura encore lieu à travers ceux de la première rangée.

   Mais on peut dire, en gros, que les rangées successives se bloqueront l'une après l'autre : il s'ensuivra que le flux de gaz à travers l'appareil, essentiellement rectiligne au début, passera après quelque temps d'abord de l'espace 32 de la première rangée à celui de ladeuxième rangée, et redeviendra rectiligne ensuite, en traversant les rangées suivantes ; peu après, il ira d'abord du passage de la deuxième rangée vers celui de la troisième rangée, et redeviendra rectiligne ensuite. Grâce à cette disposition, on arrive à obtenir une grande masse de matière solide condensée, sans provoquer de contre-pression trop élevée. 



   Il convient de prévoir, dans chaque rangée, le passage près de l'extrémité opposées à celle où se trouve celui de la rangée suivante, comme indiqué sur la figure. Le gaz s'écoulant d'une rangée de tubes à la suivante est ainsi obligé de passer entre les rangées à peu près sur toute leur longueur, Ou bien, le passage de la première rangée peut se trouver au   mi-   lieu, la deuxième rangée réservant un passage voisin de chacune de ses extrémités, et ainsi de suite. En fait, les passages pourraient aussi bien être formés entre le récipient 3 et les derniers tubes des rangées, ce qui ne serait cependant pas très rationnel, car la masse solide se formerait alors au contact des parois du récipient. 



   Les inventeurs sont d'avis que, dans la plupart des cas, l'intervalle entre les tubes ne devra pas dépasser 12   m/m   environ, à l'exception des passages précités, et qu'il faudra obturer de façon quelconque, par exemple par des bandes d'acier,-tout vide, dépassant cette valeur comm ceux qu'exigerait la construction même de l'appareil. 



   Il imnorte qu'aux abords de l'extrémité d'admission du conlenseur 'l'écoulement soit toujours entièrement libre; c'est pourquoi, en cet.droit, on a réservé des passages plus larges, comme en 32. A tout instant pendant l'opération, le volume de vapeur qui aura à être condensé et solidifié est plus faible vers l'extrémité de sortie du condenseur. Les passages pourront donc être plus étroits, à mesure qu'on approche de cette extrémité. La   fige   1 montre des passages de ce genre. 



   A l'extrémité du condenseur la plus éloignée de l'entrée, il a été reconnu judicieux de disposer une ou plusieurs rangées de tubes sans pas- 

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 sages libres. En effet, quand le gaz aura atteint la douzième rangée de tu-   base   la majeure partie de la vapeur aura été condensée, et ne tendra pas à obstruer les intervalles entre les tubes. Si l'on fait passer ce gaz par des rangées ininterrompues, sans videsles derniers restes de vapeur non con-   densés   seront précipités par 1'effet du refroidissement, et ces rangées de tu- bes continues jouent ainsi le rôle de filtres, pour éliminer toutes les par- ticules solides qui seraient en suspension dans le flux gazeux.

   La fig. 1 fait voir trois rangées E de ce genre, dépourvues de passages, à l'extrémité de sortie de 1'appareil     
On reconnaîtra que la forme exacte de celui-ci ne joue pas un grand rôle, tant que les surfaces réfrigérantes sont toutes proches les unes des autres,et tant que les Intervalle.- entre ces surf aces, tout en étant encombrés,  'laissent   quand'même passer le mélange gazeuxet ne créent pas de contre-pression. 



   Les axes des tubes pourront être disposés verticalement, horizon- talement ou selon tout angle voulu. 



   L'exiguïté des intervalles entre les tubes parcourus par le fluide réfrigérant facilite le transfert de chaleur vers ce fluide, quand la vapeur se condense; les inventeurs ont constaté qu'on peut accentuer ce transfert en augmentant la surface des tubes,par exemple, en les munissant desaillies ou d'ailettes. Ces éléments additionnels pourront être constitués par des plaques planes parallèles, perpendiculaires aux axes des tubes, comme indiqué en 30 sur la fige 2; ils peuvent aussi avoir la forme de surfaces hélicoïdales entourant les tubes, comme montré en 28 sur la fig. 3, ou encore être ondulés, comme représenté en 29 sur la fig. 4. 



