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La présente invention a pour objet aes perfectionnements à la fabrication aes tapis, et plus particulièrement un appareil et un procédé perfectionnées pour fabriquer, sur un métier à tapis, un tissu velouté à boucles tirées ae qualité améliorée.
Les fabricants ae tapis ont pour souci primordial, depuis ae longues années, de fabriquer, sur des métiers à tapis, des tissus à surfa- ce veloutée bouclée aans lesquels la hauteur aes boucles de poil peut être réglée automatiquement, à titre d'élément utile dans la structure et le dessin au tapis. Jusqu'à présent, ces efforts n'ont eu qu'un succès limité.
Les appareils et méthodes actuellement utilisés ont une capacité limitée de choix et de réglage de la variation de hauteur de la boucle, aussi bien dans le sens de la trame que dans le sens de la chaîne du tissu.
Un des buts principaux de l'invention est de fabriquer un tapis velouté amélioré, susceptible d'être tissé sur un métier à tapis actionné mécaniquement, dans lequel la hauteur de chaque boucle de poil peut être réglée inaividuellement et exactement sur une gamme appréciable, de sorte que l'on peut obtenir un nombre et une variété fortement accrus de motifs veloutés ae tapis, avec ae nouvelles dispositions de boucles hautes, basses, et moyennes.
Les caractéristiques de la structure de tapis améliorée compren- nent l'usage sélectif de boucles hautes, basses, et moyennes, en toutes combinaisons et en toutes directions, la gradation précise de la hauteur de boucle pour produire un effet dessiné ou ciselé, et le groupement des boucles hautes, basses et moyennes pour assurer le soutien des boucles extrëmement hautes, disposées isolément ou en groupes sur la surface veloutée par exemple pour les couper au moyen a'un couteau tondeur.
D'autres buts de l'invention sont de créer un appareil et un procédé pour tirer les boucles de poil à des hauteurs prédéterminées indiviauellement, à partir de chaînes de poil, afin d'adapter un métier à tapis en vue ae la production aes tapis veloutés conformes à l'invention, les boucles individuelles étant formées avec des hauteurs choisies d'avance, tant aans le sens ae la trame que dans le sens de la chaîne du tissu.
D'autres buts plus précis de l'invention sont de créer un appareil et un procéaé pour former la foule au pas et pour former des boucles avec des chaînes de poil sur un métier du type Axminster comportant un mécanisme a'aiguilles disposé pour introduire les trames par paires ae maniè- re à produire des boucles de poil de hauteur mesurée individuellement.
L'appareil réalisé suivant l'invention pour fabriquer le tapis à surface veloutée bouclée améliorée, comprend une barre à crochets avec les pièces de soutien et de commande qui actionnent la barre et les crochets montés sur celle-ci, pour saisir et tirer vers le haut les boucles des chaînes ae poil foulées, tandis que le battant est actionné pour battre d'abord la duite de trame introduite précédemment, et pour 'battre à nouvealu la- duite de trame de nouage immédiatement suivante, introduire après que les harnais portant les chaînes de poil ont été ctéplacés vers le bas jusqu'à la position de nouage. Après cette deuxième opération de battage, la barre à crochets est encore manipulée pour dégager les crochets des boucles formées.
Plus précisément,conformément à l'invention, on prévoit une barre à crochets ayant une construction et un arrangement nouveaux des organes à crochet, barre qui fonctionne de façon nouvelle et avec un degré élevé d'exactitude et de précision pour former des boucles de la hauteur désirée.
Les organes à crochet mentionnés comprennent une série d'organes plats, dont chacun possède un crochet faisant saillie sur l'une de ses faces. Les crochets ont une forme particulière de sorte qu'un mouvement de poussée vers le bas, combiné avec un léger mouvement de basculement en sens inverse des aiguilles d'une montre comme indiqué sur la figure 17 en A, et un mouvement de rappel vers le haut combiné avec un léger mouvement de basculement,
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aans le sens des aiguilles d'une montre, de la barre à crochets et des éléments montés sur celle-ci, comme indiqué sur la figure 17 en B, en combinaison avec un léger mouvement latéral de la barre à crochets,-amène les crochets à saisir les chaînes de poil et à en former des boucles.
Chaque crochet a une forme telle que, pour une position verticale de la tige ae crochet, l'ouverture du crochet est inclinée vers la gauche, comme indiqué sur les figures 8 et 11, et écartée du battant. La disposition est telle qu'un mouvement appréciable cte basculement, en sens inverse des aiguilles d'une montre autour de l'axe ae la barre, comme inctiqué sur la figure 17 en 0, fait basouler les crochets en sens inverse des aiguilles d'une montre, en les dégageant ainsi aes boucles de poil nouvellement formées.
En outre, conformément à l'invention, on prévoit un mécanisme, de soutien pour la barre à crochets, qui comprend une paire de bras supports ae barre à crochets qui sont disposés pour tourner autour d'un axe de support placé sur la machine, et qui sont disposés aussi pour se déplacer légèrement, dans le sens longitudinal, sur l'axe au pivot, de manière à amener chaque crochet à saisir fermement la chaîne de poil associée.
Une caractéristique de l'invention consiste à prévoir une barre à crochets sur laquelle est montée une série de crochets dont les hauteurs ont aes positions différentes, et qui sont rendus efficaces par la manoeuvre de la barre à crochets, pour former des boucles de poil de hauteurs correspondantes sur la face du tissu. Cette construction et cette disposition du mécanisme formateur de boucles,-dans laquelle une série d'organes à crochets, susceptibles d'être réglés ou remplacés individuellement, sont fixés dans une barre unique qui forme ainsi un seul ensemble rigidement constitué, actionné essentiellement de la matière décrite, se sont révélées d'une efficacité inattendue pour régler la hauteur des boucles.
On a trouvé par exemple que l'on obtient facilement des variations de 1,6 mm dans la hauteur des boucles, et que l'on peut en tirer parti pour produire une large gamme de hauteurs de boucle exactement déterminée, variant de 4,8 à 19,2 mm. On comprendra que l'accroissement successif peut être supérieur ou inférieur à 1,6 mm, et que la différence totale peut être supérieure ou inférieure aux 14,4 mm indiqués.
En outre, dans la réalisation de l'invention, on prévoit deux formes de réglage de motif, pour régler le choix de la hauteur de crochet dans la barre ou les barres à crochets, utilisées dans la formation aes boucles de poil aans chaque rangée successive de tissage.
Dans une forme de l'invention, le mécanisme de soutien et de commande de la barre à crochets est conçu et disposé ae telle manière qu'il permette l'association d'une barre à crochets aifférente avec le mécanisme de soutien et ae commande ae barre mentionné plus haut, pour chacune des séries d'une rangée de tissage qui peut, par exemple, constituer un motif à répétition. Pour procéder facilement au remplacement d'une barre par une autre, on a prévu un transporteur à chaîne sans fin sur lequel on a monté le nombre désiré cte barres à crochets, chaque barre étant munie de crochets dont la hauteur a une position différente, conformément aux nécessités ctu motif particulier. La barre à crochets ective lest soutenue sur ces 'bras grâce à des griffes.
Les barres placées sur le transporteur à chaîne sans fin sont amenées successivement en position de fonctionnement, à une hauteur appréciable au-dessus de la nappe, de sorte qu'un mouvement vers le haut des bras-supports de barre à crochets, amène les griffes aes bras-supports à saisir et à enlever une barre à crochets du transporteur à chaîne sans fin, puis à remettre la barre à crochets sur le transporteur une fois que les boucles de poil destinées à la rangée de tissage en question ont été formées.
Dans une autre forme de l'invention, on utilise une barre à crochets dans laquelle les crochets sont supportés individuellement pour être
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réglés verticalement au sein de la barre. Dans cette forme ae réalisation chaque élément à crochets est muni, à son extrémité supérieure, a'une série ae pointes ae aifférentes longueurs qui corresponaent à aifférentes posi- tions verticales au crochet, en question. Chaque organe à crochet subit in- dividuellement l'action d'un dispositif à ressort de rappel, qui tiend à déplacer le crochet vers le haut vers une position entièrement effacée à l' intérieur de la barre.
Un dispositif de verrouillage porté par la barre à crochets est prévu pour être actionné par un dispositif à cames sur la ma- chine, afin de bloquer chaque élément à crochets en une position réglée sur la barre.
