<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention se rapporte à une épingle de fixation pour vêtements, boutons, et choses analogues. Plus particulièrement elle a pour objet ce que 'Ion pourrait plus exactement dénommer une épingle à coudre, consistant essentiellement en une certaine longueur de fil appoin- tie au moins à une extrémité et contournée suivant une forme particulière, qui sera décrite ci-après,
Les vêtements, les boutons et choses analogues, sont généra- lement fixés de façon permanente l'un à l'autre par couture, soit à la main, soit à la machine. Il y a pourtant de nombreux cas, dans lesquels on désire assurer une fixation temporaire en certains points seulement.
Ceci ne peut pas être obtenu de façon instantanée par couture à l'aide d'un fil, car il faut plusieurs piqûres pour que l'extrémité libre du fil soit retenue au vêtement et pour que l'attache ne se défasse pas.
Il a été créé divers types d'épingles destinées à assurer une fixation temporaire et la plus connue et la plus répandue est ce qu'on appelle l'épingle de sûreté. Au moyen de cette épingle de sûreté, on peut fixer l'un à l'autre des vêtements de façon temporaire, et cette fixation revient à un point de couture lâche par un fil métallique, dont les extrémités sont liées l'une à l'autre. Cette liaison est assurée par la retenue de la pointe de l'épingle de sûreté dans la garde ou chapeau habituel. Par suite de la constitution d'une épingle de sûreté ordinaire, il n'est manifestement pas possible d'obtenir un point court et serré.
La conséquence en est que ces épingles ne conviennent pas pour bien des applications.
On a souvent tenté de surmonter les inconvénients du point lâche, qui est le propre des épingles de sûreté ordinaires, en faisant appel à une boucle formée sur l'une des branches de l'épingle, ouverte pour traverser le tissu et donnant lieu à la formation d'un point relati- vement serré, la partie boucle faisant saillie d'un côté du vêtement alors que le reste de l'épingle se trouve de l'autre côté. Cependant, en dépit de divers expédients, tels que ceux que récrit le brevet aux Etats- Unis d'Amérique NO 2.499.086, du 19 juin 1947, il y a un risque important de déplacement de la boucle d'attache, ce qui aurait pour effet de dis- tendre le point formé par cette épingle de sûreté modifiée.
En particv- lier pour des étoffes minces, telles que celles que l'on emploie dans le vêtement féminin, de telles épingles ne s'appliqueront pas toujours à plat, ni ne constitueront un support suffisant à l'envers de l'étoffe pour s'opposer à l'agrandissement des trous aux points, où la boucle d'at- tache pénètre dans le tissu. De plus, de telles épingles de sûreté sont encombrantes et coûteuses.
La présente invention écarte ces inconvérients par une épingle de fixation temporaire très simple et peu coûteuse, qui donne un point de couture court et serré, difficilement déplaçable. Au lieu de lier en- semble les extrémités de l'épingle pour former un point lâche, comme dans le cas d'une épingle de sûreté ordinaire, on prévoit des moyens de retenue distincts à chaque extrémité de l'épingle-, en positic s étroitement adjacentes aux extrémités d'une partie centrale d'attache, propre à passer à travers d'étoffe et à revenir derrère celle-ci dans la partie comprise entre les moyens de retenue, de fagon à constituer un ancrage solide et un organe d'attache non déplaçable, qui fournit un point de couture court et serré.
Au moins l'un des moyens de retenue en question ci-dessus consiste en une extrémité appointie de l'épingle, bouclée en forme d'oeil, la pointe étant contre l'extrémité de la partie d'attache, que cet oeil retient. De préférence la partie d'attache est courbée en forme de demi- boucle courte, dont le plan est sensiblement perpendiculaire au plan de l'oeil. L'extrémité appointie faisant partie de l'oeil permet de passer la boucle d'attache à travers l'étoffe, lorsqu'on utilise l'épingle d'at-
<Desc/Clms Page number 2>
tache suivant l'invention de la manière qui sera complètement décrite plus loin.
