<Desc/Clms Page number 1>
La présente invention est relative à un procédé de fabrica- tion de moules, de modèles et de noyaux pour la coulée de pièces métal- liques ou autres, et à des moules, modèles et noyaux fabriqués selon ce procédé.
On sait que dans les procédés de moulage actuellement connus; il est nécessaire de fabriquer préalablement un modèle (en bois, ou en toute autre matière) dont les dimensions sont à peu près celles de l'ob- jet définitif et sont en tous cas étroitement liées à celles-ci. Il résulte de tout ceci-qu'il faut un outillage particulier et une main d'oeuvre spécialisée pour la fabrication des modèles, qu'il faut également un outillage particulier et une main d'oeuvre spécialisée pour les opé- rations de moulage et de noyautage, et qu'ensuite dans la plupart des cas des frais devront être consentis pour l'usage des pièces brutes : frais de matériel, de main d'oeuvre, et, aussi, frais occassionnés par les pertes de matière qui sont liées à cette opération.
Ces procédés sont longs et coûteux, et leur incidence est particulièrement élevée lorsqu'il ne s'agit que de la réalisation d'une seule pièce ou d'un petit nombre de pièces identiques ou même semblables.
La réalisation de ces modèles, boîtes à noyaux et accessoires divers est encore plus coûteuse lorsqu'il est désirable que les dimensi- ons des pièces à couler se rapprochent le plus qu'il l'est possible des dimensions définitives des pièces finies soit par exemple pour éviter en certains points toute accumulation de matière pouvant nuire à la bon- ne qualité des pièces coulées ou pour permettre un gain de temps lors du parachèvement ou encore pour réduire au minimum le poids de la pièce bru- te, et par conséquent la perte de matière à enlever lors des opérations ultérieures de parachèvement.
L'invention remédie à tous ces inconvénients. Elle offre le moyen de fabriquer des moules, modèles et noyaux de dimensions très voisines de ou même identiques à celles de la pièce à obtenir (tenant compte, bien entendu, du retrait inéluctable), sans grands frais, et dans des conditions de rationalisation qui assurent, par elles-mêmes, une économie appréciable.
De plus, très souvent, certains parachèvement ultérieurs des pièces pourront être supprimés ou toujours fortement réduits.
Par l'invention, les opérations dites du moulage et du ramou- lage sont réduites à un simple assemblage de parties fabriquées à l'a- vance et ne nécessitent plus l'emploi d'une main d'oeuvre spécialisée et partant onéreuse.
Plus spécifiquement, l'invention consiste à préfabriquer des blocs agglomérés dont la forme et les dimensions se rapproche en-,positif ou en négatif, c'est-à-dire en relief ou en creux, suivant la fonction des modèles, noyaux ou moules, de celles des pièces à obtenir par coulée, à traiter ces blocs en vue de leur conférer une dureté suffisante pour permettre leurs manipulations ultérieures, et à tailler les blocs dur- cis au moyen d'un outil, en vue d'y pratiquer des découpes correspondant aux dimensions des pièces à obtenir, en en respectant les détails.
Suivant une particularité de l'invention, l'outil est un outil de taillage, ou un outil d'abrasion.
Suivant une autre particularité de l'invention, lorsqu'il s'agit d'obtenir en définitive des séries de pièces de formes générales semblables, on prépare des séries préfabriquées de blocs de même frome, et de dimensions échelonnées, de telle sorte que de.. blocs pris dans la série préfabriquée il soit possible de tirer par usinage le moule, le modèle ou les noyaux nécessaires pour la coulée de plusieurs pièces de la même série et ne différant entre elles que par des détails de forme et ou de dimensions.
<Desc/Clms Page number 2>
L'invention sera mieux comprise par la lecture de la description ci-dessous, accompagnée de dessins schématiques, qui illustrent l'invention à propos de la fabrication, choisie à titre de simple exemple, d'une poulie à plusieurs gorges en V. jans ces dessins, - Figure 1 montre une coupe axiale dans une telle poulie, terminée.
- Figure 2 représente un bloc préfabriqué suivant l'invention en cours de traitement par un outil de meulage.
Figure 3 représente une machine propre à réaliser l'opération de la figure 2 et d'autres opérations subséquentes.
- Figure 4 est une coupe dans un moule préparé pour la coulée d'une poulie à gorges, suivant un procédé ordinaire. ,
En se référant à la figure 1, 1 représente une poulie à plusieurs gorges en V dont les dimensions définitives doivent être fixées avec une faible tolérance.
