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La présente invention a trait à un appareil pour la pulvé- risation sur des surfaces, à travers des trous fins, de poudre en une couche homogène d'épaisseur réglable. On connaît des appareils de pulvérisation des poudres dans lesquels on a recours à l'air com- primé qui entraîne la poudre avec lui et lui communique une certaine vitesse. La compression de l'air s'obtient par des pompes action- nées manuellement ou à l'aide d'un compresseur mû par des moteurs appropriés. Dans tous les cas l'encombrement des appareils est consi- dérable; leur fonctionnement est délicat en ce sens qu'ils sont pour- vus d'organes en mouvement, et par ailleurs, pour obtenir une cer - taine uniformité du jet, il faut les munir de trous de distribution de la poudre de diamètre considérable par rapport aux dimensions des particules de la poudre même.
Le jet de sortie ne présente pas un contour conique bien délimité et par ailleurs la poudre peut sortir en grumeaux, ce qui rend difficile la pulvérisation sur une paroi par une épaisseur homogène et constante de poudre. Un appareil de ce type peut par exemple s'employer en agriculture pour la pulvérisation de poudre de soufre sur les feuilles des vignes avec les inconvénients susmentionnés. On connaît également des appareils pour l'application aux parois de pâtes fluides de poudres, comme par exemple de la chaux de ciment ou du vernis. Dans ceux-ci également, on a recours à l'air comprimé afin d'obtenir un jet de vitesse suffisante. Il faut dès lors un compresseur d'air et un trou pour le jet de sortie de diamètre considérable.
Par ailleurs, ces appareils ne concernent pas directement l'objet de la présente invention qui se rapporte à un appareil pour la pulvérisation de poudres qui sont déjà telles à leur arrivée sur la surface intéressée, alors que les appareils cités d'abord provoquent le dépôt sur la surface d'une pâte qui reste longtemps en cet état avant de se solidifier. On connait également des appa reils pour la pulvérisation de liquide dans lesquels la pression, est fournie par laprésence d'un gaz comprimé dans le récipient contenant le liquide, mais ceux-ci aussi se-différencient notablement de l'appareil de l'invention en ce sens que le liquide reste tel quel avant et après la pulvérisation et qu'il faut en outre un volume considérable pour emmagasiner le gaz comprimé.
Le but de l'invention est de créer un appareil pour la pulvérisation, à travers des trous fins, de poudres, en ayant recours à un liquide à point d'ébullition bas qui puisse fournir au jet de distribution une vitesse suffisante pour permettre la sortie des poudres par des trous minces par rapport aux dimensions de leurs particules et qui, avant que le jet n'atteigne la surface sur laquelle elles adhèrent abandonne complètement la poudre qui arrive sèche sur la surface intéressée.
L'appareil objet de l'invention est caractérisé par un récipient à fermeture hermétique contenant un mélange de poudre et d'un liquide ou mélange de liquides ne réagissant pas avec elle, ayant un point d'ébullition compris entre -50 et 0 C et par un tube qui met en communication le mélange contenu dans le récipient en question avec le milieu extérieur par un trou muni de moyens de fermeture ouvrables à la main. Une partie du liquide contenu dans le récipient s'évapore à la température ambiante et la vapeur saturée présente au-dessus du liqude crée la pression nécessaire à la sortie du mélange.
Les dimensions d'encombrement du récipient peuvent de cette façon être réduites considérablement par rapport aux appareils précédents, en ce sens que dans le présent appareil, on se trouve en présence d'une va-
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peur saturée dont la pression ne dépend pas du volume disponible mais uniquement du point d'ébullition du liquide utilisé et de la température ambiante. De cette façon, on a le grand avantage de la constance de la pression jusqu'à épuisement complet du mélange contenu dans le récipient. Dans lesappareils utilisés pour la pulvérisation de liquides, au contraire, on introduit dans le récipient contenant le liquide à pulvériser, un gaz comprimé dont la pression est liée au volume disponible dans le récipient au cours des différentes phases de fonctionnement de l'appareil.
Quand le liquide est sur le point de s'épuiser, la pression du gaz sujacent diminue considérablement et,si l'on veut qu'elle soit suffisante pour produire un jet assez rapide, il faut donnerau gaz une pression initiale fortement supérieure. Le jet est par conséquent beaucoup plus nourri à récipient quasi plein qu'à récipient presque épuisé.
Dans l'appareil d'après l'invention, la constance de la pression permet au contraire d'avoir un jet égal quel que soit le degré de remplissage de l'appareil. Un autre avantage considérable est dû à l'absence d'organes en mouvement dans l'appareil de cette invention par opposition à la complexité présentée par les appareils utilisés jusqu'à présent pour la pulvérisation des poudres. Cela permet la réduction à volonté des dimensions du présent appareil, ce qui peut être utile dans certaines applications de la pulvérisation, en particulier dans les applications domestiques .
