<Desc/Clms Page number 1>
On connait des fenêtres dont le cadre fixe ou dormant et les van- taux mobiles ou ouvrants sont fabriqués avec des profilés en alliage légère jusqu'ici on a utilisé des profilés tubulaires ou des profilés non tubulai- res de très forte section.
La présente invention a pour but de réaliser une fenêtre de ce genre comportant emploi de profilés non tubulaires de faible section sans que la résistance au voilement des ouvrants se trouve sensiblement amoin- drie; l'invention a également en vue une réalisation simplifiée des autres éléments de la fenêtre, tels que'-crémone et paumelles.
Elle a pour objet une fenêtre en profilés d'alliage léger caracté- risée en ce que le cadre fixe et chaque vantail sont constitués de pro- filés tubulaires et de profilés prépondérants non tubulaires dont l'assem- blage d'équerre ou en bout peut être opéré par soudure, de préférence par étincelage, par choix des sections de ces profilés.
La Demanderesse a établi que l'on peut obtenir avec les alliages légers une rigidité maximum de chaque vantail tout en réduisant la quantité de matière nécessaire en utilisant pour le cadre de ce vantail une longueur de profilés non tubulaires nettement plus importante que celle des profilés tubulaires, l'emplacement de ceux-ci pouvant être quelconque dans le cadre du vantail; en général on utilisera un profilé tubulaire pour un seul côté du vantail, par exemple, le montant adjacent au cadre fixe, mais cette réalisation n'est pas exclusiveo
En ce qui concerne le cadre fixe, il est avantageux d'utiliser seulement pour la traverse inférieure un profilé tubulaire pour donner à cette traverse une meilleure résistance à l'écrasement.
L'invention sera bien comprise par la description suivante se ré- férant aux figures du dessin annexé montrant un exemple non limitatif de réalisation de l'invention.
Sur ce dessin : - la figure 1 est une vue intérieure en élévation d'une fenêtre à la française selon l'invention, avec deux ouvrants sans petits bois.
- la figure 2 est une vue en coupe suivant le'plan II-II de la fi- gure la - la figure 3 est une vue en coupe suivant le plan III-III de la figure 1.
- les figures 4 à 6 sont des vues de détail de la crémone d'ou- verture de la fenêtre.
Comme représenté par la figure 1, le cadre fixe 10 de la fenêtre est scellé dans l'encadrement 11 (figure 2) en maçonnerie par des pattes de fixatipn 12; les deux ouvrants de la partie mobile sont désignés par 13 et la poignée de manoeuvre de la crémone par 140 Dans un but de simplifi- cation, on a supposé que les ouvrants ne comportaient pas de petits bois qui n'offrent rien de particulier par rapport aux constructions connues..
Comme représenté par les figures 2 et 3, les montants 15 et 16 et la traverse supérieure 17 sont des profilés non tubulaires identiques dont la section est sensiblement celle d'un C et d'un L accolés ; la traver- se inférieure 18 a une section tubulaire aplatie pour mieux résister- à l'écrasement, mais sa section dérive de celle des profilés non tubulaires par fermeture du C en 0; en outre cette traverse est munie comme connu de nervures pour déverser les eaux de pluie et de condensation vers l'exté- rieur de la fenêtre.
<Desc/Clms Page number 2>
Dans ce mode d'exécution du cadre fixe, les profilés sont soudés d'équerre les uns aux autres aux quatre sommets a b cd du cadre (figure 1).
Si la soudure est faite par étincelage entre les deux montants non tubulai- res et la traverse inférieure tubulaire, on devra enlever au préalable à l'endroit de la soudure une partie du voile du profilé tubulaire absent sur les profilés non tubulaires= En effet, la soudure par étincelage porte uni- quement sur les côtés communs des sections en produisant une consommation de métal sur ces côtés; par conséquent le voile non soumis à la soudure avan- cera vers l'intérieur du profilé non tubulaire et pourra gêner l'exécution d'une soudure correcte si l'extrémité correspondante n'a pas été découpée avant soudure. On notera ici que l'emploi de la soudure n'est pas exclusif, l'assemblage pouvant être également réalisé au moyen de ferrures suivant les procédés classiques, tant pour le cadre fixe que pour les vantaux.
Le cadre mobile de chaque vantail ouvrant est constitué d'un profilé tubulaire formant le montant adjacent au cadre fixe et de trois profilés non tubulaires. La section générale des profilés non tubulaires est celle d'un U avec une branche plus allongée que l'autre et avec un L accolé; on retrouve cette section dans le profilé tubulaire, mais avec un voile entre les deux branches de l'U à la hauteur de l'extrémité de la branche la plus courte, Les soudures entre les profilés sont exécutées d'équerre aux sommets des rectangles formant les cadres : a', b', c', d', pour le vantail de gauche par exemple (figure 1).
