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La présente invention se rapporte à un dispositif de mémoire électronique.
De nombreux dispositifs de ce genre ont déjà été utilisés dans des machines à calculer pour conserver un certain ensemble de valeurs en vue de leur utilisation ultérieure.
En général, ces dispositifs sont composés d'une série de tu- bes électroniques dont les types les plus usuels comprennent 4 bascu- leurs identiques.
Une mémoire de ce genre a été décrite au brevet français No.
1.051.750, déposé par la demanderesse le 7 juillet 1949.
Les inter-connexions effectuées entre basculeurs diffèrent selon que l'on désire enregistrer une valeur exprimée dans le système décimal ou dans un autre système de base inférieure à 16. Ces inter-connexions nécessitent souvent l'emploi de diodes ou de tubes auxiliaires, augmentant ainsi le prix de revient des unités d'enregistrement de chaque chiffre.
Il existe également d'autres dispositifs de mémoire où l'enregistrement des valeurs s'effectué, non plus en rendant conducteurs un certain nombre de tubes constituant les basculeurs utilisés, mais en chargeant un condensateur à une valeur constante, et en contrôlant sa décharge totale en un temps proportionnel au chiffre à enregistrer.
A cet effet, une penthode règle le débit du condensateur de telle sorte que la pente de décharge dépend de la valeur enregistrée.
Un dispositif de ce genre a été décrit au brevet français No.887.732, déposé par la demanderesse le 17 janvier 1941.
Bien que relevant d'un principe différent, ces mémoires nécessitent également l'utilisation d'un grand nombre de tubes, et le contrôle de la pente de décharge ne permet l'emploi que de tubes ayant des caractéristiques rigoureusement identiques.
Enfin, la consommation en courant étant importante, les systèmes de régulation de tension utilisés sont plus complexes et plus onéreux.
L'objet principal de la présente invention consiste en un nouveau mode d'enregistrement des données permettant, grâce à l'emploi d'un condensateur et de circuits appropriés, d'enregistrer, de -conserver, de lire ou d'annuler toute valeur enregistrée sous forme d'une charge proportionnelle à ladite valeur appliquée au condensateur; les circuits précités étant tels que le nombre de tubes employés est plus faible que celui correspondant aux dispositifs mémoire déjà connus, et la consommation en courant absorbé par ces tubes étant, en outre, pratiquement nulle.
Un autre objet de la présente invention consiste en un nouveau produit industriel composé d'un condensateur associé, d'une part, à un premier tube contrôlant, à partir de l'instant t, l'application d'une charge proportionnelle à un temps donné correspondant à la valeur à enregistrer, et d'autre part, à un second tube entraînant une décharge brusque et automatique du condensateur dès que le potentiel de l'armature à laquelle il se trouve relié atteint une valeur fixe prédéterminée; les circuits constitués par cet ensemble permettant ainsi de recharger le condensateur à des instants t + k (T+c) où T ne dépend que de la pente de charge du condensateur dont la valeur est indépendante du chiffre enregistré.
Un autre objet de la présente invention consiste en la prévision de circuits de synchronisation associés à l'ensemble précité, @
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en vue de stabiliser la fréquence des diverses impulsions de contrôle nécessaires à l'enregistrement des'données, à la régénération des valeurs enregistrées, à leur lecture, et enfin à la remise à zéro de l'ensemble d'un tel dispositif de mémoire.
D@@utres objets et caractéristiques de l'invention ressortiront de la description suivante faite en référence aux dessins annexés à ce texte, qui représentent, à tire d'exemple non limitatif, un mode de réalisation de la présente invention.
Sur le dessin: - la Figo 1 représente le schéma électrique d'une mémoire objet de l'invention ; - les Fige 2 et 3 représentent les circuits de polarisation associés aux tubes de contrôle de l'enregistrement dans les unités de mémoire; - la Fig. 4 : un multivibrateur classique utilisé pour le contrôle général des impulsions de synchronisation et d'enregistrement; - les Fige 5 et 6 : les tubes circuits correspondant à la remise à 0 des éléments de mémoire ; - les Figo 7 et 8 : les tubes et circuits affectés à la synchronisation du multivibrateur; - les Figo 9 et 10 : 2 tubes entrant dans la composition d'un élé- ment de mémoire.
