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Il est de pratique de plus en plus répandue de conditionner sous gaz inerte diverses matières, principalement alimentaires, susceptibles de perdre certaines de leurs qualités lorsqu'elles séjournent un temps relativement long en présence d'air atmosphérique. Le café torrifié re- présente un exemple typique de telles matières emballées ces' dernières années de plus en plus fréquemment sous atmosphère neutre.
Le conditionnement sous atmosphère neutre nécessite des instal- lations spéciales et un emballage particulier. La caractéristique princi- pale, indispensable de tels emballages, nécessaires pour un tel condition- nement, est l'étanchéité absolue. Il faut en effet que l'air atmosphérique ne puisse pénétrer dans l'emballage rempli et scellé et remplacer le gaz neutre utilisé.
Le type classique d'emballage répondant à ces désiderata est 1' emballage métallique, déjà utilisé un certain temps, notamment pour le ca- f,e tabac, etc, mais es emballages métalliques présentent divers incon- vénients parmi lesquels il convient de citer : le prix élevé, le poids éle- vé et l'encombrement que présente les réserves d'emballages avant remplis- sage.
La présente invention est relaitve à un procédé et à une installa- tion de conditionnement sous atmosphère neutre dans des emballages souples ou pliants. L'emploi d'emballages souples ou pliants présente de nombreuse avantages, notamment un encombrement très faible des emballages vides, un prix de revient considérablement réduit par rapport aux emballages métal- liques et un poids également réduit. Les installations de conditionnement sous atmosphère neutre, utilisant des emballages souples ou pliants, doi- vent présenter certaines caractéristiques ; la présente invention-est re- lative à ces caractéristiques spéciales.
Un emballage souple ou pliant, particulièrement économique, d'un emploi facile, parfaitement étanche et imperméable est constitué par un sac à soufflets, à fond plat, ou sachet réalisé en papier ou en un complexe de papier, ensuit ou autrement recouvert d'une couche de matière thermo- plastique. Un tel emballage étanche, imperméable, thermooellables, a été décrit dans les brevets et demandes de brevets antérieurs du déposant.
Ces emballages souples ou pliants, pouvant être stockés à plat, ne présentent qu'un encombrement minimum ; grâce au traitement des matières dont ils sont constitués, par des laques thermoplastiques et grâce aux lignes de refou- lage judicieusement disposées, les dits emballages s'ouvrent facilement et s'utilisent aisément sur les machines de conditionnement classiques ; rem- plis et scellés, ils présentent un aspect de boite, plaisant à l'oeil ; ils sont absolument étanches et imperméables et les matières qu'ils con- tiennent sont parfaitement à l'abri de l'humidité et de l'air atmosphéri- que ;
si dans l'emballage avant son scellage final, on a remplacé l'air atmosphérique par un autre gaz, même sous pression, ce gaz ne s'échappe pas et il n'y a à l'intérieur de l'emballage aucun risque d'avoir ulté- rieurement des gaz introduits par l'air atmosphérique.
Tous ces avantages font de l'emballage décrit ci-dessus, l'embal- lage idéal des matières dont les propriétés sont le mieux conservées ou améliorées sous atmosphère neutre, par exemple le café. Pour réaliser le conditionnement sous atmosphère neutre, on procède en principe de la maniè- re suivante l'emballage est ouvert et rempli de la matière à emballer, de la manière classique : l'emballage rempli, mais encore ouvert est mis dans une enceinte d'où l'air atmosphérique est extrait et ensuite remplacé par un autre gaz, par exemple de l'azote ; ensuite l'emballage est scellé.
Pour les installations petites ou moyennes, ou ne disposant pas d'ensemble de conditionnement entièrement automatique, il n'est pas possi-
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ble de procéder au scellement sous vide, il est nécessaire de sortir les emballages après traitement dans l'armoire à vide et de les sceller. Les manipulations que cette opération nécessitent permettent à l'air atmosphé- rique de remplacer, au moins partiellement, le gaz neutre, dans le cas où le( traitement a consisté au remplacement de l'air par un gaz neutre.