Pour souder par étin- celage les profilés non tubulaires au profilé tubulaire (a' et b'), la même précaution devra être prise que dans le cas du cadre fixe : enlèvement par- tiel du voile du tube à l'endroit de la soudure.
Sur le vantail de gauche (figures 2 et 3), le profilé tubulaire est désigné par 19 avec voile 23, les profilés non tubulaires sont désig- nés par 20 pour le montant extérieur et par 21 et 22 pour les deux traver- ses
Sur le vantail de droite, le montant extérieur est désigné par 24 et sert de boite à la crémone de la fenêtre. On remarquera que tous les profilés des ouvrants portent intérieurement des rainures longitudinales, telles que 25 et 26 sur le profilé 24.
Cette mesure est prévue pour per- mettre l'utilisation d'un. profilé quelconque à un autre emplacement que celui indiqué, sans qu'il en résulte une complication de l'outillage de fabrication; en particulier chaque profilé de vantail doit être conçu pour servir éventuellement de boite de crémone, et c'est ce qui justifie la pré- sence des rainures longitudinales dont le rôle va être expliqué maintenant
Les rainures 25 et 26 servent de guides à deux tiges coulissantes 27 (figures 4 et 5) devant assurer la fermeture de la fenêtre; ces deux -tiges sont généralement des minces méplats flexibles Le mécanisme de dé- placement des deux tiges comporte un pignon denté 28 à six dents par exem- ple, pouvant s'emboîter dans les encoches 29 prévues aux extrémités libres des tiges ;
pignon est monté sur un axe 30 conformé pour être mis en pla- ce dans deux trous 31 et 32 des faces en regard du profilé 24 avec rondel- le de friction 33 dans le trou 32; l'axe 30 est manoeuvré par la poignée 34 et le mécanisme est fixé sur le plat du profilé par la contreplaque 35 et des vis 360
La course des deug tiges peut être limitée dans les deux sens de déplacement par une butée ; parexemple, chaque tige est percée d'une fente de longueur correspondante à l'ampleur du déplacement, fente dans laquelle s'engage un téton fixé sur le profilé;
de préférence, la tige 27 engagée dans les rainures 26 sera courbée sur champ vers la moitié de sa longueur pour être reportée dans les rainures 25 à l'alignement de l'autre tig, et les deux tétons seront donc fixés sur la face 37 du profilé (figure 2).
<Desc/Clms Page number 3>
Les extrémités des deux tiges, côté cadre fixe de la fenêtre, pénètrent lors de la fermeture des ouvrants, dans deux gâches ou ouvertures sur les profilés en regard du cadre fixe.
On notera que le déplacement de la tige 27 courbée vers son mi- lieu est rendu possible, par deux encoches latérales pratiquées sur la tige elle-même et réduisant sa largeur à l'écartement des saillies internes du profilé.
Une autre particularité avantageuse de l'invention par sa simpli- cité est la fabrication des paumelles et leur mode de fixation. Les pau- melles, désignées par 38 sur la figure 2, sont obtenues à partir de profi- lés fabriqués à la presse à filer comme les montants et traverses de la fenêtre. La patte d'attache 39 de chaque paumelle traverse l'aile en re- gard du profilé 19, vient s'appliquer sur le plat du voile 23, côté du ca- dre fixe, et y est fixée par des rivets, par exemple deux rivets borgnes.
Une autre disposition avantageuse de l'invention, bien que connue est la mise en place des vitres au moyen d'une parclose en caoutchouc très étanche et antivibratoire, la vitre entourée de la parclose dans laquelle elle pénètre périphériquement suivant une gorge profonde est mise en place dans l'ouvrant comme un pneu sur sa jante.
Le bourrelet de caoutchouc formant parclose a une section sensiblement triangulaire, se met en place et est coincé par deux de ses sommets dans les angles 40 et 42 de chaque profilé de vantailo
La fenêtre qui vient d'être décrite comporte par sa réalisation même divers autres avantages de fabrication; tous les accessoires de quin- caillerie (crémone, avec ses tiges, paumelles etc ... ) sont posés sur les profilés avant l'assemblage de ceux-ci par soudure; les tiges de crémone sont en effet engagées complètement à l'intérieur du profilé boîte de crémone, les butées n'étant mises en place qu'après l'opération de soudure.
En outre tous les usinages, en dehors du trou de passage de l'axe de la crémone et des trous de fixation de sa contreplaque, peuvent s'effec- tuer à la presse.