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La présente invention se rapporte aux câbles électriques et en particulier aux câbles de ce genre connus sous le nom de "câbles à compres- sion".
Dans un câble de ce genre, l'âme (simple ou multiple) du câble, qui est imprégnée d'un composé visqueux, est -renfermée dans une gaine flexi- ble comparativement mince entourée d'une seconde gaine apte à résister à une notable pression de fluide se manifestant de l'intérieur, un ou plusieurs espaces étant réservés entre les gaines remplies de fluide (normalement du gaz) à une pression pouvant s'élever à 14 kg/cm2 environ, voire à une valeur supérieure. La gaine intérieure peut avoir une section droite circulaire, mais il est de pratique courante dans cette technique de l'établir autrement.
C'est ainsi, par exemple, que dans l'hypothèse d'un câble 4 une seule âme, la gaine peut avoir une section ovale, l'âme étant elle-même soit cir- culaire, soit ovale et que,dans le cas d'un câble à trois âmes, la gaine in- térieure est parfois établie selon une forme triangulaire avec.angles arron- dis pour se conformer au contour des âmes. L'effet de cette disposition est de permettre à la pression du fluide de comprimer le diélectrique à l'inté- rieur de la gaine intérieure et, dans les cas où elle a une section droite non circulaire, de permettre à la gaine de faire office de diaphragme flexible pour faire face à la dilatation et à la contraction du composé diélectrique suivant les variations de température.
Il a été de pratique courante jusqu'à présent d'établir la gaine intérieure en plomb. Mais les techniciens savent que si elle doit se comporter efficacement comme diaphragme flexible de la manière sus-indiquée, il est avantageux de l'établir en un métal possédant une élasticité nettement supérieure à celle du plomb, par exemple en aluminium. Toutefois, dans ce cas, pour que la gaine réagisse bien aux variations de température du composé visqueux, il est désirable qu'elle soit très mince. Il en résulte qu'elle risque alors de se gondoler lorsque le câble subit un effort de flexion.
C'est cet inconvénient que l'invention se propose essentiellement de supprimer.
Conformément à l'invention, la gaine intérieure d'un câble de compression est constituée par un métal tel que l'aluminium possédant une notable élasticité par comparaison avec le plomb, tandis que la gaine extérieure constituée par un métal analogue au premier est ondulée circonféren- tiellement, ses ondulations ayant une profondeur apte à assurer un contact ferme'en deux ou plusieurs points avec la gaine intérieure.
Grâce à cette disposition, la gaine extérieure supporte la gaine intérieure et lui donne un certain degré de résistance au gondolage bien que la gaine extérieure soit elle-même capable de se ployer dans une mesure raisonnable sans se gondoler en raison de ses ondulations circonférentielle8.
Ces dernières peuvent s'étendre exactement à angle droit par rapport à l'axe de la gaine ; peuvent aussi avoir une forme hélicoïdale. La gaine inté- rieure pourrait d'ailleurs être circulaire en section droite. Mais normalement elle sera non circulaire pour assurer le phénomène de "respiration" auquel il a été fait allusion.
L'invention sera d'ailleurs mieux comprise à la lecture de la suite de ce texte qui se rapporte au dessin annexé dans lequel sont représentés, à titre d'exemples, deux modes de réalisation d'un câble comportant les particularités qui caractérisent l'invention.
La fig. 1 est une vue en élévation longitudinale avec effet de perspective d'un câble dont les éléments constitutifs sont successivement taillés vers l'arrière.
La fig. 2 est une vue en coupe transversale d'un câble à une seule âme.
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Les figs. 3 et 4 sont des vues respectivement similaires aux deux précédentes mais dans l'hypothèse d'un câble à trois âmes.
Comme le montrent les figs. 1 et 2, l'âme du câble est constituée par un conducteur 1 normalement constitué par une série de fils métaliques toronnés et entouré d'un isolement approprié 2, l'âme ainsi formée étant enveloppée dans une gaine intérieure 3, à section droite ovale constituée par un métal doté d'une élasticité sensiblement plus grande que celle du plomb comme, par exemple, l'aluminium. Cette gaine 3 est remplie d'une composé visqueux, de sorte que l'isolement de l'âme du câble est imprégné.
Autour de la gaine intérieure se trouve une gaine extérieure à également constituée par un métal possédant une élasticité sensiblement plus grande que celle du plomb. Cette gaine la a une section droite circulaire et présente des ondulations circonférentielles.
Ces ondulations sont, dans l'exemple représenté, hélicoïdales.
Le diamètre de la gaine 4 et la profondeur des ondulations de sa paroi sont calculés de façon que ces ondulations viennent fermement en contact avec la gaine intérieure 3. en deux¯points de son grand axe comme le montre la fig.
2. Il en résulte que de part et d'autre de la gaine intérieure 3. est ménagé un espace qui est empli de gaz ou d'un autre fluide sous une pression relativement élevée égale par exemple à 7 kg/cm2. En raison des ondulations de la gaine extérieure 4, les deux espaces en question sont nécessairement en communication.
Dans l'hypothèse d'un câble à trois conducteurs comme celui que montrent les figs. 3 et 4, les âmes du câble sont disposées en triangle, et la gaine intérieure 3. a une section droite générale triangulaire avec angles arrondis pour épouser en l'enveloppant partiellement chacune des âmes du câble. Dans ce cas, les dimensions de la gaine; extérieure ¯4 sont telles que ses ondulations portent contre la gaine intérieure 3. dans ses angles arrondis, comme le met en évidence la fig. 4, Ceci se traduit par l'aménagement de trois espaces .5. à inter-communication qui sont remplis de gaz ou d'un autre fluide sous une pression élevée.
Les gaines peuvent être constituées par n'importe quel métal doté de l'élasticité requise comme indiqué ci-dessus, par exemple par de l'aluminium, un alliage d'aluminium, de l'acier inoxydable ou du cuivre. Il n'est pas nécessaire d'ailleurs que les deux gaines soient constituées par le même métal.
Les détails de réalisation peuvent être modifiés sans s'écarter de l'invention, dans le domaine des équivalences mécaniques.
REVENDICATIONS.
1.- Câble électrique caractérisé en ce que Pâme (simple ou multiple) est renfermée dans une gaine intérieure en un métal tel que l'alumi- nium possédant une notable élasticité par comparaison avec le plomb et entourée d'une gaine extérieure constituée par un métal semblable, pourvue circonférentiellement d'ondulations ayant une profondeur telle qu'elle viennent en contact ferme en deux ou plusieurs points avec la gaine intérieure.