Le bénéfice du traitement sous vide est annulé ou en tous cas considéra- blement réduit. Pour remédier à ces invonvénients la présente invention propose de réaliser le scellement en deux phases.
Après remplissage des emballages, ceux-ci sont scellés une pre- mière fois suivant l'extrémité dé leur ouverture et en-dessous de la ban- de de scellement, on pratique des ouvertures relativement petites, mettant l'intérieur de l'emballage en communication avec l'extérieur. A ce stade du scellement,,les emballages sont introduits dans l'armoire à vide et ils y sont, en premier lieu, vidés entièrement de l'air atmosphérique qu'ils contiennent, ensuite remplis d'un gaz neutre, par exemple de l'a- zote. Ils sont alors sortis de l'armoire à vide et scellés une deuxième fois, sur ou de préférence légèrement en-dessous des petites ouvertures dont il est fait mention plus haut. La communication entre l'air atmos- phérique et l'intérieur de l'emballage est supprimée.
La matière emballée est sous atmosphère neutre et le restera jusqu'à l'ouverture de l'embal- lage. Eventuellement, si désiré, la bande de scellement réalisée au dé- but de l'opération et éventuellement également la bande contenant les ou- vertures pratiquées, sont enlevées dans un but esthétique.
Il est indispensable que la seconde opération de scellement se fasse sans que les emballages souples ou pliants traités ne soient pres- sés ou autrement manipulés d'une manière telle que leur volume se modifie, car sinon le gaz qu'ils contiennent s'échappe par les ouvertures et est remplacé par l'air atmosphèrique. Le fait que le gaz neutre utilisé a une densité peu différente de celle de l'air atmosphérique permet de sortir sans crainte les emballages de l'armoire à vide, mais il est certain qu' en manipulant les emballages à la main par exemple, on les pressera et on en fera sortir une partie du gaz qu'ils contiennent, ce volume de gaz ex- pulsé sera remplacé par l'air atmosphérique dès que la pression sur l'em- ballage souple ou pliant cessera.
Il faut donc que la sortie de l'armoire à vide, le transport jus- qu'au dispositif de scellement et le scellement se fassent sans agir sur le volume du sac. Pour permettre ceci, l'invention propose de disposer les emballages, après le premier scellement et formation des petites ouvertu- res dont question plus haut, dans des rigoles ou gouttières rigides ; les dites rigoles avec leurs sacs sont placées dansées châssis'mobiles qui sont glissés dans l'armoire à vide où les emballages sont traités de la manière dite plus haut : après traitement les châssis contenant les rigoles sont sortis de l'armoire à vide, les rgoles contenant les sacs traités sont enlevées du châssis et amenées au dispositif scelleur sans que les embal- lages eux-mêmes aient été touchés ;
il n'y a, dans ces conditions, aucun risque de remplacement par l'air atmosphérique de l'atmosphère renfermée dans les emballages.
Dans une variante d'exécution, les emballages remplis sont placés dans des rigoles munies d'une partie pinçant partiellement le dessus des emballages et ne permettant que le passage de l'extrémité supérieure de 1' emballage qui sert à former la bande de scellement Placés dans de;tel les rigoles, les emballages remplis ont leur ouverture partiellement re- fermée, il ne subsiste plus qu'une ouverture mince.
Les emballages placés dans de telles rigoles sont envoyés direc- tement au traitement dans l'armoire à vide, sans subir un premier scelle-
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ment et une perforation en-dessous de la bande de soellement.
Les opérations sont les mêmes que dans le premier cas, à savoir que les rigoles chargées des emballages sont placées sur des châssis, eux- mêmes introduits dans l'armoire à vide où le vide est créé pour expulser tout l'air atmosphérique des emballages,ensuite cet air atmosphérique est remplacé par un gaz neutre, par exemple l'azote et après rétablissement de la pression atmosphérique dans l'armoire, les châssis en sont sortis.
On retire les rigoles chargées des emballages traités du châssis et les rtgoles sont utilisées pour la manipulation des empilages dont l'ouver- ture encore légèrement entr'ouverte est scellée au moyen d'un dispositif scelleur quelconque et classique. Il n'est plus nécessaire dans ce cas de prévoir la découpe de la partie supérieure de l'emballage puisque le scellement définitif peut se faire le long du bord extrême de l'emballage.
