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PRINCIPE : Un film bien défini, d'une substance convenable, liquide, ou vis- queuse, ou poudreuse, est étendu sur un support-report convenable et adé- quat ; on le traite éventuellement, s'il,y a lieu. L'ensemble film-support est fixé sur la surface définitive à recouvrir.
On enlève le support ; ou il s'enlève tout seul à l'usage. Le film définitif est ainsi en place.
DETAILS DE LA METHODE :
Le SUPPORT-report peut être souple ou rigide ; continu (bandes) ou discontinu (grandes plaques p.ex. pour les panneaux en fabrication genre triplex, linex, unâlit, éternit, etc.) (ou petites surfaces, genre carreaux de cuisine, parquet, losanges , motifs de plinthes, etc.) ou par toute sur- face mouvante, disques,cylindres, etc. Le support-report peut être consti- tué de toute matière, telle que métal, épais ou mince, bakélite, verre, étoffe ou canevas, cellophane, papier, plastiques,matières solubles, etc. inoxydables, etc.
La surface du support-report peut être brute ; mais elle peut, tout aussi bien être traitée chimiquement : silicones, paraffine, talc etc. ou physiquement,: polie, chromée, argentée, galvanisée, étamée ; etc. ou mécaniquement : polie, ondulée, guillochée, gauffrée, lignée, etc. ou ornée, ou incrustéende motifs modelés, en creux ou en plein, (de marques de fabrique, p. ex. ou de textes en relief, de dessins repoussés, etc.)
Cette surface de report peut tout aussi bien être constituée par la surface d'un poinçon, d'une matrice, d'un emporte-pièce, d'un moule sim- ple ou compliqué, etc? Par exemple : cendriers, carrelages, tuyaux vibrés, céramique, comprimés pharmaceutiques, etc: cuirs, jouets, etc.
Le ,FILM à reporter peut être constitué par une seule couche ou par des couches superposées dans un ordre quelconque ou déterminé. On étend la, ou les couches par les procédéshabituels, manuels ou mécaniques ; ou même par des procédés spéciaux, suivant le cas. (poudrage p.ex. ou même, dépôt d'une pellicule pré-fabriquée que l'on laisse, ou fait adhérer au support-report, p.ex.) Cette couche, ou ces couchée sont, ou bien abandon- nées à elles-mêmes, en attendant leur mise en place définitive ; ou bien ces mêmes couches, toujours sur leur support-report, sont traitées dans leur ensemble, ou chacunes séparément (au fur et à mesure de leur mise en place, p.ex.) par tout moyen chimique ou physique par toute méthode propre à obte- nir d'elles, le maximum des qualités que l'on recherche.
Par ex. elles sont soumises, avec leur support, soit à la ventillation (évaporation), soit à l'action de l'ozone (oxydation) soit à la chaleur ou au froid (polymérisa- tion, fusion, ramollissement, durcissement) etc.etc.
Comme il est loisible de les faire à l'atelier, ou à l'usine, p.ex. d'après des méthodes standards, automatiques,ou continues, on peut les produire avec un minimum de prix de revient, tant en main-d'oeuvre, qu'en prix matière, puisqu'on est maître de l'épaisseur du film et de sa qualité finale ; on est aussi parfaitement maître de cette façon, de la "vie" du film qui sera appliqué ultérieurement : en s'assurant p.ex. de son retrait complet et définitif, pour éviter des crevasses dans la suite, ou toute autre défaillancedésagréable, gondolages, etc.
C'est on le voit, l'un des grands avantages de la méthode report du présent brevet, par rapport à toutes celles qui existent actuellement (pinceau, pistolet, rouleau, etc.) c'est que ce retrait, très important quelquefois pour certaines matières, et certains plastiques, s'effectue ici sur le support lui-même, soit en grande partie, ou même totalement si l'on veut : il suffit d'un traitement adéquat. Le film ainsi stabilisé sur son support, peut atteindre à la perfection quand il sera posé, reporté, sur la surface définitive. Aucune déformation n'est encore à craindre.
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Un second support, soit intermédiaire, soit de protection, peut très bien se concevoir aussi ; ils tombent dans les possibilités des pré- sentes revendications.
Un autre grand avantage du présent brevet, c'est de pouvoir mani- puler, par report, des matières inemployées jusqu'à présent ; ou des mélan- ges ou compositions incompatibles avec les procédés actuels, pinceau et pis- tolet, etc. Surtout de pouvoir mieux les mettre en valeur : par exemple : matières trop visqueuses (couche grossière et irrégulière au pinceau), ou trop fluides (dégoulinages, absorption par porosité), ou trop volatiles, etc. Aussi mélanges toxiques, p.ex. benzolisme, solvants chlorés, etc. ou trop inflammables, ou trop dangereux, etc.