Avec la barre à crochets construite de cette manière, coopère un dispositif de réglage de motif, du type Jacquard, qui comprend une série de cartes portées par un transporteur sans fin et disposées pour être successi- vement en position active au-dessus de la barre à crochets. Un mouvement vers le haut des bras-supports de la barre à crochets, et de la barre à crochets qui est montée sur ceux-ci, entre des opérations successives ae formation ae boucles, amène la barre à crochets à se déplacer fermement contre la carte choisie, qui est perforée àe façon voulue pour effectuer le réglage ae chacun des crochets à la position verticale désirée. Les or- ganes à crochets sont alors verrouillés aans la pcsition réglée par le fonc- tionnement du dispositif de verrouillage mentionné.
En outre, conformément à l'invention, on a représenté une autre modification ae la barre à crochets, dans laquelle les crochets actifs in- aividuels sont maintenus à un niveau commun pendant le mouvement descenaant de pénétration de pas effectué par la barre à crochets, et sont ensuite déplacés, penaant le mouvement ae formation de boucle accompli par la barre, pour produire aes boucles de différentes hauteurs conformément aux indications du mécanisme Jacquard.
La barre à crochets, conjointement avec le mécanisme de soutien et de commanae de barre à crochets, aans la forme préférée de l'invention, sont représentés appliqués à un métier du type Axminster. Mais il est bien entendu que la barre à crochets, le mécanisme de soutien et de commande de celle-ci, et les commandes de motif décrits ici, sont également applicables à des métiers d'un autre type, notamment le type à navette, les métiers Wilton et métiers à tapis de velours.
Une caractéristique de l'invention réside dans une construction et une disposition du battant ou du peigne associés à un métier du type Axminster, et dans le fait que l'on prévoit un dispositif pour mettre au pas les chaînes de poil au-dessus du niveau normal ae mise au pas de la machine, grâce à quoi il devient possible de mettre au pas la chaîne de poil et a'en former ensuite des boucles, pour chaque rangée successive de tissage sur le métier conformément à n'importe quel motif désiré ae hauteur ae boucles. La portion supérieure du peigne, nouvellement ajoutée, est coupée pour permettre à la barre à crochets de fonctionner en une position située sensiblement au-dessus de la nappe, sans aucune gêne.
D'autres buts de l'invention ressortiront de la description, en regard des figures au dessin annexé ae quelques formes de réalisation, choisies à titre a'exemple non limitatif.
La figure 1 est une vue latérale, quelque peu schématique, d'un métier représentant une forme de réalisation préférée de l'invention;
La figure 2 est une vue à échelle agrandie d'une partie ae la machine représentée sur la figure 1, afin de montrer àes organes àu mécanisme de tissage, qui sont représentés dans les positions prises lorsque les crochets formateurs de boucles de poil rompent le contact;
La figure 3 est une vue à échelle encore plus grande des parties ae mécanisme de tissage représentées sur les vues précédentes, les bras de
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barre à crochets étant représentés aans la position où ils saisissent uns barre à crochets sur le transporteur à chaîne sans fin.
La figure 4 est une vue de parties au mécanisme de tissage représentées sur les vues précédentes, les pièces étant représentées dans les positions prises lorsqu'on introduit dans le pas la duite n 2 ou auite de fondj et que la barre à crochets est poussée vers le bas à travers les chaînes de poil mises au pas.
La figure 5 est une vue de pièces du mécanisme ae tissage représentées sur les vues précédentes,les pièces étant représentées dans les positions prises lorsqu'on introduit dans le pas la duite n 3 ou duite de liage, et que la barre à crochets a été retirée pour former aes boucles de poil de hauteurs choisies;
La figure 6 est une vue latérale de détail de la came et des liaisons du disque-came servant à produire un déplacement axial sur la barre à crochets et ses bras-supports, conçus pour déplacer latéralement les crochets saillants et les amener à saisir les chaînes ae poil mises au pas.
La figure 7 est une vue par l'arrière montrant à peu près les mêmes organes que la figure 6.
La figure 8 est une vue fragmentaire par l'avant d'une partie d'une barre à crochets et des organes supportés dans celle-ci, munis de crochets de différentes hauteurs choisies.
La figure 9 est une vue en coupe suivant la ligne 9-9 de la figure 8j représentant particulièrement la manière dont les crochets sont soudés en place dans la barre à crochets.
La figure 10 est une vue de détail montrant une série de crochets formateurs de boucles de poil, occupant différentes positions verticales, faits pour former des boucles de poil comprises entre 4,8 et 19,2 mm de hauteur environ.
La figure 11 est une vue fragmentaire à échelle agrandie au crochet référencé 3 sur la figure 10, en regardant par la droite.
La figure 12 est une vue semblable à la figure 9 mais montrant une méthode différente de fixation en position des organes à crochets dans la barre.
La figure 13 est une vue en élévation latérale ae la partie formant peigne au battant à mouvement alternatif.
La figure 14 est une vue fragmentaire, en élévation par l'avant, du peigne représenté sur la figure 13.
La figure 15 est une vue détaillée de la came de lisse à fil.
La figure 16 est une vue détaillée de la came ae bras à crochets.
La figure 17 est un diagramme horaire montrant la relation de temps entre les différents mécanismes de commande du métier.
La figure 18 est une vue en coupe agrandie d'un tapis tissé conformément à l'invention.
Les figures 19 à 28 représentent des variantes de barre à crochets, et du mécanisme de com ande associé, permettant d'obtenir un choix différent ae crochets dans des rangées successives de tissage, parmi cs figures :
La figure 19 est une vue prise du côté gauche d'organes du mécanisme de tissage, comprenant une barre à crochets avec crochets réglables individuellement, un dispositif Jacquard, et un dispositif de réglage pour pour verrouiller et déverrouiller les organes à crochets.
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La figure 20 est une vue en coupe de la barre à crochets, repré- sentée sur les figures 19 et 25.
La figure 21 est une vue en coupe d'une variante de la barre à crochets, représentée sur la figure 26, aans laquelle on a prévu une série de lames commanaées par Jacquard interposées entre les organes à crochets.
La figure 22 est une vue aétaillée de l'organe à crochets utili- sédans la forme de réalisation de l'invention représentée par les figures
21 et 26.
La figure 23 est une vue détaillée de la lame commandée par Jac- quara utilisée aans la forme ae réalisation représentée sur les figures
21 et 26.
La figure 24 est une vue agrandie, par la droite, des organes as- sociées à crochets et à lames représentés, par exemple sur la figure 21.
La figure 25 est une vue en plan d'une barre à crochets munie de crochets réglables individuellement et semblables à ceux de la figure 20, représentant particulièrement le mécanisme de blocage des organes à crochets agissant par genouillère.
La figure 26 est une vue en plan d'une barre à crochets munie d' d'organes à crochets réglables individuellement et de lames commandées par Jacquard à cet effet, tels que ceux représentés sur les figures 21 à 24, et illustrant particulièrement la manoeuvre par genouillère pour verrouiller chacun des organes à crochets et des lames commandées, en position réglée.
La figure 27 est une vue en coupe prise suivant la ligne 27-27 de la figure 25, l'autre position du levier de commanae à genouillère étant représentée en ligne mixte.
La figure 28 est une vue fragmentaire semblable à la figure 27 montrant les deux leviers de commande de genouillère représentés en plan sur la figure 26.
La figure 29 est une représentation photographique de deux échantillons d'un tapis de sol velouté à boucles montrant différentes dispositions de hauteur de boucle, et
La figure 30 est une représentation photographique d'un tapis de sol velouté à boucles montrant deux nouvelles dispositions de différentes hauteurs de poil conformément à l'invention.
Si l'on considère particulièrement les dessins on voit que les figures 1 et 2 représentent essentiellement des parties d'un métier à tapis ayant les caractéristiques de l'invention, et comprenant un bâti de machine muni de bâtis latéraux 30, une plaque de guidage 32 servant à supporter le tissu nouvellement formé tandis qu'il est battu par le battant, et une poitrinière 34, située entre les bâtis, et par dessus laquelle on tire le tissu hors de la machine. Les bâtis latéraux 30 servent à supporter divers arbres de commande, parmi lesquels un arbre à came principal 36 installé dans des paliers 37 sur les bâtis 30, un arbre pivot ae batany, 38, un arbre d' enroulement de tissu 40 qui porte un rouleau d'appel de tissu 42, et un arbre 44 portant un petit rouleau fou.
