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La présente invention concerne un embrayage de lancement pour systèmes de commande élëctrique à moteur à induit en court-circuit et pour vitesses de rotation comprises entre 1. 000 et 1.500 tours par minute, systèmes dans lesquels un élément d'embrayage est constitué par un tambour de friction contre la paroi intérieure duquel viennent s'appliquer, sous l'effet de la force centrifuge, des segments d'embrayage solidaires du dis- que d'embrayage, en assurant 1'entraînement par friction du disque d'em- brayage récepteur.
Dans les embrayages connus de ce genre, les segments d'em- brayage, ainsi que les ressorts qui s'opposent à la force centrifuge, sont montés sur des pivots d'articulation. Ces derniers doivent être lubrifiés, afin d'éviter une usure rapide or, le lubrifiant parvient jusqu'aux surfa- ces de frottement, de sorte qu'il convient de tenir compte de cette circon- stance et supposer un faible coefficient de frottement. Par conséquent, le couple à transmettre exige des pressions d'application très élevées, et donc des tambours de frein relativement lourds. En raison de la disposition asymétrique des segments de frein, due au montage à l'aide de pivots d'ar- ticulation, les embrayages de ce type se comportent d'une manière inégale pour les deux sens de rotation.
Dans un brevet antérieur, on a déjà proposé de réunir chaque segment de frein d'embrayage à un moyeu d'embrayage à l'aide d'un élément élastique dans le sens de la rotation et flexible, en caoutchouc par exemple, d'une forme symétrique par rapport à un axe de rotation.
La présente invention vise également à éliminer les articulations grâce à l'emploi d'organes de liaison élastiques et à utiliser des segments de friction symétriques par rapport à un plan médian axial, ces segments étant fixés à intervalles angulaires réguliers au disque d'embrayage moteur, à l'aide de ressorts en caoutchouc. L'invention consiste 'en ce que tous les segments de friction sont réunis au disque d'embrayage moteur par un seul organe annulaire commun en caoutchouc.
L'avantage de cette disposition réside dans la faible largeur de la surface de frottement du tambour et dans la quantité de caoutchouc relativement réduite qu'elle exige.
Selon une autre caractéristique de l'invention, les segments de friction sont guidés par rapport au disque d'embrayage moteur à l'aide de découpages ou de nervures.
Le corps annulaire en caoutchouc peut être constitué comme un disque annulaire dont l'épaisseur va croissant vers l'axe ou présenter une section en S ou une forme en cuvette.
Pour réaliser une certaine flexibilité vis-à-vis d'arbres d'embrayage décalés l'un par rapport à l'autre ou alignés d'une manière défectueuse, et conformément à une autre caractéristique de l'invention, le disque d'embrayage moteur est aussi élastique et est constitué à la manière d'une membrane.
Afin de réaliser une parfaite ventilation capable d'assurer l'évacuation de la chaleur, le disque d'embrayage moteur est muni d'évidements, comme il est connu en soi.
Pour maintenir l'échauffement dans des limites tolérables pour les corps en caoutchouc, on munit les segments d'embrayage d'une des garnitures de friction en asbestes connues qui, en raison de leur mauvaise conductibilité thermique ne transmettent aux segments d'embrayage d'une faible partie de la chaleur de frottement, de sorte que la majeure partie de cette chaleur est absorbée et évacuée par le tambour de friction, avantageusement muni d'ailettes de refroidissement. Ces mesures sont connues en soi et ne font pas l'objet de l'invention. Les segments d'embrayage sont
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refroidis par le courant d'air pénétrant à travers des ouvertures prévues dans les disques d'embrayage et entretenu par l'action centrifuge.
D'autres détails, ainsi que la construction et le fonctionnement du dispositif selon l'invention ressortiront des dessins annexés, qui représentent quatre exemples de réalisation.
Les figures 1 à 4 montrent un exemple d'exécution, à savoir: la Figure 1 en coupe longitudinale et les Figures 2 et 3, chacune une demivue en bout, en regardant dans les directions A et B de la Fig. 1, tandis que la Figure 4 est une coupe partielle d'une nervure.
Les figures 5, 6 et 7 sont des coupes longitudinales de trois autres exemples d'exécution, dont celui montré dans les Figures 7 et 8 est aussireprésenté en bout.
Dans l'exemple de réalisation selon les Figures 1 à 4, la référence 1 désigne l'arbre d'entraînement, c'est-à-dire celui du moteur, sur lequel est fixé le moyeu d'embrayage 2. Un anneau de caoutchouc 4 est serré, à l'aide de vis 3, entre la bague de serrage 5, qui sert également au centrage de cet anneau sur le moyeu d'embrayage 2, d'une part et la bride 6, d'autre part. L'anneau de caoutchouc 4, qui présente un profil en S ou une forme en cuvette, peut être muni d'une armature intérieure en tissu dans sa partie cylindrique intermédiaire, tandis que sa partie de plus grand diamètre, formant bride et sur laquelle la force centrifuge peut s'exercer librement, ne comporte pas d'armature et demeure donc souple.