Le trou de distribution de la poudre peut être très utile en ce sens que les particules de poudre qui le traversent, se trouvent immergées dans le liquide sous pression et sont séparées et orientées par celui-ci.
Ancun autre système n'a permis, jusqu'à présent, de faire sortir des poudres de trous aussi fins.
Un jet de distribution est constitué par un cône à contour précis et la distribution de la poudre dans le jet est uniforme. Le liquide sous pression communique en outre une vitesse considérable qui les fait adhérer sur la surface d'une façon compacte et uniforme. La couche de dépôt peut être réglée à volonté du moment que les particules qui rejoignent celles déjà déposées ne se détachent pas, mais se compriment contre ces dernières d'une manière compacte. Il est à noter que les particules arrivent déjà sèches sur la surface et que le liquide à bas point d'ébullition a comme seule fonction d'en provoquer la sortie du trou du récipient avec une vitesse suffisante pour en empêcher l'obstruction.
On a réalisé une expérience en introduisant dans le récipient un mélange de 40 grs. de poudre de talc avec 60 grs. de dichlorodifluorométhane dans un milieu à basse température pour que ce dernier se trouve à l'état liquide. En le faisant alors fonctionner à température ambiante, l'appareil a donné d'excellents résultats.. On a ensuite laissé déposer la poudre dans le fond du récipient contenant le mélange durant untemps suffisamment long. Le dépôt n'a pas du tout empêché la sortie du jet par le trou. Une fois le fonctionnement commencé, on a ensuite constaté un mélange--de la poudre et du liquide contenu dans le récipient, ce qui a eu pour conséquence une amélioration du fonctionnement ultérieur. La poudre de talc provenant du jeta adhéré à la surface arrosée d'une manière compacte.
On passe maintenant à un mode de réalisation de l'appareil suivant l'invention représenté, par les dessins, à titre d'exemple seulement.
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Il est constitué d'un récipient 1 contenant un mélange li- quide-poudre (2), ce récipient étant muni d'un col taraudé 3 pourvu d'un rebord intérieur 4; sur ce rebord s'appuie une cuvette à bride
5 pourvue d'un trou 6 auquel est relié un tuyau d'immersion qui plon- ge @@@found du récipient le
Un bouchon 8 est vissé sur le col 3; ce bouchon est muni d'un trou axial dans lequel peut coulisser un bouton 9 ; ailleurs un ressort 10 s'appuie inférieurement sur un rebord intérieur 11 du bouchon 8. Une soupape 12 constituée d'un champignon 13 à surface conique et d'une tige 14 est fixée au bouton 9 à l'aide de l'extrémi- té supérieure filetée dans sa tige.
La tige de la soupape est munie d'une partie renflée 16 dans laquelle est creusé un conduit axial 17 qui communique à sa partie supérieure avec une cavité 18 pratiquée dans le bouton 9 et, à sa partie inférieure sort radialement de la ti- ge en 19. Un élément en matériau élastique 20 est composé d'une bri- de 21 pressée entre la bride de la cuvette ,5,.et l'extrémité inférieu- re du bouchon 8, d'une partie conique 22 qui s'appuie sur l'extrémi- té conique également du bouchon 8 et qui sert d'étanchéité pour la soupape 12, d'une partie cylindrique 23 intérieure au ressort et d'une bride supérieure 24 qui réalise l'étanchéité entre la partie évasée de la tige et le bouton 9 dans lequel la tige est vissée.
Une cavité 18 en question, pratiquée dans le bouton 9 est en communication avec l'extérieur par un trou de distribution ou de pulvérisation 25 de diamètre très petit.
Le fonctionnement de l'appareil, comme il résulte de la description précédente est le suivant :
Le ressort 10 pousse le bouton 9 vers le haut et le champignon 13 de la soupape 12 contre la partie conique de l'élément en matériau élastique 20 de façon à réaliser l'étanchéité du récipient contenant le mélange. Chaque fois que l'on presse sur le bouton 9 et qu'on le force à descendre contre la réaction du ressort, on provoque l'ouverture de la soupape 12, ce qui fait monter le liquide sous pression, en provenance du fond, par l'intermédiaire d'un tube à immersion 7 ; le liquide atteint le trou 6 et, passant à travers l'ouverture de la soupape, monte dans le conduit axial 17 de la tige 14 de la soupape, atteint la cavité 18 et, à partir de celle-ci, est pulvérisé dans l'ambiance par le trou de distribution 25.
Même au cax où la poudre devrait se déposer au fond du récipient, la pression à laquelle le mélange est soumis en provoque la sortie.
En effet la poudre est toujours immergée dans le liquide et dès lors la sortie en est toujours possible comme il résulte d'expériences pratiques.
L'exemple de réalisation exposé fait ressortir avec évidence la simplicité de construction et de fonctionnement obtenue par l'objet de l'invention ainsi que la réduction d'encombrement réalisée par rapport aux appareils précédents.
REVENDICATIONS.
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