Le métier est muni de porte-lisses appropriés, comprenant un porte-lisse de chaîne de fourrure 48, un porte-lisse de chaîne de demi-fourrure 50, on porte-lisse de chaîne mise en mailles 52. Le métier est muni en outre d'une aiguille d'introduction de trame, généralement indiquée en 54 sur la figure 2, qui a pour rôle d'introduire dans le guide des fils de trame doublés ou bouclés. Les boucles de trame introduites successivement sont enchaînées entre elles pour former une lisière, grâce à un dispositif boucleur alternatif, non représenté. On a aussi prévu un porte-lisse de chaîne de poil, 55, qui coopère avec le mécanisme
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formateur de boucles de poil prévu conformément à l'invention, ainsi qu' il sera exposé plus complètement ci-après.
Le battant comprend deux bras dirigés vers le haut, 56, articulés sur un arbre basculeur 38, et munis à leurs extrémités supérieures de supports 58 sur lesquels est monté un peigne 60. Les mouvements d'avance et de recul sont communiqués au battant 56 au moyen d'un bras dirigé vers le bas, 62, fixé à l'arbre de battant 38 et relié, grâce à une bielle 64, à l'extrémité supérieure d'un levier de came 66, qui pivote, à son extrémité inférieure 68, sur une partie du bâti de machine. Un disque-came 70, porté par le levier de came, est prévu pour coopérer avec une came de commande de battant.
Les différents porte-lisses sont disposés de manière à se mouvoir de bas en haut et de haut en bas, et à former des pas successifs de chaîne, au moyen de mécanismes Jacquard et de mécanismes à cames ordinaires, bien connus dans la technique.
Etant donné que les organes du métier mentionnés ci-dessus sont bien connus dans la technique, par exemple par le brevet des Etats-Unis 1.904.939 du 18 avril 1933, le brevet des Etats-Unis 233.290 du 12 octobre 1880, et le brevet des Etats-Unis 1.475.261 du 27 novembre 1923, on ne juge pas nécessaire de donner une représentation ou une description plus détaillée de ces parties,
Le métier ainsi décrit de façon générale est fait pour produire un fond de tissu du type Axminster.
Comme on le voit mieux sur les figures 17 et 18, le métier est construit pour produire ce qu'on appelle un tissu ordinaire à trois duites, dans lequel trois duites de trame successives, comprenant chacune une paire de trames, sont introduites dans des pas formés successivement pour la production de chaque rangée successive de tissage. Les trois duites comme on le voit sur les figures 17 et 18, comprennent une duita de fond;, une duite de liage et une duite de rangée, qui sont introduites, dans cet ordre, dans des pas formés successivement.
Les diverses duites de trame sont situées en leurs positions respectives hautes et basses, sur des cotés opposés des chaînes de fourrure, 76, et sont maintenues en position par des chaînes en mailles, 78, et des chaînes de demifourrure 80. Les chaînes de poil sont représentées en 82.
Le mécanisme réalisé conformément à l'invention, pour fabriquer, sur un métier à tapis, un tissu velouté à boucles ayant des boucles de poil dont la hauteur varie, tant dans le sens de la chaîne que dans le sens de la trame, comprend une barre à crochets 84, sur laquelle comme on le voit mieux sur les figures 8, 9 et 12, sont montés une série d'organes à crochets, 86, interchangeables, dont chacun porte sur une de ses faces un crochet 88 qui est placé sur l'organe 86 pour former une boucle de hauteur choisie.
La barre à crochets est supportée, comme exposé ci-après, de manière à se mouvoir ou à se prolonger vers le bas, de sorte que les organes à crochets se déplacent entre des chaînes de poil mis au pas (voir détail A de la figure 17), puis se déplacent un peu latéralement et se retirent pour saisir et tirer des boucles des chaînes de poil, en montant sur les crochets (voir détail B de la figure 17). Finalement, la barre à crochets bascule en sens inverse des aiguilles d'une montre (voir détail C da la figure 17), pour libérer des crochets les boucles tirées et montées. Les organes à crochets 86 sont construits et disposés particulièrement pour se mouvoir de la manière décrite.
Comme on le voit sur les figures 8 et 9, chaque organe à crochet comprend une pièce en métal plat, munie à son extrémité supérieure d'une paire d'encoches 90, et ajustée et soudée dans une plaque-support entaillée 91. Une variante de construction, représentée sur la figure 12; comprend une plaque-couvercle 94, munie de deux nervures de verrouillage 96, qui s'engagent dans les encoches et sont fixées par aes vis 98 à la barre à crochet 84.
Le crochet 88 formé sur la face de chaque organe à crochets 86, à son ouverture dirigée vars le haut et vers la
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gauche par rapport à la verticale, comme on le voit par exemple sur les figures 9 et 12, de sorte qu'un mouvement ae basculement ae la barre 84, en sens inverse des aiguilles d'une montre aura pour effet de rejeter ou de libérer des crochets, les boucles tirées et nouées.
On notera que les crochets, comme l'indique la figure 10, sont espacés vers le haut, de distances différentes,sur les organes à crochets
86, de sorte qu'ils sont amenés à former des boucles de différentes hau- teurs dans les chaînes de poil saisies, un crochet disposé vers l'extrémi- té inférieure de l'organe à crochets étant destiné à former les boucles les plus basses, et le crochet disposé au plus haut point de l'organe à crochets agissant pour former la boucle la plus haute.
On notera que chacun des organes à crochets, à son extrémité in- férieure, côté crochet, est entaillé sur un bord pour donner le maximum d'écartement entre la barre à crochets et la surface du tissu tissé, par- ticulièrement pendant le mouvement de basculement en sens inverse des ai- guilles d'une montre de la barre à crochets 84, pour libérer des crochets 88 les boucles tirées et nouées.
Les organes à crochets 86, identiques., sauf pour l'emplacement de leurs crochets 88, sont interchangeables sans difficulté, de sorte que l'on arrive à régler exactement la hauteur de chacune des boucles, sur la longueur à crochets, en choisissant et en plaçant dans la barre les organes à crochets dont les crochets ont la forme correspondante.
Dans la forme de l'invention représentée particulièrement sur les figures 1 à 14, on envisage de prévoir une barre à crochets séparée, munie du choix désiré de crochets hauts, bas et moyens, pour former les boucles de poil avec chaque rangée successive de tissage nécessaire à la constitution du motif aésiré de surface de tapis velouté.
Pour emmagasiner les barres à crochet et pour les amener successivement en position active et pour faire passer les barres à crochets en position active et leur faire quitter cette position, on a fait usage d'un mécanisme transporteur à chaîne sans fin, de dispositifs d'embrayage et de bras d'embrayage., qui peuvent être similaires à ceux prévus, par exemple, sur les métiers Axminster décrits dans les brevets mentionnés plus haut.
Etant aonné que les embrayages et les dispositifs servant à fixer de fa- çon amovible la barre à crochets sur le transporteur à chaîne sans fin, sont entièrement indiqués dans un ou plusieurs des brevets mentionnés, on ne décrira ces pièces que dans la mesure nécessaire pour indiquer la relation qu'elles ont avec la présente invention.
Le transporteur à chaîne sans fin prévu conformément à l'invention comprend deux chaînes sans fin 104, passant sur des roues dentées 106, placées sur un arbre de commande de transporteur, 108, situé sensiblement au-dessus du point de tissage, sur deux consoles dirigées vers l'avant, 110, faisant corps avec la partie supérieure des bâtis latéraux 30. Le transporteur à chaîne sans fin 104 peut avoir toute longueur désirée, et il est supporté de façon appropriée sur sa longueur au-dessus de la machine. Le transporteur à chaîne sans fin 104 sert ae support à un groupe de barres à crochets, comme celles représentées sur les figures 3, 4, 5 et 8, qui sont montées de façon espacée sur les maillons transporteurs de la chaîne.
La transporteur à chaîne sans fin est prévu pour recevoir des mouvements d'avance échelonnés, synchronisés avec la rotation de l'arbre à came principal. Le mécanisme de commande peut, par exemple, être un dispositif d'avance échelonnée à cliquet et à roue à rochet, comprenant une roue à rochet 111 sur l'arbre 108, un levier à cliquet 112, une bielle 113, et un levier actionné par came., 115 (voir figura 1), qui est actionné au moyen d'une came placée sur l'arbre à came principal, et a pour effet de communiquer un mouvement de rotation échelonné à l'arbre de commande de
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transporteur, 108.