- Les Fig. 11 et 14 représentent les variations de potentiel appliquées ou recueillies aux principales bornes du dispositif, selon qu'il s'agit d'un enregistrement, d'une régénération, d'une lecture ou de la remise à 0 des données.
Avant de décrire les circuits correspondant" au dispositif de mémoire faisant l'objet de la présente invention, on exposera les principes d'enregistrement, de régénération et de lecture ayant servi de base à l'étude de la nouvelle unité : Un condensateur, dont une armature est maintenue à un potentiel constant Vm, est chargé à partir d'un temps déterminé t, correspondant à la valeur à enregistrer. A cet effet, on divise chaque cycle d'opération en un nombre d'intervalles égaux définissant un certain nombre de points. Dans le cas d'un enregistrement en système décimal, on affecte à 10 points consécutifs du cycle les valeurs 9, 8 etc... 0. Si l'on désire effectuer l'enregistrement de la valeur 6, par exemple, on charge le condensateur constituant en lui-même une mémoire, à partir du point 6.
Selon l'invention, la charge est proportionnelle au temps, de sorte qu'après 6 points le potentiel de la seconde armature du condensateur décroit jusqu'à une valeur égale à Vm - 6 Vm-Vo où Vo désigne le potentiel atteint par l'ar-
10 mature du condensateur après une charge d'une durée de 10 points. Lorsque le condensateur atteint la charge C x (Vm - 6 Vm-Vo), c'est-à-dire
10 au point 0 du cycle, un circuit de blocage arrête la charge jusqu'à la fin du cycle, de sorte que l'on peut disposer d'un certain temps pour effectuer diverses opérations, telle que la remise à 0, par exemple.
Si l'on suppose que le premier point du cycle est affecté à la valeur 9, un circuit de déclenchement permet de provoquer de nouveau la charge du condensateur dès le début de ce cycle, ce qui a pour effet de diminuer le potentiel de la seconde armature du condensateur jusqu'à la valeur Vo qui est atteinte au point 6. Cette tension, appliquée à la cathode d'un thyratron, provoque son ionisation et a pour effet de décharger brusquement le condensateur. Les variàtions de tension cor-
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respondant à la charge et à la décharge du condensateur ont été por- tées en F, Fig. Il. La conservation de la valeur ainsi enregistrée s'effectue d'une manière analogue dès que la décharge brusque du con- densateur a ramené ses armatures à la valeur Vm.
Au point 6, on recharge de nouveau le condensateur, de sorte que sa seconde armature atteint le potentiel Vm - 6 Vm-Vo au point 0 du cycle suivant. Les opé-
10 rations se répètent donc de la même manière, de sorte que la décharge s'effectue toujours au point 6 correspondant à la valeur à enregistrer.
Il est bien évident que l'on pourrait procéder d'une façon semblable en provoquant une décharge linéaire et une recharge brusque.
On pourrait encore, sans s'écarter de la présente invention, commencer à charger le condensateur dès le début du cycle d'enregistrement, et arrêter sa charge après 6 points seulement. Dans ces conditions, les opérations de régénération seraient analogues à celles qui viennent d'être décrites, puisque le condensateur serait encore à la valeur de c (Vm - 6 Vm-Vo) au début du cycle suivant. On pourrait en-
10 core débuter tout cycle d'enregistrement par une charge du condensateur jusqu'au point correspondant à la valeur à enregistrer, puis décharger brusquement ce dernier grâce la commande du thyratron précédent. On se ramènerait ainsi au cas de la Fig. Il, où seule la première partie de la courbe F serait modifiée jusqu'au point 6.