Par exemple encore : des mélan- ges trop aqueux, comme les émulsions de plastiques, ou de certaines gommes- résine (emprisonnement d'humidité, décollements, moisissures, etc.)
Ainsi en effectuant les travaux préliminaires dans des locaux ad hoc, le film terminé toujours sur son support devient dès lors très fa- cile à.oeuvrer : il n'influence plus, ne détériore plus, ne déforme plus la surface définitive à recouvrir. Et tous les inconvénients inhérents à l'étendage au pinceau, rouleau, pistolet, etc. disparaissent en même temps : odeurs, taches, nettoyages, etc. couches multiples, main'd'oeuvre onéreu- se, etc.
LES SURFACES DEFINITIVES à recouvrir, celles qui recevront le film posent aussi de nombreux problèmes, quelquefois insolubles, pour les autres pro- cédés, pinceau, pistolet, etc. tant par leurs propriétés physiques que chi- miques ; ces problèmes difficiles et insolubles, le procédé report du pré- sent brevet les ignore presque totalement. Que cette surface soit poreuse (craie, platre,) gélive (construction rugueuse (éternit, linex, bois scié, etc.) absorbante (tapis, textiles,) glissante (escaliers des gares et des lieux publics) humide (caves) oxydable (coques de navires, ouvrages d'art en fer sous eau de mer) ou simplement fragile, rien n'empêche d'employer le report revendiqué au présent brevet pour les recouvrir : il suffit d'as- surer une bonne adhérence du film convenablement préparé.
L'ADHERENCE sera assurée par toute méthode, classique ou nouvelle : citons à titre d'exemple : la simple adhésivité, la chaleur, la pression, des mou- vements mécaniques, etc. ou vibrés ; ou encore par souffle d'air chaud, à faible ou forte pression p. ex. et pour les travaux sous-marins, par jet d'eau chaude p. ex. avec ou sans pression accessoire. Même des surfaces dis- parates, telles que marches d'escalier, recouvertes de tapis et bords en cuivres ou de lino et bords en cuir p. ex. peuvent être traitées par report, marche par marche, ou l'escalier dans son ensemble, avec les plus grandes facilités. Tout est recouvert en une fois.
LA MATIERE mêmedes films à reporter suivant le présent procédé :elle peut être quelconque, courante : ou spécialisée.
Elle peut être minérale : silicates,borates, stannates, etc. ou mixte, ou purement organique : plastiques divers, bakélites, vernis gras et cellulosiques, ou autres, aussi silicones, émaux, etc. Et en général de toute matière ou composition propre à recouvrir, déjà existante ou encore à mettre au point.
Ce ou ces films peuvent être transparents, laiteux, ou opaques.
Ils peuvent être chargés de pigments (coloration) ou de toute autre matière propre à leur conférer des propriétés bien déterminées, ou nouvelles. Ci- tons à titre,- d'exemples :
Addition de métaux en poudre oulen feuilles menues ou grandes ; de poudre ou de perles de verre ; de blancs optiques, etc. (réflectivité
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pour plafonds ou écrans de ciné) (aussi faradisation de locaux) Addition aussi de poudre de ciment, d'amiante, de borax, etc (ignifugeage, incombus- tibilité : décors de théatre) ou de composés du d. d. t. de cuivre, de thal- lium, de fluorures, etc.
(lutte contre les insectes et les cryptogames, le- vures sauvages, moisissures, parasites : salles de fermentation en brasse- rie, séchoirs en pharmacie, locaux d'école insalubres, silos, etc. ) ou de silicones divers (caves humides, habillements, tuyaux vibrés ou carreaux en ciment murs mitoyens ou fondations, toitures, etc.) ou poudre de silicium, de chrome, de cadmium, de composés anti-corrosifs ou anti-oxydation (corro- sion sous-marine, piliers, pièces de mécanique, industrie chimique, etc) ou poudre de bouchon (isolants frigorifiques) ou poudre de poils (insonorité, salles de concert) ou composés anti-bactériens (salles d'hôpitaux, d'opéra- tion,) ou de substances dermatologiques (sparadraps transparents).
D'autres propriétés peuvent être envisagées : anti-givre, anti-solaire, anti-radar (aviation, etc.) anti-odeurs : meubles de cuisine, frigos, etc. anti-éro- sion : monuments, etc.
Une mention spéciale peut être faite pour l'usure et le dérapage : addition dans ces cas de composés divers, dont on peut citer en exemples : poudrede cuir, de caoutchouc, d'émeri, de carborundum, de stellites, etc.
Ces films spéciaux peuvent être posés lors de la fabrication, lors dela construction ; ou bien lors de réparation ou traitement ultérieur après fa- tigue ou usure (pneus glissants, pneus usagés, marches d'escalier devenues incommodes ou dangereuse.