Etant donné qu'un dispositif d'avance de ce genre est d'utilisation bien connue sur les métiers Axminster, pour amener successivement en position las bâtis de bobines à brin, et étant donné qu'un tel dispositif est entièrement décrit dans le brevet des Etats-Unis 1.475.261 mentionné plus haut, on ne croit pas nécessaire de donner une description plus détaillée de ce mécanisme.
Les barres à crochets 84 sont amenées successivement en position active au-dessus du point de tissage, où chaque barre à crochets,à son tour, se détache de la chaîne et descend en position active grâce à un mécanisme de commande de barre à crochets, qui comprend deux bras de commande de barre à crochets, 114, et des griffes associées 116 qui sont articu- lées en 117 sur les bras 114.
Le mécanisme servant à maintenir les barres à crochets aans les chaînes et à libérer des chaînes les barres à crochets, est d'un type normalement utilisé pour maintenir et libérer les bâtis en tubas d'un métier Axminstdr, comme indiqué par exemple dans le brevet des Etats-Unis 1.904.939. au nom de Barrett. On croit qu'il n'est pas nécessaire de donner une plus ample description de ce mécanisme, et on l'a donc omise ici.
Les griffes 116 peuvent fonctionner pour détacher les barres à crochets des chaînes transporteuses et les y remettre, comme on le voit mieux sur les figures 2 et 3 . Chaque, bras 114 pivote en 118 sur un organe 120 pour osciller aans un plan à peu près horizontal, l'organe 120 étant à son tour supporté sur un arbre disposé horizontalement 122, pour osciller dans un plan à peu près vertical.
L'arbre 122 bascule pour mouvoir le dispositif de commande de barres à crochets entre les positions élevée et abaissée, grâce à un mécanisme qui peut être d'un type ordinaire, comprenant une bielle aisposée verticalement 124, reliée, à son extrémité supérieure, à l'un des or- ganes 120, et à son extrémité inférieure, à un levier de came 126 muni d' un disque-came pour coopérer avec une came 128 placée sur l'arbre à came principal 36 (voir aussi figure 16).
Pour rapprocher et éloigner les griffes 116 des extrémités des barras à crochets, afin de dégager des chaînes une barre à crochets et ensuite de ramener aux chaînes une barre à crochets qui vient d'être rappelée en arrière, les bras 114 se rapprochent et s'éloignent l'un de l'autre grâce à des dispositifs non expliqués spécialement ici, puisque ces organes sont courants et fonctionnent d'une manière bien connue dans la technique.
Ce mécanisme peut comprendra deux bielles reliant les extrémités postérieures de bras Il/+ aux extrémités opposées d'un bras pivotant disposé verticalement qui est mis en basculement par une liaison appropriée à came et à galet le reliant à l'arbre à came 35, qui fait basculer les bras 114 en les rapprochant et en les éloignant successivement l'un de l'autre.
Conformément à la présente invention, les bras 114 sont amenés à basculer vers le haut et vers le bas, tandis qu'en même temps, les griffes 116 et la barre à crochets 84 montée sur celles-ci, tournent légèrement sur leurs pivots 117 pour saisir les chaînes de poil soulevées et en former des bouclas de poil de hauteur désirée. Un mouvement latéral est communiqué à la barra à crochets et aux crochets tandis qu'ils passent à travers le pas de chaînes de poil, de sort-- que chaque élément à crochet se déplace transversalement pour introduire avec certitude chaque chaîne de poil dans le crochet associé.
Le mécanisme de basculement des griffas 116 et de la barre à crochats 84 autour des liaisons à pivot en 117, comprend deux bielles 136, reliées chacune à une griffe 116 et à un bras dirigé vars le haut 138 fixé à un arbre de battant 140. Un deuxième bras 142 fixé à l'arbre de battant, est relié par une bielle 144 à un levier de disque-came commandé par une came, non représentée spécialement, logée sur l'arbre à came principal 36.
Tout l'ensemble comprenant les bras de commande 114, les organes de support 120 et l'arbre¯pivot 122 auquel ils sont fixés, se déplace d'un
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seul bloc, sur la courte distance nécessaire pour produire un mouvement de déplacement latéral des crochets. A cette fin, l'arbre de battant 122 est percé axialement à chaque extrémité et monté de façon à tourner sur deux pointes de palier, 150, portées par le bâti 30 (voir figure 6 et 7), et il est disposé en outre pour prendre un mouvement axial limité par rap- port à ces pointes.
Le mouvement axial est communiqué à l'arbre 122 et au dispositif de commande de crochets porté par cet arbre, grâce à des organes ae liaison qui comprennent un levier coudé 152 pivotant en 154, sur le bâ- ti 30, un bras du levier coudé étant muni d'une chape fourchue et de tourillons 156 qui s'engagent dans une rainure pratiquée dans un coller 158 fixé à l'arbre. L'autre bras du levier coudé est relié par une bielle réglable 160 à un levier de came 162 qui est supporté à son tour par un pivot 164 placé sur le bâti, et qui est muni d'un disque-came 166 qui se déplace sur une came 168 de l'arbre à came 36.
Comme on le voit sur les figures 3,4 et 5, et plus particulièrement sur les figures 13 et 14, le peigna 60 a une forme nouvelle qui 1' amène à coopérer efficacement avec la barre à crochets pour former des boucles de poil de hauteurs différentes prédéterminées. En dessous au niveau de battage et jusqu'à ce niveau, le peigne est construit et conforme de manière normale, pour saisir et battre dans la nappe les duites de trame introduites successivement.
Au-dessus du niveau de la nappe, les dents du peigne sont fortement rognées en 170, et ensuite, conformément à l'invention, elles se dirigent vers le haut en 172 pour laisser place à un pas de chaîne de poil qui est situé sensiblement au-dessus du pas de tissu de fond Axminster normalement utilisé, pour laisser une place suffisante pour l'introduction des crochets formateurs de boucle de poil.
La disposition représentée est nouvelle, et elle a des avantages importants sur les opérations de formation de pas et de battage de la technique antérieure. Avec la construction représentée, la barre à crochets est montée sensiblement au-dessus du point de battage, et elle est bien faite pour coopérer de la façon la plus efficace avec les dispositifs de peigne et de mise au pas, pour saisir les boucles de poil et en former une rangée. On a trouvé que la relation mécanique entre le peigne et la barre à crochets ainsi réalisée est la plus efficace pour tirer des boucles des chaînes de poil mises au pas, à une hauteur qui correspond exactement à la position verticale des crochets coopérants, ce qui amène les boucles, tandis qu'elles sont battues dans la nappe, à se placer droites dans le tissu.
Le mécanisme de commanae aes positions au porte-lisse ae chaîne ae fourrure 48, du porte-isse ae chaîne ae demi-fourrure 50 et du portelisse ae chaîne mise en mailles 52, correspond aux mécanismes de ce genre normalement prévus pour la mise au pas dans un métier Axminster il est bien connu dans la technique, et par suite on ne l'a pas représenté ni décrit particulièrement ici. Le mécanisme de commande de la position du porte-lisse ae chaîne de poil, 55, prévu par l'invention, et tel qu'il est représenté particulièrement sur la figure 1, comprend une bielle 174 reliée au bora supérieur au porte-lisse 55 et au levier de came 175 disposé hori- zontalement, supporté de manière à tourner sur un pivot 176 au bâti 30.
Le levier ae came 175 est muni a'un galet 177 qui coopère avec une came à lisse ae chaîne de poil 178, sur l'arbre à came principal 36 (voir aussi figure 15).
Le fonctionnement de la barre à crochets 180, pour saisir les chaînes de poils et en former une rangée de boucles de poil soulevées sous forme de pas par le porte-lisse de chaîne ae poil 55, est résumé comme suit, avec référence aux fugures 2 à 5 et 17:
Ainsi qu'on le voit clairement sur ces figures, la barre à crochets est construite et disposée de manière à supporter les boucles ae poil tirées pendant l'opération ultérieure de nouage et ae battage dans une
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position dressée juste au-dessus de la partie du peigne qui sert à battre dans la nappe les duites introduites successivement.
Le fait que tous les
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organes à crochets sont montés dans un organe', ;fd:rme SJ'Ioét'èhat11tt;lüans tout le ,tisu.'-g!#af:tJqri.e 1es bouel:ës"!ti11éescoML chacune une hauteur cor- respondant exactement à la position du crochet individuel sur son organe de support 86.
