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Le brevet principal décrit un appareil de fausse lisière pour iaétler à tisser permettant d'obtenir un point de chaînette à l'aide d'une combinaison d'éléments particuliers.,
Cet appareil comporte entre autre pour la commande du mouve- ment du fil de tour.9 un système de courroies mobiles sur des poulies de renvoie Ce système est d'un fonctionnement délicate ce qui limite la vi- tesse d'emploi et il s'use assez rapidement. En outre, les efforts deman- dés au fil de tour sont particulièrement durs et celui-ci casse fréquem- ment.
D'autre parts l'appareil prévu au brevet principal ne permet pas de maintenir la lisière en position correcte, car, à la moindre varia- tion dans la tension des fils de lisière, correspond un déplacement de celle- ci, provoquant des irrégularités dans les bords du tissu après coupe.
La présente addition au brevet principal a pour but de modifier l'appareil initial pour supprimer ces inconvénients.
Le système de courroie se trouve remplacé par un système diffé- rent plus robuste et d'un fonctionnement plus simple,, et un organe spécial a été prévu pour tenir la lisière parfaitement en place.
L'appareil ainsi perfectionné comporte en plus des caractéristi- ques décrites au brevet principal., les nouvelles caractéristiques propres à chacun de ces nouveaux éléments.
Il conserve en outre l'avantage de pouvoir s'adapter sur tout type de métier à tisser en un point quelconque de la laize tissée.
Le nouveau système de commande du fil de tour est caractérisé
1 ) Par son mouvement particulier --
Au contraire de tous les systèmes connus le fil de tour n'exé- cute pas un déplacement suivant une trajectoire en U d'amplitude supérieure à la foule.
Le fil de tour est enfilé sur une aiguille dont le mouvement est une translation alternative de faible amplitude parallèle au plan moyen de la foule.
Comme dans le brevet principale le fil de tour qui se dévide d' une bobine convenablement freinée et placée judicieusement pour avoir le trajet le plus direct possiblepasse sur un système compensateur et vient alimenter l'aiguille entre les lames et le peigne par l'intermédiaire d'un renvoi.
2 ) Par la position particulière des fils de fond -
Ceux-ci se trouvent décalés vers le bas de façon à permettre le passage supérieur du fil de tour au moment où ils sont en position de permutation.
3 ) Par le moyen de commande du mouvement -
Etant donné la faible amplitude du mouvement et le peu d'énergie demandé par le déplacement de l'aiguiile. la commande du mouvement peut etre obtenue très simplement par différents moyens : - soit mécaniquement à partir du mouvement des lames à l'aide d'un dispositif à cames ou à tringleries, - soit à distance à partir de tout organe du métier fonctionnant en synchronisme avec le mouvement des navettes. Dans ce case il est possible de réaliser la transmission du mouvement de différentes fagons, par exemple à l'aide d'un fluide qui transmet l'énergie d'un piston moteur à l'appa- reillage de fausse lisière ou par un système électrique ou de tout autre manière.
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Nous décrivons ,plus loin le cas d'une commande électrique du mouvement de l'aiguille de la fausse lisière.
Un contact électrique placé sur un organe fonctionnant en syn- chronisme avec le mouvement des navettes commande dans ce cas deux électrosaimants en opposition entre lesquels se trouve placée l'aiguille.
Le contact est agencé de manière à provoquer le passage du courant de l'une à l'autre bobine des électros-aimants et inversement, l'aiguille, attirée tantôt d'un côté, tantôt de l'autre, se déplace al- ternativement.
4 ¯) Par l'emploi d'un doigt mobile fonctionnant en synchronisme avec le passage des navettes -
Cet organe ayant pour but de tenir la fausse lisière en place.
Il est en effet nécessaire de guider la fausse lisière en formation lorsque l'appareil, suivant l'invention se trouve monté sur un métier à tisser sans battant, comme c'est le cas de la plupart des métiers circulaires.
L'appareil est du reste., dans ce cas, à double effet et il produit deux lisières qui doivent être maintenues parfaitement parallèles à un écartement déterminé par l'action du doigt.
Le doigt en acier, de forme appropriée, se trouve monté sur le support qui porte le dispositif de commande du mouvement de l'aiguille.
Il est prévu de telle façon qu'il puisse se régler radialement très facilement pour s'adapter aux changements de la laize tissée sur le métier.
Ce doigt vient se placer entre les deux lisières pour maintenir en place les fils constituant le point de chaînette au moment même de leur nouage avec le fil de trame. Le doigt s'efface ensuite au moment du passage de la navette et du dépôt d'une nouvelle duite pour laisser avancer le tissu et permettre le serrage de la duite au fond du pas.