   L'écoulement du gaz à travers l'appareil devra être rendu aussi turbulent que possible; à cet effet, on pourra disposer les ailettes, sur les tubes contigus d'une même rangée, de façon qu'elles se touchent, et que les intervalles entre les tubes soient ainsi subdivisés. Les tubes pourront aussi porter des nervures longitudilales, à condition que les nervures de deux tubes adjacents ne se touchent pas, empêchant ainsi le passage du fluide par les intervalles. Les nervures longitudinales de ce genre sont moins efficaces que les plaques parallèles telles que 30,et celles-ci sont elles-mêmes moins efficaces que les surfaces hélicoïdales telles que 28. 



   Une autre façon d'augmenter l'aire de la surface, et la turbulence du flux, con iste à entourer les tubes par un treillis métallique par exemple
Au lieu de former des passages libres dans les rangées de tubes, par suppression d'un ou de plusieurs de ces tubes, on pourra aussi disposer des ailettes ou des saillies sur un ou plusieurs tubes. 



   Selon le mode de construction du condenseur représenté sur les fi.g 5 à 7, la partie rectangulaire du récipient 3 se compose d'une série de sections 2 assemblées par boulons (non représentés) traversant les brides de chacune de ces sections. On n'aura donc qu'une seule de ces sections à retirer, en cas de réparation, sans provoquer de longs arrêts dans la marche de   l'appareil.\)   et on pourra la remplacer immédiatement par une section de rechangeo
Chaque section du corps de condenseur contient une rangée de tubes 10 qui comportent tous des nervures hélicoïdales 28.

   Dans chacune des sections, une moitié des tubes est reliée par leur extrémité supérieure à un collecteur 12 et l'autre moitié à un collecteur 13 A la partie inférieure   @@   l'appareil, tous les tubes débouchent dans un collecteur   14.   Le liquide réfrigérant est amené au collecteur 12 par un tuyau 20 et une tubulure 16, et descend le long des tubes qui s'y rattachent, pour arriver au collecteur 14 Depuis celui-ci, le fluide remonte vers le collecteur 13, à travers les autres tubes, puis il arrive dans un tuyau de sortie 22, en passant par une tubulure 18 Les canalisations 20 et 22 desservent toutes les rangées de tu- 

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 bes de toutes les sections. 



   Le liquide réfrigérant peut être amené et évacué aussi d'autre façon. On disposera, par exemple, les collecteurs longitudinalement, ces derniers reliant entre eux les tubes qui se correspondent dans les différentes rangées. Quoi qu'il en soit, les collecteurs devront, naturellement, être arrangés de manière à ne pas laisser de passage pour le gaz, entre eux et le corps du récipient. Ils-peuvent occuper toute position convenable, permettant de tirer le meilleur parti possible des propriétés réfrigérantes du fluide qui les traverse. Celui-ci pourra, par exemple, passer entre les rangées de tubes et dans l'ensemble de l'appareil comme dans un serpentin. 



  Non seulement les tubes de chaque rangée pourront être subdivisés en groupes, comme sur la fig. 6, mais encore les rangéeselles-mêmes pourront être réparties, par exemple, en groupes desservis par des circuits de chauffage et de réfrigération individuels. 



   Au lieu de disposer les sections 2 de manière à faire partie du récipient 3, on pourra encore avoir un récipient en une seule pièce, peroé d'ouvertures sur l'une de ses faces,et faire passer à travers ces ouvertures les différentes rangées de tubes, formant ainsi autant d'unités distinctes. 



  On fermera ensuite ces ouvertures par des couvercles boulonnés de manière étanche. 



   Quelle que soit la structure du récipient, il convient que son extrémité d'entrée 6 soit conique, pour que les gaz qui y pénètrent subissent une expansion et perdent de leur vitesse en abordant la première rangée de tubes: La pièce de sortie 8, également conique, mène à un conduit d'évacuation (non représenté) pour les gaz débarrassés de la vapeur condensée. En d'autres termes, le récipient sera, de préférence, rectangulaire et pyramidal à ses deux extrémités. 