On préfère en outre que le diamètre de l'oeil de retenue approximativement égal à la corde de la partie d'attache centrale, ce qui fait que le quantité d'étoffe, qui est prise par introduction de l'épingle avec manipulation de cet oeil comportant une pointe, déterminera la grandeur du point pris par l'épingle, de telle manière qu'elle soit sensiblement égale à la longueur de la partie d'attache entre les organes de retenue des deux extrémités de l'épingle respectivement. On comprendra que cette caractéristique exclut l'obtention avec une telle épingle de parties d'attaches lâches et facilement déplaçables, puisque la dimension du point pris fait que la partie d'attache vient à fleurde la surface du tissu saisi, qui est solidement maintenu aux extrémités respectives de la partie d'attache par contact direct avec les moyens de retenue indépendants.
Avant d'utiliser l'épingle suivant l'invention, on ouvre légèrement l'oeil pour former un crochet. Il suffit que l'ouverture soit suffisante pour répondre à l'épaisseur du tissu, dans lequel l'épingle doit pénétrer et on l'obtient de préférence gauschissant la boucle formant oeil pour dégager la pointe et former une spire d'hélice qui peut être engagée dans l'étoffe,, Après cela, on ramène la pointe en direction tangente à l'oeil vers l'extrémité de la partie d'attache, de façon à réduire le risque de piqûre de la personne ou de l'étoffe. Pour augmenter la sûreté, une encoche ou autre dépression appropriée peut être prévue à ladite extrémité pour recevoir la pointe en question.
La fermeture de l'oeil contribue à éviter que l'extrémité retenue ne se relâche et elle distribue mieux tout efforts qui peut être exercé sur cette extrémité.
De préférence on utilise deux organes de retenue, un a chaque extrémité de la partie d'attaches On préfère également, pour mieux distribuer les efforts sur la partie d'attache ou demi-boucle, disposer les yeux symétriquement aux extrémités opposées et dans le même plan, c'est- à-dire dans un plan unique adjacent à celui du tissu. Il n'est pas nécessaire que les yeux comportent tous deux une extrémité d'épingle appointie, bien que, s'il y a deux pointes, cela permettre d'engager l'épingle à travers le tissu par l'uneou l'autre de ses extrémités. A la place d'un de ces yaux, on peut prévoir un moyen de retenue ou d'arrêt tel qu'une tête renflée, une tête en té, ou un moyen analogue. Cet autre moyen de fixation devrait toutefois être effectivement étroitement adjacent à l'extrémité de la partie d'attache de l'épingle.
Il devrait de préférence se placer à plat contre l'envers de l'étoffe et assurer effectivement une distribution uniforme des efforts sur cette partie.
Bien que cela ne soit pas nécessaire dans la plupart des cas, il peut être désirable dans certains cas, en particulier dans le cas des plus grosses épingles que l'on puisse utiliser, par exemple les épingles pour des étoffes ouvrées, de prévoir une garde pour protéger des pointes la personne qui porte l'étoffé,- Une garde simple et efficace en matière plastique, qui peut être glissée sur l'oeil ou les yeux de l'épingle, est prévue suivant l'invention et sera décrite dans ce qui suit, C'est une caractéristique éventuelle, qui fournit une combinaison préférable pour certaines applications,
En vue d'une meilleure compréhension de l'invention, on se réfèrera maintenant aux dessins annexés, qui montrent diverses formes d'ex- écution à titre illustratif, et qui permettent de voir la manière de pas- ser un organe de retenue distinct,
ou oeil à pointe de l'épingle, à travers l'étoffe et de former le point de couture.
Dans ces dessins: la figure 1 est une vue de face d'une forme d'exécution préférée de l'épingle suivant l'invention;
<Desc/Clms Page number 3>
la figure 2 est une vue latérale de cette épingle, un des yeux étant ouvert pour permettre d'engager l'épingle en tournant; la figure 3 est une autre vue latérale de la même épingle, les deux yeux étant fermés comme ils le sont lorsque l'épingle est utilisée; la figure 4 est une vue de face de l'épingle dans sa forme de réalisation préférée, après qu'elle a été passée à travers deux couches d'étoffe pour les fixer l'une à l'autre; la figure 5 est une vue latérale de la combinaison représen- tée à la figure 4 et montre l'oeil utilisé pour l'insertion de l'épingle encore ouvert;
la figure 6 est une vue latérale semblable de l'épingle montrant comment elle peut être utilisée pour la fixation d'un bouton sur une étoffe,- la figure 7 est une vue dorsale de la combinaison représentée à la figure 6; la figure 8 et la figure 9 sont des vues de face d'autres formes d'exécution qui comportent une partie d'attachedroite au lieu d'être en demi-boucle, un des yeux de fixation étant remplacé par d'autres moyens de retenue habituels, une tête renflée à la figure 8, une tête en té à la figure 9; la figure 10 et la figure 11 montrent encore une autre forme d'exécution, en vue de face et en vue latérale respectivement, un des yeux avec pointe étant remplacé par un oeil dépourvu de pointe, qui n'est pas symétriquement opposé à l'oeil qui comporte une pointe;
les formes d'exécution des figures 8 à 10 sont habituellement fournies, l'oeil avec pointe étant ouvert, pour l'insertion dans le vêtement , comme le montre la figure 11; la figure 12 et la figure 13 représentent une vue de face et une vue d'extrémité respectivement du type d'épingle préféré engagé dans une garde simple-en matière plastique pour les pointes.