Cette variante d'exécution permet un gain de matière de l'emballage, un gain de temps et aussi elle permet d'éviter la machine nécessaire pour le premier scellage et la perforation.
L'invention concerne aussi une variante du procédé précédent, ca- ractérisé en ce qu'on ménage sur,les emballages une petite languette sus- ceptible des-appliquer sur les perforations et de former clapet, ce qui permet de sortir les emballages traités dans l'armoire à vide,sans avoir remplacé l'air extrait par un gaz neutre-et de procéder à la fermeture de l'emballage sans introduction notable d'air pendant cette phase de fabrication.
Les dessins annexés illustrent à titre d'exemple nullement li- mitatif un mode de réalisation de l'invention.
La fig, 1 représente schématiquement un ensemble de conditionne- ment convenant pour la mise en oeuvre du procédé conf6rme à l'invention.
La fig. 2 représente, vue en perspective, l'extrémité d'un embal- lage souple ou pliant conforme à l'invention, rempli, mais non encore scel- lé.
La fig. 3 représentée ce même emballage après scellement d'une bande le long du bord supérieur de l'ouverture et indique les perforations.
La fig. 4 représente le même emballage après scellement de la seconde bande.
La fig. 5 montre schématiquement une réalisation possible de l'ex- trémité de la machine réalisant le premier scellement et perforant les ou- vertures.
La fig. 6 représente en perspective une installation pour le trai- tement sous atmosphère neutre.
La fig. 7 représente en perspective une rigole contenant un en- semble de sacs traiter.
La fig. 8 représente schématiquement l'extrémité d'une machine destinée à effectuer le second scellement et à couper l'extrémité supé- rieure de l'emballage.
La fig. 9 représente schématiquement un ensemble de conditionne- ment convenant pour la mise en oeuvre du procédé conforme à une variante de l'invention.
Les figs. 10 à 13 représentent deux formes de réalisation diffé- rentes d'une variante de la rigole illustrée à la fig. 7.
En se référant plus particulièrement aux dessins on voit à la fig. 1 le magasin avec dispositif ouvreur de sac 1. Ce dispositif est quel-
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conque et connu ; il est suivi dans l'exemple illustré d'un dispositif 2 destiné à remplir les emballages de la matière à emballer ; ce dispositif 2 est éventuellement un ensacheur-doseur ou tout autre ensemble équiva- lent.
A la suite du dispositif de remplissage, les emballages remplis sont amenés à un dispositif scelleur 3. Dans ce dispositif scelleur, 1' extrémité supérieure des emballages est scellée ainsi qu'illustré à la fig. 3. Par exemple, le scellement à chaud se fait au moyen de molettes suivies de molettes de pressage. Ainsi qu'illustré à la fig. 5, la der- nière paire de molettes presseuses est légèrement différente, en ce sens qu'en-dessous des molettes 4, 5 proprement dites, sont disposées deux mo- lettes 6 et 7 tournant sur le même axe que les molettes 4 et 5. La molet- te 6 est percée de trous 8, tandis que la molette 7 est munie de pointes 9.
En passant entre les molettes presseuses 4 et 5, l'emballage 10, scel- lé suivant la bande de scellement 11, est muni des perforations 12, pro- duites par les pointes 9 qui perforent départ en part l'emballage un peu en-dessous de la bande de scellement 11. Les perforations 12 sont de for- me quelconque : ronde, carrée, rectangulaire et disposées de préférence les unes à la suite des autres suivant une ligne parallèle à la bande de scellement. Par ces perforations 12, l'intérieur de l'emballage rempli reste en communication avec l'atmosphère.
A la sortie du dispositif scelleur et perforateur 3, les embal- lages sont placés dans des rigoles 13, vues plus en détail à la fig. 7.
Dans de telles rigoles, on peut disposer à la suite les une des autres plusieurs emballages, par exemple huit dans le cas illustré au dessin.