   Bien entendu, la matière solide résultant de la condensation devra être extraite de temps en temps. Pour ce faire, il convient d'amener le corps à la fusion, et de l'éloigner sous forme liquide. A cette fin, on fera passer dans les tubes 10 un fluide chauffant, de température suffisamment élevée. Ce peut être de l'huile, qui resservira continuellement, en traversant alternativement le système réfrigérant et le système de chauffage, selon que l'appareil aura à refroidir ou à réchauffer le corps solide, ou bien on mettra successivement les tuyaux 20 et 22 en communication avec des systèmes circulatoires à fluide froid et chaud. 



   Pour faire fondre le corps solide résultant de la condensation, il faudra évidemment lui fournir la quantité de chaleur nécessaire. La matière qui aura adhéré aux saillies ou aux ailettes ne tardera pas à fondre, mais les produits qui se seront condensés sur la face intérieure de la paroi externe du récipient auront tendance à subsister tels qu'ils sont, et à ne pas fondre. C'est pour cette raison qu'il faudra éviter de former des espaces libres entre -les tubes extrêmes et la paroi du récipient, mais plutôt entre tubes adjacents. 



   La matière condensée puis fondue s'écoulera pas les intervalles restreints 40 entre les tubes, et s'accumulera au fond du récipient. On pourra l'en retirer par une tubulure 26 de son fond, pourvue d'un robinet (non représenté). Une partie de la matière condensée tombée au fond du récipient y formera une boue avec la matière solide qui aura fondu, et irait bloquer le robinet d'extraction;

   aussi convient-il de prévoir encore un serpentin hélicoïdal chauffant 24,disposé au fond du récipient, et passant entre les collecteurs 14
Dans le condenseur représenté sur les fig. 8 à 10, le récipient rectangulaire 3 est en une seule pièce avec un couvercle ouvert, et est établi en tôle d'acier mince, raidie par des nervures de renfort   42,   aussibien   autour--de son   comps   ,proprement   .dit -qu'autour de la   partie.d'entrée'   6;etdela par- 

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 tie de sortie 8. Ce récipient comporte autour de son ouverture une bride 44 sur laquelle repose un couvercle 46 fait d'une tôle mince 48 renforcée à sa périphérie par une bride 50 qui s'adapte à la bride correspondante 44 du ré- cipient 3, pour former un joint étanche au gaz.

   Le couvercle est renforcé par une nervure longitudinale 52, et par des nervures transversales 53; la nervure longitudinale est pourvue d'oreilles 54 pouvant être engagées, quand on veut enlever le couvercle, au moyen d'une grue ou d'un appareil de levage similaire. 



   Dans ce condenseur, tous les tubes et autres pièces associées sont portés par le couvercle et peuvent, par conséquent, être retirés en même temps que lui, en vue de la réparation par exemple. Comme on voit sur le dessin, il y a douze rangées de tubes 10, avec un passage alternativement ménagé à l'un et à l'autre bout de ces rangées, passage formé en enlevant un seul tube et en retirant du tube le plus voisin de   -La   paroi les ailettes hélicoïdales 28 qui le garnissent. Le passage ainsi formé est plus large que celui qui résulterait de 1'enlèvement pur et simple d'un tube. Dans les trois dernières rangées additionnelles de tubes E, à l'extrémité de sortie du condenseur, il n'existe pas de passages libres. 



   Le liquide réfrigérant est introduit par un tuyau relié à sept tubes Z de la dernière rangée, par l'intermédiaire d'une nourrice. Le fluide s'écoule vers le bas dans ces tubes, et est recueilli par un collecteur 58 qui le canalise vers les sept tubes restants Y de la même rangée; le fluide les remonte et est recueilli par le collecteur 60. Il est ensuite conduit par le tube de liaison 62 jusqu'à la rangée de tubes suivante, et poursuit sa course à travers le condenseur qu'il quitte par la tubulure   64.   Il parcourt ainsi toute la série des tubes du condenseur. Dans les rangées qui comportent des passages libres, les collecteurs supérieurs relient les tubes entre eux par groupes alternativement composés de six ou sept tubes. 



   Un serpentin chauffait 24 est disposé au fond du condenseur, pour aider à l'évacuation de la matière solide fondue. Le liquide chauffant qui le traverse y est introduit et en est extrait respectivement par les tubulures 66 et 68. Ce serpentin est fixé à l'ensemble des tubes, au fond du condenseur, comme on !la indiqué en   70;   il est ainsi maintenu en place et peut être enlevé du condenseur en même temps que l'ensemble des tubes. 



