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Les procédés de construction sur place de canalisations moulées sans joints, en béton armé ou non, dans lesquels on coule le béton autour' de noyaux amovibles constitués par des tubes élastiques gonflés à l'air ou à l'eau sont bien connus.
L'objet de la présente invention est un procédé de fabrication de canalisations du même type, mais !spécialement conditionnées en vue du drainage et dans lesquelles à cette!fin, avant la coulée du béton, on pose longitudinalement sur le tube élastique, un noyau ayant la forme d'une plan- che posée sur champ, de sorte qu'après démoulage du tube et du dit noyau on obtient une canalisation en communication avec l'aire à drainer, par une fente longitudinale de largeur égala à l'épaisseur du dit noyau, permettant un grand débit et une bonne efficacité de drainage.
Dans la plupart des cas on donne au noyau une épaisseur de l'or- dre de 20 à 30 mm. Il peut être en métal et aura avantageusement une sec- tion légèrement conique pour permettre le moulage facile.
Pour assurer sa facile manipulation, le noyau présente de pré- férence des parois en tôle, tenues à distance par des profilés intercalai- res longitudinaux appropriés, solidarisés avec ces dites parois.
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Afin de maintenir le noyau dans sa position verticale, pendant le moulage de la canalisation, des chapeaux en forme de fermes triangulai- res peuvent être posées transversalement, de distance en distance, pour y fixer de manière amovible, jusqu'au démoulage, l'extrémité supérieure du noyau.
L'invention engloble évidemment aussi, au titre de produits nouveaux, les canalisations de drainage obtenues par l'emploi du procédé suivant l'invention.
Afin d'en mieux faire ressortir les particularités,le procédé suivant l'invention décrit ci-dessous, à titre d'exemple en s'en référant aux dessins annexés, quelques variantes préférées de réalisation.
La fig. 1 représente schématiquement en coupe une canalisation de drainage suivant l'invention.
La fig. 2 montre schématiquement l'adaptation d'un noyau en tô- le tel que représenté en coupe transversale.
La fig.. 3 comme la fige 2 est une coupe transversale au travers d'une canalisation suivant l'invention indiquant en plus un chapeau en for- me de ferme, destiné à tenir en place le noyau en tôle.
La fig. 1 montre une canalisation 1. de section carrée, en bé- ton renforcé par des armatures longitudinales 2-2-2 et des armatures trans- versales telles que 3. Au centre on reconnait le tube élastique ¯4 qui a été gonflé à l'air ou à l'eau et délimitant la cavité de la canalisation.
Suivant l'invention il est posé longitudinalement sur le tube élastique 4@ un noyau 5 ayant la forme d'une planche posée sur champ.
Pour la confection de la canalisation, on creuse dans le sol manuellement ou mécaniquement une tranchée, de la largeur voulue pour la ca- nalisation, et on en garnit les deux côtés des coffrages nécessaires pour délimiter les parois latérales de la canalisation, à la hauteur voulue pour permettre la coulée du béton, la face supérieure pouvant rester à l'air li- bre. Les @ferraillages 2 et 3 et le tuyau élastique 4 sont mis en place de manière connue ainsi que le noyau 5; ce dernier peut être pour le béton- nage maintenu dans sa position verticale par tous moyens appropriés connus.
Le noyau 1 doit avoir l'épaisseur convenable correspondant à la fente d'é- coulement des ea,ux que l'on veut créer et sa largeur, qui est placée dans le sens de la hauteur, doit être suffisante pour que le noyau déborde au- dessus de la face supérieure 6 de la canalisation.- L'ensemble étant ainsi
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préparé, le béton est coulé de manière connue et, après durcissement. suffi- sant, le tube élastique est enlevé par dégonflage préalable; de même on enlève le noyau 1 prévu suivant¯l'invention.
On obtient ainsi une canalisation robuste, monolithique et sans joints pour toute la longueur voulue, qui présente vers l'aire à drainer une fente continue 2 de largeur égale à celle du noyau µ ce qui permet un écoulement rapide et continu des eaux de pluie même les plus abondantes.