La figure 3 représente le fonctionnement des bras-supports de barre à crochets 114, pour saisir une nouvelle barre à crochets 84 sur les chaînes 104. Cette opération se fait pendant la phase consistant à introduire et à battre la duite de rangée dans la nappe.
La figure 4 représente le mouvement de descente en sens inverse des aiguilles d'une montre de la barre à crochets, mouvement qui est suivi lorsque la barre à crochets atteint la position la plus basse de la figure 4, par un mouvement latéral, afin d'amener les crochets décalés 88 à saisir les chaînes de poil mises au pas. Comme on le voit sur la figure 4, l'aiguille a été introduite pour tirer la duite de fond à travers le pas, Le schéma A de la figure 17 montre les ,pièces à un moment un peu plus tardif au fonctionnement, celui où la barre à crochets a commencé son mouvement de retour en basculant vers le haut, pour tirer les boucles, et où les deux branches de la duite de fond ont été tirées à travers le pas.
La figure 5 représente une position ultérieure de la barre à crochets, à la limite supérieure de son mouvement de traction aes boucles, le peigne ayant avancé pour battre le duite de fond, et l'aiguille 54 ayant été introduite à nouveau pour tirer la duite de liage à travers le pas.
Le schéma B de la figure 17 représente un stade un peu plus tardif du fon@- tionnement, où les deux branches de la duite de liage ont été tirées à travers le pas.
Après le fonctionnement de la duite de liage la barre à crochets 84 tourne rapidement dans le sens inverse des aiguilles d'une montre pour prendre la position représentée dans le schéma.C de la figure 17, afin de libérer, des boucles de poil tirées et nouées, les organes à crochets 88.
Sur la figure 2, la barre à crochets est représentée dans la position prise après achèvement du mouvement d'ascillation en sens inverse des aiguilles a'une montre, et lorsque la barre à crochets amorce vers le haut son mouvement de retour vers les chaînes transporteuses 104.
Le schéma D de la figure 17 représente les organes à un moment encore ultérieur du fonctionnement, où les deux branches de la duite de rangée suivante ont été tirées à travers le pas.
Une variante de l'invention, représentée particulièrement sur les figures 19 à 28 des dessins, consiste à prévoir une barre à crochets sur laquelle sont montés des organes à crochets qui sont susceptibles d'être réglés individuellement et automatiquement à différentes positions verticales, conformément à toute variation désirée dans la hauteur de boucle de rangée de tissage. Dans cette forme de l'invention, la commande du motif, au choix des hauteurs de boucle d'une rangée de tissage à la suivante, est obtenue au moyen d'un mécanisme Jacquard comprenant une série de cartes perforées qui servent à effectuer des réglages verticaux successifs des organes à crochets de la barre à crochets.
Dans cette forme de réalisation de l'invention, la barre à crochets est supportée par une paire de bras-supports et fonctionne de la manière décrite précédemment pour tirer et rejeter ensuite la rangée battue de boucles de poil.
Le transporteur à chaîne sans fin utilisé dans la forme de réalisation de l'invention décrite précédemment, pour amener successivement les barres à crochets dans la position voulue pour qu'elles deviennent actives, sert, dans la variante de réalisation-décrite ici à faire arriver
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une série de cartes perforées d'un mécanisme Jacquard, aans une position où un mouvement extrême vers le haut communiqué aux bras-supports de barre à crochets, a pour effet d'amener la barre à crochets modifiée en liaison mécanique avec la carte qui lui est présentée.
Si l'on considère plus particulièrement la figure 19 des dessins, on a prévu une barre à crochets 180 qui est montée à ses deux extrémités ae manière à tourner sur des pivots 181 placés sur les bras-supports ae barres à crochets 182, qui sont portés par un arbre de battant 184 monté sur les tourillons de palier 150 représentés sur la figure 7. Etant donné que la barre à crochets 180, aans cette forme de réalisation de l'invention, est portée de façon permanente par les bras-supports 182, les griffes décri- tes précédemment ont été supprimées.
Les mouvements ascendant et descendant sont communiqués aux bras 182 au moyen aes liaisons décrites plus haut et représentées sur la figure 1, comprenant la bielle verticale 124, qui, dans la forme de réalisation représentée sur la figure 19, est reliée à son ex- trémité supérieure à l'un des bras-supports 182. A son extrémité inférieure, la bielle 124 est reliée à l'extrémité libre du levier de came 126 commandé par la came 128 placée sur l'arbre à came principal 36.
Les mouvements ascendant et descendant communiqués aux bras 182 identiques aux mouvements ascendant et descendant communiqués aux bras de commande de barre à crochets, 114, décrits précédemment à propos de la forme de l'invention représentée sur les figures 1 à 16 incluses. Les mouvements comprennent les mouvements descendant et ascendant communiqués à la barre à crochets pour saisir les chaînes de poil mises au pas et en tirer une rangée de boucles de poil,, et comprennent encore un mouvement extrême vers le haut, que l'on peut décrire comme un mouvement de changement de motif décrit par le mécanisme de support et de commande de barre à crochets.
L'arbre basculeur 184, supportant la barre à crochets, se déplace axialement pour communiquer un léger mouvement longitudinal au dispositif de commande de barre à crochets, et par suite pour engager fermement les crochets dans les chaînes de poil associées, grâce au mécanisme de changement qui comprend le levier coudé 152, la bielle 160, le levier de came 162 et la came 168, décrits plus haut et représentés particulièrement sur les figures 6 et 7. Le mécanisme, au moyen duquel les mouvements de basculement sont communiqués à la barre à crochets 180, est similaire au mécanisme de basculement de barre à crochets représenté et décrit particulièrement à propos des figures 1 et 2.
Comme on le voit sur la figure 19, ce mécanisme comprend une paire de bielles 196 reliées à leurs extrémités antérieures à la barre à crochets 180 et reliées à leurs extrémités postérieures aux bras dirigés vers le haut, 138, du mécanisme de basculement de barre à crochets décrit plus haut.
Les figures 20 et 25 représentent une forme de barre à crochets munie d'organes à crochets réglables commandés par Jacquard. La barre à crochets 180 est munie d'une série d'organes à crochets tireurs de boucles 200, qui sont particulièrement construits et disposés pour se régler in- dividuellement dans la barre à crochets 180, dans le sens longitudinal de leurs parties principales. Le réglage est assuré par un dispositif Jacquard comprenant une série de cartes perforées 201 (figure 19) qui sont présentées successivement en liaison de fonctionnement vis-à-vis de la barre à crochets 180, après le tirage de chaque rangée successive de boucles de poil.
Les cartes 201 sont reliées les unes aux autres sous la forme d'une bande sans fin qui passe sur des plaques-supports hexagonales 203 portées sur l'arbre 108, celui-ci étant le même que celui qui sert à supporter les chaînes de transporteur sans fin 104 utilisées pour soutenir et amener en position de fonctionnement les barres à crochets successives dans la forme de réalisation de l'invention représentée sur la figure 1. Un mouvement a'avance échelonné est communiqué à l'arbre 108 et à la bande sans fin de cartes Jacquard 203 au moyen du mécanisme représenté et décrit précedemment
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à propos de la figure 1, comprenant le levier à cliquet 112, la bielle 113 et le levier de came 115.
Le fonctionnement de ce mécanisme est conçu. de manière à amener la carte immédiatement suivante 201 en position de fonctionnement pour coopérer avec la barre à crochets 180, à chaque mouvement ascendant successif de la barre à crochets 180 et de ses bras-supports 182 vers la position la plus haute de régalge de motif.
Les éléments à crochet 200 sont de construction identique, chacun comprenant une pièce découpée plate munie d'une partie centrale relativement étroite et dirigée vers le bas, avec un crochet 202 formé sur une face de la pièce découpée, à peu près à l'extrémité inférieure de la partie centrale.
Le borà de la partie centrale est biseauté au coin inférieur droit désigné par 204, de la manière décrite précédemment, afin de produire un jeu maximum entre le crochet et le tissu et les parties adjacentes au peigne pendant le mouvement de basculement et de rejet de la boucle accompli par la barre à crochets, La partie supérieure de l'organe à crochets 200 est élargie, comme indiqué en 205, et forme deux parties marginales qui sont supportées, de manière à pouvoir glisser, dans des fentes pratiquées dans la paroi antérieure 206 et dans la paroi postérieure 207 de la barre à crochets.