Ces variantes ne constituent que des cas d'espèce, dépendant principalement de la forme des impulsions contrôlant l'enregistrement.
Afin de faciliter la compréhension du présent exposé, on décrira les circuits d'enregistrement, de régénération, de lecture et de remise à 0 du dispositif objet de l'invention, en supposant que l' on désire enregistrer et conserver pendant un nombre de cycles donné une valeur égale à 6.
On a représenté Fig. 1 une mémoire composée seulement de 3 positions d'enregistrement, afin de ne pas surcharger le dessin.
Il est à noter, cependant, que les éléments référencés 1, 2, 3, 4 et 5 sont communs à l'ensemble des positions de mémoire, qui peut évidemment comprendre un nombre beaucoup plus important de positions. Chacune d'elles est composée de 3 éléments tels que 6, 7 et 8.
Les éléments 9, 10 et 11 sont communs, non seulement à l'ensemble des positions d'une mémoire, mais également à toutes les mémoires analogues montées sur la machine.
On a représenté en 12a, 12b, 12c 3 contacts de transfert affectés aux 3 positions de mémoire qui ont été portées Fig. 1. Ces contacts sont destinés à aiguiller les circuits d'enregistrement de la mémoire, soit vers les jacks 13 destinés à recevoir les impulsions provenant d'un enregistrement direct, soit vers les jacks 14, destinés à recevoir les impulsions provenant de la lecture des valeurs enregistrées dans un compteur, par exemple.
Cette disposition n'entrant pas directement dans le cadre de l'invention, le relais commandant le transfert des contacts 12a, 12b, 12c, n'a pas été représenté.
Une disposition analogue a été adoptée pour aiguiller les impulsions correspondant à la lecture des valeurs enregistrées dans la mémoire. A cet effet, un relais 15, non représenté, commande les 3 contacts de transfert 15a, 15b, 15c reliés aux jacks 16 et 17.Les
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jacks 16 servent à aiguiller les impulsions correspondant à la valeur enregistrée, dites "impulsions de sortie" chaque fois que l'on désire effectuer un simple transfert ; les jacks 17 servent, au contraire, à recueillir à chaque cycle les impulsions de sortie : H, toujours dis- ponibles à cette borne. Enfin, un contact 15d, commandé par le même relais 15, sert au contrôle des éléments 8.
Lorsque le relais 15 n'est pas excité, le contact normalement!fermé 15d aiguille les bornes b des éléments 8 vers le fil 18, qui est maintenu à un potentiel constant de + 50 volts. Par contre, lorsque le relais 15 est excité, les bornes b des éléments 8 sont reliées, par l'intermédiaire du contact 15d normalement ouvert, au fil I soumis à une variation de potentiel représentée en I, Fig. 130
Dans ces conditions, les bornes b ne sont soumises à une polarisation de + 50 volts qu'à un moment donné, bien déterminé, d'un cycle.
Les impulsions A, B, E, G, I et J, représentées Fig. 11, 12, 13 et 14, sont appliquées aux bornes données par le tableau suivant :
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<tb> Impulsion <SEP> A <SEP> borne <SEP> c <SEP> élément <SEP> 5
<tb> Il <SEP> A <SEP> " <SEP> bill
<tb> " <SEP> B <SEP> " <SEP> d <SEP> " <SEP> 2
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ces diverses impulsions étant fournies par des dispositifs connus, déjà utilisés sur diverses machines, et décrites en particulier au mémoire descriptif déposé par la demanderesse le 9 juin 1953, sous le titre "Perfectionnements aux machines à calculer",
on n'a représenté sur le dessin que les dispositifs se rapportant directement à l'invention. D'ailleurs, tout dispositif produisait des impulsions de la forme indiquée aux Figw 11 à 14 conviendrai'parfaitement,
Il est interessant de moter que de telles impulsions se trouvent, en général, disponibles dans les circuits de contrôles généraux des machines à calculer électroniques.
