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La présente invention concerne des perfectionnements aux presses mécaniques à façonner la tôle, notamment celles qui sont utilisées pour l'emboutissage à grande profondeur et qui nécessitent une grande courses souvent supérieure à deux fois la hauteur de la pièce à emboutir, une partie de la dite course se faisant à vide.
Certaines presses de l'espèce sont munies d'un dispositif permettant de relever rapidement la table sur la hauteur de la course à vide, en utilisant des cames continues présentant, sur leur pourtour, un plan incliné et un plan courbe de rayon constant, sur lesquels la table s'appuie au moyen de galets qui roulent., non seulement sur le plan incliné pendant le relevage à vide de la table,mais aussi sur le plan circulaire pendant l'opération d'emboutissage. Dans ces presses,le dispositif mécanique assurant l'élévation de la table est donc soumis à des efforts mécaniques considérables qui nuisent à sa bonne conservation. D'autre part, une partie de la force motrice utilisée est absorbée par les frottements et roulements sous haute pression.
La présente invention vise à remédier aux inconvénients précités et a pour objet un dispositif destiné non seulement à relever rapidement la table de la presse, mais aussi à soustraire en temps opportun le dispositif mécanique de relevage à l'action de la pression nécessitée par le travail à opérer, et d'assurer, au surplus, à la table, un appui particulièrement rigideindéformable et inusablependant l'application de cette pressiono
Ce mécanisme, d'après l'invention, est commandé directement par l'arbre à excentrique et le fonctionnement du dit dispositif nouveau s'accomplit donc dans la plus parfaite synchronisation avec le mouvement normal de la presse, sur une rotation de 3600 de l'arbre à excentrique, et ne modifie pas le mode de mise en marche, à pédale ou autre,,
habituellement employé avec arrt automatique après chaque tour, s'il y a lieu.
Ce dispositif est décrit ci-après avec référence aux dessins an- nexés dans lesquels : la figure I est une vue en élévation de face d'une presse à excentrique munie du dispositif nouveau,au moment où l'arbre à excentrique est à son point mort haut la figure II est une vue latérale en élévation de la même presse'au même moment. Certains organes ne concernant pas l'invention ne sont pas représentés, pour montrer mieux la liaison entre eux des organes faisant l'objet de 15'invention. la figure III est une vue agrandie du dispositif de relevage de la table au moment où la table va redescendre un peu pour prendre appui sur son support rigide.
Dans les dessins, les organes constituants de la presse ne sont mentionnés que dans la mesure où ils sont liés au fonctionnement du dispositif faisant l'objet de la présente invention, soit que ces organes donnent le mouvement au dit dispositif, soit qu'ils reçoivent leur mouvement du même dispositif, mais la représentation de ces organes -qui sont connus des hommes de métier et sont indépendants de l'invention - ne limite donc pas l'application de l'invention aux seules presses utilisant des organes ayant la forme ici représentée.
L'invention vise, au contraire, l'application du dispositif nouveau à toutes les presses mécaniques nécessitant une course à vide importante par rapport à la course totale, quelles que soient la nature du travail à opérer et la forme et la disposition de la table, du coulisseau, de l'outillage employé; etc.
Considérant la figure I et les figures suivantes., dans l'exemple décrits la presse destinée à recevoir le dispositif est du type mécanique
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et est munie d'un arbre à excentrique I qui tourne dans des paliers 2 solidaires du bâti 3. L'arbre I est actionné par un moteur,4 au moyen de diverses réductions habituelles qui donnent le régime de rotation convenable à une roue terminale 5, laquelle possède un dispositif d'encliquetage manoeu- vrable à la main ou au pied , de système très connu non représenté au dessine permettant de faire tourner l'arbre I d'une façon continue ou à raison de un tour à la fois, et permettant, dans ce dernier cas, de faire ar- rêter automatiquement le dit arbre I, après chaque tour, quand le maneton 6 està son point mort haut,
malgré que la grande roue 5 continueà tour- , ner.
Toutes les explications qui suivent sont données en considérant que la pressa s'arrête à chaque tour.
Il est évident que, pendant sa rotation de 3600, l'arbre I, par son maneton 6, et par la bielle 7 articulée d'un côté sur le maneton 6 et de l'autre côté sur le coulisseau 8, fait descendra et remonter le dit cou- lisseau 8, qui se déplace sur les guides 9 solidaires du bâti 3.