La fig. 2 esquisse simplement en traits interrompus le demi- cercle supérieur de la canalisation, afin de montrer plus particulièrement un noyau métallique léger et peu sujet à usure. Il est composé de deux tô- les.longitudinales 8-8 disposées verticalement et solidarisées entre-elles par leur extrémité inférieure au moyen d'un intercalaire en fer U fixé par soudure aux dites tôles, qui portent au surplus à leur bord supérieur des cornières¯raidisseuses 10-10.
- ¯ Dans la fig. 3 on retrouve le noyau métallique de la fig. 2, constitué au moyen des tôles longitudinales 8-8 réunies à la partie infé- rieure par fer U 9 et munies à leur arête supérieure, de raidisseurs en ¯cornières 10-10. Supplémentairement-selon la fige 3, est insérée dans le noyau, une fourrure en bois Il. Cette figure représente aussi les deux coffrages -.latéraux 12-12 bordant les faces latérales de -la- canalisation.
Sur leur extrémité supérieure repose, de place en place, un chapeau 13 ayant la forme d'une ferme triangulaire constituée par les arbalétriers 13-13 l'entrait ¯et ¯le poinçon 15. Les-cornières 10-10 qui renforcent l'arête supérieure des tôles 8.du noyau sont fixées de manière amovible, par clous ou par vis, sur l'entrait 14, de manière à maintenir le noyau dans sa position verticale pendant le moulage, le pilonnage et la vibration éventuels du béton.
La-ligne ponctuée 16-de la figure 3 indique la face supérieu- re du béton de la canalisation; il convient bien entendu que le noyau soit sensiblement plus haut que celle-ci.
Pour la plupart des usages, notamment pour le drainage des aérodromes, une épaisseur de noyau¯de l'ordre de 20 à 30 mm a été trouvée parfaitement-convenable. De préférence on conditionne le noyau de section légèrement conique afin de permettre son démoulage facile vers le haut.
Les canalisations suivant la présente invention présentent des avantages économiques et techniques nombreux. Le prix d'installation est considérablement diminué et l'établissement de la canalisation sui- va,ht l'invention se fait beaucoup plus vite, avec une main d'oeuvre con- sidérablement réduite par comparaison avec tous les autres procédés con- nus.
La fente continue prévue sur toute la longueur de la canalisa- tion, permet un débit énorme d'eau et assure l'évacuation certaine et im- médiate des plus grandes trombes de pluie.
La construction monolithique, avec les armatures longitudina- les et transversales noyées dans le béton, assure une solidité et une sé- curité à toutes épreuves comme c'est nécessaire notamment sur les aérodro- mes.
La construction suivant l'invention permet également de fai- re des canalisations de drainage en courbes, ce qui est une ressource sou- vent très utile également sur les champs d'aviation. Enfin une conséquen- ce accessoire importante du procédé de réalisation suivant l'invention est la grande facilité de nettoyage de la conduite, grâce à une cuillère mé- tallique que l'on pose dans la canalisation et qui peut être-tractée de l'extérieur, éventuellement par un véhicule, le câble de traction pouvant coulisser librement dans la fente.
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Bien entendu l'invention ne se limite pas aux seules formes de réalisation décrites ci-dessus, mais englobe également toutes variantes équivalentes telles que revendiquées ci-dessous, ainsi que, à titre de pro- duits nouveaux, les canalisations de drainage réalisées de la sorte.
REVENDICATIONS.
1 ) Procédé de construction de canalisations de drainage, no- tamment pour aérodromes qui sont moulées sur place, sans joints, par la coulée d'un lait de béton dans le coffrage garni ou non d'armatures, autour d'un tube élastique gonflé à l'air ou à l'eau, caractérisé par le fait qu'avant la coulee du béton, il est posé longitudinalement sur le tube elastique, un noyau ayant la forme d'une planche posée sur champ de sorte qu'après démoulage du tube et du dit noyau on obtient une canalisation en communication avec l'aire à drainer, par une fente longitudinale de largeur égale à l'épaisseur du dit noyau, permettant un grand débit et une bonne efficacité de drainage.