Certaines d'entr'elles, comme A, G, I, J, permettent de polariser les divers éléments de la mémoire, quelle que soit l'opération envisagée : enregistrement, remise à zéro, ou régénération, à des instants bien définis du cycle'
Ainsi qu'il a été mentionné précédemment, on supposera que la valeur 6, représentée par l'impulsion E, est appliquée à la position de mémoire correspondant au contact 12a, par exemple, Il est bien évident que les explications qui vont suivre s'appliquent intégralement à l'enregistrement d'une valeur dans toute autre position.
On supposera, enfin, que le condensateur 19, figurant dans l'élément de mémoire 6 représenté en détail Fig. 9, se trouve déchargé au début du cycle d'enregistrement.
Il en résulte que le potentiel de la borne a du tube 6 se trouve porté à la valeur Vm qui, dans l'exemple choisi, a été prise égale à 300 volts. Les variations du potentiel de cette borne ont été portées en F, Figo 11. Le tube 6 , constitué par une double triode, qui a été adopté dans la réalisation du dispositif, est le tube E 92 CC, mais il est bien évident que l'on pourrait, sans s'écarter de l'esprit de l'invention, utiliser 1 ou 3 autres tubes jouant un rôle ana- logue. Les valeurs des tensions appliquées aux différentes bornes ont été indiquées Figo 9. A chaque cycle d'enregistrement, une impulsion B,
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Fig. 11, est appliquée entre les points 18 et 0, à la borne d de l'é- lément 2 représenté en détail Fig. 2.
Cet élément fait partie d'un second tube E 92 CC, dont les tensions appliquées aux différentes bor- nes ont également été indiquées sur la figure. L'impulsion B a pour ef- fet de supprimer la charge du condensateur 19, Fige 9 jusqu'à ce qu' une impulsion E, correspondant à la valeur à enregistrer, parvienne à la grille G1 du tube 6, connecté à la borne c par l'intermédiaire des résistances 20 et 21 de 47.000 ohms et du condensateur 22 de 100 pi- oofarads. Le blocage du tube 6 est obtenu en appliquant à sa borne b, fig. 9, la tension recueillie à la borne c du tube 2, fig. 2. L'appli- cation simultanée des impulsions A et B, fige Il, aux grilles G1 et G2 des triodes 1 et 2, a pour effet d'inverser la conduction de ces tubes, de sorte qu'aucune variation de tension n'est transmise à la borne b du tube 6, fig. 9.
Les valeurs de tension indiquées sur la figure et appliquées aux bornes de ces tubes, ont été calculées pour que la grille G2 bloque la triode qui lui correspond lorsque l'un des tubes 1 ou 2 est conducteur. La valeur du potentiel appliqué à la grille 2 du tube 6 étant insuffisante pour commander son fonctionnement, le potentiel de l'armature du concensateur 19, relié à la borne a reste constant jusqu'au point 6, ainsi qu'il est indiqué en F, fige 11. Lorsque l'impulsion E vient porter la grille G1 du tube 6 à une valeur suffisante, grâce à la variation de tension de 0 à + 50 volts appliquée au fil E relié à la borne c, la triode correspondante devient conductrice.
Le condensateur 19 se charge donc à partir du point 6, c'est- à-dire au moment où l'impulsion d'enregistrement est appliquée à la grille du tube ; la charge s'effectue par le circuit suivant; borne e, maintenue à un potentiel constant de - 100 volts - résistance 23 de 62.000 ohms - triode de gauche - condensateur 19 - borne f, maintenue au potentiel Vm de 300 volts.
L'armature connectée à la borne a, subit une varaition de tension représentée en F, Fig. 11. La valeur de la résistance 23 ayant été calculée pour que le condensateur subisse une variation de 30 volts par point, le potentiel de la borne a atteint une valeur égale à 120 volts au point 0.
Dans l'exemple choisi, on a bloqué l'élément de mémoire entre les points 0 et 18, de sorte que diverses opérations peuvent s'effectuer au cours de ce temps.
