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La présente invention se rapporte à un procédé et à un appa- reil pour lessai de pompes de mesure. Elle concerne plus spécialement un procédé et un appareil pour classer un certain nombre de pompes en grou- pes ayant un d ébit compris entre des limites de tolérance définies.
Les pompes de mesure sont utilisées dans de nombreuses indus- tries. Dans la fabrication de filaments artificiels par exemple, on les emploie pour pomper les matières formant les fibres à une vitesse sensible- ment constante à travers des filtres jusqu'à la filière. Les pompes de mesure peuvent être des pompes à piston, mais on préfère utiliser des pom- pes à engrenages tournant continuellement, particulièrement pour la fila- ture à l'état fondu. Dans la filature à l'état fondu, le diamètre des fi- laments est déterminé, toutes autres conditions étant égales, par le débit théorique de la pompe moins le glissement dû à la pression élevée contre laquelle la pompe travaille, pression provenant par exemple des blocs de filtrage.
A cause des tolérances de fabrication des pompes d'un débit théoriquement identique, la capacité et le glissement peuvent varier d'une pompe à l'autre, de sorte qu'un certain nombre de pompes, tournant toutes à la même vitesse, par exemple entraînées par un arbre commun, donnent en fait différents débits. En filature à l'état fondu, cette variation de débit d'une pompe à l'autre entraine des variations indésirables du diamètre des .filaments ou dans le cas de fils, des variations du denier. On vérifie normalement le débit et le glissement de chaque pompe et on assortit les pompes ainsi vérifiées pour les répartir en groupes de façon que le débit des pompes de chaque groupe soit pratiquement le même.
Jusqu'à présent, on a procédé à l'essai des pompes de mesure en pompant de 1?huile par une soupape à pointeau réglée pour donner une pression de débit élevée et en mesurant la quantité d'huile recueillie après un nombre standard de tours des pompes à une vitesse standard. Ce procédé a pour inconvénient qu'il dépend très largement de la température parce que le degré de glissement de la pompe est très sensible aux changements de température et en outre, la température de l'huile s'élève pendant les essais sous l'action de la pompe. Les appareils comprenant des dispositifs de réglage de la température et les appareils recueillant automatiquement le débit sont coûteux et encombrants.
La présente invention procure un procédé et un appareil plus simples dans lesquels ces difficultés,pont évitées, où l'on supprime le réglage compliqué de la température et le dispositif automatique pour recueillir 1'huile et où les changements de température sont automatiquement compensés, la pompe à essayer étant comparée à une pompe mère dont les propriétés sont connues.
La présente invention comprend un procédé d'essai d'une pompe de mesure dans lequel la pompe à essayer est montée en série avec une pompe mère via un dispositif indicateur de niveau de liquide et dans lequel on pompe le liquide d'une pompe à l'autre, chaque pompe pompant le liquide par un dispositif, par exemple un orifice, suffisamment étroit pour créer' une pression dans chaque pompe et ayant de préférence des dimensions identiques, toute différence de débit des deux pompes étant indiquée ou mesurée par le dispositif indicateur de niveau de liquide ou de pression.
Dans un procédé de mise en oeuvre de l'invention, la pompe mère, dont les caractéristiques sont connues, est alimentée par un réservoir d'huile qu'elle pompe par un orifice dans un récipient. Le récipient est muni d'un dispositif indicateur précis de niveau de liquide et d'une commu,-. nication, de préférence par le fond, avec l'orifice d'entrée de la pompe à essayer. La pompe à essayer est entraînée à la même vitesse et de préférence par le même arbre que la pompe mère et pompe le liquide du récipient
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pour le renvoyer au réservoir par un orifice de dimensions identiques à celui qui est relié à la pompe mère. Les pompes sont vérifiées en les entraînant pendant un nombre de tours déterminé.
Le dispositif indicateur du niveau de liquide montre alors de combien le débit de la pompe à essayer est plus grand ou plus petit que le débit de la pompe mère par la montée ou la descente du niveau du liquide dans le récipient d'équilibrage. Si le débit des deux pompes est le même, le niveau et la pression dans le récipient d'équilibrage restent constants.
Le dispositif indicateur du niveau de liquide peut être un tube de verre calibré étroit, où les niveaux avant et après un certain nombre de tours des pompes, peuvent être lus avec précision, mais d'autres dispo- sitifs indicateurs du niveau de liquide peuvent-être utilisés. Un dispositif indicateur de pression peut être employé au lieu d'un dispositif indicateur du niveau de liquide.
Pour ramener le niveau du liquide après chaque essai à un niveau donné, le récipient peut être relié par une soupape et un tuyau au réservoir.
Dans la description qui précède, la pompe mère alimente la pompe soumise à l'essai. Gett relation n'est pas essentielle et peut être inversée. Dans un mode de mise en oeuvre, une pompe mère peut être utilisee avec deux pompes à l'essai, l'une alimentant la pompe mère et l'autre étant alimentée par elle, et un récipient avec un dispositif indicateur du @@vea@ de liquide étant intercalé entre chaque pompe.