Comme on peut le voir d'après les figures 1 à 3; la forme d'exécution préférée de l'épingle à coudre comprend deux yeux de retenue 1 et 2 formés chacun par une extrémité appointie d'un fil, Les pointes 3 et 4 de ces yeux ont des directions tangentielles aux yeux et sont placées contre la partie d'attache centrale en forme de demi-boucle 5. Ainsi, l'action de retenue de ces yeux s'exerce effectivement aux extrémités de cette demi-boucle.
Les yeux 1 et 2 sont disposés dans le même plan, qui est à angle droit du plan de la demi-boucle d'attache 5. Ils agissent indépendamment l'un de l'autre et sont de préférence symétriques et de positions opposées, comme représenté,
A la figure 2, l'oeil 1 est ouvert par une légère dépression de la pointe 3, ce qui donne à cette extrémité une forme de crochet ou spire simple d'hélice. Le même chose pourrait être faite avec l'oeil 2, si l'on désirait introduire l'épingle à coudre par cette extrémité. Une fois que l'épingle à coudre est en place, c'est-à-dire lorsqu'elle est utilisée, les deux yeux 1 et 2 sont refermés, comme le montre la figure 3.
Ceci s'oppose à un déplacement de l'épingle et à une blessure de la personne ou à un dommage au tissu par les pointes 3 et 4, dont les pointes sont protégées par les extrémités de la demi-boucle d'attache 5, vers lesquelles elles sont dirigées. On peut, si on le désire, prévoir de petites encoches 16 (voir figure 2) ou autres dépressions aux extrémités de la demi-boucle, pour que les pointes y prennent place, ce qui les protège de façon plus sûre.
<Desc/Clms Page number 4>
Les figures 4 et 5 illustrent la manière selon laquelle la forme d'exécution préférée de 1''épingle suivant l'invention peut ëtre utilisée pour fixer l'une à 1''autre deux épaisseurs de tissu. L'épingle est amenée à la position représentée par introduction de la poir.te 3 de l'oeil 1 ouvert à travers les deux épaisseurs de tissu, puis par rotation de l'épingel pour faire passer 1ensemble de l'oeil .
Après que 1?on a air,si fait passer l'oeil 1 à travers le tissu on poursuit l'engagement de l'épingle jusqu'à ce qu'elle soit arrêtée par l'oeil fermé 2, puis cn engage en tournant l'oeil ouvert 1 à travers les deux épaisseurs de tissu dans la direction opposée et l'on obtient la position finale de 1) épingle que représentent les figures 4 et 5. On ferme alors loeil 1 en relevant la pointe 3 jusqu'au coude de l'épingle, par lequel l'ceil se raccorde à la partie en demi-boucle 5. Les chiffres de référence 6 et 7 indiquent les endroits où les pointes 3 et 4 viennent se protéger.
Lorsque l'épingle est ainsi en place, la demi-boucle centrale d'attaches 5 maintient les deux couches de tissu étroitement er contact et ne peut. pas se déplacer. Cette demi-boucle 5 peut être de diverses tailles pour s'approprier à diverses épaisseurs de tissu. Les yeux 1 et 2 répartissent uniformément les efforts excercés ur la boucle 5 et évitent que l'étoffe ne se déprime ou ne subisse toute autre distorsion.. Ceci est particulièrement important dans l'utilisation de 7?épingle; que l'on va maintenant décrire,
Les figures 6 et 7 représentent l'épingle utilisée d'une manière très semblalble pour l'attache d'un bouton 3 aux deux couches de tissu par le moyen de l'oeil de bouton 9.