   Un autre serpentin 72 est prévu dans l'appareil pour empêcher que la matière solide, à nouveau transformée en vapeur pendant la période de fusion, vienne à se condenser à l'extrémité de sortie 8 du condenseur. Au lieu d'utiliser un serpentin de ce genre, on peut d'ailleurs chauffer par des moyens électriques l'extrémité même de sortie, ou bien établir-le cône 8 de manière que la partie de sa surface entourant la sortie soit maintenue à température voulue par l'action du fluide chaud passant dans les tubes. 



   La chaleur nécessaire pour réaliser la fusion ne représente, en fait, que ce qu'il faut pour chauffer le métal dont sont fabriqués les condenseurs. Ceux-ci doivent donc être bien calorifugés et de construction aussi légère que possible, pour posséder la capacité calorifique minimum. 



   Bien que, dans les condenseurs de ce genre, l'écoulement gazeux soit horizontal,rien n'empêche qu'il traverse en direction verticale un condenseur qui aurait son entrée au fond, et sa sortie au sommet, ou vice-versa. 



   L'appareil faisant l'objet de l'invention sert surtout à la condensation de l'anhydride phtalique. D'ordinaire, pour condenser ce gaz, on le fait passer par une succession de grandes chambres ou capacités, dans lesquelles il perd beaucoup de sa vitesse et sa chaleur, sa température s'abaissant jusqu'à celle qu'exige la précipitation de l'anhydride phtalique sous forme solide. Le nombre des chambres et leurs dimensions dépendent natureller.ient de   l'importance   de l'insta.llation; souvent, il y en a jusqu'à sept en une seule série. Pour favoriser la cristallisation,   il   convient de prévoir 

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 des surfaces   métalliques   dans le trajet des gaz, et ceci est communément ob- tenu en suspendant des treillis métalliques à l'intérieur de quelques-unes d' entre elles. 



   L'anhydride phtalique peut être obtenu par oxydation du naphta- lène ou de 1'orthoxylène; après la réaction, les gaz quittant le récipient contiennent un peu de vapeur d'eau qui se condense, elle aussi, quand la température du gaz tombe au-dessous du point de rosée de l'eau, c'est-à-dire 40 C. L'eau de condensation réagit avec l'anhydride phtalique pour donner de l'acide phtalique, lequel est très corrosif. Il faut donc que'l'une ou plusieurs des chambres soit construite en un matériau résistant à la corro- sion, d'ordinaire en acier inoxydable. L'extraction de l'acide phtalique hors des chambres ne va pas sans difficultés considérables. Autrefois, on la faisait à la nain. De plus, il y a un grand risque d'explosions dans les chambres de ce genre.

   Les condenseurs établis corme ceux qui ont été ci-des- sus décrits permettent d'éviter ces inconvénients.    



  En vue de la condensation de l'anhydride phtalique, il convient de munir les tubes d'ailettes ou de saillies; sans elles, I1 serait diffi-   clo de refroidir --a vapeur   suffisamment   pour obtenir la condensation. La surface étant ainsi augmentée, on réalise une condensation a peu près com-   plète,   en comparaison de celle, très incomplète, qu'on obtient par le pro- cédé d'écoulement axial dans des tubes-réfrigérants, et qui peut n'attein- dre que 60 % de la   vapeur.   



   Dans la partie ar condenseur non occupée par les   ¯tubes, la   tem-   pérature   doit être assez basse pour entraîner la   condensation   de 1'auhydride   phtalique,   et être inférieure à son point de fusion, qui est de 130,80C; el- le doit aussi être supérieure au point de rosée de la vapeur d'eau dans le flum gazeux, de manière qu'il y ait le moins possible d'eau de condensation. 



  Thécriquetent, cn devrait chercher   8. opérer   bien au-dessus du point   (le   rosée, peur   éviter   toute condensation en eau ; mais les inventeurs estiment que ce.ci'est   pratiquement   impossible, et   qu'il y   aura toujours un peu   d'eau,   condensée. 