Remarque :tous les cas cités ci-dessus ne représentent aucune limitation, aucune restriction aux possibilités énormes qu'offre la méthode "par re- port" du présent brevet : ils ne sont donnés qu'à titre d'exemple uniquement choisis parmi tant d'autres. De toute façon la méthode report, parmi tant de qualités, présente encore l'énorme avantage de faire chomer les locaux, ou les objets traités, pendant un minimum de temps, et avec un minimum d'in- commodités.
EXEMPLES PRATIQUES, non limitatifs, donnés uniquement pour la compréhension du sujet :
I ) Caves, locaux humides ou fraichement construits ; le platre, le mortier, le ciment sont ou bien ires imbibés d'eau, ou bien très poreux.
Les matières dont on pourrait les recouvrir, ou bien ne peuvent adhérer utilement, ou bien sont avidement absorbées. La méthode par report est tou- te indiquée dans ce cas. Sur un support convenable, soit une mince feuille d'aluminium, soit des plaques fines d'inoxydable, sont enduites et étalées à l'étuve, afin de parfaire leur polymérisation, d'abord une couche dure (celle qui sera l'externe, et qui doit pouvoir se détacher facilement du support). Elle sera traitée plus longtemps, et à plus haute température que la suivante, avec sono support. On conservera pour la seconde couche, plus de souplesse, plus d'adhésivité, plus de thermoplasticité, puisque c'est elle qui s'appliquera sur le mur.
Les différents supports seront ensuite ap- pliqués jointivement sur la surface humide, en s'aidant de la chaleur (d'un fer à repasser, p.ex.) et d'unelégère pression. Il n'y a plus qu'à détacher les supports, qui reservent pour une opération ultérieure. Une couche solide bien fixée, très fine si l'on veut, transparente ou pigmentée, isolante est ainsi mise en place, dans un minimum de temps, dans de mauvaises conditions pourtant, ce qu'aucun autre procédé d'application ne pourrait réaliser.
Et sans odeur.
2.0) Le papier de tapisserie des habitations, traité de même, de- vient lavable ; la fine pellicule appliquée a ignoré la porosité du papier.
Elle l'isole de l'atmosphère de la pièce (odeurs rémanentes, tabac, etc. n'en émanent plus.) Les microbes qui pourraient s'y trouver sont emprisonnés
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(ancienne chambre de malade, chambre mortuaire, etc.) La pellicule sera lisse ou brillante suivant l'aspect de la surface du support; elle peut tout aussi bien prendre un aspect de la soiep. exo avec un support adéquat.
3 ) Hôpitaux, infirmeries, etc. pourront bénéficier du report dans les mêmes conditions que 2 . Même les plafonds, les portes, le mobi- lier, etc. le tout dans un temps record et sans odeur. La chaleur peut être apportée par une lampe infra-rouge, p.ex. La pellicule peut comporter dans sa composition, des éléments anti-bactériens, et traitée au préala- ble de telle façon qu'elle n'absorbe plus la moindre odeur (chloroforme, éther, acide phénique, etc.) souvent désagréable pour les patients.
Appliquable aux meubles de cuisine, soit en fabrication, soit déjà placés et en service.
4 ) Ecrans de cinés : pellicule riche en poudre d'aluminium, perle de verre, poudre d'argent, etc.
5 ) Pierres de monuments historiques, pierres gélives ou soumi- ses-à l'érosion de l'atmosphère des villes. Leur porosité s'oppose à tout traitement rationnel, sauf par le report. On y dépose une fine pellicule, incolore, très stabilisée, qui l'isole de l'atmosphère, mais qui ne tou- che en rien à sa patine. Une surface graineuse lui conserve son aspect naturel, On étend la pellicule, soit par grandes surfaces, soit par petites imbrications à la façon des ardoises. (dans le sens de l'écoulement de l'eau) p. ex.
6 ) Papiers. Cartons. Textiles. Panneaux. Cuirs. etc.
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Toutes ces matières peuvent bénéficier du procédé-par report : soit quand elles sont terminées, soit ce qui est préférable, en cours de fabrication ; dans ce dernier cas, le petit supplément de main d'oeuvre est presque insignifiant, en regard des énormes avantages d'aspect et de qualité qui lui sont conférés par le présent procédé.
Dans le cas particulier des panneaux (triplex, bois déroulé, li- nex, éternit, unalit, etc.) qui sont destinés à des usages spéciaux (salles de spectacles par exo) il faut prévoir un parachèvement important tout au moins pour la surface principale : po ex. un ponçage, un vernissage etc.
La porosité s'oppose ici aussi à un traitement rationnel, et le rend sou- vent très onéreux.