Dans ce cas, la demiboucle d'attache passe à travers cet oeil et maintient le bouton fer- mement, Pour faciliter l'introduction de l'épingle or donne à ses yeux un diamètre sensiblement égal à la distance comprise entr'eux, c'est-à-dire à la distance entre les extrémités de la demi-boucle d'attache 5. Dans ce cas, lorsque on insère la pointe de l'oeil ouvert pour la faire repasser à travers le tissu, la longueur d'étoffe, qu ' elle franchit en pont, correspond à la corde de la demi-boucle d'attache, Comme on peut le voir diaprés la figure 7, les yeux forment non seulement un moyen dancrage plat étendu pour la demi-boucle d'attache, mais présentent un aspect plaisant, si bien qu'ils n'ont pas besoin d'être recouverts.
Aux figures 3 à 11 sont représentées diverses formes d'exécution de l'épingle d'attache suivant l'invention, dans lesquelles il n'y a qu'une seule pointe. A l' autre extrémité, l'organe de retenue est de forme habituelle pour arrêter le passage d'une épingle à travers une étoffe. A la figure 8 c'est une tête renflée 10 telle qu'on la trouve dans les épingles drcites notamment. A la figure 9, c'est une boucle en forme de té 11, comme on en utilise pour les épingles de bureau servant à fixer ensemble des papiers. Aux figures 10 et 11 l'autre organe de retenue consiste en un oeil qui ne comporte pas de pointe et qui est dispcsé de façon dissymétrique par rapport à l'oeil de l'autre extrémité, qui comporte une pointe.
Les formes de réalisation représentées au figures 8 et 9 représentent des épingles suivant, l'invention, dans lesquelles la por- +,ion d'attache ne comporte pas de demi-boucle, mais est formée au contraire par une partie drcite. Cette forme de l'invention peut être exécutée directement à partir d'une épingle droite habituelle et fournit un moyen dobtenir une épingle simplifiée très con marché, avec laquelle on peut faire un point de couture serré. Lorsqu'on utilise cette épingle, le tissu se trouve déprimé comme c'est le cas avec les épingles droites communes.
<Desc/Clms Page number 5>
La forme d'exécution illustrée par les figures 10 et 11 correspond sensiblement à celle qui a été illustrée par les figures 1 et 2, à l'exception du fait que l'organe de retenue 12 consiste en une partie en forme d'oeil fermé, mais sans pointe , disposé de façon dissymétrique par. rapport à l'oeil qui comporte une pointe 1. Dans toutes les formes d'exécution représentées cependant, l'épingle est engagée à travers l'étoffe par son oeil comportant une pointe 1 préalablement ouvert de la manière qui a été décrite pour les formes d'ex- écution des figures 1 à 7. Chacune de ces formes d'exécution fournit un point d'attache serré, puisque l'autre moyen de retenue habituel 10, 11 et 12 est toujours étroitement adjacent aux extrémités de la portion centrale d'attache.
Aux figures 12 et 13, est représenté un organe de garde simple en matière plastique 13 pour les pointes de la forme d'exécution préférée de l'épingle à coudre. Cette garde ou organe de protection a la forme d'une enveloppe s'ajustant étroitement, avec une ouverture latérale 14 à travers laquelle on peut engager les yeux. Une ouverture frontale ou rainure 15 est nécessaire pour le passage de la demi-boucle d'attache 5. Il apparaît clairement que lorsque le dispositif de garde 13 est glissé sur les yeux 1 et 2, il servira non seulement à protéger les pointes 3 et 4 qu'il recouvre, mais également à maintenir ces yeux fermés. Au lieu de matière plastique, on pourrait utilis@ our l'organe de garde 13 une autre matière douce, qui puisse être conformée de façon appropriée.
Il ressort de la description détaillée qui précède concernant la manière, dont les épingles à coudre et l'organe de arde peuvent être utilisés, qu'ils peuvent être retirés, si l'on désire défaire l'attache. Il suffit d'opérer en sens inverse. Dans la forme d'exécution préférée et dans la forme à laquelle correspondent les figures 10 et 11, il est bien entendu également possible de retirer l'épingle en ouvrant l'oeil 2 ou 12 et en la passant à travers l'étoffe.