Un arbre 10 peut tourner dans des paliers II et 12, solidaires du bâti 3, par l'action d'un bras de marivelle 13 qui en ast solidaire.,, d'un tourillon 14 solidaire du bras 13, et d'une bielle 15 articulée sur tourillon 14. Cette bielle 15 est articulée, à son extrémité supérieure, sur un tourillon 16 solidaire d'un bras de manivelle 17, lequel est luimême solidaire de l'arbre I. II est à remarquer que la rayon de rotation du maneton 16 est plus petit que le rayon de rotation du maneton 14, de façon à ce que ce dernier décrive un arc notablement inférieur à 180 et soit animé d'un mouvement alternatif d'amplitude judicieusement établie afin de ne pas créer de coinçage aux points extrêmes de ce mouvement.
Le désaxage de l'arbre 10, de marne que la longueur des bras 18 et 19, sont à adapter convenablement pour chaque type de presse, dans le même but.
Sur l'arbre 10 et solidaires de celui-ci, sont placés deux bras identiques 18 et 19, de forme appropriée, lesquels sont munis d'une entretoise rigide 20, qui en est solidaire, et qui porte elle-même en son centre, où il est maintenu, un roulement ou un galet 21, pivotant sur l'entretoise 20.
Une table 25, qui peut coulisser sur les guides 9, est munie à. sa partie inférieure de deux chapes 26, munies de tourillons 23 et de galets pivotants ou de roulements 28, lesquels s'appuyent normalement sur les bras 18 et 19.
Un frin automatique 29, non figuré en détails, car il est de sstème connu et est appliqué sur l'arbre I de toutes les presses de l'espèce, maintient fixe le dit arbre I quand le maneton 6 est à l'arrêt à son point mort haut. Par le fait même, le bras 17, le tourillon 16, la bielle 15, le tourillon 14, le bras 13, l'arbre 10, les bras 18 et 19,les roulements 28, les tourillons 23,les chapes 26 et la table 25 sont maintenus immobiles par la dit frein 29, si aucune sollicitation, autre que poids des pièces ou la manoeuvre de changement des outillages, n'intervient.
La table 25 porte an outre, à sa partie inférieure une chape centrale composée des branches intérieures des chapes 26, traversée par le tourillon 23, qui est donc commun aux trois chapes. Un balancier rectiligne 22 est articulé sur le tourillon 23 par le moyen d'une douille 30 ménagée à son extrémité correspondante. La partie libre de ce balancier 22 repose latéralement, par son poids, sur le galet ou le roulement 21, durant le mouvement de descente et de levée de la table 25.
Les branches intérieures des chapes 26 et la partie centrale du tourillon commun 23 seront conditionnées pour supporter l'effort total nécessaire au travail de la presse, tout en permettant le montage de l'axe 23 et du balancier 22, par exemple en rendant amovible l'une des branches
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extérieures des chapes 26. C'est cette disposition qui est représentée.
L'arbre 10 est placé suffisamment en dehors de l'axe vertical général de la machine pour permettre le placement et le maintien.:) selon la verticale, du balancier 22, de même que pour faciliter le fonctionnement mécanique du dispositif.
Un support 31 s'appuie au centre du travers inférieur du bâti 3 dont il est solidaire, et reçoit lui-même l'extrémité libre du balancier 22, comme il est dit plus loin. pour éviter un déplacement malencontreux de l'extrémité libre du balancier 22, pendant le travail effectif de la presse, un bouton 33, qui en est solidaire, est ménagé à son extrémité et ce bouton 33 s'engage,lors de la descente de la table sur son appui 31,dans un logement 34 ménagé dans le dit support 31, ce qui rend impossible tout glissement du balancier 22.
Une butée 35 réglable, solidaire de la table 25, est ménagée pour arrêter le balancier 22 lorsque ce dernier arrive à la verticale au moment où le galet 21 le quitte. A cet effet, un ergot 37, solidaire du balancier 22, vient se placer contre la butée 35 réglée pour arrêter au point voulu le balancier 22.
Un ressort à boudin 27, agissant par traction constante,, articu- lé d'une part sur le balancier 22 par l'intermédiaire d'une chaine 36 et, d'autre part, sur la table 25maintient le balancier collé à la butée 35 pendant que, la table 25 et le balancier descendante le bouton 33 entre dans le logement 34.