A son extrémité supérieure, l'organe à crochets est muni d'une série de doigts saillant vers le haut, 208, de différentes longueurs gra- duées, destinée- à coopérer avec des cartes préseées successivement du mécanisme Jacquard. Un ressort de compression 210, enroulé autour de la partie principale de l'élément à crochet 200, et appuyé à une extrémité contre la partie élargie 205 et s'appliquant par son extrémité extérieure sur une plaque de fond 211 de la barre 180, sert à maintenir normalement l'organe à crochet dans une position entièrement élevée ou retractée.
Dans le fonctionnement du dispositif de commande de longueur de crochet, représenté sur les figures 19, 20 et 25, la barre à crochets 180 est présentée contre une carte perforée 201, amenant ainsi les différents organes à crochets à prendre la position conforme aux indications de la carte. Les organes à crochets sont alors automatiquement verrouillés dans la position réglée.
Le dispositif de verrouillage comprend un élément de verrouillage ayant la forme d'une bande métallique 212 qui s'étend le long de la barre à crochets 180 et qui est munie d'un bord rainuré longitudinalement destiné à coopérer avec une série correspondante d'encoches ou entailles formées dans le bord de la partie élargie 205 de chaque organe à crochet, L'organe de verrouillage 212 est soutenu dans la barre, de manière à'effectuer un mouvement longitudinal d'extrémité qui sert à produire un mouvement latéral simultané de l'organe de verrouillage, pour l'amener à coopérer ou à ne plus coopérer avec l'organe à crochet.
Dans ce but, plusieurs rainures diagonales 214, dont l'une est représentée sur la figure 25, sont pratiquées dans l'organe de verrouillage 212 pour recevoir des broches de guidage 216 prévues sur la barre à crochets, sur la surface inférieure de guidage de l'organe de verrouillage 212.
Le mécanisme servant à amener l'organe de verrouillage en position de verrouillage et à lui faire quitter cette position, comprend deux bielles de genouillère 218, 220, qui sont articulées l'une sur l'autre, la bielle 218 étant fixée par articulation sur la barre à crochets 180 et la bielle 220 étant reliée par articulation, par son extrémité libre, à l'organe de verrouillage 212. Un ressort de tension 221, relié à l'organe de verrouillage 212 et à la barre à corchets, tend à amener l'organe de verrouillage vers la gauche en position de verrouillage.
Quand les bielles déverrouillées se mettent en ligne droite., l'organe de verrouillage 212 est poussé vers la droite contre la pression du ressort 221, de sorte que les rainures 214, coopérant avec les broches 216 relativement fixes, déplacent latéralement l'organe de verrouillage en l'éloignant des crochets.
Le mouvement du couple de bielles entre la position rectiligne et la position repliée est commandé par un levier de commande 222 articulé en 223
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sur la barre à crochets, et dirigé vers l'avant par rapport à celle-ci, ou dans une direction transversale par rapport à la longueur àe la barre.
Un bras dirigé vers le haut, du levier 222, est disposé pour s'engager derrière une queue 224 de la bielle ae genouillère 218 ae sorte qu'un mcu- vement vers le bas du levier de commande 222 vers là position représentée en traits mixtes sur la figure 27, oblige les bielles genouillère 218, 220 à prenare leur position rectiligne de libération a'organe à crochet.
Conformément à une caractéristique de l'invention, on a prévu un mécanisme qui est rendu actif quand la barre à crochets 180 est soule- vée vers le haut pour prendre la position ae coopération avec la carte Jacquara, de manière à redresser la genouillère 218, 220 et par suite à déverrouiller les divers organes à crochet. Ce mécanisme, comme on le voit sur la figure 19, comprend un bras de commande 226 qui pivote en-228 sur la machine, et qui est disposé pour se diriger vers l'arrière, sur le trajet' ae l'ensemble ae barre à crochets en mouvement ascenaant comprenant le levier ae commande 222.
Le bras 226 est relié, par une bielle disposée ver- ticalement 230, à un levier actionné par came 232, porté par un pivot 234 sur la machine, et il est muni d'un disque-came 231 qui coopère avec une came 238 sur l'arbre à came principal 36 de la machine. Un ressort 240, relié au levier commandé par came 232, fonctionne pour maintenir le galet en coopération avec sa came,
Le fonctionnement du mécanisme servant à réaliser des réglages successifs des crochets aans la barre à crochets 180, mécanisme représenté spécialement sur les figures 19,20, 25 et 27, pour produire différents choix de boucles hautes, basses et moyennes qui seront tirées par la barre à crochets, fonctionne de la manière suivante :
Après l'achèvement d'une opération antérieure de tirage ae boucler et de rejet de boucle, la barre à crochets 180 monte vers la position haute de réglage de motif, indiquée en traits mixtes sur la figure 19, position où les broches 208 coopèrent avec une carte à motif du mécanisme Jacquard.
Pendant ce mouvement ascendant, le bras de commande 226 coopère avec le levier de commande 222 et le soutient dans la position entièrement abaissée indiquée en traits mixtes sur la figure 19, pour redresser les bielles de genouillère' 218, 220, de sorte que l'organe de verrouillage 212 se met dans la position rétractée ou d'inaction. Les organes à crochets 200 peuvent ainsi être soulevés sous l'influence de leurs ressorts respectifs, 210, et sont amenés automatiquement dans la position àe réglage désirée, lorsqu'un doigt 208 @ choisi touche une partie non perforée de la carte à motif 201 qui lui est présentée.
Avant le début du mouvement descendant de la barre à crochets 180 et des bras-supports 182, le levier de commande 226 est amené dans sa position la plus haute, permettant au levier de commande 222 de se soulever, et aux bielles de genouillère 218, 220 ae reprenare leur position repliée, sous l'influence du ressort 221, de sorte que les divers organes à crochets 200 se verrouillent dans leurs positions réglées.
Les figures 21 à 24, 26 et 28, représentent une forme modifiée ae barre à crochets ayant des organes à crochets réglables individuellement,et associés à eux, des organes à lame commandés par Jacquard, qui sont placés de façon conforme au choix désiré de boucles de poil hautes, basses et intermédiaires, mais qui permettent aux crochets de s'introàui- re dans le pas tout en restant dans une position uniformément alignée, et ensuite de prendre des positions réglées conformément à la position aes leviers individuels, pendant le mouvement de tirage de boucles de la barre à crochets.
La barre à crochets généralement indiquée en 244 comprend deux rails 246 et 248 fixés en position parallèle sur une plaque ae base entaillée 250, et deux autres plaques latérales rainurées verticalement 252, 254,
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fixées respectivement aux rails 246, 248. La barre à crochets 244 @st en outre munie et.'une chape 256 dirigée vers le bas et boulonnée sur la face in@érieur des organes de base 258 qui sont guidés et supportés comme on le voit mieux sur la figure 21.
Chaque organe à crochet 258 possède une partie centrale ou tige relativement longue, et vers son extrémité supérieure, une partie supérieure large 260, dont les bords sont disposés pcur être guidés aans des fentes verticales pratiquées respectivement dans les rails 246, 248 et dans les plaques latérales rainurées 252, 254. Chaque organe à crochet 258 est muni, sur son bord supérieur,a'un doigt unique 264 dirigé vers le haut.
Chaque organe à crochet 258 est maintenu ae façon élastique dans une position élevée, dans laquelle un collier 266 de la ti- ge de l'organe à crochet 258 s'applique contre la plaque inférieure 250 grâce à un ressort de compression 268 enroulé autour de l'organe à crochet et appuyé à une extrémité contre la partie inférieure de la chape 256 et à son extrémité supérieure contre le collier 266.
Chaque organe à crochet 258 est muni, sur le bord gauche de sa partie supérieure 260 d'iaen- tation 270, que l'on voit sur la figure 22, et qui sont faites pour coo- pérer avec le bord dentelé longitudinalement d'une barre de verrouillage 272 qui s'étend le long àe la barre à crochets,qui s'appuie sur la face supérieure de la barre latérale 246, et guidée, relativement à celle-ci, par des broches 274 montées dans la plaque 246 pour s'engager dans des rainures diagonales 276 prévues à intervalles réguliers sur la longueur de la barre.
La barre à crochets 244 est aussi munie d'une série a'organes à levier 278 commandés par Jacquard., qui sont interposés entre les organes à crochets 258. On a prévu un de ces organes à levier 278 pour chaque organe à crochet. Comme on le voit sur les figures 21 à 23, chaque organe à levier 278 est de forme généralement semblable,, à la partie supérieure de l'organe à crochet adjacent; il possède des parties marginales faites pour s'engager dans les rainures pratiquées dans les plaques supérieures 252, 254, et a'autres parties marginales faites pour s'engager dans les rainures pratiquées sur les plaques latérales 246, 248.