Les emballages sont placés dans les rigoles de manière que les bandes de scellement et de perforations soient disposées dans le sens longitudinal de la rigole ainsi qu'illustré ; dé préférence, un léger espace seraména.- gé entre les emballages dans les rigoles, cependant, latéralement, les emballages seront fermement maintenus dans les rigoles pour éviter leur déplacement intempestif. Les rigoles sont constituées, de préférence, en un matériau léger, par exemple une tôle d'aluminium, mais tout autre ma- tériau du même genre peut parfaitement convenir. Les rigoles 13 contenant les emballages 10 disposées comme dit ci-dessus, sont glissées dans un châssis 14, illustré plus en détail à la fig 6.
Le châssis 14 est consti- tué par un cadre de forme générale parallélépipédique, réalisé soit en métal, de préférence en un métal léger tel l'aluminium, soit en bois ou en une autre matière quelconque et appropriée. Les dimensions intérieures du châssis 14 sont telles qu'il peut contenir un certain nombre de rigoles 13 chargées des emballages 10. Dans l'exemple illustré, le châssis 14 peut -contenir six rigoles 13 disposées en deux étages de trois rangées, mais bien entendu il est très possible de réaliser des châssis 14 susceptibles de contenir plus ou moins de rigoles 13.
Dans l'exemple illustré, le châs- sis 14 a ses parois latérales ouvertes et les rigoles 13 sont maintenues par des chemins de glissement constitués par des fers T, mais toute autre réalisation pratique du châssis est possible, il suffit qu'un certain nom- bre de rigoles 13 puisse être disposées pour former un ensemble manipula- ble.
Le châssis 14, contenant les rigoles 13, contenant elles-mêmes les emballages 10, est introduit dans l'armoire à vide 15 illustrée à la fig. 6. Cette armoire à vide est de dimension telle qu'elle puisse conte- nir au moins un châssis 14, il est cependant inutile qu'elle soit plus grande ; de préférence on donnera à l'armoire à vide 15 des dimensions intérieures juste suffisantes pour permettre d'y loger un châssis 14 com- plètement équipé. L'armoire à vide 15 est, dans l'exemple illustré à la fig. 6, constituée par un caisson ouvert à deux extrémités opposées ; une,
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dite d'entrée, l'autre, de sortie ; des portes 16 équipent les extrémités et permettent l'accès à l'intérieur de l'armoire.
Lorsqu'un châssis 14 est introduit dans l'armoire à vide 15, les portes 16 sont refermées. Les portes 16 d'un type quelconque et approprié, doivent évidemment être réalisées et disposées de manière que leur ma- noeuvre soit aisée et rapide et que la fermeture réalisée soit absolument étanche de façon à garantir que l'atmosphère comprise dans l'armoire à vide soit absolument à l'abri de l'atmosphère extérieure. Dans l'exemple illustré à la fig. 6, les portes 16 sont du type à glissière et se dépla- cent verticalement parallèlement aux deux faces d'extrémités constituant l'entrée et la sortie de l'armoire. Un système de câbles, poulies et con- trepoids 17 permet d'ouvrir et de fermer facilement les deux portes.
Pour faciliter les manoeuvres, un transporteur à rouleaux ou un chemin de cir- culation d'un genre équivalent 18 permet la circulation du châssis 14.
Une première section 19 reçoit le châssis 14, chargé mais non encore trai- té pendant qu'un autre châssis 14 se trouve en traitement dans l'armoire à vide 15. Lorsque le traitement est terminé, on ouvre les portes 16 et en poussant le châssis 14 qui se trouve sur la section 19 vers l'armoire à vide, ou en fait sortir le châssis traité dont la place est occupée par un nouveau châssis ; le châssis contenant les rigoles avec les emballages traités est poussé sur la section 20, les portes 16 sont refermées, le cnàssis 14 qui se trouve à l'intérieur est traité de la manière voulue dans l'armoire à vide pendant que le châssis 14, arrêté sur la section 20, est déchargé des rigoles 13 qu'il contient.