Pendant cette partie du cycle, la charge du condensateur est interrompue, grâce à l'impulsion fournie par le tube 5, Fig. 3, à l'ensemble des tubes 6, Fig. 9, correspondant aux diverses positions constituant la mémoire. Au point 0, le potentiel du fil A croit de nouveau de la valeur + 50 à + 150 volts, de sorte que la grille G1 subit un accroissement de potentiel permettant de rendre conductrice la triode de gauche. Il en résulte que l'on recueillé une impulsion négative à la borne a qui, transmise à la borne b du tube 6, achève de bloquer ce tube pendant la durée du cycle correspondant entre les points 0 et 18.
Le tube 5, Fig. 3, reçoit à chaque cycle l'impulsion A qui 'est appliquée à la borne c. Lorsque la tension du fil A repasse au point 0 de + 50 volts à sa valeur initiale de + 150 volts, une impulsion positive est transmise à la grille G du thyratron 5, qui devient ainsi conducteur. La borne a, reliée au point de jonction de la self 24 de 3,5 mH et de la résistance de 4700 ohms, subit une brusque variation, portant ainsi,par la connexion C, le potentiel de la borne d,
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connectée à la cathode du tube 6 de la Fig. 9, à un potentiel suffisamment élevé pour la bloquero
Le tube 5 est bloqué à son tour, afin de pouvoir être utilisé de nouveau au cycle suivant. A cet effet, on dispose d'un potentiel positi--, représenté en G, Fig. 11.
Appliquée à la borne d, reliée à la cathode du tube 5, Fig. 3, par l'intermédiaire du condensateur 26 de 25.000 pf et d'une résistance 27 de 1200 ohms, l'impulsion G porte le potentiel de la cathode à une valeur suffisante pour entrainer le blocage du thyratron 5.
Lorsque le dernier point du cycle est atteint, - point 18,la tension du fil A passe de nouveau de + 150 volts à + 50 volts.
La chute de tension communiquee à la grille G1 de la triode 1, par l' intermédiaire de la borne a, bloque cette triode qui, au point 0, se trouvait conductrice. Aucune impulsion n'étant appliquée à la grille G2 du tube 2, le potentiel de la borne c croit jusqu'à une valeur de + 150 volts. Le potentiel de la borne b du tube 6, Fig. 9, suit les variàtions de tension appliquées au fil D, de sorte que le potentiel de la grille G2 se trouve porté à une valeur suffisante pour rendre conductrice la triode correspondante. Dans ces conditions, le condensateur 19 se charge de nouveau, jusqu'à ce que la tension de son armature, reliée à la borne a, atteigne la valeur 0. La pente de la charge ayant été calculée pour que la chute de tension soit de 30 volts par point, la valeur 0 se trouve atteinte au point '6.
Le fil F, reliant la borne a du tube 6 à la borne b du thyratron 7, Fig. 10, communique à la cathode une valeur suffisamment négative pour entrainer la conduction du tube dès qu'une impulsion suffisante est appliquée à la grille G1. Une série d'impulsions'de synchronisation permet, èà effet,de favoriser la conduction du thyratron à des points déterminés du cycle. A cet effet, le fil J, dont les variations de potentiel sont por-
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tées ig 1" -e.conneelq, .lle a 0.000 éÉÔÉ gF'zg'.t0op x ine méc'iir'é d'u.é tWsrj%b, noe 29 de 120,000 tron Fig. par une r si a 120.000 ohms et d'un condensateur 30 de 330 pf connecté à la résistance 31 de 47.000 ohms. Une décharge brusque du condensateur s'effectue donc à un point bien précis, soit 6 dans l'exemple choisi.
Le potentiel de la borne a, Fig, 9, reprend donc sa valeur initiale Vm de 300 volts au point correspondant au chiffre enregistré. La valeur de la résistance 28, Fig. 10, a été prise égale à 600 ohms. Le tube s'éteint immédiatement au moment de la décharge du condensateur, étant donné qu' aucune différence de tension n'est plus appliquée entre la cathode et l'anode du thyratron.
