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Les constructions revendiquées dans le brevet principal n prov. 414.354 déposé le 21.4.54, ne sont réalisables que par suite du fait que la nasse solide diélectrique spéciale est constituée par des résines synthétiques, basées de préférence sur des oxydes d'éthylène, ses homologues ou ses dérivés, tels que par exemple les compositions connues sous les noms commerciaux de "Araldit" ou "Araldite" ou de résines "Epoxy".
En fait c'est, entre autres, en raison de leur importante particularité d'adhérer, pendant le cours de leur durcissement, sur la surface des pièces métalliques y enrobées, avec une force d'adhésion de valeur exceptionnellement élevée, qu'on emploie les résines susdites dans les constructions formant l'objet du brevet principal mentionné ci-dessus, notamment:
1 ) dans des joints normaux, les joints d'alimentation et les joints d'arrêt soit préfabriqués, soit à assembler à l'emplacement de l'installation, pour des câbles électriques à haute tension comportant un ou plusieurs conducteurs;
2 ) dans des points d'arrêt préfabriqués, qui sont modifiés de manière à être connectés avec une boite d'extrémité, particulièrement appropriés pour aes câbles à fluide isolant sous haute pression et
3 ) dans des boites d'extrémité pour câbles électriques à haute tension à un seul conducteur, particulièrement à fluide isolant sous basse pression.
Les parties métalliques mentionnées ci-dessus ou armatures électriques enrobées dans les résines peuvent être différenciées comme suit:
1 ) les narties qui, au potentiel de la terre ou à un potentiel différent de celle-ci n'ont d'autre but que d'obtenir la distribution requise du champ électrique à l'intérieur du joint ou de la boite d'extrémité, tels que par exemple les anneaux de contrôle des sollicitations électriques terminant les écrans des conducteurs de câbles, à leur entrée dans les joints et dans les autres armatures électriques, isolées entre elles, le cas éché- ant prévues.
2 ) les parties dont la fonction, différente de celle ci-dessous, est par exemple mécanique ou bien consiste à conduire le courant électrique, ou qui en plus de celle indiquée sous 1 , remplissent encore d'autres fonctions. Ce sont par exemple le socket d'un joint quelconque et la barre métallique y raccordée dans des joints d'arrêt qui sont connectés avec une boite d'extrémité.
La présente invention ne se rapporte qu'aux parties métalliques comprises dans le premier groupe.
Il a été constaté que si l'on charge les résines synthétiques susdites de matières inorganiques (telles par exemple que de la poudre de porcelaine ou de quartz), même dans des proportions très élevées, soit de 300-400 %, jamais on n'a pu conférer aux dites résines un coëfficient de dilatation linéaire thermique parfaitement égal à celui des parties métalliques y incorporées.
Par exemple ce coefficient est de 30 x 10-6 pour les résines chargées, alors qu'il est de 16 x 10-6 pour le cuivre, la première des deux expressions étant presque le double de la seconde.
L'influence du coëfficient de dilatation linéaire thermique est importante du fait qu'en sont tributaires, les tensions mécaniques internes dangereuses susceptibles de se produire en service, par suite des variations de température.
Les dites tensions mécaniques internes se superposent à celles dues au retrait des résines, par suite de polymérisation et peuvent augmenter
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celles-ci ; dans certains cas particuliers les dites sollicitations réunies peuvent même causer des fêlures dans des pièces de grandes dimensions.
L'objet de la présente invention est d'éviter les tensions mé- caniques internes dues aux variations de température, par la substitution aux parties métalliques dont la seule fonction est de former un écran électrique,notamment afin de répartir adéquatement le champ électrique, de parties non métalliques de mêmes formes et dimensions et constituées, soit par les mêmes résines synthétiques qui forment le diélectrique solide spécial des joints et des boites d'extrémité, ou par d'autres résines similaires, présentant le même coefficient dé dilatation linéaire thermique que les précédentes, mais rendues conductrices à leur surface, par l'emploi de tous procédés connus, tels que par exemple la métallisation par projection d'étain, ae cuivre, d'argent etc.,
le graphitage ou l'enduisage au moyen d'un vernis à base de noir de fumée conducteur.
Une autre forme de réalisation de la présente invention consiste à remplacer les parties métalliques ausdites par des parties non métalliques de mêmes formes et dimensions, constituées au moyen .soit des. mêmes résines synthétiques que celles qui forment le diélectrique solide spécial du joint ou de la boîte d'extrémité, soit d'autres résines similaires, ayant même coëfficient de dilatation linéaire thermique que les précédentes mais rendues conductrices dans leur masse.
Gela peut par exemple être obtenu par dispersion uniförme au sein de la résine susdite, de paudres conductrices, de préférence du noir de fumée conducteur et ce, en quantité suffisamment faible pour ne pas modifier de façon sensible le coefficient de dilatation linéaire thermique des dites résines, par exemple à raison de 8 - 10 % en poids, du poids total de la composition nécessaire à la fabrication des électrodes susdites.
Suivant la première ou la-seconde des formes de réalisation de la présente invention, les électrodes requises peuvent être préfabriquées puis enrobées dans le diélectrique solide spécial, exactement comme si elles étaient complètement métalliques.
On obtient ae la sorte l'avantage important d'une grande uniformité d'allongement thermique du diélectrique aussi bien que des électrodes qui sont enrobées.
A titre d'exemples, non limitatifs de la présente invention, le dessin annexé montre deux formes différentes de l'anneau de contr8le des sollicitations électriques qui termine l'écran du conducteur du câble, à son entrée dans le joint.
La fig. 1 montre une moitié de la coupe transversale de la dite électrode constituée par un anneau 7' constitué par un diélectrique solide à base d'une résine synthétique du type susdit, telle que par exemple celle commercialement connue sous le nom de "Araldit" ou "Araldite", la surface du dit anneau, rendue conductrice par métallisation, étant reliée à la terre par une ou plusieurs bandes contactrices L soudées à la métallisation.
L'anneau est enrobé dans la masse solide isolante 9 consitituée par la même résine synthétique.
La fig. 2 montre une moitié de la section transversale de la dite électrode constituée par un anneau 7 en une résine synthétique appartenant au type susdit, telle que par exemple celle connue commercialement sous le nom de "Araldit" ou "Araldite" rendue conductrice, par incorporation dans sa masse, d'une proportion appropriée de noir de fumée conducteur, et qui peut être connectée à la terre par le moyen d'une ou plusieurs vis de contact V.
L'anneau est également enrobé dans la masse solide isolante 9 constituée par une résine synthétique pure du type ethoxylinique comme dit ci-dessus.