A cette bride extérieure sont fixées les masses centrifuges 7, dont la surface de frottement est munie d'une garniture de friction 8 qui augmente la force fric- tionnelle, mais entrave la transmission de la chaleur. Les surfaces de frottement de la garniture 8 et du tambour de friction 9 présentent une section transversale sphérique ou en dos d'âne. Le tambour de friction 9 est vissé au moyeu d'embrayage 10 de l'arbre entraîné 11. Pour permettre le démontage de l'anneau de caoutchouc 4, on fait glisser le tambour de friction 9 axialement vers l'arrière, après avoir desserré les vis 12. Après desserrage des vis 3, on peut retirer latéralement l'anneau de caoutchouc 4.
Afin d'assurer l'évacuation de la chaleur de frottement, le disque 13 du moyeu d'embrayage 10 est muni de nervures 14 et d'évidements 15, de sorte qu'il agit à la manière d'un ventilateur. L'air ainsi aspiré est refoulé à travers les intervalles 16 prévus entre les masses centrifuges 7, l'anneau de caoutchouc 4 et le tambour de friction 9. En outre, le tambour 9 et les masses 7 peuvent être munis d'ailettes de refroidissement 17.
Lorsque l'arbre moteur et l'arbre récepteur sont parfaitement alignés, l'exécution selon la Fig. 5, qui comporte un corps de caoutchouc annulaire 20, offre des avantages. Dans ce cas, les surfaces de glissement du tambour 19 et des masses centrifuges 18 sont cylindriques et la couronne du tambour présente une largeur telle que l'on dispose d'un certain jeu axial. Le corps de caoutchouc 20 présente une plus grande épaisseur au centre, de manière à constituer un disque à tension de torsion constante.
Dans la Fig. 6, les blocs de caoutchouc 22, adjoints par paires à chaque masse centrifuge et sollicités au cisaillement par les forces centrifuges et périphérique, assurent la liaison entre les masses centrifuges et un disque de tôle 23 formant membrane et vissé au moyeu d'embrayage 21. Les plaques 25, rivées aux masses centrifuges 24, embrassent par leurs griffes les bords, disposés radialement et dans le sens périphérique, des blocs de caoutchouc 22. Ces derniers sont vulcanisés au disque de tôle 23 et permettent un décalage radial des arbres, tandis que le disque de tôle formant membrane permet un décalage axial et angulaire dans certaines limites. La forme sphérique des surfaces de glissement facilite le décalage angulaire.
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Dans le mode d'exécution selon les Figures 7 et 8, l'arbre moteur 1 porte un disque d'embrayage 27 muni d'évidements 26'et portant des nervures radiales 28 sur sa périphérie extérieure. Les masses centri- fuges 29 sont disposées entre ces nervures 28, de manière à être entraînées, ici également, dans le sens de la rotation par ces nervures. Les masses centrifuges 29 sont supportées dans le sens radial par des blocs de caout- chouc 30.
Ces derniers sont encaissas entre les parties intérieures 31, en forme de T, des masses centrifuges 29 (avec interposition d'une bande isolante 32, qui entrave la transmission de la chaleur), d'une part et des bagues 33 de section coudée, vissées aux nervures 28, d'autre part, et sont comprimés dans le sens radial pendant la rotation, jusqu'à ce que les gar- nitures de friction 34 des masses centrifuges 29 viennent s'appliquer contre la face intérieure du tambour de friction 35, tourne avantageusement de façon à présenter une section sphérique. Tout comme dans les autres exemples de réalisation, le tambour de friction est indépendant du moyeu 36 de l'arbre entraîné 11 et est muni de nervures de refroidissement.
En dehors des bagues 33, il subsiste entre deux masses centrifuges voisines un espace 37 d'une largeur égale à celle des nervures 28 du disque d'embrayage 27, espace par lequel l'air de refroidissement qui pénètre dans les évidements 26 peut passer au contact des masses centrifuges. Lorsque les blocs de caoutchouc 30 sont exempts de tension, il existe un jeu dans le sens axial entre ceux-ci et les bagues 33, afin que ces blocs puissent s'étendre transversalement lorsqu'ils sont soumis à une pression radiale.
REVENDICATIONS.
1) Embrayage de lancement, notamment pour systèmes de commande avec moteur à induit en court-circuit et pour vitesses de rotation comprises entre 1. 000 et 1.500 tours par minute, systèmes dans lesquels l'élément d'embrayage entraîné est constitué par un tambour de friction, contre la paroi cylindrique intérieure duquel viennent s'appliquer, sous l'effet de la force centrifuge, des segments d'embrayage établis d'une manière symétrique par rapport à un plan médian axial et fixés au disque d'embrayage moteur à l'aide de ressorts en caoutchouc, caractérisé en ce que tous les segments de friction sont réunis au disque d'embrayage par un seul corps de caoutchouc annulaire commun.