La tension du fil A n'ayant pas varié, la tension du fil D se maintient à la valeur de + 150 volts, ainsi qu'il est indiqué Fig.
Il. Le condensateur est dons de nouveau rechargé à partir du même point 6 du cycle, au cours duquel l'impulsion correspondant à la valeur 6 avait été appliquée à la mémoire.
On se reportera maintenant à la Fig. 12, qui montre les variations de tension observées aux principales bornes de la mémoire.
Au cours de la régénération de la valeur enregistrée par le condensateur, on remarquera que les variations de tension qui s'y trouvent représentées sont identiques à celles correspondant au second cycle de la Fig. Il.
L'impulsion B ayant cessé au point 0 du premier cycle, la tension appliquée à la borne b du tube 6 provoque de nouveau la charge du condensateur au point 18 de chaque cycle, cfest-à-dire lorsque l'armature du condensateur 19, reliée à la borne a du tube 6, se trouve
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à 120 volts.
Ainsi qu'il a été expliqué, la charge du condensateur s'achè- ve au point 6,, lorsque la tension de la borne a atteint le potentiel de Vo = 0. Le thyratron décharge alors le condensateur à un instant précis du cycle déterminé par les impulsions de synchronisation J. Au moment de la décharge, l'accroissement de la tension de la grille G du tube 7, Fig. 10, provoqué par son ionisation, est transmise à la borne c du tube 8, qui est identique au tube 5 déjà représenté Fig. 3.
L'accroissement de tension communiqué à la grille G1 par l'intermédiai- re du condensateur 32 de 330 pf et de la résistance 33 de 150.000 ohms, provoque l'ionisation du thyratron 8. On recueille donc à la borne a une impulsion positive représentée Fig. 11 et 12 par la courbe H. Cet- te impulsion est aiguillée par l'intermédiaire du contact normalement fermé 15a vers la borne 17.
Le fil G transmettant à toutes les bornes dreliées à la cathode des tubes 8 une impulsion positive au point 0 de chaque cycle, l'ensemble des thyratrons 8 cesse d'être conducteur à ce point. L'ionisation de ces tubes ayant débuté au point 6, on voit que les impulsions H disponibles à chaque cycle à la borne 17 ont une durée proportionnelle à la pâleur du chiffre enregistré.
Si l'on désire recueillir une seule impulsion H à la borne 16 à un cycle déterminé, on excite le relais 15 de sorte que le contact 15d établit une connexion, non plus avec le fil 18 qui était maintenu à un potentiel fixe de 50 volts, mais au fil I, dont la variation de tension a été portée Fig. 13. Dans ces conditions, et bien que la régénération s'effectue toujours d'une manière identique, on ne recueille qu'une seule impulsion H correspondant au cycle où le potentiel du fil I passe de 0 à + 50 volts. Dès que le potentiel de I retourne à la valeur O, la tension de la grille G, reliée à la borne b, Fig. 3, est insuffisante pour permettre l'ionisation du tube sous le seul effet de l'accroissement de tension appliqué à la grille G1 lors de la conduction du thyratron 7.
Si l'on désire enregistrer une nouvelle valeur, 2 par exemple, on est conduit à effectuer une remise à 0 du dispositif mémoire qui vient d'être décrit. a cet effet, toute commande d'un nouvel enregistrement en déclenchant l'impulsion B déjà mentionnée, provoque également l'émission d'une impulsion K, représentée Fig.
14. Cette impulsion, appliquée au début de chaque nouveau cycle d'enregistrement, entraîne la décharge du condensateur.
Le potentiel de la borne a, Fig. 9, croissant de nouveau jusqu'à la valeur Vm = 300 volts, on se trouve ramené aux mêmes conditions que celles représentées Fig. Il.
L'impulsion K est produite au moment de l'application de l'impulsion B à la borne b d'un thyratron représenté Fig. 5.
