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Le procédé le plus simple et le plus connu pour le vitrage de panneaux au moyen de tiges ou de croisillons métalliques est le vitrage au plomb, qui consiste à disposer des baguettes de plomb entre les diverses vitres. Le plomb se laisse rapidement et facilement mettre en forme et les diverses baguettes sont faciles à réunir par soudure. Mais on doit renon- cer souvent aux vitrages au plomb, parce que les baguettes de plomb sont peu résistantes et très coûteuses. C'est pourquoi il a déjà été proposé d'utiliser des baguettes métalliques bon marché, de préférence en métal lé- ger, pour l'établissement de tels vitrages à croisillons métalliques.
Ces baguettes en métal léger permettent un traitement superficiel excellent, mais, malheureusement,leur assemblage n'est possible que par un procédé compliqué de soudure, d'un prix de revient très élevé, de sorte que les vi- trages de ce type sont, eux aussi, rarement employés.
On connaît déjà, dans la fabrication de vitrages à croi- sillons avec baguettes en métal léger, un procédé d'assemblage des baguet- tes en leurs points de jonction, suivant lequel celles-ci sont mortaisées et emboitées l'une dans l'autre en ces points. Ce mode de liaison est compliqué et exige un travail long et précis, car les longues baguettes doivent s'ajuster exactement l'une dans l'autre. De plus, cette liaison ne peut être effectuée qu'aux points d'intersection de deux baguettes. Il n'a pas été possible jusqu'à ce jour d'assurer l'assemblage correct de plusieurs baguettes qui se croisent. Il n'existe pas encore non plus d'assemblage à cadre, qui permettrait de poser un cadre autour d'un vitrage multiple à croisillons de ce type, cadre grâce auquel le vitrage pourrait être mis en place comme un carreau de fenêtre.
Pour toutes ces raisons, le vitrage multiple à croisillons se heurte jusqu'à présent, sauf dans le cas de baguettes de plomb, à des difficultés qui ne permettaient pas l'emploi économique de baguettes non soudables.
La présente invention a pour objet un procédé et des moyens d'assemblage permettant l'utilisation rationnelle de baguettes, en particulier de baguettes difficilement soudables ou même non-soudables, pour la fabrication de vitrages ou de parquetages multiples à croisillons.
Le procédé selon l'invention consiste, en principe, à constituer un vitrage ou un parquetage multiple à croisillons au moyen de baguettes dont la longueur correspond aux dimensions des diverses cases qu'elles délimitent et qui sont fixées entre elles à leurs points d'intersection et/ou à un cadre posé autour du vitrage, au moyen d'organes d'attache.
Dans une forme de réalisation avantageuse de l'invention, les organes d'attache sont constitués par deux chapes, susceptibles d'être réunies ensemble par vissage ou rivure, et munies d'oreilles saillantes, qui enserrent les éléments à assembler et ont une forme correspondant à celle de ces derniers.
L'organe d'attache en croix pour les croisillons qui se coupent ou se rencontrent est muni d'oreilles formant pinces, en nombre correspondant à celui de ces croisillons et dont la forme est adaptée à celle de ces derniers, une ouverture pour le passage d'une vis ou d'un rivet étant ménagée à leur point d'intersection.
Les organes de liaison du cadre sont munis d'oreilles, disposées perpendiculairement l'une par rapport à l'autre, et dont chacune coiffe le cadre et un croisillon.
Dans les angles du cadre, il est prévu des organes d'attache disposés angulairement de manière appropriée et munis d'oreilles qui s'engagent sur les branches du cadre.
Les extrémités libres des oreilles en regard de deux chapes de chacun des organes d'attache sont disposées obliquement l'une vers l'autre.
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Les organes d'attache peuvent être constitués, soit par des chapes en t8le étirées et matricées, soit par des pièces moulées.
Dans une autre forme de réalisation de l'assemblage du cadre avec les croisillons, les extrémités de ceux-ci, qui se trouvent à l'extérieur du vitrage métallique et présentent, de préférence, un profil en H, sont mortaisées sur leur âme et, dans ces mortaises, sont encastrées des baguettes métalliques en forme d'U et avantageusement soudables, qui forment le cadre extérieur du vitrage et sont assemblées, par des organes de serrage, tels que des clavettes, avec les extrémités des croisillons s'engageant sur la baguette d'encadrement, en enserrant lesdites extrémités à la manière de griffes.