  Les   inventeurs   ont également constaté que quand la température   s'élève,   1'an- hydride phtalique s'hydrate plus rapidement, et   forme   une plus grande quanti- té d'acide   phtalique.   En outre, plus la température est élevée, et plus hau- te est la tension de vapeur de l'anhydride phtalique. Pour ces motifs, on doit régler la température et la vitesse d'écoulement du fluide de refroi- dissement de manière que le gaz non condensé abandonnant le condenseur, soit . une température située entre 40 et 90 C. la température convenant le mieux      l'équilibre des différents facteurs étant ce 60 C environ. 



   L'acide phtalique se décompose rapidement à 185 C, et repasse à l'état   d'anhydride   et de vapeur d'eau. La température de fusion devra donc être tenue au-dessus de   185 C,   et de préférence fixée à   200 G   environ. Pour extraire du condenseur   l'anhydride   phtalique, on chauffera les tubes à la va- peur sous haute pression, ou à l'huile chaude. L'acide phtalique est très   corrosif;   il attaque la plupart (les métaux, sauf l'acier inoxydable, qui ré-   siste   bien et cui constitue le matériau de construction choisi par les inven-   teurs .    



   Dans une installation   où   des vapeurs d'anhydride phtalique ou une autre vapeur est produite continuellement, il est nécessaire de prévoir plus d'un condenseur, afin qu'il y en ait toujours un de disponible pour la conden- sation, pendant que dans l'autre a lieu la fusion. A cet ensemble de deux condenseurs, de dimensions assez importantes pour pouvoir traiter tout le vo- .il,ne de gaz provenant du récipient de réaction, les inventeurs préfèrent ce- pendant utiliser plusieurs condenseurs raccordés en parallèle, et dont un plus grand nombre sera refroidi, à un moment donné, et fonctionnera par conséquent comme condenseurs, qu'il y en aura de réchauffés, et agissant, par conséquent corme   appareils   de fusion pour le corps solide condensé.

   Le chiffre de huit semble être celui qui convient le mieux, dont cinq travaillant à la condensa- 

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 tion et trois à la fusion, mais, bien entendu, il peut aussi être choisi dif- férent. Le processus de fusion étant plus rapide que celui de condensation, l'installation pourra travailler à peu près en continu alors que, s'il n'y avait que deux grands condenseurs, l'un d'eux serait hors service pendant une bonne partie du temps de fonctionnement de l'installation. Un autre a- vantage résultant de l'emploi de petits condenseurs est que les dilatations et les contractions dues aux échauffements et aux refroidissements successifs de l'appareil sont moins sensibles. 



   A titre d'exemple, on peut indiquer que des gaz obtenus par oxy- dation du naphtalene par l'air, en présence d'un catalyseur, ont été intro- duits à la température de 192 C dans un condenseur tel que celui montré dans les   fig. 8   à 10. Leur vitesse d'écoulement à travers le condenseur était d' environ   0,3     m/sec.   On a fait passer de l'huile dans la dernière rangée E de tubes, à la température de 40 C, cette huile circulant successivement dans toutes les rangées, c'est-à-dire à contre-courant par rapport à l'écoulement du gaz. Le débit de l'huile a été réglé de manière que la température des gaz non condensés soit de 50 C à leur départ du condenseur.

   Au début, la chute de pression à travers le condenseur ne dépassait pas   2,5   m/m de mercu- re, mais après trois heures et demie d'écoulement, elle a atteint 5 cm envi- ron. A la fin de cette période du processus, on a arrêté l'écoulement de l'huile, et cette huile froide a été remplacée par de l'huile chaude, à en- viron 200 C. Cette huile a circulé   pendant   40 minutes environ, l'anhydride phtalique sortant du condenseur à mesure qu'il fondait. On a obtenu ainsi une quantité d'anhydride phtalique de 250 Kg. par m3 de capacité du récipient condenseur. 



   REVENDICATIONS. 



   1./ Condenseur destiné à condenser sous forme solide de la vapeur en circulation, caractérisé en ce qu'il comporte des tubes pour un fluide   réfri-   gérant, disposés, en rangées transversales par rapport à la direction de la circulation de la vapeur, dans un récipient présentant, à l'une de ses extrémités, une entrée pour la vapeur et, à l'autre extrémité, une sortie, dans chaque rangée, les tubes étant séparés les uns des autres par des intervalles étroits que la vapeur traverse, au moins un passage libre plus large que lesdits intervalles étant ménagé pour laisser passer la vapeur quand lesdits in-   tervalles   sont obstrués par la matière solidifiée par condensation,

   et lesdits passages des rangées successives étant disposés en gradins ou chicanes pour obliger la vapeur traversant l'un d'eux à circuler transversalement entre les rangées, avant d'atteindre un passage libre de la rangée suivante.