Le châssis 14, vide, est pla- cé sur une courroie transporteuse 21 qui le ramène vers l'extrémité 22 où éventuellement o a prévu un dispositif d'arrêt 23. L'extrémité 22 où s'arrête le châssis 14 vide correspond avec le début du chemin de glisse- ment 19. Dans le châssis vide 14 on place les rigoles 13 contenant les emballages 10 prêts à être traités et le châssis, chargé, disposé, sur le chemind glissement 19, est prêt à être introduit dans l'armoire à vide 15 dès que les emballages qui s'y trouvent auront été traités, de maniè- re à répéter le cycle avec de nouveaux emballages.
Le traitement dans 1' armoire à vide 15 consiste essentiellement, après introduction d'un châs- sis 14 chargé dés rigoles 13 contenant les emballages 10 et fermeture étanche des portes 16, à faire le vide au moyen, par exemple, de la pom- pe à vide 24 qui peut être logée dans l'armoire. Un manomètre 25 permet de suivre aisément la progression du vide. On constatera généralement que le vide se fait assez rapidement au début et qu'après un certain 'temps il se stabilise ou ne descend plus que très lentement, on poursuivra cepen- dant l'action de la pompe à vide un certain temps pour permettre de vider d'air la matière contenue dans les emballages, surtout lorsqu'il s'agit de matières relativement poreuses telles que le café torréfié.
Lorsque, après un certain temps, le vide ne varie plus, on peut.introduire dans l'enceinte 15 un gaz neutre, par exemple de l'azote, prélevé, de préfé- rence d'une ou plusieurs bonbonnes 26 où ce gaz est emmagasiné sous pres- sion. Un manodétendeur réglable permet de régler l'arrivée d'azote dans l'armoire à vide. Sur le manomètre 25 on suivra la remontée de la pres- sion dans l'armoire à vide et on constatera généralement qu'après une re- montée rapide de la pression, celle-ci se stabilisera à la fin très len- tement, on poursuivra cependant un certain temps l'admission d'azote afin de garantir une pénétration de ce gaz neutre dans tous les pores de la matière, surtout lorsqu'il s'agira de matières telles que le café tor- réfié.
Après un certain temps, la pression à l'intérieur de l'armoire 15 sera équilibrée avec la pression atmosphérique et on pourra ouvrir les portes 16 pour sortir le châssis 14 avec les rigoles et les emballages
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traités et le remplacer par un autre châssis 14 chargé.
Les emballages 10 remplis d'azoté sont enlevés du châssis 14 tout en restant maintenus dans les rigoles 13. La densité de l'azote n'étant que très peu différente de celle de l'air atmosphérique, et la diffusion des gaz en présence étant pratiquement nulle; il n'y a pratiquement aucun remplacement de l'azote contenu dans les emballages par l'air atmosphéri- que. Il est évidemment à conseiller de procéder au scellement définitif le plus rapidement possible après la sortie de l'armoire à vide 15. Pour ce deuxième scellement, les emballages, toujours disposés dans les rigoles 13, sont amenés à un dispositif scelleur 27.
Il n'est pas nécessaire que le dispositif scelleur 27 soit identique au dispositif scelleur 3, il suf- fit d'un dispositif permettant de sceller une bande 28 (voir fig. 4) paral- lèlement au bord de l'emballage, au niveau des perforations 12 et, de pré- férence, un peu en-dessous de ces perforations. De cette façon,l'inté- rieur de l'emballage 10 est absolument à l'abri de l'air atmosphérique et l'azote introduit dans l'emballage lors du traitement dans l'armoire à vide 15 reste et restera en contact avec la matière emballée, de manière que cette dernière soit à l'abri d'une altération par l'air atmosphéri- que tant que l'emballage ne sera pas ouvert.
Eventuellement, si désiré pour des raisons esthétiques,la partie supérieure de l'emballage, à savoir la première bande de scellement et éventuellement également la ligne de perforations, peuvent être éliminées en sectionnant l'extrémité supérieure des emballages légèrement au-dessus de la seconde bande de scellement. Cet enlèvement de la partie supérieure de l'emballage peut avantageusement se faire à la sortir du dispositif scelleur dont, par exemple la dernière paire de roulettes 28,29 est pour- vue additionnellement d'un couteau rotatif disposé au-dessus d'une des roulettes, par exemple au-dessus de la roulette 290 Tout autre dispositif de sectionnement peut être utilisé, par exemple un dispositif à guilloti- ne.