Sur son bord supérieur, chaque organe à levier 278 est muni d'une série de doigts 280, dirigés vers le haut, de aifférentes longueurs.
Le bord inférieur de chaque élément à levier 278 est muni d'organes de butée ou languettes 282, repliés qui sont faits pour coopérer avec la face inférieure de l'organe à crochet associé 258. Sur le bord droit, comme on le voit sur les figures 21 et 23, chaque organe à levier 278 possède une identation 284,faite pour coopérer avec le bord dentelé longitudinalement d'une barre de verrouillage 286, qui longe le rail antérieur de la barre à crochets, et qui est guidé pour coopérer ou non avec les organes à levier correspondants, grâce à l'action de broches 288 et de rainures diagonales 290 espacées sur la longueur de la barre.
Cn note, à l'examen des figures 26 et 28, que l'on a prévu deux mécanismes de commande séparés pour faire mouvoir la barre de verrouillage 272, servant à commander les organes à crochets 258, et la barre de verrouillage 286 servant à commander les organes 278, et pour faire passer ces barres en position de verrouillage ou de déverrouillage. Dans la forme de l'invention représentée sur ces figures, on note que la barre de verrouillage 286 des éléments à levier occupe, la même position relative, dans l'ensemble de barre à crochets 244, qu'occupe, dans l'ensemble de barre à crochets 180 décrit et représenté précédemment sur les figures 20 et 25, la barre de verrouillage 212 qui commande les organes à crociets 200.
Le mécanisme de commande ae la barre de verrouillage de leviers, 286, comprend des bielles de genouillères 296, 298 qui pivotent l'une sur l'autre, la bielle 296 étant articulée en 300 sur la barre de verrouillage 286, et la bielle 298 étant reliée en 302 à la barre à crochets. Un ressort de tension 304,relié aux pivots 300,302, tend à maintenir la genouillère
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dans une position pliée, dans laquelle la barre de verrouillage 286 e pris sa position de verrouillage.
Un prolongement de la bielle 298 est disposé pour coopérer avec un bras dirigé vers le haut d'un levier ae commande 306 qui est semblable, et a un fonctionnement similaire, au bras 222, décrit antérieurement à propos des figures 25 et 27,pour verrouiller et déverrouiller les organes à crochets 200 montés aans l'ensemble de bame
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à cmehets 180. La barre c verrQUil.7.agë <l''élém.ent à crochet 272 dé l'ensemble ae barre à crochets, 244, est commandée de façon similaire grâce à une liaison à genouillère, comprenant les bielles 308, 310, à la barre à cro- chets 244 et à la barre de verrouillage 272, et maintenues de fagon simi- laire en position pliée par un ressort de tension 312.
Afin de rearesser les bielles de genouillères 308, 310, un prolongement de la bielle 310 est disposé ae manière à coopérer avec un bras dirigé vers le haut d'un levier de commande 314 pivotant sur l'extrémité de la barre à crochets.
L'ensemble de barre à crochets, généralement désigné par 244, peut être facilement substitué à la barre à crochets 180 représentée sur la'figure 19, et quand il est supporté par les bras-supports 182, il fonctionne de la manière exposée ci-après. Pour actionner l'ensemble de barre à crochets 244, la machine représentée sur la figure 19 est munie de plusieurs organes dont il n'a pas été question jusqu'à présent, parmi lesquels un levier de commande 316 qui est supporté en 318 par le bâti de la machine, et qui est relié, en un point intermédiaire de sa longueur, à la bielle 230 pour monter et descendre sous l'action du levier de commande de came 232.
Comme on le voit mieux sur la figure 26, le levier de commande 226, décrit précédemment., est muni, à son extrémité extérieure, d'un prolongement latéral, dont une extrémité est disposée pour coopérer avec le levier de commande 232 décrit plus haut, et aussi avec le levier de commande 306 qui a une forme et une disposition identiques par rapport à la barre à crochets fixée et aux bras-supports 182, et qui est disposé pour commander le verrouillage et le déverrouillage des organes à levier 278.
L'autre extrémité du prolongement latéral du levier de commande 276, comme on le voit sur la figure 26, est disposée pour coopérer avec le levier ae commande 314 de la barre à crochets modifiée 244, afin de commander le verrouillage et le déverrouillage aes organes à crochets258.
Le levier de commande 314 cet aussi aligné par rapport au levier de commanae 316 et de façon à subir l'action de celui-ci; toutefois le levier 316 n'affecte pas, ou n'influence pas dans son fonctionnement, le levier de commande plus court, 306 ou sa contre-partie, le levier de commande 222, de la construction représentée sur les figures 19 et 27. Le levier de commande 316, qui ne joue un rôle actif que lorsque la barre à crochets 244 est utilisée, est commandé grâce à une dépression ou creux, indiqué en 320 dans la came 238, qui déplace vers le bas le levier de commande 316, puis vers le haut, à un moment où les bras-supports de la barre à crochets 182 et la barre à crochets, sont dans une position relativement abaissée, correspondant à la formation d'une boucle de fil.
Le mouvement correspondant communique à ce moment au levier de commande 226, est un mouvement à vide n'ayant aucun autre rôle.
La machine représentée sur la figure 19, mais munie de la barre à crochets 244 des figures 21 et 26 remplaçant la barre à crochets 180 des figures 20 et 25, fonctionne de la manière suivante :
Après l'achèvement d'une opération antérieure de tirage de boucle et de rejet de boucle, les bras-supports de barre à crochets 182 et la barre à crochets 244, montent vers la position haute de commande de motif, dans laquelle les doigts 264 de l'élément à crochet 258 et les doigts 280 des leviers 278, sont amenés en position active par la rotation de l'arbre 108 et des plaques hexagonales 203.
Pendant ce mouvement ascendant., le bras de commande 2C6 coopère avec les supports dans une position entièrement abaissée des deux leviers de commande 306 et 314
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à la fois, de sorte que la genouillère commandée par ceux-ci prend un.} position relativement rectiligne., et que les barres de verrouillage 286 et 272 sont amenées à ne plus verrouiller les leviers 278 et les éléments à crochets 258 correspondants, qui peuvent alors s'élever sous l'influence de leurs ressorts respectifs.
La position de chaque organe à crochet, 258, à ce stade du fonctionnement, est commandée par la coopération au doigt 264 avec la carte ae motif , Si le crochet dont il s'agit ne doit pas former de boucle, la carte est perforée pour laisser le crochet s'élever jusqu'à une position inactive relativement haute. Si, par contre, le crochet aont il s'agit doit former une boucle, le crochet descend jusqu'à une position d'accrochage ae chaîne, déterminée par la longueur du ceigt 264. Comme tous ces doigts ont la même longueur, et que les organes à crochet 258 sont iaentiques à tous égards, les crochets seront alignés uniformément, quant à la profondeur, sur toute la longueur de la barre à crochets.
En même temps., les leviers 278 prennent une position Individuel-
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le conforme à l'emplacement cites perforations de la cart-,, pour renctre inactif l'un ou l'autre des doigts 28C. Avec cette disposition, le levier de commande 278 se trouve soit au même niveau, soit en une position rela- tivement abaissée., dans laquelle les butées 282 sont abaissées et ne coopè-
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'rÈnt pas ¯avec les -surf'ac-es de butée 'des'organ -a crochets 258.Un mouvement asCIluc.2lt au levier ae coamanao 226 vers sa position la plus haute, ae la manière décrite plus haut, permet alors aux genouillères respectives de prendre la position pliée, et les barras de verrouillage 272,
286 peuvent verrouiller les crochets et leviers correspondants aans leurs posi-
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tions réglées. COIDnd on l'a signalé précédemment, les crochets, exceptés ceux qui sont montés en position inactive, sont en alignement uniforme.
Les leviers ont pris une position confcrme aux différentes hauteurs ae boucls qu'il s'agit de tirer.