L'accroissement de tension subi par la grille G1 de ce tube entraine son ionisation au point 18. Sous l'effet de la résistance 34, d'une valeur de 40.000 ohms, le thyratron ne peut se maintenir conducteur, et l'on recueille ainsi une impulsion positive à sa borne a, connectée à la cathode, Cette impulsion sert à porter les grilles G1 des tubes 7; Fig. 10, à une valeur suffisante pour commander leur ionisation. Cette impulsion est appliquée à la grille G1 par l'intermédiaire de la résistance 35 de 12.000 ohms et de la résistance 31. Dès que ces thyratrons sont rendus conducteurs, les condensateurs 19, Fig. 9, qui leur sont associés, sont déchargés, de sorte que l'on se retrouve placé dans les mômes conditions que celles qui ont été expliquées lors de l'enregistrement de la valeur 6.
On voit, en effet, que l'impulsion E,
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Fig. 14, déclenche au point 2 la charge du condensateur, dont l'arma- ture, connectée à la borne a, Fig. 9, se trouve portée à 240 volts au point 0, au lieu de 120 dans le cas précédent. On remarquera que l'on a connecté ensemble les bornes d des tubes 7 à la borne a d'une double triode 4 servant a 2 groupes distincts de mémoires. Cette disposition a été adoptée afin d'éviter que le potentiel des grilles G1 des tubes 7 connectés à la borne - 100 volts, Fig. 5 par l'intermédiaire de leurs bornes d, Fig. 10 et de la résistance 34 du tube 3, Fig. 5, ne tombe à une valeur négative.
On remarquera, sur la Fig. 9, que les grilles g! et G2 du tu- be 6 constituant l'élément de mémoire, sont réunies par l'intermédiai- re d'une résistance de 47.000 ohms à des diodes au germanium 36 et 37 du type 0 A 55 dont les cathodes sont réunies à la masse qui se trouve portée au potentiel 0 volt.
Ces diodes au germanium qui pourraient, bien entendu, être remplacées par des diodes ou redresseurs de tout autre type, ont pour but d'éviter que le potentiel des grilles G1 ou G2 ne puisse s'élever au-dessus de la valeur 0 sous l'influence des variations de tensions E ou D appliquées aux bornes c ou b du tube 6. Elles ne limiteront, au contraire, en aucune façon, les variations de potentiel des grilles G1 et G2 vers des valeurs négatives.
On remarquera également la présence d'une autre diode au ger- manium 38, du type 0 A 55, branchée entre la cathode du tube 6 et la borne d du même ensemble. Il est bien évident que, comme précédemment, tout autre diode ou redresseur peut remplacer le modèle utilisé dans l'invention décrite.
La diode 38, dont la cathode est reliée à celle du tube 6, est connectée, par la borne d du tube 6 et du fil E, à la borne a du tube 5.
L'impulsion C, recueillie à la borne a du tube 5, est appli- quée à toutes les bornes d des tubes 6 de l'ensemble des mémoires uti- lisées.
L'impulsion C, grâce à un artifice qui sera expliqué plus loin, correspond à une variation de tension de 0 à 50 volts.
Lorsque la tension à la borne d du tube 6 est égale à zéro et que le tube 6 est rendu non conducteur par l'application d'une ten- sion négative convenable à ses grilles G1 ou G2, la diode 36 empêche le potentiel de la cathode du tube 6 de descendre des valeurs négatives, en le maintenant à la valeur 0.
Lorsque la tension à la borne d du tube 6 est égale à + 50 volts, cette tension se retrouve intégralement sur la cathode du tube 6 et permet, dans des conditions qui ont été expliquées précédemment, d'arrêter la conduction de ce tube.