Cet effacement peut être provoqué par différents moyens : soit en se servant du passage d'un des organes tournant en synchronisme avec les navettes ou du mouvement des lames, soit par l'utilisation d'une action extérieure telle que moteur, électro-aimant agissant en synchronisme avec le mouvement des navettes
Ce dispositif tel qu'il vient d'être décrit, peut évidemment être utilisé pour maintenir en place toute fausse lisière tissée ou nouée autre que celle produite par l'appareil faisant l'objet de la présente invention.
Nous décrivons ci-dessous une forme de réalisation d'un appareil suivant l'invention appliquée à la fabrication de deux fausses lisières parallèles sur un métier à tisser circulaire à foule horizontale tissant en armure toile.
Dans le cas d'armures différentes de l'armure toile la fausse lisière se trouve toujours constituée : - d'un fil de tour dont le mouvement est le même que dans le cas de l'armure toile : un déplacement dans un sens ou dans l'autre à chaque passage de navette, - d'autant de fils de fond qu'il y a de lames dans l'armure.
Les figures ci-jointes représentent : Fig. 1 - Le détail, avec repérage des fils, des fausses lisières point de chaînette à obtenir (cas d'une armure 2 lames).
Figo 2 - 3 - 4 -5 - Les positions respectives des fils de tour et de fond par rapport au plan moyen de la foule XX' au cours d'une permuta-
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tion complète (cas d'une armure 2 lames)
Fig. 6 - Une coupe de l'appareil par un plan vertical montrant la disposition générale des différents organes (cas d'une armure 2 lames)
Fig. 7 - Une vue détaillée de la double aiguille qui conduit les fils de tour, et d'un dispositif de commande de l'aiguille
Fig. 8 - Une coupe de la foule au moment du passage de la na- vette montrant la position relative des différents fils de la lisière (cas d'une armure 2 lames)
Fig. 9 - Une vue des fausses lisses rigides montées sur cha- cune des lames pour commander le mouvement des fils de fond
Fig.
10 - L'extrémité du doigt de tenue des lisières
Figo 11 - La position respective de ce doigt par rapport aux différents organes en mouvement et à la duite déposée.
FONCTIONNEMENT
Chaque lisière est formée par le nouage de 2 fils de fond f. 1 -f. 2 et du f. 3 avec chacune des duites.
Le fil de tour passe toujours sous la duïte et se trouve alternativement à droite et à gauche des deux fils de fond. Dans ce déplacement de droite à gauche, puis de gauche à droite,sa trajectoire est toujours au-dessus des fils de fond, ces derniers suivant le mouvement de l'armure tissée (fig. 1).
Au cours d'une permutation complète des lames, les positions respectives sont les suivantes : - Avant passage de la navette I. les lames étant en position de croisement (fige2) - le fil de tour f 3 passé dans d'aiguille est à gauche, - les fils de fond f.1, f. 2 sont en position de permutation, mais dans un plan décalé par rapport au plan moyen de permutation XX' des 2 lames.
Ge décalage est tel que la position des fils de fond au moment de leur croisement ne peut pas gêner le déplacement de l'aiguille qui entraîne le fil de tour d'un côté à l'autre, - Pendant le passage de la nevette I, les lames étant en position extrême (fig. 3) - le fil de tour f. 3 est resté à gauche des fils de fond, - les fils de fond sont en position extrême (f. 1 haut (f.2 bas - Avant le passage de la.navette II. les lames étant en position de croisement (fig. 4) - les fils de fond fol -.fo 2 sont en position décalée de permutât Ion? - le fil de tour f. 3 sous l'action de l'auguille, vient à droite - Pendant le passage de la nevette II, les lames étant en position extrême (fig. 5) - le fil de tour f. 3 est resté à droite des fils de fond, - les fils de fond f.1-F.
2 sont en position extrême : @ (f. 1 en bas (f.2 en haut
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Au cours d'une permutation complète,, le seul mouvement nécess aire, en dehors du mouvement normal des lames., a été le déplacement de l'aiguille de gauche à droite, puis -son retour à gauche, lors de la permutation qui suit le passage de la navette.
Le mouvement de l'aiguille placée entre les cadres et le peigne est obtenu à partir de sa partie haute.
Pour réaliser une fausse lisière double, il suffit de réunir un équipement semblable dans une broche de peigne voisine Les 2 fils de tour f.3 et f.6 sont alors actionnés par une même aiguille à 2 branches en forme de U.
DESCRIPTION
Pour chaque lisière (fig. 6),le fil de tour f. 3 qui se dévide d'une bobine 1, passe dans un frein à rondelle 2 puis dans un système de tension individuel 3 et arrive après un renvoi 4 à l'oeil 5 de l'aiguille 6.
L'arrivée du fil de tour se fait entre la lame intérieure 7 et le peigne 9ce qui permet de monter l'appareil de fausse lisière sans modifier les cadres de lisse.
La double aiguille qui peut pivoter librement sur un axe 10 (fig.
6 et 7) possède à sa partie supérieure une platine 11 qui, par basculement, est susceptible de venir fermer le circuit magnétique d'une des bobines 12 ou 13.