Les bras-supports de barre à crochets, 182, et la barre à crochets, se meuvent maintenant vers le bas, et la barre à crochets bascule légèrement aans le sens des aiguilles a'une montre, pour que les organes
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à crochets 258 q5introauisent aans le pas, un léger mouvement latéral est ensuite communiqué à la barre à crochets, et finalement la barre à cro- chets se retire pour tirer cas boucls aans les chaînes de poil mises au pas, La construction représentée, où les organes 258 ont l:urs parties à croches situées aux extrémités des tiges de crochets, t aans laquelle
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tous 1-iS crochets actifs ont un align3:>1-"'I1t uniforme, pc:
!'i.1Jt aux crochets en prdndrJ la position 0.3 coopération ave la chaîne a- poil, sans pénétrer beaucoup en dessous au niveau à3S chaînes en poil ris--s au pas. Les crochets peuvent donc saisir cas parties des chaînes ai poil au nas qui sont proches au point àe raccoràmnt av.,c la tissu achevé, sans risquer de g3n#r 1 fonctÍonn3m.Jnt du peigne.
Au début au mouvdrunt a tirage a boucl.:: accompli par la barr, à crochets, le bras a: cc:.r-ana; 316, qui est disposé au-dessus au levar aj COr'J1lande 314 grâce au nouv3mdnt descendant 0 la barre à crochets vers le niveau d'accrochage ae chaîne, se meut vers le bas, par le fait que le galet 231 au levier de came 232 coopère avec la dépression 320 de
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la came 238, pour saisir et faire basculer le levier en CO:'1Iliana-" 314, ce qui fait que la barre de verrouill&ge 272 des crochets va prendra sa position inactive, Le mouvement ascenaant ae la barre à crochets 244 fait que
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les fils Q3 poil engagés aans les aifférclnts crochets &.ttir3nt vers le bas chacun à;
s organes à crochet, vers des positions aét%rninées par le rl# ge à mécanisme Jacquard aes leviers coopérants Z7, Le réajustern-jat ,4 '1st effectué des organes à crochets 258, a pour conséquence que aas boucles aa eifférentes hauteurs sont torées à travers le tissu, suivant les posi- tions des divers leviers. Lorsque les bras-supports de barre à crochets 182 et la barre à crochet 244, portée par ces bras, approchent de la limi-
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te supérieure ae leur mouvement ae tirage ce bouclas, le bras de co--=Taana;
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316 s'élève à nouveau permettant aux organes à crochets de se verrouiller dans leurs positions réajustées.
La barre crochets bascule ensuite for- tement dans le sans des aiguilles d'une montre, commp l'indique la figure
19, et elle s'abaisse légèrement pour libérer aes crochets les boucles de poil nouvellement formées, afin d'achever le cycle.
Conformément à l'invention, on fabrique, sur un métier à tapis construit, disposé et fonctionnant de la manière décrite plus haut, un ta- pis à poil possédant des caractéristiques nouvelles de structure et de dessin. Le produit est un tapis à poil en boucle, dans lequel les boucles de poil de chacune des rangées successives de tissage sont tirées inaivi- duellement à des hauteurs variables exactement prédéterminées, de manière à fermer un tissu ayant une structure de poil bouclé qui possède aes qua- lités spéciales ae précision et de régularité, et une gamme et une varié- té de forme ae surface que l'on ne pouvait obtenir avec les métiers de la technique antérieure.
Il est possible, par exemple d'assurer une gradation extrëmement exacte des hauteurs de boucles, avec une petite progression, tant aans le sens de la trame que dans le sens de la chaîne au tissu, et aussi de placer, côte à cote, dans toute direction, des boucles extrêmement hautes et extrêmement basses, pour produire aes surfaces courbées, soit séparément, soit en combinaison avec des rainures ou crûtes à bora vif, pour produire des effets nettement gravés ou ciselés.
Le tissu fabriqué sur le métier représenté, et que l'on voit spécialement sur les figures 18, 29 et 30, comprend un fond Axminster combiné avec une surface à poil en boucle, comprenant des boucles de poil de hauteur individuellement choisies, tirées ae chaînes de poil tissées dans le fona Axminster. Comme on l'a noté précédemment à propos de la figure 18, et comme on le voit plus spécialement sur les figures 2 à 5, les chafnes ae fourrure 76, les chaînes de demi-fourrure 78 et les chaînes mises en mailles 80, sont mises au pas de la façon normale dans le tissage Axminster, les pas de ces chaînes étant disposés alternativement en position descendante ou en position à peu près horizontale, pour recevoir l'aiguille d'introduction de trame, 54.
Le tissu de fona Axminster particulier représenté sur les figures 18, 29 et 30, comprend une duite de fond qui est proauite par l'insertion de l'aiguille au-dessus des chaînes en mailles 78 et en dessous de toutes les autres chaînes. Ensuite vient la auite de liage, qui est produite par un arrangement du pas de chaîne' conçu pour que l'aiguille d'introduction ae trame en dessous des chaînes de demi-fourrure 80 et par aessus toutes les autres chaînes. La disposition des àiffé- rentes chaînas est conçue de manière que la duite ae liage soit battue aans la nappe directement par dessus la duite de fond.
La troisième et dernière aes trois duites introduites., dans la succession représentée pour former une rangée de tissage, est la duite ae rangée. Les chaînes sont remises au pas pour que la auite de rangée s'introduise au-dessus des chaines de fourrure 76 et les chaînes de demi-fourrure 80, et sous les chaines mises en mailles 78.
On comprendra que l'invention n'est pas limitée à la forme précise de tissu Axminster représentée, et que l'on peut employer d'autres tissages bien connus et faciles à trouver pour un ..métier Axminster. On comprendra aussi que l'invention, sous ses aspects les plus larges, n'est pas limitée à la construction Axminster, et que l'on peut obtenir les avantages ae l'invention au Demandeur en utilisant une ou des barres à crochets fonctionnant à peu près ae la manière décrite dans un métier où la trame est introduite au moyen d'une navette.
Des dispositions nouvelles de boucles hautes;, basses et moyennes produites conformément à l'invention sont représentées aans les exemples reproduits sur les figures 29 et 30 aes dessins. Si l'on considère la figure 29, on a formé un motif à carreaux, dans lequel la partie centrale au carreau;, appelée 330, est élevée, tandis que les boucles diminuent
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graduellement de hauteur vars les boras au carreau pour produira ur .¯;'et arrondi. Avec ce motif, on prévoit à chaque coin du carreau une bosse ou bouton de boucles hautes, désignés par 332. Une ligne de démarcation 334 est formés entre les bords de carreaux adjacents, grâce à des tranc@é@s dans lesquelles on ne tire pas de boucles du tout.
La structure et la aisposition de boucles représentées dans la partie droite de la figure 29 illustrent l'usage ae boucles très basses 336, comme fond de tissu, avec, tout auprès,aes groupes de boucles hautes qui sont mises en pyramide pour produira des crêtes fortement marquées 338. On notera que les hautours des différentes boucles, tant suivant la trame que suivent la chafne au tissu, sont choisies arbitrairement pour obtenir l'effet de motif aésiré.
Le dessin représenté sur la partie gauche de la figure 30 montre un motif nettement gravé, dans lequel la configuration est obtenue en utilisant une bordure de boucles très,hautes. telles qu'en 340, à cöté d'un fond de tissu formé par aes boucles très basses. Dans le cas présent, la partie formant fond. est bordée, aes deux côtés, par des boucles qui peuvent être de hauteur mdximum, et on note que le dessin a la forme d'une courbe qui peut être constituée seulement par un choix arbitraire ae boucles hautes, basses et intermédiaires, tant aans le sens de la longueur que de la largeur du tissu.
Dans ce motif, la ressemblance d'une feuille est produite, la partie centrale de la feuille étant un creux formé par aes boucles basses séparées en deux groupes par des creux pour former la nervure 342 de la feuille. De chaque côté de la nervure, les boucles sont de hauteur graduellement croissante, jusqu'à ce qu'on atteigne le bord extérieur 344 de la feuille, à contour net, qui est formé lui aussi de boucles de hauteur extrême, à côté desquelles se trouvent les boucles très basses au fond de tissu voisin.
Le dessin représenté du côté droit de la figure 30 se compose de carrés 348 de boucles hautes, placés diagonalement par rapport à des carrés 350 formés de boucles basses. Les bords des carrés sont nettement marqués, étant donné qu'il ne faut aucune gradation entre les groupes ae boucles hautes et les groupes de boucles basses, ni aans le sens de la chaîne., ni dans le sens de la trame du tissu. On notera en o@tre que l'on obtient un effet de surface caillouteuse un peu rude, dans chacun des carrés, en introauisant de légères variations dans la hauteur des différentes boucles dans chacun des groupes haut et bas.