Claims (1)

  1. 2. / Condenseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que chaque rangée ne comporte qu'un seul passage libre et que, dans les rangées successives, les passages libres se trouvent aux extrémités opposées'de ces dernières.
    3. / Condenseur selon la revendication 2, caractérisé en ce que chaque passage libre est séparé de la paroi du récipient par un seul tube.
    4./ Condenseur selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que les tubes comportent extérieurement des ailettes ou saillies.
    5./ Condenseur selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que la largeur des passages libres décroit depuis l'entrée jusqu'à la sortie du récipient.
    6./ Condenseur selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il comporte, à l'extrémité de sortie du récipient, au ,oins une rangée supplémentaire de tubes, sans passage libre. <Desc/Clms Page number 8>
    7./ Condenseur selon l'une ou l'autre des revendications précédentes caractérisé en ce que les tubes des différentes rangées sont reliés des coi- lecteurs ou analogues permettant l'amenée et l'évacuation d'un fluide réfrigé- rant.
    8./ Condenseur selon la revendication 7, caractérisé en ce que les tu- bes des différentes rangées sont séparés en deux groupes, les tubes d'un de ces groupes étant reliés, à l'une de leurs extrémités, à un collecteur d'ame- née et, à l'autre extrémité, à un collecteur dirigeant le fluide vers les ex- trénités correspondantes des tubes de l'autre groupe, et les tubes de ce der- nier étant reliés à un collecteur d'évacuation, à leurs extrémités correspon- dant au collecteur d'amenée.
    9. / Condenseur selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce qu'il est constitué de plusieurs sections comportant chacu- ne une rangée de tubes, susceptible d'être retirée et remplacée en bloc.
    10./ Condenseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que le ré- cipient est ouvert au sommet et comporte un couvercle supportant l'ensemble des tubes et des autres éléments constitutifs du condenseur dont question.
    Il./ Condenseur selon l'une ou l'autre des revendications précédentes,, caractérisé en ce qu'il comporte, en son fond, un serpentin de chauffage desti- né à permettre 1'enlèvement par fusion de la matière solidifiée par condensa- tion.
    12./ Condenseur selon l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que le récipient est de forme rectangulaire à extrémités py- ramidales, coniques ou analogues.
    13./ Condenseur selon la revendication 1, caractérisé en ce que les ran- gées de tubes sont en substance disposées comme représenté schématiquement dans la fig, 1 des dessins annexés.
    14./ Condenseur destiné à condenser sous forme solide de la vapeur en circulation, comportant essentiellement les caractéristiques reprises dans les revendications 1 à 13, considérées isolément ou selon leurs diverses combinai- sons possibles.
    15./ Condenseur destinécondenser sous forme solide de la vapeur en circulation, tel que décrit en substance ci-avant et représenté schématique- ment aux dessins annexés.
    16./ Procédé de condensation sous forme solide de l'anhydride phtali- que, en partant de la phase gazeuse, au moyen d'un condenseur conforme à l'une ou l'autre des revendications précédentes, caractérisé en ce que la tempéra- ture du gaz non condensé sortant du condenseur est maintenue entre 40 et 90 C 17./ Procédé selon la revendication 16, caractérisé en ce que l'anhydri- de phtalique condensé est enlevé par fusion à une température supérieure à 185 C 18./ Procédé selon la revendication 16 ou 17, et appliqué à la conden- sation de l'anhydride phtalique produit de façon continue, caractérisé en ce que plusieurs condenseurs sont mis en oeuvre, et qu'à tout moment, au moins un de ceux-ci reçoit un fluide chaud pour faire fondre la matière solide de condensation, tandis que les condenseurs restants,
    en nombre plus grand, re- çoivent un fluide froid pour condenser la vapeur qui leur est amenée. en annexe 6 dessins.
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