Les organes de serrage précités, qui peuvent être des clavettes,sont noyés dans des rainures correspondantes des parties en regard des extrémités des croisillons métalliques et sont soudés avec le cadre. Les deux clavettes, disposées entre les deux éléments de serrage et les faces extérieures correspondantes de la baguette d'encadrement sont enfoncées en sens inverse et soudées entrecroisées.
Le procédé et les éléments selon l'invention permettent, en utilisant des baguettes difficilement soudables ou même non-soudables, par exemple des baguettes de métal ou de matière synthétique, d'établir facilement et rapidement un vitrage multiple à croisillons et de fixer ce vitrage à un cadre. Les organes de serrage autorisent un certain déplacement des baguettes, ce qui permet de rattraper les différences de c8te pouvant se produire au découpage de celles-ci.
Les dessins annexés représentent, à titre d'exemple, les divers stades du procédé selon l'invention et différents éléments utilisés pour sa mise en oeuvre. la fig. 1 est une vue montrant la disposition d'organes de jonction dans un vitrage multiple à croisillons. les figs. 2, 3 et 4 sont des vues de face de diverses formes de réalisation des chapes des organes de jonction. les figs. 5, 6 et 7 sont des vues en coupe correspondant aux trois figures précédente les figs 8 et 9 sont des vues, en coupe médiane longitudinale, de différen- tes formes de réalisation d'organes de jonction crucéiformes.
La fig. 10 est une vue de face d'une portion de vitrage.
La fig. Il est une vue suivant A de la fig. 10. la fig. 12 est une vue en plan correspondante.
La fig. 13 est une vue représentant un point de jonction, vu de face. la fig. 14 est une vue de c8té correspondant à celle de la fig. 13. la fig. 15 est une vue en plan d'un croisillon.
L'assemblage mutuel des croisillons a d'un vitrage multiple est assuré, comme le montrent les figs 1 à 9, par des organes de jonction en croix b et l'assemblage des croisillons a. avec le cadre c par des organes de jonction d. Les branches du cadre sont réunies par des organes de jonction e. Chacun des organes de liaison b, d, 2.est constitué par deux chapes en tôle emboutie, munies d'un nombre d'oreilles f correspondant à celui des baguettes à assembler, et qui présentent, à leur point d'intersection, un orifice g pour le passage de vis de jonction. Dans le mode de réalisation de la fige 8, il est prévu, entre les chapes, une bague filetée h dans laquelle sont vissées des vis . - m permettant de serrer les chapes sur les bagues.
Pour la mise en place du tournevis, la vis k porte
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une fente sur son corps, tandis que la fente n de la vis m est prévue sur sa tête. Cette disposition permet, au serrage des vis k - ,, de conserver une tête apparente lisse.
Dans l'exemple de la fig. 9, les chapes sont réunies par une vis 0 et un écrou x, munis chacun d'une tête tourillonnant dans l'une des chapes. Les extrémités libres des oreilles f sont avantageusement inclinées l'une vens l'autre, afin d'augmenter la pression de serrage sur les extrémités.
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Les organes de jonction b, d .0 e peuvent ' eV idemment être exécutés en tôle de manière différente,ou bien être en un matériau diffé- rent, par exemple en métal moulé, ou en une matière synthétique extrudée.
Les fige. 10 à 15 montrent un autre mode de liaison du ca- dre avec un croisillon. L'âme p du croisillon a de section en H, servant à la jonction des verres r, est mortaisée aux extrémités du croisillon.
Dans l'encoche t est encastrée une baguette u,, de section en U, exécutée de préférence par pliage d'une tôle soudable, et servant d'encadrement à l'ensemble du vitrage. La baguette u est rendue solidaire des croisillons a par deux clavettes v, qui s'engagent dans des rainures w des extrémités saillantes, en forme de griffes, du croisillon a. Les deux clavettes v sont soudées du côté correspondant à la baguette u après avoir été enfoncées en sens inverse et après que leurs extrémités ont été soudées en croix avec la baguette u.
REVENDICATIONS.
1.) Procédé pour la fabrication de vitrages ou de parquetages multiples à croisillons, caractérisé en ce qu'il consiste à constituer un vitrage ou un parquetage multiple à croisillons au moyen de baguettes dont la longueur correspond aux dimensions des diverses cases qu'elles délimitent et qui sont fixées entre elles à leurs points d'intersection et/ou à un cadre posé autour du vitrage, au moyen d'organes d'attache.