Pour la facilité des opérations, il est préférable que les deux pompes aient la même grandeur et pompent le liquide par des orifices identiques. Ces caractéristiques ne sont toutefois pas essentielles, puisque la pompe mère est toujours utilisée comme standard et que n'importe quel groupe de pompes de grandeur semblable peut être essayé en comparant les différences entre chaque membre du groupe et la pompe mère standard.
II est évidemment possible de mesurer le débit réel d'une pompe isolée quelconque, mais cette indication n'est généralement pas nécessaire, la compa- raison suffisant aux besoins de la pratique. Pour obtenir une évaluation précise du fonctionnement de la pompe dans des conditions déterminées, il est recommandé de choisir un orifice qui crée dans la pompe une pression correspondant à celle à laquelle elle doit normalement travailler.
Il est préférable que l'huile sortant de la pompe mère passe par un récipient de capacité suffisante pour assurer l'égalisation de la température avant de passer à l'orifice d'entrée de la pompe à l'essai. Il est également préféré que ce récipient soit entouré par l'huile du réservoir pour faciliter cette égalisation de la température. Cette égalisation s'obtient le mieux en utilisant un récipient ayant un grand rapport de surface pour le volume d'huile, par exemple un récipient mince et plat ou un récipient ayant la fôrme d'un serpentin.
Lorsque la température de masse et la viscosité de l'huile ou de l'autre liquide d'essai change pour une raison quelconque, la précision d'essai n'en est pas affectée, puisque les deux pompes font circuler le même liquide, et aucun appareil compliqué de réglage thermique n'est requis.
L'essai d'un grand nombre de pompes de mesure suivant le procédé de l'invention, a montré que la reproductibilitéddes essais pour une pompe de mesure déterminée est plus ou moins 0,05%. Le procédé de l'invention est par conséquent 10 à 20 fois plus précis que les procédés connus jusqu'à présent.
La pompe mère peut être une pompe standard utilisée en permanence pour les essais ou simplement une pompe de production connue domme donnant de bons résultats.
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Le dessin annexé illustre l'invention sans la limiter. La pompe mère A est reliée en série avep la pompe à essayer B et pompe une huile de silicone d'une viscosité de 10 poises. Les deux pompes sont en- traînées à la même vitesse par un arbre commun. L'huile d'un réservoir 1 est entraînée à travers un filtre 2 par la pompe mère A et pompée par une soupape 3, soit par un orifice 4, soit par un by-pass 5. Le filtre 2 sert à empêcher des particules d'entrer dans les pompes ou dans les orifices 4 et 8. Lorsque l'huile est pompée par l'orifice 4, des pressions de 100 à 200 livres/pouce carré (7-14 kg/cm2) se,créent et l'huile s'échauffe.
Pour obtenir des résultats comparatifs avec la pompe à essayer, on égalise la température de l'huile en la faisant)passer par un serpentin de refroidis- sement 6 à 1?intérieur du réservoir.! Elle atteint ensuite l'orifice d'en- trée de la pompe B soumise à l'essai en passant par le dispositif indica- teur du niveau de liquide 7. La pompe à l'essai B pompe alors l'huile par un orifice 8 identique à l'orifice ou bien par un by-pass 9 pour la ra- mener dans le réservoir 1. Des manomètres 10 et 11 sont placés entre les orifices de sortie des pompes et les orifices 4 et 8, et servent à vérifier 1 égalité des orifices, à déceler les obstructions ou la présence de bulles d'air.
Un tuyau de liaison 12 (.et un robinet 13 sont placés entre le réser- voir et le dispositif indicateur du@niveau de liquide pour qu'on puisse ra- mener cet indicateur à un niveau particulier. Un robinet 15 se ferme auto- matiquement après un nombre déterminé de tours des pompes, pour qu'on puis- se lire le niveau du liquide.
En pratique, lorsque les soupapes 3 et 3a sont réglées pour diriger le courant d'huile par les orifices 4 et 8 qui ont tous les deux la même grandeur et que la pompe A a un débit plus grand que la pompe B, la colonne dans le dispositif indicateur du niveau de liquide 7 s'élève. Si la différence entre les pompes est trop grande, l'huile déborde par l'extré- mité ouverte du dispositif indicateur 7. Si (l'autre part, la pompé B a un débit plus grand que la pompe A, le niveau de l'huile dans le dispositif . indicateur du niveau de liquide 7 descend.. On arrête les pompes pour empê- cher l'entrée d'air lorsque le niveau d'huile tombe en dessous d'une limi- te 14 sur le dispositif 7.
L'appareil suivant l'invention permet de calibrer les pompes et de les répartir par groupes suivant leur débit d'après les différences qui s'inscrivent sur le dispositif indicateur du niveau de liquide. On fait tourner les pompes simultanément pendant un nombre de tours déterminé. Au lieu du dispositif indicateur direct du niveau de liquide 7, on peut utili- ser un dispositif indicateur indirect, par exemple un manomètre.
On notera que des pompes ayant des débits différents peuvent être également essayées. Si la pompe A a un débit plus grand que la pompe B, la quantité d'huile qui déborde pendant un nombre déterminé de tours des pompes peut être mesurée et le rapport entre les capacités des pompes peut être déterminé.
REVENDICATIONS.
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