A lat sortie du dispositif scelleur 27, les emballages sont sortis des rigoles 13 qui sont éventuellement renvoyées vides vers la sortie du pre- mier dispositif scelleur, au moyen d'une courroie transporteuse 31 (voir fig 1), tandis que les emballages sont envoyés vers le stockage ou un dispositif approprié de groupage, par exemple une fardeleuse, etc.
Dans une variante d'exécution de la présente invention, il est, possible d'éviter le premier scellement et la perforation des petites ou- vertures.
Dans ce cas, suivant la fig. 9, les emballages stockés,à plats et ouverts en 1, sont remplis en 2. L'ouverture de l'emballage est re- fermée, sans cependant procéder au scellement comme dans le cas illustré à la fig.l; dans le cas présent on se contente de rapprocher les faces non munies de soufflets de manière à obtenir approximativement l'aspect il- lustré à la fig. 2. Les emballages sont alors disposés dans des rigoles spéciales illustrées plus en détail aux figs. 10 à 13. Dans ces rigoles qui seront plus amplement décrites plus loin, les emballages 10 sont main- tenus avec leur ouverture, très légèrement entrebaillée. Les rigoles char- gées sont mises dans des châssis 14 conformes à ceux illustrés à la fig. 6.
Les chàssis 14 sont introduits dans l'armoire à vide 15 où les emballages 10 sont traités ainsi qu'il a été expliqué plus haut. Après traitement, les châssis 14 sont sortis de l'armoire à vide 15, les rigoles contenant les emballages traités sont déchargées des châssis et amenées à un dispo- sitif scelleur 27 où l'extrémité supérieure des emballages 10 est scellée, ce qui met définitivement l'atmosphère neutre contenue dans l'emballage ainsi que la matière emballée, à l'abri de 1 air atmosphérique.
Comme dans cette variante d'exécution il n'y a qu'un seul scellage,
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il est possible d'utiliser des emballages 10 avec une partie supérieure destinée au scellement plus courte puisque cette partie ne doit revevoir qu'une seule bande de scellement. De même, évidemment, le couteau rota- tif 30 prévu à la fig. 8 devient totalement inutile, le scellement se fai- sant le long du bord supérieur de l'emballage. Cette variante d'exécution permet d'utiliser des emballages légèrement plus courts d'où résulte un léger gain de matière ; mais elle permet surtout d'éviter le premier scel- lement et, la perforation des petites ouvertures.
Les rigoles utilisées pour cette variante sont illustrées aux figs. 10 à 13.
Les rigoles n'ont plus la forme d'une gouttière ouverte ainsi qu'illustré à la fig. 7, mais elles ont la forme d'une gouttière terminée à sa partie supérieure par une couverture ainsi qu'illustré aux figs. 10 à 13. Suivant la fig. 10 qui est une vue en coupe perpendiculaire à l'axe longitudinal d'une rigole 33, on voit que la partie inférieure correspond à la forme de la rigole 13 leela fig. 7 ; mais les emballages 10 qui y sont contenus sont plus complètement protégés par une partie 34 qui intéresse les faces latérales et pince légèrement les faces supérieures des emballa- ges. Cette partie 34 fait avantagemement corps avec la partie 33 et peut même être'd'une seule venue. La gouttière 33 est réalisée, par exemple, en tôle-d'aluminium.
Dans le haut, une ouverture 35 est ménagée pour per-
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mettre ]A passage de l'ex%rémité isupéiieuie des emballages 10. Cette ou- verture 35 est suffisante pour permettre le passage aisé de la tête de l'emballage très légèrement entr'ouverte, mais elle pince légèrement les faces. Pour permettre l'introduction aisée des emballages 10, les rigoles
33 sont réalisées, ainsi qu'illustré à la fig. Il qui montre, en une vue par le dessus, l'extrémité par où sont introduits les emballages. Les bords de la partie 34' 'sont relevés du côté de l'entrée de manière à ménager une ouverture plus large pour la tête des emballages, ouverture qui se resser- re entre les bords 36 et 37, pour former la fente 35.