Une pratique usuelle jusqu'à ce jour consistait dans l'essentiel à établir un modèle, nécessitant généralement l'assemblage de plusieurs piéces, à tourner ce modèle, à le poser ensuite sur une taque, entouré d'un châssis qu'on garnit de sable, à en retirer le modèle,à constituer au moyen d'un autre châssis une chape à associer au fond précédemment obtenu, à fabriquer les boites à'noyaux pour la réalisation des gorges, à fabriquer ces noyaux, à les mettre en place dans le moule, à procéder de la même façon en ce qui concerne le noyau destiné à réaliser le préalésage, à procéder au ramoulage, à couler la pièce et à soumettre la pièce coulée et refroidie à un usinage relativement long et délicat, entouré d'une perte considérable de matière.
Le placement de tous ces noyaux ne pouvait jamais être exécuté qu'avec une précision relative et un parachèvement ultérieur restait indispensable dans la plupart des qas.
Dans le procédé suivant l'invention, on prépare à l'avance pour la réalisation d'une telle poulie, des blocs ou galettes cylindriques de dimensions approchant de près celles de l'objet à fabriquer. La galette constituée de sable (de préférence de sable blanc) et d'un liant est moulée puis cuite afin de lui conférer une certaine dureté, et 1a galette obtenue ainsi est ultérieurement traitée à la meule afin de lui donner des dimensions ou des dimensions aussi voisines que possible de celles de la pièce à obtenir.
La galette est placée ensuite sur le plateau d'une machine, dans le cas présent d'un tour, par exemple le plateau 3a d'un tour vertical comme le montre la figure 3.
L'outil, constitué ici par la meule 3b peut être amené, par une combinaison judicieuse des mouvements de son support 3'b et du plateau, à descendre sur la galette pour la défoncer d'abord suivant une cavité annulaire qui comprendra le canal 4c de la figure 4, limitée cependant, vers l'extérieur par l'enveloppe cylindrique des traits 4'c (qui, dans le procédé ordinaire envisagé plus haut limitait vers l'intérieur le noyau 4d), tandis que, vers l'intérieur, cette cavité se limitera aux contours 4"c qui marquent la limite externe du noyau central normal.
Cette opération peut se faire en un certain nombre de passes, conditionnées par les détails de la pièce à obtenir. Dans les dernières passes, on pourra, par l'emploi d'une Meule de forme appropriée, tailler dans la galette avec une très grande précision, les rainures figurées par le profil 4'c, lesquelles correspondent presque exactement, ou même exactement si les tolérances imposées le permettent, aux saillies périphé-
<Desc/Clms Page number 3>
riques de la pièce à obtenir (compte tenu du retrait). On conçoit que l'on puisse atteindre à une grande précision. Les surfaces obtenues ainsi peuvent être recouvertes d'un enduit afin de les rendre parfaitement lis- ses.
@
On procède ensuite à la fabrication de la chape 4'b, dans des conditions tout à fait analogues. Les galettes ainsi réalisées sont simplement empilées pour former le moule.
L'exemple qui vient d'être décrit concernerait la fabrication d'un moule suivant l'invention. Le même procédé est évidemment applicable à la fabrication de modèles ou de noyaux.
Il est possible aussi, suivant l'invention, de combiner avec un minimum de complication des moules, modèles ou noyaux par l'associa- tion de galettes (ou blocs d'autres formes) de dimensions déterminées, prises dans des séries préfabriquées et tenues à disposition en magasin : chacune de ces galettes (ou certaines seulement) étant usinées pour la partie qui la concerne.
Alors que, dans la technique.ancienne, la réalisation de piè- ces de dimensions peu différentes entraînait la nécessité de fabriquer autant de modèles différents, avec leurs accessoires de moulage que l'on envisageait de pièces de dimensions différentes à couler, dans le procédé suivant l'invention, on peut se contenter de fabriquer d'avance une série de blocs de dimensions échelonnées de façon que chacun d'eux, par un usinage simple, permette de réaliser les modèles (ou les moules) de quelques pièces de dimensions très voisines, la suite de la série étant recherchée dans les blocs immédiatemment précédents ou suivants, suivant le cas.
La constitution et le mode de fabrication des blocs ou galettes est extrêmement simple et économique et on conçoit qu'on puisse ainsi rationnaliser à l'extrême une production qui, jusqu'à ce jour, nécessitait à chaque pas l'intervention d'un personnel qualifié. Le procédé est suffisamment précis pour éviter tous ou certains parachèvement ultérieurs et toujours les réduire considérablement.
REVENDICATIONS.