Ce déplacement latéral de l'aiguille donne la position droite ou gauche du fil de tour par rapport aux fils de fond.
Le support 29 (fig. 7) des 2 bobines et de l'axe 10 peut se fi- xer simplement par serrage de la semelle sur le bâti 30 à l'aide des serre- joints 31 - 32.
Ce mode de fixation permet d'adapter l'appareil en n'importe quel point du bâti du métier sans nécessiter aucun perçage.
La position de l'oeil 5 dans l'aiguille 6 est telle que le fil de tour f. 3 est toujours en dessous du plan moyen XX' de la foule normale du métïero De ce fait., le fil f. 3, abaissé par la navette lors de son passage,est toujours tissé sous la duite (fig. 8).
Au moment du croisement des filsce qui correspond à une position moyenne des lames 7 et 8, le déplacement de l'aiguille de gauche à droite est provoqué par la coupure du courant dans la bobine 12 et la mise en tension simultanée de la bobine 13 Inversement, à la permutation suivante, 1' aiguille revient de droite à gauche par la coupure du circuit qui alimente la bobine 13 et la mise en tension simultanée de la bobine 12.
La commande du passage du courant dans les bobines se fait à partir du contact 16 qui se ferme alternativement sur 17 ou 18 (fig. 6).
Pour une demie course inférieure, c'est-à-dire pour le passage des fils de la position moyenne de permutation à la position basse, puis leur retour à la position de croisement, le guide 19 lié à une des lames ferme le circuit entre 16 et 18 par son talon 20.
Pour la demie course supérieure de la lame, le circuit se ferme entre 16 et 17 sur la position de repos de la lame 16.
Les 2 fils de fond f.1 et f.2 qui peuvent être de même nature que les fils de l'ensouple arrivent après freinage dans un frein tel que 2 et passage dans le compensateur tel que 3 dans les lames 7 et 8 (fig. 6).
Ces fils sont enfilés dans des lisses rigides 14 et 15 rapportées sur les lames 7 et 8. Ces lisses spéciales donnent, par la hauteur de leur oeillet et pour une position de croisement des lames, un décalage dans la position des fils de fond, par rapport au plan moyen de croisement XX' -
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ce décalage permet le passage du fil de tour d'un coté à l'autre des fils de fond au moment de la permutation.
Les lisses spéciales 14 et 15 sont conçues pour pouvoir s'a- dapter sur toutes les lames élémentaires telles que 7 et 8 et en n'importe quel point de celles-ci.
Pour obtenir deux fausses lisières parallèles, il suffit d' employer une aiguille à 2 branches 6 et 6' (flgo 7) et des lisses accouplées telles que 14 et 14' (fig. 9).
L'écartement entre les 2 branches de l'aiguille et les 2 lisses rigides d'une même lame est déterminée en fonction de la distance que l'un désire obtenir entre les 2 lisières.
Suivant la valeur de cette distance., on laisse dans le peigne un nombre plus ou moins grand de broches vides entre les 2 broches qui con- tiennent chacun des groupes de 3 fils de chaque fausse lisière.
Adapté au support du système de formation de lisière 29, un doigt 23, articulé autour de l'axe 24 et rappelé par un ressort 25 contre une butée 26, est fixée à l'extrémité du porte-doigt 22. Ce porte-doigt, qui est réglable radialement en fonction de la laize à tisser fait partie inté- grante du support de l'appareil de fausse lisière,
A chaque position de permutation des lames (fig. 7), au moment où la foule est fermée et libre de tous les organes participant au tissage, le doigt 23 se trouve en position arrière et il pénètre entre les deux lisiè- res Le doigt assure ainsi le maintien en position et en écartement des 2 lisières.
L9extrémité du doigt est taillée en forme de bec 33 (fig. 10) de façon à ce qu'il puisse se placer facilement entre les deux lisières.
Ce bec se trouve garni sur sa face Interne d'un cuir tanné 34 de façon à éviter toute détérioration ou tout choc brutal et bruyant sur l'organe de la navette qui, par sa forme et sa position appropriées!, repousse périodiquement le doigt vers la zone de tissage.
C'est ainsi qu'au passage de la navette;, lorsque la foule est ouverte, le doigt 23 se trouve soulevé par l'organe du dépôt de la trame 27 monté sur chaque navette (figo 10).
L'avancement de la navette fait basculer le doigt autour de 1' axe 24 qui arrive en position 23' après laquelle il échappe de l'organe 27 et revient, sous l'action du ressort 25, en position de repos.
Pendant ce temps, la duite., déposée par la navette a pris sa place en 28, et elle peut être serrée par les organes de serrage de la trame, la zone 29 se trouvant à nouveau libre. Le doigt 23, durant son basculement autour de l'axe 24, est toujours resté au contact des 2 fils de fond en position haute de chacune des 2 lisières.
Le doigt agit donc d'une façon permanente pour maintenir la position et l'écartement des lisières.