Par le report qui ignore la porosité et la rugosité, on y arrive le plus facilement du monde, avec l'avantage supplémentaire que toutes les aspérités, rugosités, pailles qui dépassent la surface, sont noyées et maintenues solidement dans, ou par, le film reporté. Le carton peut en bé- néficier dans la même mesure, et comme pour les panneaux cités plus haut, servir aux mêmes usages spéciaux comme matériau noble. Par le report, panneaux, cartons etc. (comme au 2 et 3 ) sont isolés de l'atmosphère de la salle, donc devenus insensibles à l'humidité, au moisissures, etc. Au- cune odeur rémanente n'est à craindre non plus, ni des accumulations de micor-organismes en cas d'épidémies.
Toutes les pellicules sont bonnes en principe : il suffit de choi- sir : minérales, silicones, organiques, émulsions (la vie du plastique, dans ce dernier cas, est souvent parfaitement stabilisée) Tous les aspects dési- rés peuvent être obtenus : pour imiter,p. ex. la pierre de France, il suffi- ra d'en employer de la poudre ou de petits grains fins que l'on enrobe, sur le support, entre deux couches successives, p. ex. L'une des couches, celle qui collera au panneau ou au carton( la supérieure sur le support-re- port) peut parfaitement être un plastique récent, visqueux, dont le retrait est moins à craindre par suite de la présence de la pierre.
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L'opération de report devient extrêmement simple et peu couteuse si on la fait lors de l'usinage même des panneaux ou cartons : il suffit d'intercaler entre chacuns d'eux, lors de la presse chaude des supports- reports convenablement préparés sur leurs deux faces. Il en irait de même pour l'imitation des marbres, des ivoirs, des ors, des bois rares, etc. qui sont lavables cette fois. Ces couches pourraient être de plus antibacté=-' riennes, insonnores, etc.
Dans le domaine des textiles, plusieurs applications heureuses sont prévisibles : tissus de qualité moyenne ou à courte fibre fortement valorisés : tissus filtrants mieux maniables, retenant moins bien les co- lonies microbiennes, durée de vie augmentée en même temps que efficacité (la couche reportée doit être cici discontinue, poreuse, etc.) Intérieur de pneus mieux protégé, etc. Matelas, etc.
7 ) Usure. Des pellicules de plastiques durs fortement traitées, sur leur support, avec ou sans addition de gomme pure ou de caoutchouc usa- gé, en poudre ou en grains , etc.
Fortement chargées de matières abrasives : émeri, carborundum, agate stellites, etc. Pour les pneus, des couronnes aux dimensions voulues Pour les escaliers de gare, des plaques report de la même surface. La cou- che sur son support ayant suffisamment été durcie au préalable, il n'y aura plus à craindre de sous-couche molle (comme c'est le cas par étendage ordi- naire) qui enlèverait toute efficacité au système. Des pigments phosphores- cents seraient avantageux. Les couches pouvant être très minces, se répare- raient facilement et ne changeraient pas beaucoup les dimensions établies.
8 ) Bleuissement des glaces de voiture (anti-reflets) jaunisse- n. ment (anti-solaire) etc. Ici le support doit être bien plane et parfaite- ment poli (aluminium ou mieux, métaux inoxydables, etc. )
9 ) Constructions navales : la ou les couches seraient riches en pigments du titane, cuivre, plomb, etc. La matière même de la pellicule sera épaisse, très dure et bien lisse. Elle peut recouvrir l'ensemble de la coque, ou n'intéresser que la surface des joints. Elle peut soit les recouvrir, soit s'y inclure. On peut fixer la pellicule pendant le travail, mais aussi lors du découpage des toles : aussi encore les fixer sous eau (jet d'eau chaude) p. ex. L'addition de silicones serait avantageuse.
REVENDICATIONS.
1 ) Procédé consistant en ceci : a) on étend un film sur un support ou sur un support-report temporaire. b) on traite le film, la pellicule, toujours sur son support, de façon adéquate, afin de le stabiliser (retrait, couleur, dureté, etc.) c) on fixe l'ensemble, film et support, sur la surface définitive à re- couvrir : une stabilisation partielle est encore possible. d) on enlève le support, ou il s'enlève tout seul ; il film est reporté.
2 ) Procédé suivant I , le film étant constitué de plusieurs couches : éventuellement, chacune d'elle est traitée particulièrement com- me il convient ; le support accompangnant toutes, ou partie des opérations.
3 ) Procédé suivant 10 2 . Le support n'accompagne pas toutes les opérations ; un second support étant indiqué dans la suite des trai- tements.
4 ) Procédé suivant 10 2 30. Un support définitif, ou un support de protection s'avèrent nécessaire.
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