Une autre réalisation de la rigole est illustrée en coupe et en vue par le dessus respectivement aux figs. 12 et 13. La forme générale de la gouttière 38 est la même que celle de la gouttière 33, mais ici, une des grandes faces latérales, la face 39, peut pivoter autour d'une charnière 40,. En pivotant autour'de la charnière 40, la paroi 39 ouvre la rigole 38 suffisamment pour permettre le placement et l'enlèvement aisés des emballages 10. Lorsque les emballages 10 ont été disposés dans la ri- gole 38, on ramène la paroi 39 dans la position indiquée en traits pleins où elle est maintenue en place par tout moyen généralement quelconque et approprié. A la fig. 13 qui est une vue par le dessus de la rigole 38, on distingue nettement les parois 38 et 39 et les extrémités supérieures des emballages 10.
Ainsi que déjà dit au sujet de la fig. 7, les emballages 10 ne sont pas disposés les uns contre les autres à l'intérieur des rigoles et des espaces existent entre lés divers emballages ; à l'endroit de ces espaces, les bords de la rigole 38 se rapprochent fortement jusqu' à se toucher ainsi qu'illustré à la fig. 13, en ces endroits, on peut pré- voir des pinces ou tout autre dispositif du même genre qui permette de réunir les faces 38 et 39.
A la différence de la rigole 33 qui était ouverte au moins à 1' une de ses extrémités pour permettre l'introduction et la sortie des em- ballages, la rigole 38 peut être fermée à ses deux extrémités 41 puisque les emballages sont introduits par le dessus. De même d'ailleurs que la rigole 13 illustrée de la fig. 7 qui pourrait être fermée aux deux extré- mités ; ces fermetures aux extrémités ne sont pas indispensables, mais elles procurent à la rigole une rigidité supplémentaire.
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D'autres formes de réalisation des rigoles sont possibles, de mê- me que la disposition des divers éléments constituant les ensembles de conditionnement illustrés et décrits peut être modifiée.
De très nombreuses variantes sont possibles sans sortir du cadre de la présente invention. Les caractéristiques essentielles de la présen- te invention sont d'ceffectuer un premier scellement de l'emballage sou- ple rempli de la matière à emballer, d'effectuer des perforations un peu en-dessous de la-première bande de scellement pour mettre l'intérieur de l'emballage en communication avec l'atmosphère extérieure, de faire le vide aussi poussé que possible dans l'emballage, de remplacer l'air ex- trait par un gaz neutre, de scellemen.. l'emballage en-dessous de la-zône de perforations pour couper la communication entre l'intérieur de l'em- ballage et l'atmosphère extérieure, ensuite, éventuellement, de section- ner la partie de l'emballage située au-dessus de la seconde bande de scel- lement,
tandis que les opérations entre le premier scellement et la per- foration jusqu'à la fin du second scellement se font en disposant les em- ballages dans des rigoles rigides qui permettent le déplacement et la ma- nipulation des emballages sans courir le risque de provoquer une mdifi- cation du volume de l'emballage rempli, modification de volume qui se tra- duirait par un remplacement de 3'atmosphère intérieure neutre de l'embal- lage par l'air atmosphérique.
Dans une variante d'exécution, le premier scellement et la per- foration des petites ouvertures sont évitéss, mais ôn utilise dans ce cas des rigoles qui maintiennent les emballages presque fermés, c'est-à-dire avec seulement un très léger entrebaillement de l'ouverture.
Enfin, suivant une autre variante d'exécution de l'invention, -en peut simplement traiter les emballages par le vide sans remplacer l'air extrait par un gaz neutre. On prévoit alors-sur les emballages une petite languette susceptible de s'appliquer sur les perforations et de former clapet (voir figure 3).
Lorsque les emballages sont sortis de l'armoire à vide, cette languette s'applique sur les perforations 12 et l'on peut procéder à la formation de l'emballage sans introduction notable d'air pendant cette phase de fabrication.