Il a été indiqué dans le paragraphe précédent que le poten- tiel du fil C reliant la borne a du tube 5 à la borne d des tubes 6 constituant les mémoires pouvait varier entre 0 et 50 volts dans des conditions déjà expliquées, selon l'état de conduction du tube 5,
Pour éviter, lorsque ce tube n'est pas conducteur, que le po- tentiel du fil C ne descende à une valeur négative sous l'influence de la circulation de courant dans le circuit constitué par la masse, la résistance 25 du tube 5, la borne a, le fil C, la borne d du tube 6, la diode 38, la résistance 23, la borne e du tube 6 et la source
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d'alimentation à - 100 volts, une diode ou redresseur 39 de type con- venable est branché entre la masse et le fil C, la cathode de l'élé- ment étant connectée au fil C, et l'anode à la masse.
Afin d'établir la stabilité du dispositif dans la mesure où les variations de tension de la source d'alimentation peuvent influen- cer les valeurs Vm et Vo des tensions de fonctionnement du dispositif faisant l'objet de la présente invention, il a été adjoint un disposi- tif de synchronisation des impulsions du multivibrateur donnant nais- sance aux différentes impulsions utilisées dans la machine. Le dis- positif décrit maintenant, et qui a pour objet de rendre la fréquence des imposions fournies par le multivibrateur dépendante des tensions
Vm et Vo, est constitué par les tubes 9 et 10 et leurs éléments asso- ciés. En 11 a été représenté le multivibrateur que l'on désire con- trôler.
L'élément 9 est constitué d'un tube double triode du type
E 92 CC, d'une résistance 40 de 62. 000 ohms et d'un condensateur 41 de 4700 pf. Il est bien évident que tout autre modèle de tube, ou élément assurant des fonctions identiques, peut être utilisé dans un tel montage. L'élément 9 est appelé dans ce qui suit "élément de recharge".
L'élément 10 est constitué par un thyratron de décharge, dont l'anode est reliée à la source haute tension Vm par une résistance 42 de'600 ohms, et dont la grille est portée à un potentiel Vm-Vo par
10 l'intermédiaire du circuit diviseur ci-après.
Borne e, résistance 43 de 12.00 ohms, borne a, potentiomètre extérieur 47 de 50.000 ohms, borne d, résistance 45 de 82 k et la masse.
Le tube 9 est relié par l'intermédiaire de la borne a à la borne b correspondant à la cathode du tube 10.
Le fonctionnement est tout-à-fait similaire à celui d'une mémoire constituée par les tubes 6 et 7 et l'on recueille à la borne c du tube 10, par l'intermédiaire du condensateur de 50 pf une impulsion qui est susceptible de synchroniser le multivibrateur 11 si on applique cette tension à la borne 8 du dispositif représenté Fig.4.
Le multivibrateur 11, constitué par un tube double triode E 92 cc, ou tout autre type ou groupe de tubes équivalents, comporte également un ensemble d'éléments reliés selon la représentation donnée par la Fig. 4.
Les bornes b et c sont reliées extérieurement à un potentiomètre 48 de 500.000 ohms pour permettre de régler la fréquence.
Il en résulte, dans ces conditions, que la fréquence des impulsions fournies par le multivibrateur est modifiée suivant les écarts de tension des valeurs Vm et Vo, afin de maintenir constant le nombre d'impulsions transmises au cours de la charge du condensateur.
On remarquera, enfin, que l'on aurait pù remplacer les thyratrons de sortie 8, Fig. 3, à partir desquels on recueille des impulsions à faible impédance destinées à la commande de relais électroaimants, etc., par des basculeurs qui, selon l'instant initial où ces tubes sont commandés, permettent de fournir une impulsion correspondant, soit à la lecture directe du résultat enregistré, soit à la lecture du complément à 9 ou à 10.
Bien que l'on ait décrit dans ce qui précède et que l'on ait représenté sur le dessin les caractéristiques essentielles de l'invention
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appliquées à un seul mode de réalisation, il est évident que diverses suppressions; substitutions et modifications pourraient être apportées dans les détails du dispositif mémoire représenté, ainsi que dans son fonctionnement, sans que l'économie générale s'en trouve pour cela altérée.