Il est à remarquer que l'arbre I de la presse, ne doit pas obligatoirement arréter, après chaque opération, exactement au moment où le maneton 6 est au point mort haut. L'arrêt peut tout aussi bien avoir lieu au moment où le maneton 6 n'a pas encore atteint le point mort haut et reste à une certaine distance angulaire de ce pointa cette distance angulaire étant à déterminer de façon à obtenir une levée maximum à vide de la table 25 et à réduire proportionnellement la course du coulisseau 8, ce qui permet de réduire la force motrice nécessaire.
Les limites à observer sont qu'il ne faut pas arriver à opérer le contact entre les parties de l'outillage avant que la table 25 soit immobilisée sur son appui 31 et.\) ensuite, qu'il faut conserver un jeu suffisant, entre les parties de l'outillage, qui permette de retirer la pièce façonnée au moment où la table 25 est descendue et l'arbre I est à l'arrêt.
Le moteur 4 ayant mis en rotation le système mécanique jusqu'à la roue dentée 5, celle-ci tourne librement sur l'arbre 1, sans entrainer ce dernier.;, car l'encliquetage mentionné plus haut est ouvert. Les divers organes du dispositif sont dans la position représentée par la figure II.
Dans l'exemple représenté, le tourillon 16 est en avance d'environ 220 sur le maneton 6, et son bras 17 est plus court que le bras 32 du maneton 6. Le bras 13 et son tourillon 14 sont à 25 environ au-delà du point mort bas. La bielle 15 est de longueur appropriée,, réglable au besoin., pour que les positions respectives des manetons 16 et 14 soient comme il est décrit ci-dessus, pour cette réalisation particulière. Les bras 18 et 19 sont calés sur l'arbre 10 de façon à présenter un angle d'environ 70 avec le bras 13,calé sur le même arbre 10. Les galets 28, solidaires de la table 25, posent sur les bras 18 et 19, tandis que le balancier 22 occupe la position indiquée au dessine son bras libre posant sur le galet 21.
Si l'opérateur ferme l'encliquetage placé dans la moyeu de la grande roue dentée 5, l'arbre I se met à tourner dans le sens indiqué par la flèche F et la table 25 monte, actionnée par le système combiné du bras
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17., de son maneton 16, de la bielle 15, du maneton 1/+, du bras 13, de l'ar- bre 10, des bras 18 et 19, des galets 28, du tourillon 23, des chapes 26.
Le balancier 22 modifie sa position en fonction des positions relatives du pivot 23 et du galet 21. Au moment où les bras 18 et 19 qui ont élevé au maximum la table 25 et qui, continuant leur course, passent de l'autre côté des galets 28, le balancier 22 arrive à la verticale et quitte son appui, le galet 21. Les bras 18 et 19 abandonnent ensuite progressivement les galets 28 ; la table 25 descend progressivement et prend appui sur le balancier 22, l'extrémité de celui-ci se posant sur le support 31. A ce moment, le coulisseau 8 a commencé sa course descendante, ce qui a rapproché les deux parties de l'outillage, sans encore les avoir mis en contact, mais cette course descendante continuant, le contact s'établit, l'opération d' emboutissage ou autre s'opère jusqu'au point mort bas du maneton 6.
Fendant le temps que dure cette opération, les bras 18 et 19 continuent à s'éloigner des galets 28, jusqu'au moment où le maneton 16 est à son point mort haut. A partir de ce moment, les bras 18 et 19 rebroussent chemin, vu les différences de rayon des manetons 16 et 14, le coulisseau 8 remonte, dégageant l'une de l'autre les parties de l'outillage. Quand les bras 18 et 19 au retour, arrivant au contact des galets 28 de la table 25, ils soulèvent cette dernière:. libèrent le balancier 22, qui retrouve un appui sur le galet 21 revenu au contact avec lui, et tous les organes s'acheminent pour rétablir la situation telle qu'elle se trouvait avant l'encliquetage.
Ce dernier, lorsque le maneton 6 arrive à son point mort haut, arrête automatiquement le mouvement de tous les organes de la presse, sauf celui de la roue 5 qui continue à tourner librement sur l'arbre I, jusqu'à la prochaine opération. En vue de celle-ci, la pièce façonnée est enlevée.
L'invention peut être réalisée de façon différente des formes et caractéristiques ici décrites et représentées à titre d'exemple, et l'on ne sortirait pas de son principe en adoptant des modifications résultant uniquement de l'adaptation de l'invention à chaque réalisation particulière.